Voyage dans le temps : Bibliothèque et Archives Canada aide le Musée des beaux-arts du Canada à reconstituer une exposition de la Première Guerre mondiale

Au moment où les troupes canadiennes s’engagent dans les combats sur le front occidental, il n’y a pas encore de photographes militaires officiels. Le front n’est pas un endroit sûr pour les photographes commerciaux, et les officiers et leurs hommes n’ont pas le droit d’utiliser d’appareils photographiques personnels. Par conséquent, il n’existe aucune photo officielle des premières batailles auxquelles participe le Canada, comme la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915.

Le Bureau canadien des archives de guerre est fondé en janvier 1916 et prend immédiatement conscience de l’importance de la photographie, tant pour laisser une trace documentaire durable de la guerre que pour améliorer le moral des troupes. Le premier photographe militaire officiel du Canada est nommé en avril 1916. La même année, la première d’une série d’expositions de photographies militaires officielles canadiennes — qui feront courir les foules — a lieu au musée Grafton, au centre de Londres.

La princesse Christian au milieu d’autres admirateurs de la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, musée Grafton, Londres, juillet 1917 (MIKAN 3394829)

La princesse Christian au milieu d’autres admirateurs de la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, musée Grafton, Londres, juillet 1917 (MIKAN 3394829)

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Nouveaux livres dans la collection des Services de généalogie au 395, rue Wellington

Dans un précédent article, nous avons décrit ce que vous pouviez faire au 395, rue Wellington avant votre rendez‑vous. Une des suggestions était de visiter la Salle de généalogie et histoire familiale, au troisième étage. On y trouve des ouvrages de référence, des instruments de recherche, des atlas, des histoires de familles, des histoires locales et des histoires de groupes ethniques. Ces sources ne marquent que le début d’une passionnante recherche sur vos ancêtres.

Dans le présent article, nous avons le plaisir de fournir une liste des publications que nous avons acquises récemment. Le lien au catalogue AMICUS comprend la cote permettant de trouver le livre dans les rayons.

Si vous en êtes à vos premiers pas en généalogie, vous pouvez aussi consulter notre section Généalogie et histoire familiale.

Bonne exploration!

Histoires de familles

L’ancêtre des familles Kirouac en Amérique, son épouse et leurs fils : synthèse d’une recherche généalogique effectuée de 1978 à 2013, François Kirouac (AMICUS 42037458)

Barthélemy Verreau, premier Verreau en Nouvelle-France, Jean‑Marie Verreault (AMICUS 42159688)

Les 100 ans de Taschereau, Comité du 100e anniversaire de Taschereau (AMICUS 41969714)

Dictionnaire généalogique des familles Audet et Lapointe, 1663‑2013, Association des descendants de Nicolas Audet dit Lapointe (AMICUS 42155162)

Généalogie de la famille Bournival, Gilbert Bournival pour le Regroupement des Bournival d’Amérique (AMICUS 42214888)

George Goodson Knowlton: His Ancestors and Descendants, Doreen A. Smillie (AMICUS 42001478)

Hanrick / Handrick / Hendrick Family of County Wicklow, Ireland and West Québec, Canada, Della Hendrick Dupuis (AMICUS 42445077)

Labossière : descendant, 1878-2006, Association de la famille Labossière (AMICUS 42095787)

Les mariages Dumas du Québec et des régions avoisinantes, Michèle Dumas (AMICUS 42178843)

Munchinsky Family History, George Muchinsky (AMICUS 40824981)

Histoires locales et histoires de groupes ethniques

Aneroid and District, 100 Years, 1913-2013, Aneroid History Book Committee (AMICUS 42001472)

Beaver Tales from Castor & District, Castor and District History Book Committee (AMICUS 41170264)

Les filles du Roy (1663‑1673) : Champlain, Batiscan, Sainte-Anne-de-la-Pérade, coordination et supervision de Jean‑Pierre Chartier (AMICUS 42039279)

Irish Palatine Pioneers in Upper Canada: Commemorating 300 Years, 1709-2009, Société de généalogie de l’Ontario (AMICUS 40681965)

Municipal Records in Ontario: History and Guide, Fraser Dunford (AMICUS 40681952)

Neubergthal: A Mennonite Street Village: A Sense of Place with Deep Roots, responsables de la publication : Rose Hildebrand et Joyce Friesen (AMICUS 42247304)

Répertoire des mariages (1895-1986), baptêmes (1895-1986), sépultures (1895-2012), St-Jean-Baptiste de Cap-aux-Os : avec notes marginales, préparé par Donat Fournier, Serge Ouellet et Élaine Réhel (AMICUS 42202061)

Victory and Beyond, Beechy History Book Committee (AMICUS 39465589)

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er avril 2014 et le 30 juin 2014

  • Un client nous remercie et commente que c’était très facile à trouver.

Images de Terre Neuve maintenant sur Flickr

Images d’enfants dans les cultures autochtones maintenant sur Flickr

Un voyage tragique : 100 ans après le naufrage de l’Empress of Ireland

English version

Le 28 mai 1914, par une belle journée de printemps, l’Empress of Ireland, commandé par le capitaine Henry George Kendall, quitte la ville de Québec à destination de Liverpool (Angleterre) avec 1 477 passagers et membres d’équipage à son bord. Le navire prend du courrier à Rimouski avant de se rendre à la station de pilotage de Pointe au Père. En descendant l’échelle de corde, le pilote qui quitte le navire prédit : « Je pense que vous n’aurez pas beaucoup de brouillard. » S’amorce alors un concours de circonstances tragiques qui entraînera la mort de 1 012 personnes.

Le R.M.S. Empress of Ireland.

Le R.M.S. Empress of Ireland. (e011537953)

Le brouillard

Pendant la nuit du 29 mai, peu après 1 h 30, le capitaine Kendall aperçoit le navire charbonnier norvégien Storstad qui vient vers lui. Tout de suite après, un épais brouillard s’installe. Kendall ordonne alors d’arrêter le navire pour laisser l’autre vaisseau passer en toute sécurité, et les deux navires s’envoient des signaux pour communiquer leurs intentions. Dans son témoignage, le capitaine en second du Storstad mentionnera qu’au moment où le navire est entré dans le banc de brouillard, il ne semblait y avoir aucun risque de collision.

Juste avant 2 h, le charbonnier chargé à pleine capacité émerge du brouillard et se dirige à vive allure vers l’Empress. Le capitaine Kendall essaie désespérément de l’avertir, mais il est trop tard, et le Storstad percute violemment le milieu de l’Empress. Les dommages subis sont irréparables, car les salles des machines sont rapidement inondées. Privé de ses sources d’énergie, le navire ne peut fermer les portes étanches de sa cloison. L’eau continue de submerger l’Empress, qui donne un violent coup de roulis. Les signaux d’alarmes retentissent pour avertir les passagers endormis qu’il faut abandonner le navire.

SOS

Quelques centaines de personnes parviennent jusqu’au pont, mais seulement quatre canots de sauvetage sont mis à la mer avant que le vaisseau chavire. Les passagers et les membres d’équipage sont projetés dans les eaux glacées et, en quelques minutes, l’Empress disparaît vers son dernier lieu de repos, au fond du fleuve Saint Laurent.

La majorité de ceux qui ont perdu la vie cette nuit là se trouvaient loin en dessous du pont et voyageaient en troisième classe. Seulement 473 des 1 477 passagers et membres d’équipage à bord de l’Empress of Ireland ont survécu.

Le Storstad après la collision avec l’Empress of Ireland.

Le Storstad après la collision avec l’Empress of Ireland. (c001945)

Tragédie et blâme

Après la tragédie, bien des cœurs sont brisés et la chasse aux coupables commence. Les équipages des deux navires nient catégoriquement leur responsabilité dans l’accident. Des éditoriaux de l’époque mentionnent qu’à en croire les capitaines, les deux navires étaient immobilisés à plusieurs kilomètres l’un de l’autre. L’enquête attribuera finalement la responsabilité de la collision au capitaine du Storstad.

L’épave de l’Empress of Ireland repose au fond du fleuve Saint Laurent, à 11 kilomètres de Pointe au Père (Québec), sous 40 mètres d’eau. Une bouée de surface indique son emplacement. Cent ans plus tard, la tragédie de l’Empress of Ireland est toujours le plus grand accident maritime survenu dans les eaux canadiennes en temps de paix.

Autres recherches

Découvrez aussi :

Images du fonds Sir John Coape Sherbrooke et du Centre de préservation maintenant sur Flickr 

40e anniversaire d’ISSN Canada

L’année 2014 marque le 40e anniversaire d’ISSN Canada, le centre national canadien de l’ISSN (Numéro international normalisé des publications en série). Depuis janvier 1974, ISSN Canada, qui constitue un service au sein de la section de la Description bibliographique à Bibliothèque et Archives Canada (BAC), attribue les numéros ISSN et assure l’inscription des publications en série canadiennes.

Qu’est-ce qu’un numéro ISSN?

Un numéro ISSN est un code international normalisé qui permet d’identifier les publications en série, incluant les publications en série électroniques, indépendamment du pays de publication, de la langue ou de l’alphabet, de la périodicité, etc. Pendant quarante ans, ISSN Canada a aidé les bibliothèques et les éditeurs canadiens à identifier, commander, distribuer et repérer les publications en série rapidement et efficacement.

ISSN Canada est membre du réseau international ISSN, créé par un traité de l’UNESCO dont le Canada est signataire. ISSN Canada a la responsabilité exclusive de l’attribution des ISSN aux publications en série publiées au Canada.

40 ans de collaboration fructueuse

Représentant l’un des premiers membres du réseau, le Canada collabore depuis longtemps et de manière active auprès de la communauté ISSN. ISSN Canada est le troisième centre national le plus actif au sein du réseau ISSN, après la France et les États-Unis.

Ces quarante années de collaboration fructueuse entre les centres ISSN, en parallèle avec la croissance soutenue du réseau ISSN, est un accomplissement digne de fierté et de célébration pour BAC. Cette importante étape est l’occasion de souligner la longévité de l’identifiant ISSN et de célébrer la participation du Canada au réseau ISSN.

ISSN Canada souhaite remercier les éditeurs canadiens pour leur contribution à la réussite de ce programme.

Images liées aux anciens enregistrements sonores canadiens maintenant sur Flickr

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une dixième baladoémission : « Le gramophone virtuel : enregistrements historiques canadiens »

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) diffuse sa plus récente baladoémission, intitulée Le gramophone virtuel : enregistrements historiques canadiens. Le gramophone virtuel de BAC est un site Web multimédia consacré aux tout débuts des enregistrements sonores au Canada. Il donne un aperçu de l’époque des disques 78 tours dans notre pays.

Gilles Leclerc, archiviste adjoint, et Gilles St-Laurent, restaurateur audio en chef à BAC, se joignent à nous pour explorer le site Web du gramophone virtuel et la collection de musique de BAC. Ils décrivent divers aspects de la collection, et nous racontent quelques anecdotes surprenantes concernant la conservation de la collection pour les générations futures.

Abonnez vous à nos baladoémissions au moyen de notre fil RSS ou d’iTunes, ou consultez le site: Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

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