Le « colonel fantôme » (et d’autres portraits de la collection de Bibliothèque et Archives Canada qui vous donneront la chair de poule!)

Ce portrait du colonel John Hale (1728-1806) compte parmi les plus rares et belles peintures à l’huile de la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Après son retour triomphal en Angleterre en tant que héros de la bataille des plaines d’Abraham (1759), Hale a fait peindre ce portrait par sir Joshua Reynolds (1723-1792), un portraitiste renommé qui était aussi connu pour son approche expérimentale de la peinture et son refus obstiné d’employer une certaine teinte.

Portrait du colonel John Hale, vers 1763-1764.

Portrait du colonel John Hale, vers 1763-1764. Source

Dans ce portrait, le revers de l’uniforme de Hale est bordé de noir en mémoire de la mort du général James Wolfe (1727-1759), une allusion à la plus récente et importante bataille de la carrière du colonel Hale. La pâleur inhabituelle du visage et des mains de Hale sied bien à la gravité du sujet. Elle semble appropriée pour le portrait d’un homme ayant vécu il y a fort longtemps : aux yeux des spectateurs modernes, Hale ressemble à un fantôme surgi du passé.

L’apparence spectrale de Hale est toutefois une pure coïncidence. Pour produire la couleur chair servant à peindre les mains et les visages de ses sujets, Reynolds mélangeait des pigments blancs avec du carmin, un pigment rouge foncé produit en écrasant des coléoptères sud-américains. Malheureusement, le carmin de l’époque était éphémère; il disparaissait rapidement sous l’effet de la lumière, notamment lorsqu’il était mélangé, comme dans cette œuvre, à des pigments blancs, ceux-ci offrant une moins bonne protection contre la lumière. Le carmin finissait par s’estomper, ne laissant que le blanc derrière.

La pâleur des sujets de bon nombre de ses premières toiles était déjà remarquée du vivant de Reynolds. L’artiste est toutefois célèbre pour son refus d’utiliser le vermillon, une teinte de rouge plus stable, mais moins naturelle. À la suggestion, il aurait répondu, contemplant ses propres mains : « Je ne vois là aucune trace de vermillon. »

Pour voir d’autres portraits qui donnent la chair de poule, consultez notre album Flickr.

Vos ancêtres et la guerre de 1812

Lors de la guerre de 1812, plusieurs Canadiens français ont combattu sous les ordres de Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry au sein des Voltigeurs canadiens, un corps d’infanterie légère. Le principal fait d’armes des Voltigeurs demeure la bataille de Châteauguay qui a eu lieu le 26 octobre 1813, alors qu’environ 1 700 Canadiens ont aidé à repousser plus de 3 000 Américains, évitant ainsi une attaque majeure contre Montréal.

Voici quelques pistes de recherche qui vous permettent de savoir si un de vos ancêtres a fait partie des Voltigeurs :

Bibliothèque et Archives Canada conserve de nombreux documents sur le service militaire, y compris ceux liés à la guerre de 1812. Principalement rédigés en anglais, ceux-ci consistent en des feuilles d’appel, des listes de paie, ainsi que des réclamations et des demandes de terres qui sont éparpillés dans l’ensemble de la collection. Cependant, il n’existe pas de dossiers de service militaire pour des individus en particulier, comme c’est le cas pour la Première Guerre mondiale.

Le point de départ de votre recherche consiste à trouver un contrat d’engagement que tout milicien du Bas-Canada se devait de signer devant notaire. Ce fut le cas pour Joseph Auclair (1794-1861) qui a participé à la conquête de Détroit et à la bataille de Châteauguay. Ce document fournit des détails physiques, le nom du régiment et de l’officier commandant. Vous trouverez des explications sur comment retrouver ce document clé dans notre article sur les Actes notariés.

Acte d’engagement de Joseph Auclair par le sieur Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville, capitaine, corps des Voltigeurs canadiens, rédigé devant le notaire Charles Pratte, le 27 décembre 1812, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Acte d’engagement de Joseph Auclair par le sieur Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville, capitaine, corps des Voltigeurs canadiens, rédigé devant le notaire Charles Pratte, le 27 décembre 1812, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Vous pouvez également trouver des références aux médailles ayant été décernées aux anciens combattants de la guerre de 1812 dans notre base de données Médailles, honneurs et récompenses. Avec un peu de patience, vous serez aussi en mesure de localiser le nom de votre ancêtre sur des listes de paie, appelées aussi Contrôles nominatifs et états de solde. Plusieurs miliciens se sont aussi vu accorder des terres. Ces octrois, annoncés dans La Gazette de Québec, ont été confirmés par un titre de concession que l’on retrouve dans notre base de données Demandes de terres du Bas-Canada.

Enfin, prenez note qu’il est très important de lire attentivement les pages d’aide à la recherche afin de bien comprendre l’organisation des documents; ceci vous permettra de sauver du temps.

Images de Louisbourg maintenant sur Flickr

Trésors cachés-Winnie l’ourson

Ce qu’il y a de plus exaltant quand on fait des recherches dans la vaste collection d’archives de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), c’est d’y découvrir des trésors cachés. En effet, on a récemment trouvé deux photos inédites de l’ourson Winnie, qui a servi d’inspiration à l’écrivain A.A. Milne pour créer son célèbre personnage pour enfants. Ces photos sont maintenant disponibles en ligne.

Une technicienne de référence de BAC faisait une recherche dans les photographies datant de la Première Guerre mondiale, plus particulièrement celles du 15e Bataillon canadien ayant été prises en mars 1915 dans les tranchées de Neuve-Chapelle, en France. Elle a d’abord consulté les sources habituelles (base de données en ligne, instruments de recherche sur place et cartes d’information provenant de la collection de photographies du ministère de la Défense nationale) et, tout à fait par hasard, est tombée sur la description de quelque chose d’étonnant dans la collection personnelle d’Horace Brown.

La technicienne a donc récupéré les photographies tirées de cette collection; certaines étaient très petites et floues. L’une semblait être celle d’un soldat portant un chapeau très étrange. En l’examinant de plus près à l’aide d’une loupe lumineuse, la technicienne a constaté que le « soldat » en question était en fait un ourson, et que le drôle de chapeau, c’était ses oreilles! Par la suite, elle a trouvé une deuxième photo de l’ourson dans la collection. En poursuivant sa recherche, elle a découvert qu’Horace Brown, ancien membre de la Force expéditionnaire du Canada, se trouvait bel et bien à Salisbury Plain, en Angleterre, en octobre et novembre 1914, tout comme le lieutenant Harry Colebourn et sa mascotte, Winnie.

Bien qu’il existe de nombreuses photos du célèbre ourson dans les archives du Manitoba et dans des collections privées, ce sont là les premières à avoir été recensées dans la collection de BAC. Les admirateurs du personnage de Winnie l’ourson peuvent maintenant voir ces photos dans notre site Web en cliquant ici et ici.

Harry Colebourn en compagnie de Winnie l’ourson – Salisbury Plain. (e011067494-v8)

Harry Colebourn en compagnie de Winnie l’ourson – Salisbury Plain. (e011067493-v8)

Campagne de Sicile (juillet et août 1943)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le trafic maritime des Alliés en Méditerranée était constamment menacé par les attaques italiennes et allemandes. Dans le but de renverser la vapeur, les Alliés ont proposé, lors de la Conférence de Casablanca qui s’est tenue en janvier 1943, d’organiser un débarquement en Sicile, connu sous le nom de code « Opération Husky ».

Photo en noir et blanc de deux soldats canadiens à bord d’un navire de guerre.

Les troupes canadiennes en route vers la Sicile. Source

Après de longs mois de préparatifs, les troupes alliées, composées d’unités américaines, canadiennes, anglaises, françaises, australiennes et sud-africaines, ont amorcé le débarquement dans la nuit du 9 au 10 juillet. La 1re Division d’infanterie canadienne et la 1re Brigade blindée de l’armée canadienne étaient alors commandées par le major-général Guy Simonds. Les troupes canadiennes ont combattu dans des conditions très difficiles, dans un pays au relief très accidenté et à des températures de plus de 40 degrés Celsius.

Photo en noir et blanc de six soldats qui marchent près d’un char d’assaut sur un chemin étroit. Trois autres soldats sont perchés sur le char.

Des membres du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry marchent près d’un char d’assaut de type « Sherman », Valguarnera, Italie, 19 juillet 1943. Source

À partir des plages siciliennes où elles avaient débarqué près de Pachino, les troupes canadiennes ont pénétré vers l’intérieur de l’île. Elles ont pris part aux combats à Grammichele, Piazza Armerina et Valguarnera. Les villes de Leonforte et Assoro, bien situées au sommet des collines, ont pour leur part offert une forte résistance, mais les Canadiens ont finalement remporté ces batailles. Les troupes canadiennes ont perdu 562 soldats pendant cette campagne.

Le débarquement en Sicile a permis aux Alliés d’entreprendre la campagne d’Italie quelques semaines plus tard.

Bibliothèque et Archives Canada possède une très grande collection de documents militaires relatifs à l’Opération Husky et à la campagne de Sicile. En voici quelques exemples (en anglais seulement) :

Découvrez aussi :

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La guerre de Corée

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la péninsule de la Corée est divisée en deux parties le long du 38e parallèle, le Nord étant sous l’occupation de l’Union soviétique et le Sud, sous celle des États-Unis. Après l’élection d’un gouvernement communiste au Nord, en 1948, la guerre ouverte éclate rapidement : le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes envahissent le Sud.

Face à cette situation, le Conseil de sécurité des Nations Unies vote une résolution approuvant l’envoi de troupes pour défendre la Corée du Sud; plusieurs pays, dont le Canada, contribuent en fournissant des troupes.

Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec).

Convoy Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec). Source

Plus de 26 000 soldats canadiens participent à la guerre de Corée. Ils combattent les troupes communistes sur le terrain, tandis que la Marine royale canadienne — avec huit navires de guerre — participe au contrôle des côtes coréennes. Pour sa part, l’Aviation royale canadienne veille au transport des troupes et du matériel. Quelques pilotes prennent part aux combats aux commandes d’avions de chasse américains.

Photographie en noir et blanc de deux tireurs d’élite canadiens visant une cible inconnue.

Deux tireurs d’élite . Source

Le 27 juillet 1953, un accord d’armistice est signé à Panmunjom, mettant un terme à trois années de combats.

En tout, 516 Canadiens ont perdu la vie durant ce conflit armé. Leur nom est inscrit dans Les Livres du Souvenir… La Guerre de Corée, qui sont exposés à la Tour de la Paix, à Ottawa et qui sont également accessibles en ligne. Ces registres nous rappellent l’importante contribution et les sacrifices énormes consentis par ces Canadiens.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada est très riche en documents relatifs à cette guerre, dont on souligne le 60e anniversaire de l’armistice en 2013. En voici quelques exemples :

Une partie du journal de guerre (War Diary, 1951) des troupes du Commonwealth, incluant les troupes canadiennes (en anglais seulement) :

Aussi, le journal de guerre (1950-1951) du détachement d’avant-garde (en anglais seulement) :

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Pour plus de renseignements sur comment commander des dossiers de service militaire, veuillez lire notre article de blogue sur ce sujet.

Rassembler les familles au moyen de la numérisation

Dans le cadre du projet de mobilisation communautaire et d’identification de photos Un visage, un nom, qui a pour objectif de permettre aux Inuits de renouer avec leur passé, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a entrepris la numérisation d’une série de photos de la collection d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada. Ces albums ont été le point de départ de la formidable histoire d’une famille du Nunavut.

Dans cette collection figurent un certain nombre d’images de la famille Weetaltuk, prises au cours de l’été 1949 sur les îles Cape Hope, au Nunavut. Les légendes originales accompagnant les photos fournissaient des informations de base sur ces dernières. Heureusement, les enregistrements de notre base de données concernant ces images sont maintenant plus complets depuis que plusieurs membres de la famille Weetaltuk ont communiqué avec BAC afin de fournir les noms de parents et d’autres informations pertinentes concernant ces photos.

Qui plus est, ces personnes ont pu corriger le nom de la famille Weetaltuk ainsi que des noms de communautés qui avaient été incorrectement enregistrés. Nous savions, d’après les légendes originales, que George Weetaltuk était le chef d’une communauté, un habile chasseur et un expert de la construction de bateaux. Des membres de sa famille ont décrit le processus détaillé que suivait George pour construire ses bateaux, comme on peut le voir sur une photo de lui où il travaille, en compagnie de son fils William et de son fils adoptif Simon Aodla, à la construction d’un bateau de 11,58 m (38 pi).

La famille Weetaltuk a également pu corriger l’enregistrement de cette photo de groupe prise devant une cabane en rondins. La légende dit que la photo a été prise sur les îles Cape Hope. Nous savons maintenant qu’elle a probablement plutôt été prise sur l’île Charlton, située à proximité, dans la baie James où, pendant de nombreuses années, George et sa famille ont résidé alors qu’il était employé saisonnier pour la Compagnie de la Baie d’Hudson. Outre ces informations, la famille a aussi pu identifier cinq personnes apparaissant sur la photo et fournir des liens généalogiques.

Photo de la famille Weetaltuk. Adla (extrême gauche), mariée à William, fils aîné de George (2e à partir de la gauche), George (centre) et sa première femme, Ugugak (4e à partir de la gauche). Rangée à l’avant : Alaku (extrême gauche) et Tommy (assis par terre), tous deux fils de George. (PA-099605)

Photo de la famille Weetaltuk. Adla (extrême gauche), mariée à William, fils aîné de George (2e à partir de la gauche), George (centre) et sa première femme, Ugugak (4e à partir de la gauche). Rangée à l’avant : Alaku (extrême gauche) et Tommy (assis par terre), tous deux fils de George. (PA-099605). Source

De plus, un autre des fils de George, Edward, était membre du régiment canadien d’infanterie légère de la Princesse Patricia. Il a été le premier Inuit canadien à participer à un combat militaire au sein de l’Armée canadienne pendant la guerre de Corée. Après ses 15 ans de service, il commença à écrire ses mémoires. Selon un article de presse, Edward (Eddy) Weetaltuk [traduction] « souhaitait montrer aux jeunes Inuits que l’éducation était importante et que les Inuits peuvent faire tout ce qu’ils veulent et même devenir célèbres, si c’est ce qu’ils désirent » (Nunatsiaq Online, 16 juillet 2009).

Bien qu’Eddy ait commencé à écrire E9-422: Un Inuit, de la toundra à la guerre de Corée en 1974, cet ouvrage n’a été publié qu’en 2009, quelques jours à peine avant sa mort.

Grâce à ces liens familiaux et au dialogue que nous avons établi avec la communauté, nos collections photographiques sont constamment améliorées et enrichies pour les générations à venir.

Si vous désirez en savoir plus sur le projet Un visage, un nom, nous vous invitons à lire le billet paru le 9 mai 2013 sur notre blogue et à écouter notre fichier balado Un visage, un nom et le Nord canadien.

La bataille de l’Atlantique (1940-1943)

Bien que l’océan Atlantique ait été le théâtre de batailles navales tout au long de la Seconde Guerre mondiale, c’est principalement entre 1940 et 1943 que la bataille de l’Atlantique fit rage, opposant les Alliés à la Marine allemande et à ses redoutables sous-marins, les U-boot.

Avec 90 $, nous avons pu anéantir ce sous-marin! Campagne des timbres d’épargne de guerre, 1943.

Avec 90 $, nous avons pu anéantir ce sous-marin! Campagne des timbres d’épargne de guerre, 1943. Source

L’enjeu de la bataille de l’Atlantique consistait à défendre les convois de marchandises contre la Marine allemande qui tentait de leur bloquer le chemin. La majorité de ces convois provenaient de l’Amérique du Nord et se dirigeaient vers la Grande-Bretagne.

Un convoi dans le bassin de Bedford, près d’Halifax, 1er avril 1942.

Un convoi dans le bassin de Bedford, près d’Halifax, 1er avril 1942. Source

La bataille de l’Atlantique vit les U-boot pénétrer jusque dans les eaux territoriales canadiennes : la Marine royale canadienne participa activement à la bataille, protégeant farouchement sa marine marchande.

Le vraquier SS Rose Castle, parti en convoi et torpillé par un U-boot le 2 novembre 1942 près de Wabana, Terre-Neuve.

Le vraquier SS Rose Castle, parti en convoi et torpillé par un U-boot le 2 novembre 1942 près de Wabana, Terre-Neuve. Source

Cependant, malgré tous les efforts, plus de 70 navires marchands canadiens furent coulés par l’ennemi, faisant plus de 1600 morts parmi les marins canadiens. On considère malgré cela que les Alliés remportèrent la bataille de l’Atlantique, car les convois de marchandises vers l’Angleterre ne furent pas interrompus, aidant ainsi à fournir l’équipement essentiel à la victoire. Visitez le site du Musée canadien de la guerre qui fournit plus de détails sur cette bataille de la Seconde Guerre mondiale.

La participation de la Marine royale canadienne est très bien documentée dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Vous trouverez ci-dessous quelques pistes de recherche.

En outre, comme la majorité des convois en partance du Canada quittaient Halifax, on retrouve une grande quantité de documents produits par le Service de contrôle naval d’Halifax. On peut consulter, par exemple, les dossiers suivants :

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Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

  • Un usager a demandé quel est le délai avant de recevoir un “paquet généalogique”. BAC confirme qu’il y a des délais et s’en excuse. Pour savoir l’état d’une requête, on lui suggère de communiquer avec notre division de l’AIPRP et des documents du personnel par courrier électronique : ATIPD@bac-lac.gc.ca, ou par téléphone : 613-996-5115 ou 1 866 578-7777 (sans frais au Canada et aux États-Unis).

La bataille de la crête de Vimy, du 9 au 12 avril 1917

Pour les Canadiens, la bataille de la crête de Vimy évoque l’effort commun de toutes les unités canadiennes qui combattirent ensemble pour la première fois afin de parvenir à la victoire. C’est en quelque sorte la toute première victoire militaire nationale — et donc une grande source de fierté.

Au printemps 1917, le commandement allié confie aux Canadiens la difficile mission de conquérir la crête de Vimy et d’en chasser les Allemands, qui y sont installés presque sans interruption depuis les débuts de la Première Guerre mondiale.

Carte d’un barrage [matériel cartographique] : [région de la crête de Vimy, France]

Carte d’un barrage [matériel cartographique] : [région de la crête de Vimy, France] (e000000540)

Pendant des semaines, les officiers canadiens élaborent leur tactique d’attaque dans les moindres détails. Les soldats s’exercent à attaquer à l’arrière du front en utilisant une maquette du champ de bataille afin de bien connaître le terrain sur lequel ils vont se battre. Le rôle de l’artillerie est aussi réglé au quart de tour, de sorte qu’elle soit prête à lancer le fameux « feu roulant », ce barrage d’artillerie destiné à bombarder l’ennemi en avançant à un rythme prédéterminé, comme un rideau d’obus s’abattant devant les troupes à l’assaut.

Pendant la bataille de la crête de Vimy, le 29e Bataillon d'infanterie avance sur le no man's land malgré les barbelés allemands et le feu nourri des tireurs.

Pendant la bataille de la crête de Vimy, le 29e Bataillon d’infanterie avance sur le no man’s land malgré les barbelés allemands et le feu nourri des tireurs. (a001086)

L’attaque qui lance la bataille de la crête de Vimy a lieu le lundi de Pâques, le 9 avril 1917, à 5 h 30. Quatre divisions canadiennes se ruent contre les positions allemandes; trois d’entre elles atteignent leurs premiers objectifs en moins d’une heure. Grâce au feu roulant de l’artillerie, redoutablement efficace, les hommes, fort bien entraînés, avancent rapidement. Toutefois, les Allemands résistent farouchement; ce n’est qu’après quatre jours d’intenses combats que les Canadiens peuvent enfin confirmer leur contrôle sur la fameuse crête de Vimy.

La bataille a coûté la vie à 3 598 soldats canadiens et en a blessé plus de 7 000.

(Première Guerre mondiale, 1914-1918) Devant la progression des troupes canadiennes, des groupes d’Allemands sortent des tranchées et se rendent. – Crête de Vimy, avril 1917.

(Première Guerre mondiale, 1914-1918) Devant la progression des troupes canadiennes, des groupes d’Allemands sortent des tranchées et se rendent. – Crête de Vimy, avril 1917. (a001123)

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Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

  • Des usagers ont aussi mentionné la participation du 85e bataillon des Nova Scotia Highlanders et du Royal Newfouland Regiment ainsi que de troupes de d’autres pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Les expositions itinérantes de Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est sur la route! Avec quatre expositions itinérantes à différents endroits à travers le Canada dont une dans la région de la Capitale nationale, BAC met en lumière la richesse et la diversité de ses collections. Voici un excellent exemple de l’engagement de BAC à rendre le patrimoine et l’histoire du pays accessibles à tous les Canadiens, peu importe où ils habitent.

La Galerie d’art du Grand Victoria, en Colombie-Britannique, est l’hôte d’une exposition intitulée Au-delà des traits : Œuvres contemporaines de Bibliothèque et Archives Canada jusqu’au 6 janvier 2013. À travers les œuvres de 23 artistes contemporains, l’exposition explore le concept évolutif du portrait, de la plus traditionnelle représentation de la ressemblance aux œuvres qui mettent au défi les conventions définies du genre.

Le Musée du Nouveau-Brunswick à Saint-John présente l’exposition Je vous connais par cœur : portraits en miniature jusqu’au 31 décembre 2012. Présentant 35 portraits récemment restaurés, l’exposition met en valeur la nature intime et personnelle des portraits en miniature et les raisons pour lesquelles de tels portraits ont été commandés, créés et chéris. En mars 2013, l’exposition se rendra à la galerie d’art
Mendel, à Saskatoon. Découvrez-en davantage au sujet de la conservation de ces portraits en regardant la vidéo YouTube de BAC.

La collection McMichael d’art canadien à Kleinburg, en Ontario, présente jusqu’au 20 janvier 2013 la plus récente collection, Volte-face : portraits de Canadiens fascinants. Volte-face illustre 50 Canadiens qui ont laissé – et qui laissent – leur marque sur notre pays et notre culture. Écoutez la balado de BAC pour avoir un aperçu des œuvres en vedette et des histoires qu’elles cachent.

Enfin, l’exposition Visages de 1812 est présentée au Musée canadien de la Guerre à Ottawa jusqu’au 6 janvier 2013. Visages de 1812 est une exposition commémorative qui présente certains des hommes et des femmes qui ont vécu la guerre de 1812. La vidéo de conservation de BAC sur YouTube ainsi que la balado Visages de 1812 vous introduiront aux œuvres sélectionnées pour documenter cet événement historique significatif.

Continuez de suivre ce billet pour connaître les endroits où ces expositions seront présentées prochainement. Ça pourrait être près de chez vous!

Nous serons heureux de répondre à vos questions ou d’entendre vos commentaires!

Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

  • Un usager a formulé un commentaire sur l’engagement de BAC à rendre accessible le patrimoine documentaire à tous les Canadiens. Il se questionne sur la fermeture du programme du prêt entre bibliothèques afin de remplir cet engagement. Il donne comme exemple le fait que BAC n’ait pas participé à une conference de presse tenue récemment au Musée canadien de la guerre sur la commémoration de la Première Guerre mondiale. Il regrette le temps où des expositions étaient présentées de façon régulière au rez-de-chaussée de l’édifice du 395 Wellington.