Images de Jean-Joseph Girouard maintenant sur Flickr

Jean-Joseph Girouard (1794-1855) était notaire et artiste amateur. Durant la première moitié du 19e siècle, il fut aussi membre du Parti patriote du Bas-Canada, fondé pour obtenir des réformes politiques et défendre le patrimoine, les droits et les intérêts des Canadiens français.

Girouard fut emprisonné à deux reprises pour sa participation à la rébellion. Fait surprenant : pendant son incarcération à Montréal, il réussit à conserver son étude de notaire ainsi qu’un atelier d’art.

« Si mon travail a un peu suscité l’intérêt envers l’histoire de notre pays, il a déjà trouvé sa récompense. » Charles William Jefferys

Charles William Jefferys (25 août 1869 – 8 octobre 1951) considérait que le Canada avait besoin d’une histoire visuelle et d’une mythologie nationale. Il a donc entrepris de représenter les découvertes, les exemples de courage, les conflits militaires et les grands projets d’édification de la nation. Ses images donnent une importance presque mythique aux événements historiques de notre pays.

Au début du XXe siècle, les Canadiens ont du mal à se définir en tant que pays et à exprimer leur sentiment de nationalisme qui est en train de naître. Les œuvres de Jefferys témoignent de cet état d’esprit, car ses dessins historiques manifestent un nationalisme grandissant. Elles représentent les valeurs de l’époque, qui ne correspondent pas nécessairement à celles d’aujourd’hui.

Dessin noir et blanc réalisé à la plume représentant quatre hommes debout. Une vignette comprend les bustes de quatre autres hommes vêtus d’un chapeau.

Prisonniers métis – Résistance du Nord-Ouest, 1885 (MIKAN 2834663)

Certaines de ses illustrations sont des reproductions fidèles de photos ou de portraits. D’autres sont le fruit de recherches historiques rigoureuses sur les costumes d’une certaine époque. Dans tous les cas, Jefferys cherche à représenter fidèlement tous les aspects de la vie canadienne de son époque. Lire la suite

Voyage à la Rivière-Rouge, 1821—Peter Rindisbacher

By William Benoit

Peter Rindisbacher était âgé de 15 ans lorsqu’il émigra dans la colonie de la Rivière-Rouge, en 1821. Déjà un artiste accompli à son arrivée en Amérique du Nord, il produisit une série d’aquarelles documentant le voyage à destination de la Terre de Rupert et la vie dans la colonie. Ses aquarelles de la région de la rivière Rouge comptent parmi les images les plus anciennes de l’Ouest canadien. Peter Rindisbacher est considéré comme le premier artiste pionnier de l’ouest du Canada et des États-Unis.

Bibliothèque et Archives Canada possède possiblement la plus importante collection d’œuvres de Rindisbacher. En regardant les aquarelles de Rindisbacher en ordre chronologique, les Canadiens peuvent constater les difficultés du voyage à destination de la rivière Rouge.

Aquarelle sur papier vélin illustrant un trois-mâts à l'ancre entouré de trois petites embarcations amenant passagers et provisions.

Le départ de Dordrecht sous le commandement du capitaine James Falbister, le 30 mai 1821. Le navire britannique Wellington de 415 tonnes transportant des colons (MIKAN 2895360)

Le 30 mai 1821, Rindisbacher et sa famille quittèrent Dordrecht, aux Pays-Bas, avec un contingent composé principalement d’émigrants suisses, et montèrent à bord du Lord Wellington à destination de York Factory dans la baie d’Hudson, dans ce qui est aujourd’hui le Manitoba. Au cours de ce voyage en mer, Rindisbacher dessina des icebergs, des Inuits et d’autres embarcations. La route amènerait les colons au-delà des Orcades et du Groenland.

Aquarelle sur papier vélin illustrant, au deuxième plan, le côté bâbord d'un voilier accompagné d'une petite embarcation à rames. Plusieurs îles se trouvent à l'arrière-plan.

Court séjour autour des Orcades, le 3 juin 1821 (MIKAN 2895361)

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Martha Louise Black : Première dame du Yukon

Par Katie Cholette

Photographie en noir et blanc signée, doublée d’un passe-partout et arborant une femme qui sourit, datée de 1932.

Martha Louise Black, 1932. Photographe : Pierre Brunet (MIKAN 3212693)

Cachée derrière les millions d’objets dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada se trouve une série de 10 cartes postales arborant des fleurs. De taille plutôt sobre et portant sur un sujet modeste, ces cartes ont été réalisées par une femme exceptionnelle et aventureuse se nommant Martha Louise Black (née Munger). Surnommée « première dame du Yukon » et deuxième femme élue comme députée à la Chambre des communes du Canada, Martha Black était une femme d’affaires astucieuse, une experte des fleurs sauvages du Yukon et de la Colombie-Britannique, une auteure et une conférencière, et récipiendaire de plusieurs marques de distinction. Nous célébrons, le 24 février 2016, son 150anniversaire de naissance. Lire la suite

Un peuple dans l’ombre : À la découverte de la Nation métisse dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada

Qui sont les Métis?

La Nation métisse s’est formée aux XVIIIe et XIXe siècles. Sur les trois peuples autochtones du Canada, elle vient au deuxième rang en termes de population. Les citoyens de la Nation métisse sont les descendants de couples formés d’une mère autochtone et d’un père européen actif dans le commerce des fourrures.

Les communautés métisses sont très répandues au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et dans les Territoires du Nord‑Ouest. On en retrouve aussi en plus petit nombre en Colombie‑Britannique, en Ontario, au Minnesota, au Montana et au Dakota du Nord.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède toute une gamme de documents sur la Nation métisse : des documents textuels, des photographies, des œuvres d’art, des cartes, des timbres, des enregistrements sonores, etc. Toutefois, les découvrir n’est pas toujours une mince tâche!

Les défis de la recherche sur les Métis dans les collections d’art et de photographie

Certains portraits de politiciens et de dirigeants célèbres de la Nation métisse sont faciles à identifier, comme ceux de Louis Riel et de Gabriel Dumont. Par contre, les images représentant des Métis moins connus sont plus difficiles à repérer. Les titres d’origine révèlent le manque de connaissances historiques de ceux qui décrivaient le contenu sur les Métis. Souvent, les Métis n’y sont pas mentionnés, ou sont confondus avec des membres des Premières Nations. La légende de la photo ci‑dessous en est un bon exemple.

Photo noir et blanc montrant un homme vêtu à l’européenne, debout à gauche devant une charrette de la rivière Rouge. À droite, un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants portant des vêtements traditionnels des Premières Nations sont debout devant une autre charrette de la rivière Rouge.

Indiens chippaouais et charrettes de la rivière Rouge à Dufferin [traduction de la légende originale], Manitoba, 1873 (no MIKAN 4848365)

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Portraits de prisonniers par Jean-Joseph Girouard

Jean-Joseph Girouard (1794-1855) était notaire et artiste amateur. Durant la première moitié du 19e siècle, il fut aussi membre du Parti patriote du Bas-Canada, fondé pour obtenir des réformes politiques et défendre le patrimoine, les droits et les intérêts des Canadiens français. Le Parti patriote mena la rébellion de 1837-1838, un tournant dans l’histoire ayant mené à la naissance du Canada.

Girouard fut emprisonné à deux reprises pour sa participation à la rébellion. Fait surprenant : pendant son incarcération à Montréal, il réussit à conserver son étude de notaire ainsi qu’un atelier d’art. Un partisan lui ayant fourni du papier à dessin et des crayons, il fit le portrait de plusieurs de ses frères patriotes détenus avec lui. La majorité de ces dessins rares et exceptionnels font maintenant partie de la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

Croquis au crayon de Jean-Joseph Girouard vu de profil, assis sur une chaise et dessinant avec un crayon sur une feuille de papier.

Jean-Joseph Girouard, autoportrait réalisé en prison, Montréal, vers 1837-1838 (no MIKAN 2894904)

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Frederick Horsman Varley (janvier 1881 – 8 septembre 1969)

Fils d’un lithographe publicitaire, Frederick Horsman Varley est né et a grandi dans la ville de l’acier de Sheffield, en Angleterre. Le talent d’artiste de M. Varley est vite reconnu lorsque, à l’âge de 11 ans, il est accepté à l’école des arts de Sheffield. À 21 ans, M. Varley a déjà étudié pendant trois ans les beaux-arts à l’Académie royale des beaux-arts à Antwerp, en Belgique. Avant d’immigrer au Canada en 1912, M. Varley travaille comme artiste publicitaire à Londres, en Angleterre, ainsi que comme professeur d’art dans sa ville natale de Sheffield.

Photographie en noir et blanc montrant un homme, debout, tenant une de la peinture et des pinceaux dans une main avec le regard un peu à l’écart.

Frederick Horsman Varley, probablement à la School of Decorative & Applied Arts de Vancouver, vers 1927, par le photographe John Vanderpant (MIKAN 3509585)

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Les aquarelles d’Edith Fanny Kirk

Depuis les années 70, il y a un effort continu pour souligner la contribution artistique des femmes dans l’histoire. À cette fin, Musée et Archives Galt, à Lethbridge (Alberta), a préparé une exposition en hommage à l’artiste Edith Fanny Kirk. L’exposition intitulée : Edith Fanny Kirk : Un héritage d’art et d’aventure s’intéresse au sens de l’aventure de l’artiste et souligne ses accomplissements. Elle comprend quatre aquarelles de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et sera présentée du 6 juin au 12 octobre 2015.

Mme Kirk naît en Angleterre en 1858 et immigre au Canada en 1905. Elle finit par s’installer à Lethbridge, où elle enseigne l’art et exerce une influence artistique fondamentale sur la communauté. Elle soumet des articles sur l’art au club Mathesis de Lethbridge et fonde le club de croquis de Lethbridge (qui est devenu le club des artistes de Lethbridge) dans les années 1930.

Reproduction en couleur d’une aquarelle illustrant un paysage dominé par un ciel légèrement enfumé. Une bande de terre verte sépare le ciel de la rivière.

Prairie au ciel assombri par les feux de forêt à Lethbridge (MIKAN 2948200)

Les quatre aquarelles de la collection de BAC montrent que Mme Kirk préfère l’aquarelle aux techniques traditionnelles comme la peinture à l’huile. L’aquarelle est idéale pour la définition de tons délicats et la gradation des couleurs pastel. L’efficacité de cette technique est particulièrement apparente dans le ciel brumeux du tableau « Prairie au ciel assombri par les feux de forêt à Lethbridge », sur lequel des oiseaux volent à travers un subtil nuage de fume.

 

Représentation en couleur d’une aquarelle montrant des montagnes enneigées et des prés couverts de forêts vertes.

Le mont Edith Cavell, à Jasper Park (Alberta) (MIKAN 4626658)

L’aquarelle est une technique de choix pour le travail à l’extérieur, car il est facile de se procurer le matériel nécessaire et de le transporter. En tant que membre du club Alpin du Canada (auquel elle se joint à l’âge vénérable de 60 ans), Mme Kirk fait de la randonnée en forêt et dans des parcs nationaux et en profite pour peindre. Son tableau du célèbre mont Edith Cavell, à Jasper Park (Alberta), illustre bien l’immensité du parc. Les montagnes dépassent de part et d’autre du tableau et donnent l’impression de s’étendre à l’infini. La densité de la forêt est représentée par le bleu, le mauve et le vert.

Mme Kirk peint ces tableaux à une époque où il est difficile pour une femme de subvenir à ses besoins en tant qu’artiste en raison des pressions sociales et des inégalités économiques. L’exposition donne l’opportunité d’étudier attentivement sa vie et son art pour ainsi mieux comprendre l’histoire de l’art canadien.

Ne manquez pas l’exposition sur Edith Kirk à Musée et Archives Galt. Vous pouvez aussi lire notre billet de blogue sur les autoportraits des artistes : Autoportraits de femmes dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

 

For Better or For Worse : la collection des bandes dessinées iconiques de Lynn Johnston de Bibliothèque et Archives Canada

Lynn Johnston est connue pour la création et l’illustration de la bande dessinée publiée For Better or For Worse (« pour le meilleur et pour le pire ») parue dans plus de 2 000 journaux dans 160 pays. Inspirée par sa propre expérience familiale, Lynn Johnston offre dans cette bande dessinée des interprétations humoristiques, touchantes et réfléchies de la vie de la famille fictive des Patterson : John et Elly, leurs enfants Michael, Elizabeth et April et leur chien adoré, Farley, alors qu’ils traversent les défis et les joies de la vie.

Cet été, la Galerie d’art de Sudbury présentera une exposition itinérante des œuvres de Johnston intitulée For Better or For Worse: The Comic Art of Lynn Johnston (« pour le pire et pour le meilleur : les bandes dessinées de Lynn Johnston »). Cette exposition célébrera le 30e anniversaire de la bande dessinée en explorant la vie de l’artiste, son procédé créatif et les réactions des lecteurs à travers les années. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) prêtera plus de 50 panneaux de bandes dessinées originales dessinées par Johnston de sa collection pour l’exposition.

Des premières bandes dessinées de Johnston en 1979 à certaines de ses œuvres plus récentes de 1995, la sélection de bandes dessinées de BAC couvre un éventail de sujets réels et humoristiques dont la plupart traitent des expériences d’Elly Patterson en tant que femme au foyer.

La collection Lynn Johnston à BAC contient d’autres objets qui font preuve de la popularité de la bande dessinée de Johnston. Elle comprend une collection de poupées à l’effigie d’April Patterson, la cadette de la famille Patterson. BAC possède aussi des objets souvenir de la Fondation Farley, un organisme dédié à offrir une aide financière aux gens qui ont besoin d’aide pour prendre soin de leurs animaux domestiques. L’organisme porte son nom en l’honneur de Farley Patterson, le berger anglais bien-aimé de la famille Patterson, qui décède dans la bande dessinée.

Finalement, la collection comprend une grande quantité de lettres d’admirateurs rédigées par les lecteurs de Johnston. Les plus notables sont les deux sous-séries de la collection qui portent sur deux événements majeurs qui ont eu lieu dans la bande dessinée. Par exemple, suite à sa décision d’incorporer un personnage ouvertement homosexuel dans la bande dessinée, Johnston a reçu une énorme quantité de réponses de lecteurs à travers l’Amérique du Nord. De façon similaire, le décès de la mère d’Elly Patterson a suscité des réactions de nombreux lecteurs qui ont envoyé des témoignages de sympathie à Johnston alors qu’ils vivaient eux-mêmes le deuil d’un être cher.

Ne manquez pas l’exposition à la Galerie d’art de Sudbury du 11 juillet au 1er novembre 2015 pour en apprendre davantage sur le travail et le procédé créatif de Lynn Johnston!

Lorsqu’un paysage va au-delà d’un décor: exposition de la toile Les membres de l’expédition de la rivière Rouge près des chutes Kakabeka de Bibliothèque et Archives Canada

Peinture illustrant diverses activités menées par les membres de l’expédition de la rivière Rouge du colonel Garnet Wolseley (1870), alors qu’ils transportent, par portage, canots et approvisionnements, aux abords des chutes Kakabeka, sur la rivière Kaministiquia, en Ontario, ainsi qu’une vue imprenable de la gorge de Kaministiquia avec, en arrière-plan, des rapides et des montagnes.

Les membres de l’expédition de la rivière Rouge près des chutes Kakabeka, par Frances Anne Hopkins, 1877 (MIKAN 2836614)

En 1870, le colonel britannique Garnet Wolseley (1833–1913) arrive avec ses hommes aux chutes Kakabeka (Ontario), un portage majeur faisant partie intégrante du réseau de rivières et de lacs que les voyageurs devaient emprunter en route vers Fort Garry (aujourd’hui Winnipeg [Manitoba]). Investis de la mission consistant à réprimer la rébellion des Métis (résistance des Métis) au sein de la Colonie de la Rivière-Rouge, plus de 1 000 hommes ont fabriqué des chemins de rondins pour transporter les canots, les provisions, l’équipement et même des canons lors de portages, comme celui de Kakabeka. Le commandement efficace exercé par Wolseley durant l’un des voyages les plus difficiles et les plus pénibles de l’histoire militaire a été reconnu comme un haut fait impressionnant en matière de leadership tactique dans les débuts du Canada.

Œuvre d’une artiste connue pour son réalisme concret étonnant, la peinture à grande échelle et richement détaillée documentant l’accomplissement est une des pièces maîtresses de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Commandée par le colonel Wolseley lui-même en 1877, la peinture sera l’unique toile dépeignant un véritable événement historique que la peintre britannique Frances Anne Hopkins (1838–1919) aura réalisée.

Encore aujourd’hui, le portrait de l’expédition de Wolseley demeure, selon Georgiana Uhlyarik, conservatrice adjointe de l’art canadien au Musée des beaux-arts de l’Ontario (MBAO), une reconstitution perspicace.

Mme Uhlyarik est la co-conservatrice canadienne d’une nouvelle exposition ambitieuse lancée aujourd’hui au MBAO. La première exposition exclusivement réservée aux peintures de paysages panaméricains du XIXe et du début du XXe siècle, Picturing the Americas, se penche sur les influences possibles des représentations de paysages nord-américains, comme celle-ci de Mme Hopkins, en tant que symboles de l’émergence d’identités nationales. Le sujet de l’œuvre de la peintre Hopkins est, après tout, une opération militaire entreprise surtout pour lutter contre l’expansionnisme américain éventuel.

On sait depuis longtemps que Mme Hopkins a volontairement modifié certains détails du paysage de Kakabeka afin d’insuffler plus de puissance à sa composition. Il est probable qu’elle n’ait jamais eu l’intention d’inclure l’entièreté des chutes, qui sont assez impressionnantes, car elles auraient attiré l’attention, qui devait plutôt être tournée vers les hommes de Wolseley. Les rapides de la rivière sont un produit de l’imagination de la peintre, tout comme les collines en arrière-plan qui s’étendent presque jusque dans les montagnes.

Détail des collines, dans la gorge de Kaministiquia, que l’artiste a illustrées comme des montagnes. Détail des rapides de la rivière Kaministiquia, inventés par l’artiste sur cette peinture.Les observateurs du XIXe siècle auraient-ils perçu un segment du périlleux territoire comme représentant l’ensemble de la route de l’Ouest canadien? Si c’est le cas, la transformation par Mme Hopkins du paysage réel de la région pourrait avoir servi, en partie, à renforcer ce message.

L’exposition Picturing the Americas demeure au MBAO jusqu’au 7 septembre 2015. Ensuite, on la transportera au Crystal Bridges Museum of American Art à Bentonville, en Arkansas (É.‑U.) et au Pinacoteca do Estado de São Paulo (Brésil), dont l’ouverture concordera avec le début des Jeux olympiques d’été de 2016, à Rio de Janeiro.