Les Loyalistes de l’Empire-Uni – Découvrons leurs dossiers

Le terme « Loyalistes de l’Empire-Uni » désigne les colons américains qui sont demeurés loyaux envers la Couronne britannique durant la Révolution américaine, dont un grand nombre ont porté les armes du côté britannique durant le conflit. Ils ont fui les États-Unis et se sont établis dans les régions qui sont devenues les provinces de la Nouvelle‑Écosse, du Nouveau‑Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Québec et de l’Ontario. Tous les dépôts d’archives de ces provinces conservent des dossiers relatifs aux Loyalistes, et certains sont accessibles en ligne.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) détient les dossiers suivants :

Loyalistes dans les Maritimes — Ward Chipman Muster Master’s Office, 1777‒1785
Ces références comprennent des documents commerciaux ainsi que des documents relatifs aux Loyalistes et aux commissions chargées de régler le différend territorial.

Documents sur les terres
Bon nombre de Loyalistes et de leurs descendants ont présenté des demandes de terres en échange d’un service militaire rendu durant la guerre ou en guise de compensation pour des terres perdues durant la Révolution américaine. On peut chercher de l’information sur les demandes de terres et les références concernant des individus dans les bases de données traitant des sujets suivants :

Fonds Frederick Haldimand
Le fonds renferme des listes de ravitaillement et des rôles d’appel concernant surtout des Loyalistes et des soldats démobilisés et leur famille habitant la province de Québec. Il comprend un index nominatif.

Réfugiés loyalistes de race noire, 1782-1807 ‒ Port Roseway Associates
Beaucoup de loyalistes de race noire en service ont été touchés par l’évacuation de l’État de New York, ce qui a entraîné leur migration vers Port Roseway, renommé Shelburne, en Nouvelle Écosse.

Documents du quartier général britannique
Les documents que l’on désigne comme les dossiers de Carleton ou les manuscrits américains renferment des listes de réfugiés de l’État de New York, des listes de personnes qui évacuèrent l’État de New York, des listes de réfugiés du Massachusetts et de Rhode Island qui ont migré à partir du port de New York et de nombreuses mentions de Port Roseway, en Nouvelle Écosse.

Série sur l’armée et la marine britanniques
Ces documents couvrent la période allant de la Révolution américaine jusqu’au milieu des années 1800. L’index par nom et par sujet fournit une brève description du document, la date, le numéro de volume de la série C et un numéro de page.

À découvrir :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er avril 2014 et le 30 juin 2014

  • Un client nous informe qu’il rencontre des problèmes d’affichage avec certains fureteurs mais que l’apparence et la structure du blog est superbe.

Sir John Coape Sherbrooke : héros militaire, gouverneur général et… médium?

En 2013, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a fait l’acquisition d’une importante collection de documents sur la carrière de Sir John Coape Sherbrooke (1764‑1830) au Canada. Durant la guerre de 1812, il joue un rôle clé dans la défense des colonies britanniques qui deviendront les provinces de l’Atlantique. Ses succès sont tels qu’il est nommé gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique en 1816. Toutefois, il était déjà venu au Canada avant son arrivée en Nouvelle‑Écosse en octobre 1811.

Portrait de Sir John Coape Sherbrooke

Portrait de Sir John Coape Sherbrooke (Mikan 4310479)

L’esprit et le capitaine Sherbrooke
En 1785, Sherbrooke est officier du 33e Régiment de fantassins qui combat aux côtés de l’Armée britannique au cours de la Révolution américaine. À la fin d’octobre, le 33e Régiment s’installe dans ses quartiers d’hiver à Sydney, sur l’île du Cap Breton. À cette époque, une étroite amitié le lie au lieutenant George West Wynyard. Le soir du 15 octobre, Sherbrooke et Wynyard sont assis dans les quartiers de ce dernier lorsqu’ils sont éberlués par l’apparition soudaine d’un esprit. Le premier choc passé, Wynyard s’exclame qu’il s’agit de son grand frère John. Sherbrooke et Wynyard fouillent immédiatement les lieux sans trouver d’autre preuve de l’apparition. Après avoir discuté de l’événement avec un autre officier, le lieutenant Ralph Gore, Sherbrooke et Wynyard notent la date et l’heure de l’apparition.

Le 6 juin 1786, des navires arrivent d’Angleterre pour livrer des marchandises et de la correspondance. Sherbrooke reçoit une courte lettre d’un chirurgien militaire lui demandant d’informer Wynyard que son frère John est décédé dans l’appartement familial à Kensington Palace, le 15 octobre. Il est mort le jour et à l’heure où Sherbrooke et Wynyard ont été témoins de l’apparition sur l’île du Cap Breton.

Depuis plus de 200 ans, le récit de l’apparition de Wynyard fascine des auteurs et des lecteurs. C’est l’une des histoires d’esprit les plus connues en Grande Bretagne. Certains pensent que les officiers étaient ivres ou malades au moment de l’incident; d’autres croient à la véracité de l’événement. La renommée de Sherbrooke et les succès qu’il a remportés en tant qu’officier militaire et administrateur de la colonie ont incité beaucoup de personnes à accepter le récit comme véridique.

La collection Sherbrooke à BAC
Si vous souhaitez en savoir plus sur la carrière de Sherbrooke au Canada, consultez le fonds Sir John Coape Sherbrooke (MIKAN 104985). Vous aurez accès à des exemplaires numérisés de documents textuels, de cartes, de plans, d’œuvres d’art et d’objets documentant le passage de Sherbrooke en tant que gouverneur de la Nouvelle Écosse et gouverneur général du Canada ainsi que ses activités à titre de commandant des forces de l’Atlantique au cours de la guerre de 1812.

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une dixième baladoémission : « Le gramophone virtuel : enregistrements historiques canadiens »

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) diffuse sa plus récente baladoémission, intitulée Le gramophone virtuel : enregistrements historiques canadiens. Le gramophone virtuel de BAC est un site Web multimédia consacré aux tout débuts des enregistrements sonores au Canada. Il donne un aperçu de l’époque des disques 78 tours dans notre pays.

Gilles Leclerc, archiviste adjoint, et Gilles St-Laurent, restaurateur audio en chef à BAC, se joignent à nous pour explorer le site Web du gramophone virtuel et la collection de musique de BAC. Ils décrivent divers aspects de la collection, et nous racontent quelques anecdotes surprenantes concernant la conservation de la collection pour les générations futures.

Abonnez vous à nos baladoémissions au moyen de notre fil RSS ou d’iTunes, ou consultez le site: Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Bibliothèque et Archives Canada numérisera 640 000 dossiers de service

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a annoncé dans la section Nouvelles qu’il a entrepris de numériser 640 000 dossiers de service des membres du Corps expéditionnaire canadien (CEC), dans le but d’assurer la préservation à long terme de ces fragiles documents.

Transférée à BAC il y a une vingtaine d’années, la collection des dossiers de service du CEC est la plus fréquemment consultée. Victime de son succès, le nombre élevé de transactions auxquelles cette collection est soumise met à rude épreuve les documents – presque tous étant des documents papier – accélérant ainsi leur détérioration.

Les nombreux chercheurs qui ont eu l’occasion de tenir dans leurs mains ces précieux documents au cours des dernières années se souviendront à quel point certaines feuilles commencent à s’effriter. Si BAC n’agit pas immédiatement pour préserver ces dossiers, ceux-ci risquent de disparaître. Et une fois perdus, ils le seront à tout jamais.

Pour être en mesure de réaliser cet ambitieux projet, BAC devra fermer temporairement certaines portions des dossiers de service. La première tranche, soit les dossiers allant de la lettre A à la lettre D, sera fermée à partir de mars 2014. Ces dossiers seront à nouveau disponibles en ligne à partir de l’été 2014.

Bien que 75 % de la collection restera accessible en tout temps, BAC n’acceptera aucune demande de consultation de documents en personne, ni demande de reproduction en ce qui a trait à la portion de la collection en cours de numérisation, et ce, pour une durée de 4 mois.

Les dossiers qui doivent être numérisés s’ajouteront aux quelque 13 500 dossiers de service et aux plus de 620 000 documents d’attestation déjà accessibles sur le site Web de BAC. À la fin du projet, prévu en 2015, les Canadiens seront en mesure de consulter des copies numériques de haute qualité des 640 000 dossiers de service nouvellement numérisés dans le confort de leur foyer. De plus, ils n’auront plus à débourser de frais de reprographie.

BAC est heureux de participer aux projets du gouvernement du Canada visant à honorer la contribution et les sacrifices des femmes et des hommes de ce pays durant la Première Guerre mondiale. Nous tenons aussi à souligner la contribution de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada à ce projet.

BAC vous remercie de bien vouloir faire preuve de patience et de compréhension tout au long de ce projet d’envergure.

Pour de plus amples informations concernant le projet, veuillez consulter la Fiche d’information : Numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014

  • Plusieurs usagers félicitent BAC et expriment leurs anticipations pour trouver les dossiers de services de leurs ancêtres. Un usager voudrait que le projet soit organisé différemment, car les dossiers de services vont être hautement prisés avec le 100e anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale qui approche rapidement; il indique que la numérisation aurait dû se faire plus tôt.

Certification de l’arrivée de vos ancêtres au Canada avant 1865

Vous avez cherché les dossiers d’immigration avant 1865 et vous ne trouvez toujours rien sur l’arrivée de vos ancêtres avant 1865? Si c’est le cas, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a d’autres ressources en matière de généalogie qui pourraient vous aider à confirmer leur arrivée au Canada.

À quel endroit votre ancêtre s’est-il installé?
Le nom de votre ancêtre apparaît-il dans les résultats de recensement? La collection de bases de données de recensements de BAC, laquelle peut être utilisée en y tapant le nom d’une personne, peut confirmer la présence de celle-ci, et ce, dès 1825. Une référence concernant l’un des parents (inscrit comme chef de famille) ou un frère ou une sœur pourrait s’y retrouver.

Beaucoup de premiers colons ont présenté des demandes pour obtenir des terres afin de s’installer avec leur famille dans le Haut-Canada ou le Bas-Canada. Les bases de données de BAC offrent des références pour des transactions foncières qui comprennent les noms des personnes, les dates des demandes et les comtés ou les villages d’une province particulière.

Peut-être a-t-il servi dans l’armée?
Les feuilles d’appel, les listes de paie et divers registres peuvent fournir des renseignements utiles pour trouver un ancien membre du personnel militaire. Consultez la page Militaire pour des outils de recherche permettant de trouver des renseignements avec le nom d’une personne. Par exemple, le RG 8, la série C (Archives sur l’armée et la marine britanniques) comprennent des archives relatives aux régiments loyalistes, à la Guerre de 1812, et à la Milice du Canada. Les documents pour le RG 8, la série C ont été numérisés et il est possible de les consulter, en effectuant une recherche par nom, sur notre site Web. Référez-vous à la page Aide pour des explications concernant les archives.

Évènements marquants enregistrés
On peut estimer la date d’arrivée d’une personne au Canada en examinant les actes de naissance, de mariage et de décès pour les premiers évènements de la vie, tels que la naissance d’un enfant, et ce, pour confirmer la présence de la famille dans un endroit précis. Consultez notre dernier blogue pour apprendre comment trouver des actes de naissance, de mariage et de décès.

Publications
Vous pouvez effectuer une recherche sur AMICUS, le catalogue en ligne de BAC, pour des histoires de famille, des atlas historiques et d’autres publications. Votre ancêtre a peut-être vécu dans un endroit ayant publié un annuaire de villes.

Société de généalogie
Beaucoup de sociétés de généalogie ont des ressources précises sur l’endroit où vos ancêtres se sont installés. Trouver des outils qui décrivent un lieu est important pour retrouver vos ancêtres.

Bonnes découvertes!

La bataille d’Ortona

Décembre 1943. Alors que l’offensive alliée en Italie stagne sur le front ouest devant Cassino, la Huitième armée britannique, qui comprend la Première division canadienne, progresse sur le front est. Les Canadiens reçoivent alors l’ordre d’effectuer une percée et de libérer la ville portuaire d’Ortona.

Du 6 au 8 décembre, des régiments canadiens traversent la rivière Moro; ils ne sont plus qu’à trois kilomètres de la route menant à Ortona. Vient ensuite un obstacle de taille : un ravin longe l’axe routier. Les unités canadiennes subiront de nombreuses pertes en tentant de le franchir à maintes reprises. Le 13 décembre, la compagnie C du Royal 22e Régiment, soutenue par des chars Sherman de l’Ontario Regiment, traverse le ravin et fonce vers la route reliant Rome et Ortona. Sous le feu allemand, les survivants se replient en direction de la Casa Berardi. Ils défendront âprement leur position. Le capitaine Paul Triquet, qui commande la compagnie C, se verra décerner la Croix de Victoria pour le leadership et la bravoure dont il a fait preuve au cours de cette action.

Malgré la brèche, les forces canadiennes se butent aux défenseurs allemands qui occupent de nombreuses positions tout au long du ravin. Par contre, la prise d’un carrefour stratégique par le Royal Canadian Regiment le 19 décembre pave la voie à la poussée finale vers Ortona.

Le 21 décembre, les troupes du Loyal Edmonton Regiment et du Seaforth Highlanders of Canada, appuyées par les chars du Régiment de Trois-Rivières, se lancent à l’assaut de la ville d’Ortona. L’état-major canadien croyait que les parachutistes allemands évacueraient la ville au moment de l’assaut; ils vont, au contraire, défendre farouchement la cité.

Les Canadiens vont finalement conquérir Ortona le 27 décembre. La ville, en ruine, sera surnommée le petit Stalingrad. L’hiver italien s’installant, c’est là que s’arrête leur avancée. Les troupes canadiennes quittent le front de l’Adriatique fin avril et sont déplacées au sud de Cassino en vue de l’offensive dans la vallée de la Liri.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada contient de nombreux documents textuels, photographiques, audiovisuels et publiés concernant la bataille d’Ortona. Vous pouvez aussi consulter le livre Ortona: Canada’s Epic World War II Battle (en anglais seulement) de Mark Zuehlke pour en apprendre davantage sur le sujet.

N’oubliez pas non plus d’aller voir notre album Flickr sur la bataille d’Ortona et de lire notre précédent billet « Comprendre la campagne d’Italie », si ce n’est pas déjà fait!

Images de la bataille d’Ortona maintenant sur Flickr

Comprendre la campagne d’Italie (1943-1945)

Cette année marque le 70e anniversaire des batailles livrées par les Canadiens sur le sol italien durant la Deuxième Guerre mondiale. Pourquoi l’Italie? En 1942, les Soviétiques réclament l’ouverture d’un second front à l’ouest pour réduire la pression de l’assaut des Allemands sur leur territoire. Estimant les ressources disponibles insuffisantes pour envisager une invasion de la France, les Américains se rallient à une proposition britannique, et organisent un débarquement sur les côtes de l’Afrique du Nord française le 8 novembre 1942 (opération Torch). La campagne visant à chasser les Allemands du continent africain se termine le 13 mai 1943 en Tunisie. L’offensive se poursuit en Italie, considérée comme étant le maillon faible de la défense allemande en Europe.

Sous le commandement de la huitième armée britannique, la première division canadienne débarque le 10 juillet 1943 sur les plages siciliennes. La prise de Messine par les Américains le 18 août conclut la conquête de la Sicile. Le 3 septembre, les forces canadiennes posent le pied sur le sol de l’Italie continentale. L’absence d’opposition permet un déploiement rapide des brigades. La capitulation de l’Italie, le 8 septembre, est suivie du débarquement américano-britannique sur les côtes du golfe de Salerne le lendemain.

Trois batailles sont à jamais gravées dans l’historiographie militaire canadienne : Ortona, la percée de la ligne Hitler (vallée de la Liri) et celle de la ligne Gothique. La campagne d’Italie se poursuivra jusqu’au printemps de 1945, mais les Canadiens ne participeront pas à la victoire finale, puisqu’après 18 mois de combats acharnés, les forces canadiennes sont retirées du front fin janvier 1945 et redéployées aux Pays-Bas.

L’attention portée au débarquement de Normandie et à la campagne du Nord-Ouest européen font souvent oublier l’importance du front italien et des soldats alliés qui y ont combattu. Le nombre de Canadiens qui ont servi en Italie s’élève à 92 757. De ce nombre, 5 764 y ont perdu la vie, 19 486 ont été blessés et 1 004 ont été faits prisonniers. La collection de Bibliothèque et Archives Canada contient de nombreux documents textuels, photographiques et audiovisuels, ainsi que des publications concernant la campagne d’Italie.

Voici quelques sites à consulter pour en apprendre davantage :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager félicite BAC pour l’excellent sommaire de la campagne italienne.

Contribution des Autochtones à la Première Guerre mondiale (1914–1918)

La tradition de service militaire des Autochtones au Canada remonte à plusieurs siècles. Bien qu’ils ne soient pas contraints par la loi de participer à la guerre, environ 4 000 Indiens inscrits et un nombre non comptabilisé de Métis et d’Inuits se sont engagés volontairement, et ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien (CEF).

Presque tous les jeunes hommes de nombreuses réserves se sont enrôlés dans l’armée. Par exemple, presque la moitié des Mi’kmaq et des Malécites admissibles du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle Écosse se sont portés volontaires pour servir outre-mer. Dans d’autres provinces, leur nombre était encore plus élevé. Par ailleurs, presque tous les hommes admissibles de la petite collectivité de File Hills, en Saskatchewan, se sont enrôlés pour se battre.

Un certain nombre d’hommes autochtones qui ont servi dans le CEF sont devenus des tireurs d’élite ou des éclaireurs. Le soldat Henry Norwest, un Métis de Fort Saskatchewan, en Alberta, était un des tireurs d’élite les plus connus. Un autre tireur d’élite expert fut le caporal Francis Pegahmagabow, un Ojibwé de de la bande de Parry Islande, près du détroit de Parry, en Ontario. Trois fois récipiendaire de la Médaille militaire britannique avec deux barrettes, le caporal Pegahmagabow est le soldat autochtone le plus décoré de la Première Guerre mondiale. Le lieutenant Cameron D. Brant, de la réserve des Six Nations de la rivière Grand près de Brantford, en Ontario, s’est enrôlé seulement trois jours après que les Allemands ont déclaré la guerre, le 4 août 1914. Il est mort empoisonné lors d’une attaque au gaz pendant la deuxième bataille d’Ypres, en Belgique, en avril 1915. Parmi les autres hommes autochtones qui ont servi pendant la guerre, on compte le coureur olympique, Tom Longboat, lui aussi originaire de la réserve des Six Nations de la rivière Grand.

Les femmes autochtones aussi ont fait d’énormes sacrifices pendant la Première Guerre mondiale; elles ont joué un rôle crucial en travaillant en arrière-scène. L’infirmière Edith Anderson, une Mohawk de la réserve des Six Nations de la rivière Grand, s’est jointe au corps infirmier de la Force expéditionnaire américaine, et a travaillé dans l’hôpital d’une base américaine à Vittel, en France. Elle s’occupait surtout des patients qui avaient été blessés par balle ou gazés.

Le nombre exact de soldats autochtones qui ont perdu la vie pendant la Première Guerre mondiale n’est pas connu. Cependant, on estime qu’au moins 300 hommes ont été tués pendant les combats ou sont décédés à la suite de maladies comme la tuberculose.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager remarque qu’il serait impossible pour Patrick Riel (né en 1876) d’être le petit-fils de Louis Riel car ce dernier s’est marié en 1881 et que ses enfants sont nés entre 1882 et 1885; de plus aucun de ses enfants n’ont eu des enfants. BAC a corrigé l’article.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre octobre et décembre 2014

  • Un client nous avise que Patrick Riel est le petit-fils de Louis Riel (l’ainé) et le neveu de Louis Riel.

Diffusion de cinq films patrimoniaux sur le Canada et la guerre sur YouTube

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a ajouté une dernière série de films patrimoniaux sur sa chaîne YouTube. Il vous est maintenant facile de voir et apprécier les courts métrages suivants :

Consultez nos précédentes annonces pour visionner des films patrimoniaux portant sur les « instantanés de la vie canadienne », le panorama canadien, et l’agriculture et l’industrie.

Ces films sont également archivés sur le Grand écran virtuel.