Le projet Mountain Legacy : les archives au service de la science

L’arpentage et la cartographie du Canada d’est en ouest ont commencé en 1871, sous la houlette de la Direction des terres fédérales. Les montagnes Rocheuses furent atteintes en 1886, mais leur relief accidenté mit durement à l’épreuve les méthodes classiques d’arpentage. Édouard-Gaston Deville, à l’époque arpenteur en chef du Canada, mit alors au point une nouvelle technique appelée « phototopographie ». Cette technique, aussi connue sous le nom de photogrammétrie, s’inspirait de la photographie d’arpentage en montgolfières utilisée en France et en Italie.

Un appareil photo spécial fut fabriqué pour les arpenteurs, qui firent ensuite l’ascension de milliers de sommets en Alberta, en Colombie-Britannique et au Yukon. Ils installèrent les appareils photo à niveau sur des trépieds et les firent pivoter afin de créer des vues à 360 degrés. De 1887 à 1958, plus de 100 000 négatifs sur plaque de verre furent ainsi utilisés pour créer les premières cartes topographiques des Rocheuses canadiennes. De ce nombre, 60 000 font maintenant partie de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

Depuis 2002, BAC est un acteur clé du projet Mountain Legacy un partenariat dirigé par l’Université de Victoria qui rassemble des intervenants d’universités, de centres d’archives, du gouvernement et d’organisations non gouvernementales.

Le rôle de BAC consiste à identifier, à décrire et à numériser les négatifs originaux. Les dossiers photographiques ainsi créés sont à la base de ce projet multidisciplinaire fondé sur la photographie « répétitive » (il s’agit de photographier à répétition un paysage, toujours exactement au même emplacement, pour obtenir des renseignements sur les changements environnementaux qui sont survenus au cours des 120 dernières années).

Pour faire une recherche dans les collections de photographies originales de BAC, suivez ces étapes simples :

  1. Allez à Recherche de fonds d’archives.
  2. Entrez le numéro de référence archivistique R214-350-0-E dans la boîte de recherche.
  3. Dans le menu déroulant Genre de documents, sélectionnez Documents photographiques, puis cliquez sur Soumettre. Vous obtiendrez alors une liste de résultats.
  4. Sélectionnez un titre de photographie souligné pour voir la description complète de la photographie en question. Les dossiers descriptifs présentent des images des photographies qui ont été numérisées.

Pour plus de renseignements sur la façon de chercher des photographies à BAC, consultez nos articles « Comment trouver des photographies en ligne » et « Comment chercher des images en ligne ».

Si vous désirez affiner votre recherche :

  1. Allez à Recherche avancée de fonds d’archives.
  2. Dans le menu déroulant Genre de documents, sélectionnez Documents photographiques.
  3. Utilisez un ou plusieurs des types de mots-clés suivants dans la boîte de recherche Tout mot-clé :
    1. Nom de l’arpenteur (p. ex. Bridgland, McArthur ou Wheeler).
    2. Année de l’arpentage (à utiliser avec un autre mot-clé pour limiter la recherche).
    3. Nom de l’arpentage (p. ex., réserve de la forêt Crowsnest, ou arpentage de frontières interprovinciales, quoique ces arpentages ont parfois été réalisés sur plusieurs années et par divers arpenteurs).
    4. Nom d’une caractéristique particulière du paysage, comme un sommet, une rivière, un ruisseau ou une vallée (les vues sont souvent identifiées en fonction de l’endroit d’où elles ont été prises, plutôt qu’en fonction du sommet ou du paysage illustré sur la photographie).
    5. Nom du parc (notez que la collection de BAC ne contient pas de reproductions d’images prises dans les parcs nationaux de Jasper et de Banff).
  4. Limitez les résultats de votre recherche en sélectionnant une décennie sous l’étiquette « Date ».

Pour plus de renseignements sur le projet ou pour comparer les images archivistiques et la photographie répétitive, voyez le site Web du projet Mountain Legacy. Pour voir un échantillon de photographies appariées, voyez notre album Flickr. Enfin, pour voir quelques images des arpenteurs, consultez notre page Facebook.

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!

Britain’s Future King (« Le futur roi de la Grande-Bretagne ») – Un film muet sur la visite d’Édouard, prince de Galles, au Canada en 1919 – Maintenant sur YouTube

La visite du prince de Galles au Canada à l’automne 1919 a été l’un des premiers événements pancanadiens majeurs à être couvert par les actualités cinématographiques. Bibliothèque et Archives Canada a préservé le film muet de l’événement, y compris le film intitulé Britain’s Future King (« Le futur roi de la Grande-Bretagne »).

Lien externe à Youtube: Britain's Future King (« Le futur roi du Royaume-Uni »)

(Ce film est un item du patrimoine de Bibliothèque et Archives Canada
et est disponible en anglais seulement.)

La visite du prince au Canada a commencé le 11 août 1919, lorsque son navire est arrivé à Terre-Neuve. Elle a pris fin le 10 novembre, lorsqu’il a quitté le Canada en train pour entreprendre sa visite des États-Unis. Son itinéraire canadien l’a conduit dans de nombreuses villes partout au pays. Les Canadiens se sont rassemblés le long de la route dans les villes et les villages pour voir le prince.

Itinéraire de la visite du prince de Galles au Canada, 1919, un volume de photographies publié par le Chemin de fer Canadien Pacifique. The National Archives, UK. CO 1069-286-7.”  The National Archives, UK.  CO 1069-286-7.

La visite possédait tous les ingrédients qui convenaient parfaitement à une couverture médiatique : un itinéraire bien rempli d’occasions de prendre des photographies et un public fasciné par la célébrité et désireux de voir les célébrations de sa collectivité présentées dans les films d’actualités et les journaux. La radiodiffusion en était à ses tout débuts de sorte qu’il incombait aux actualités et aux médias imprimés de faire le compte rendu de la visite. De plus, le Canada avait l’esprit à la fête après les épreuves des années de guerre.

Les actualités hebdomadaires canadiennes ont publié des images de la visite au fur et à mesure qu’elle se déroulait, présentant au public des films d’événements tels que les réceptions avec d’anciens combattants de la Première Guerre mondiale, la cérémonie d’ouverture du pont de Québec, la pose de la première pierre de la Tour de la Paix du nouvel édifice du Parlement à Ottawa par le prince, et la visite d’une scierie en Colombie-Britannique.

Le prince a visionné les films de son voyage pendant qu’il voyageait partout au Canada. Les films d’actualités en Grande-Bretagne et dans d’autres pays ont également présenté le film de la visite. Certaines des entreprises d’actualités cinématographiques ont regroupé leurs séquences en documentaires. Par exemple, Pathéscope of Canada Limited a lancé deux films, Britain’s Future King et The Prince of Wales in Canada (disponibles en anglais seulement).

Fils de George V, Édouard est devenu prince de Galles en 1911. Lorsque son père est décédé en janvier 1936, il est devenu le roi Édouard VIII, mais il a abdiqué 10 mois plus tard. Après son abdication, on lui a donné le titre de duc de Windsor.

Découvrez-en davantage :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre octobre et décembre 2014

  • Un client remarque que le lien pour le film ne fonctionne pas. BAC remercie le client et l’avise que le lien fonctionne de nouveau.

De notre chambre forte des livres rares : Qu’est-ce qui rend un livre rare?

English version

Lorsque vous entendez parler de « livres rares », vous faites peut-être référence à un vieux livre étant précieux et difficile à trouver. Il s’agit d’une bonne définition générale, mais examinons de plus près quelques facteurs qui permettent d’affirmer qu’un livre est « rare » :

Âge : Malgré que les vieux livres sont souvent plus rares que les livres récents, l’âge peut être relatif. Ce n’est qu’en 1751 qu’une première presse à imprimer est installée au Canada — environ 300 ans après l’impression des premiers livres en Europe. Il est possible qu’un livre imprimé en France en 1760 ne soit pas considéré très vieux. Par contre, dans une perspective canadienne, un livre imprimé au Canada la même année est extrêmement vieux. À Bibliothèque et Archives Canada (BAC), nous considérons que tous les documents imprimés au Canada avant 1867 sont suffisamment vieux pour faire partie de la collection de livres rares.

Provenance : La provenance d’un livre est son histoire : elle nous informe sur son origine et ses propriétaires. À titre d’exemple, un livre qui a déjà appartenu à une personne célèbre peut avoir une valeur ajoutée, particulièrement si son propriétaire l’a signé ou a écrit des notes dans les marges.

Photographie en couleur sur l’intérieur du plat recto d’un livre, avec l’inscription de William Lyon Mackenzie King datée du 8 septembre 1894 sur la page de droite. L’ex-libris Public Archives Canada/Archives publiques Canada est imprimé sur la page opposée.

Inscription de William Lyon Mackenzie King sur la première page du livre An Introduction to the History of the Science of Politics de Sir Frederick Pollock (OCLC 1056964672).

État de conservation : Un livre en parfait état est plus souhaitable qu’un livre dont la couverture est détachée et auquel il manque des pages. Les cartes, les illustrations ou encore une reliure très élaborée peuvent également ajouter à la rareté d’un livre. Les vieux livres ne conservent pas toujours leurs couvertures d’origine et on trouve fréquemment plusieurs exemplaires d’un même livre dont l’aspect extérieur est différent.

Rareté : S’il existe peu d’exemplaires d’un livre, il est, par définition, rare. Par exemple, les livres imprimés à moins de 300 exemplaires se retrouvent généralement dans la collection des livres rares de BAC, sans égard à leur date de publication.

Importance : Certains livres comme les premières éditions de romans connus, auront une plus grande valeur historique que d’autres livres. Toutefois, l’importance peut être subjective. Par exemple, un collectionneur peut accorder de la valeur à un ouvrage même si l’édition est peu connue, pour la raison qu’il a été écrit par l’un de ses auteurs préférés. D’autres personnes regarderont ce même ouvrage et ne lui trouveront aucune valeur.

Cela étant dit, un livre peut posséder l’ensemble de ces qualités et ne pas être pour autant considéré comme étant « rare » si personne ne s’y intéresse. En somme, la rareté, tout comme la beauté, se trouve souvent dans l’œil de celui qui observe.

Visitez notre album Facebook pour voir plus de photographies illustrant certains de ces points.

Restez à l’affût des prochains articles sur ce sujet en visitant notre blogue et partez à la découverte des joyaux cachés se trouvant dans la chambre forte des livres rares de BAC!

Vos ancêtres viennent-ils de l’Ukraine?

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Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre ukrainien, et quand il ou elle a quitté la l’Ukraine et est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux d’en
savoir plus sur vos origines ukrainiennes?

Si oui, notre site Webest un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Ukrainiens. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à Bibliothèque et Archives Canada, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.

Si votre ancêtre est arrivé entre 1865 et 1935, vous trouverez peut-être son nom dans les listes de passagers.

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Vos ancêtres viennent-ils de l’Acadie?

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Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre acadien, et quand il ou elle est arrivé en Acadie? Êtes-vous curieux de connaître vos origines acadiennes?

Si oui, notre site Web est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Acadiens. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à Bibliothèque et Archives Canada, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.

Vous pouvez consulter le fonds Registres paroissiaux, qui comprend des transcriptions de registres de l’état civil de certaines paroisses de l’Acadie et de la Gaspésie.

De plus, vous pouvez consulter les biographies des trente-sept familles hôtesses, telles que les familles « Surette » et « Poirier »,  du site Web de l’Université de Moncton. 

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Campagne de Sicile (juillet et août 1943)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le trafic maritime des Alliés en Méditerranée était constamment menacé par les attaques italiennes et allemandes. Dans le but de renverser la vapeur, les Alliés ont proposé, lors de la Conférence de Casablanca qui s’est tenue en janvier 1943, d’organiser un débarquement en Sicile, connu sous le nom de code « Opération Husky ».

Photo en noir et blanc de deux soldats canadiens à bord d’un navire de guerre.

Les troupes canadiennes en route vers la Sicile. Source

Après de longs mois de préparatifs, les troupes alliées, composées d’unités américaines, canadiennes, anglaises, françaises, australiennes et sud-africaines, ont amorcé le débarquement dans la nuit du 9 au 10 juillet. La 1re Division d’infanterie canadienne et la 1re Brigade blindée de l’armée canadienne étaient alors commandées par le major-général Guy Simonds. Les troupes canadiennes ont combattu dans des conditions très difficiles, dans un pays au relief très accidenté et à des températures de plus de 40 degrés Celsius.

Photo en noir et blanc de six soldats qui marchent près d’un char d’assaut sur un chemin étroit. Trois autres soldats sont perchés sur le char.

Des membres du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry marchent près d’un char d’assaut de type « Sherman », Valguarnera, Italie, 19 juillet 1943. Source

À partir des plages siciliennes où elles avaient débarqué près de Pachino, les troupes canadiennes ont pénétré vers l’intérieur de l’île. Elles ont pris part aux combats à Grammichele, Piazza Armerina et Valguarnera. Les villes de Leonforte et Assoro, bien situées au sommet des collines, ont pour leur part offert une forte résistance, mais les Canadiens ont finalement remporté ces batailles. Les troupes canadiennes ont perdu 562 soldats pendant cette campagne.

Le débarquement en Sicile a permis aux Alliés d’entreprendre la campagne d’Italie quelques semaines plus tard.

Bibliothèque et Archives Canada possède une très grande collection de documents militaires relatifs à l’Opération Husky et à la campagne de Sicile. En voici quelques exemples (en anglais seulement) :

Découvrez aussi :

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

15 juillet 1870 : le Manitoba rejoint la Confédération

Avant de devenir une province, le Manitoba a été le théâtre de nombreux événements et de moments décisifs dans l’histoire du Canada. En attendant la cession de la terre de Rupert au Canada, le gouvernement envoie des équipes d’arpenteurs dirigées par le Lieutenant-gouverneur William McDougall et chargées d’établir la cartographie de la région de la Rivière Rouge, en 1869. Les Métis s’inquiètent de la redistribution des terres aux futurs colons et de ses effets sur leurs propres terres.

Le leader des Métis, Louis Riel, dénonce la menace que ces activités de recensement font peser et forme un « Comité national » dont il devient secrétaire et John Bruce, président. Sommé de s’expliquer devant l’Assemblée législative d’Assiniboia, le 25 octobre 1869, Louis Riel déclare que le « Comité national » empêchera l’arrivée de McDougall ou de tout autre gouverneur dans la colonie de la Rivière-rouge tant que l’union avec le Canada ne fera pas l’objet de négociations avec la population locale.

En novembre, Louis Riel propose l’instauration d’un premier gouvernement provisoire (page disponible en anglais seulement) chargé de remplacer l’Assemblée législative d’Assiniboia dans le cadre des négociations sur la cession de la terre de Rupert.

Dessin d’une vue panoramique de Fort Garry, 1868.

Fort Garry, colonie de la Rivière-Rouge, 1868, le centre administratif du gouvernement provisoire. (c105625)

En janvier 1870, 20 représentants anglais et 20 représentants français de la colonie de la Rivière-rouge se réunissent pour débattre d’une Liste de droits et appuient la proposition de Louis Riel, visant à former un deuxième gouvernement provisoire. La quatrième version de cette Liste de droits a servi de base à l’Acte du Manitoba, 1870.

Membres du gouvernement provisoire de la nation métisse, 1870.

Conseillers du gouvernement provisoire de la nation métisse, 1870. (e011156794)

Le secrétaire du gouvernement provisoire, Louis Schmidt (disponible en anglais seulement) , décide alors d’accepter l’Acte du Manitoba, 1870 et d’entrer dans le Dominion du Canada, selon les dispositions énoncées dans la Loi sur la Confédération. La motion est adoptée.

Dans ses conclusions finales, Louis Riel souligne l’importance de ce vote :

« Je félicite les gens du Nord-ouest pour le dénouement heureux de leurs réalisations (applaudissements). Je les félicite pour leur modération et pour la fermeté avec laquelle ils ont poursuivi leurs objectifs; et je les félicite d’avoir eu assez confiance en la Couronne d’Angleterre pour croire qu’en fin de compte, ils obtiendraient leurs droits (applaudissements). Je dois aussi féliciter l’État pour être passé de cette réglementation provisoire à un régime plus permanent et satisfaisant » 1,

L’Acte du Manitoba est entré en vigueur le 15 juillet 1870.

1 http://www.gov.mb.ca/chc/archives/leg_assembly/pdf/leg_assembly_transcript.pdf (disponible en anglais seulement)

Documents connexes :

La guerre de Corée

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la péninsule de la Corée est divisée en deux parties le long du 38e parallèle, le Nord étant sous l’occupation de l’Union soviétique et le Sud, sous celle des États-Unis. Après l’élection d’un gouvernement communiste au Nord, en 1948, la guerre ouverte éclate rapidement : le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes envahissent le Sud.

Face à cette situation, le Conseil de sécurité des Nations Unies vote une résolution approuvant l’envoi de troupes pour défendre la Corée du Sud; plusieurs pays, dont le Canada, contribuent en fournissant des troupes.

Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec).

Convoy Le peloton de mortiers du 22e Royal Régiment est prêt à tirer. De gauche à droite : les soldats Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous originaires de Montréal (Québec). Source

Plus de 26 000 soldats canadiens participent à la guerre de Corée. Ils combattent les troupes communistes sur le terrain, tandis que la Marine royale canadienne — avec huit navires de guerre — participe au contrôle des côtes coréennes. Pour sa part, l’Aviation royale canadienne veille au transport des troupes et du matériel. Quelques pilotes prennent part aux combats aux commandes d’avions de chasse américains.

Photographie en noir et blanc de deux tireurs d’élite canadiens visant une cible inconnue.

Deux tireurs d’élite . Source

Le 27 juillet 1953, un accord d’armistice est signé à Panmunjom, mettant un terme à trois années de combats.

En tout, 516 Canadiens ont perdu la vie durant ce conflit armé. Leur nom est inscrit dans Les Livres du Souvenir… La Guerre de Corée, qui sont exposés à la Tour de la Paix, à Ottawa et qui sont également accessibles en ligne. Ces registres nous rappellent l’importante contribution et les sacrifices énormes consentis par ces Canadiens.

La collection de Bibliothèque et Archives Canada est très riche en documents relatifs à cette guerre, dont on souligne le 60e anniversaire de l’armistice en 2013. En voici quelques exemples :

Une partie du journal de guerre (War Diary, 1951) des troupes du Commonwealth, incluant les troupes canadiennes (en anglais seulement) :

Aussi, le journal de guerre (1950-1951) du détachement d’avant-garde (en anglais seulement) :

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Pour plus de renseignements sur comment commander des dossiers de service militaire, veuillez lire notre article de blogue sur ce sujet.

L’Expédition canadienne dans l’Arctique – 100e anniversaire

Au début du XXe siècle, le gouvernement canadien, dirigé par sir Robert Borden, est de plus en plus préoccupé par la souveraineté du Canada dans l’Arctique en raison des menaces que peut représenter la présence des États-Unis et de la Russie sur ce territoire. L’Expédition canadienne dans l’Arctique a été établie par le décret 406 du Conseil privé du 22 février 1913 sous la responsabilité du ministère du Service naval et d’autres instances gouvernementales.

Cette expédition est séparée en deux groupes possédant chacun leur objectif respectif : l’équipe nord, menée par Vilhjalmur Stefansson, a la responsabilité de l’exploration géographique de l’Arctique dans l’optique d’y assurer la souveraineté du Canada de la partie ouest, alors que l’équipe sud, avec à sa tête Rudolph M. Anderson, met, pour sa part, l’accent sur les découvertes scientifiques.

V. Stefansson, à bord du Karluk.

V. Stefansson, à bord du Karluk. Source

Rudolph Martin Anderson.

Rudolph Martin Anderson. Source

Une expédition pleine de défis

Le 17 juin 1913, l’expédition met les voiles à bord du navire Karluk partant d’Esquimalt Harbour en Colombie-Britannique pour se rendre à l’Île Herschel située dans la mer de Beaufort. Dès le mois d’août, le navire reste pris dans les glaces et dérive durant plus de quatre mois, jusqu’à son naufrage en Sibérie. Son capitaine, Robert Bartlett, décrit les derniers jours de ce périple dans son ouvrage intitulé Northward ho! : the last voyage of the Karluk. La décision de Stefansson de quitter le navire le 19 septembre 1913 afin de continuer ses activités d’exploration se déroule dans un climat de crise. D’ailleurs, le départ de Stefansson alimente la controverse parmi les historiens.

Le NCSM Karluk navigue près du port d’Esquimalt.

Le NCSM Karluk navigue près du port d’Esquimalt. Source

Pour en apprendre davantage

Vous trouverez ci-dessous quelques documents d’archives et des rapports gouvernementaux constituant des ressources documentaires qui témoignent de cette expédition.

À consulter sur place à Bibliothèque et Archives Canada :

Document de Bibliothèque et Archives Canada disponible en ligne :

  • la carte intitulée Discoveries in the Arctic Sea 1616-1927 identifie les îles découvertes par Stefansson et le groupe du Nord. Plusieurs lieux portent le nom de membres ayant participé à l’expédition.

Autres sources :

Veuillez noter que la majorité des documents sont en anglais seulement.

Pour obtenir de plus amples informations, n’oubliez pas de visiter l’exposition virtuelle du Musée canadien des civilisations: « Peuples et connaissance du Nord : l’histoire de l’Expédition canadienne dans l’Arctique (1913-1918) ».

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Dossiers d’immigration et de citoyenneté à BAC : Votre ancêtre est-il arrivé au Canada avant 1865?

Premier d’une série d’articles décrivant les documents sur l’immigration et la citoyenneté, cet article donne un aperçu de ce que l’on peut découvrir sur les immigrants arrivés au Canada avant la Confédération. Très peu de documents datant d’avant 1865 existent toujours. La plupart des archives qui restent proviennent de diverses sources et ont été indexées par nom dans les bases de données.

Voici les principales ressources à consulter* :

La base de données Immigrants pour le Canada a été compilée notamment à partir de dossiers d’immigration, de registres fonciers et de fonds privés, comme le fonds Peter Robinson. Cette base de données donne accès à plus de 28 000 références aux documents conservés à Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

La base de données Montreal Emigrant Society Passage Book (1832) donne accès à 1 945 références et documents numérisés au sujet de personnes ayant reçu l’aide de la Montreal Emigrant Society en 1832.

La base de données Immigrants à la Grosse-Île (1832-1937) est le fruit d’un accord entre Parcs Canada et BAC. Elle contient plus de 33 000 dossiers s’échelonnant sur une période de 100 ans. Les références qui s’y trouvent font état de divers faits vécus par les immigrants à leur arrivée à Québec et de leur séjour à la station de quarantaine de la Grosse-Île.

Les Registres de naturalisation du Haut-Canada et du Canada Ouest (1828-1850) contiennent le nom de 2 967 personnes qui ont obtenu leur naturalisation dans ce qui est devenu la province de l’Ontario, de 1828 à 1850. Les 188 registres ont été numérisés et peuvent maintenant être consultés à partir de cette base de données.

La base de données Documents de l’enregistrement de la citoyenneté de la Cour de circuit de Montréal (1851-1945) donne accès à plus de 8 000 références contenues dans les documents de l’enregistrement de la citoyenneté de la Cour de circuit de Montréal. Les dossiers ont été numérisés et associés aux références contenues dans la base de données.

Si vous pensez que certains de vos ancêtres sont venus de France au XVIIIe siècle, sachez que BAC détient un petit nombre d’états nominatifs de soldats ayant servi pendant le Régime français (1717-1786).

À venir!

Voici quelques articles de la série qui paraîtront prochainement :

  • Comment confirmer la présence de votre ancêtre au Canada avant 1865
  • Sources de renseignements sur l’immigration à partir de 1865 (principalement dans les bases de données)
  • Arrivées au Canada par la frontière des États-Unis

*Remarque : N’oubliez pas que la meilleure façon de savoir comment les documents sont classés dans une base de données, c’est de se rendre à la page d’aide à la recherche de cette base.