La rentrée littéraire est maintenant terminée : l’avez-vous vu passer?

Par Euphrasie Mujawamungu

Très tôt en automne ou plutôt à la fin de l’été,
Avant que les oiseaux petits et grands ferment leurs campings pour le Sud,
Bien avant la rentrée parlementaire,
Surtout à la veille de la rentrée scolaire,
Quelques salariés sont encore au soleil
Le magazine de la rentrée littéraire,
Attendu par les libraires, les lecteurs, … et surtout par les bibliothécaires,
Non pas pour annoncer la chute des feuilles, au contraire,
Des nouveautés, nouveaux romans, nouveaux vers, nouvelles façons de faire, et plus encore.

En réalité, les éditeurs publient en grande majorité à cette période afin d’être dans une position stratégique avantageuse de vente et de marketing. Ces quelques mois avant les fêtes de fin d’année donnent l’occasion aux lecteurs de faire du magasinage, de profiter des recommandations des autres amateurs de livres pour des cadeaux à offrir pour les fêtes. C’est aussi l’occasion pour les mordus de lecture de faire des provisions littéraires pour un cocooning automnal et hivernal plus savoureux.

C’est à cette période que les éditeurs et les libraires proposent des listes de candidats pour les différents prix, car ceux-ci sont majoritairement décernés en automne. Les livres ayant reçu des prix ou des mentions « coup de cœur » sont plus en demande par les lecteurs, voilà une raison de plus pour ne pas manquer la rentrée littéraire!

Rappelons que selon les dispositions de la Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada, il est de la responsabilité de tout éditeur ou auteur de faire un dépôt légal de toutes les publications, quels qu’en soient le support et le format. Le dépôt légal permet à Bibliothèque et Archives Canada de rassembler, de préserver et de rendre accessible l’ensemble du patrimoine documentaire canadien publié.

Une photo couleur d’un chariot de livres. Il contient deux exemplaires de chaque livre.

Un chariot de nouveautés.

Beaucoup d’éditeurs et d’auteurs s’acquittent de leur obligation du dépôt légal dès la sortie de leurs publications. Voilà pourquoi c’est en automne que l’équipe du programme du dépôt légal reçoit un volume plus élevé de publications par rapport au reste de l’année.

Imaginez, la passion des auteurs, l’engouement des libraires et la vivacité des lecteurs!

Les livres sous toutes ses formes ont une place de choix, la bibliothèque, et surtout un personnel dévoué!

Nos coordonnées :

Dépôt légal
Bibliothèque et Archives Canada
395, rue Wellington
Ottawa (Ontario) K1A 0N4
Canada

Téléphone : 819-997-9565
Numéro sans frais (Canada) : 1-866-578-7777 (Sélectionnez 2+7+1)
Numéro sans frais (téléimprimeur) : 1-866-299-1699
Télécopieur : 819-997-7019

Courriel :
bac.Depotlegal-LegalDeposit.LAC@canada.ca
(dépôt légal d’une publication analogique ou sur support matériel)

bac.Depotlegalnumerique-DigitalLegalDeposit.lac@canada.ca
(dépôt légal d’une publication numérique)

bac.archivesweb-webarchives.lac@canada.ca
(collecte du Web)


Euphrasie Mujawamungu est bibliothécaire au sein de l’équipe du dépôt légal, Direction générale du patrimoine publié à Bibliothèque et Archives Canada.

De notre chambre forte des livres rares : Qu’est-ce qui rend un livre rare?

Lorsque vous entendez parler de « livres rares », vous faites peut-être référence à un vieux livre étant précieux et difficile à trouver. Il s’agit d’une bonne définition générale, mais examinons de plus près quelques facteurs qui permettent d’affirmer qu’un livre est « rare » :

Âge : Malgré que les vieux livres sont souvent plus rares que les livres récents, l’âge peut être relatif. Ce n’est qu’en 1751 qu’une première presse à imprimer est installée au Canada — environ 300 ans après l’impression des premiers livres en Europe. Il est possible qu’un livre imprimé en France en 1760 ne soit pas considéré très vieux. Par contre, dans une perspective canadienne, un livre imprimé au Canada la même année est extrêmement vieux. À Bibliothèque et Archives Canada (BAC), nous considérons que tous les documents imprimés au Canada avant 1867 sont suffisamment vieux pour faire partie de la collection de livres rares.

Provenance : La provenance d’un livre est son histoire : elle nous informe sur son origine et ses propriétaires. À titre d’exemple, un livre qui a déjà appartenu à une personne célèbre peut avoir une valeur ajoutée, particulièrement si son propriétaire l’a signé ou a écrit des notes dans les marges.

Photographie en couleur sur l’intérieur du plat recto d’un livre, avec l’inscription de William Lyon Mackenzie King datée du 8 septembre 1894 sur la page de droite. L’ex-libris Public Archives Canada/Archives publiques Canada est imprimé sur la page opposée.

Inscription de William Lyon Mackenzie King sur la première page du livre An Introduction to the History of the Science of Politics de Sir Frederick Pollock. Source

État de conservation : Un livre en parfait état est plus souhaitable qu’un livre dont la couverture est détachée et auquel il manque des pages. Les cartes, les illustrations ou encore une reliure très élaborée peuvent également ajouter à la rareté d’un livre. Les vieux livres ne conservent pas toujours leurs couvertures d’origine et on trouve fréquemment plusieurs exemplaires d’un même livre dont l’aspect extérieur est différent.

Rareté : S’il existe peu d’exemplaires d’un livre, il est, par définition, rare. Par exemple, les livres imprimés à moins de 300 exemplaires se retrouvent généralement dans la collection des livres rares de BAC, sans égard à leur date de publication.

Importance : Certains livres comme les premières éditions de romans connus, auront une plus grande valeur historique que d’autres livres. Toutefois, l’importance peut être subjective. Par exemple, un collectionneur peut accorder de la valeur à un ouvrage même si l’édition est peu connue, pour la raison qu’il a été écrit par l’un de ses auteurs préférés. D’autres personnes regarderont ce même ouvrage et ne lui trouveront aucune valeur.

Cela étant dit, un livre peut posséder l’ensemble de ces qualités et ne pas être pour autant considéré comme étant « rare » si personne ne s’y intéresse. En somme, la rareté, tout comme la beauté, se trouve souvent dans l’œil de celui qui observe.

Visitez notre album Facebook pour voir plus de photographies illustrant certains de ces points.

Restez à l’affût des prochains articles sur ce sujet en visitant notre blogue et partez à la découverte des joyaux cachés se trouvant dans la chambre forte des livres rares de BAC!