Les cahiers de dessins de William Redver Stark : quelques détails

Au cours des prochains mois, le blogue présentera une série d’articles visant à faire découvrir le travail de conservation qui se fait en coulisse. Grâce à cette activité, la collection de Bibliothèque et Archives Canada est conservée, préservée et mise à la disposition des générations futures qui pourront continuer d’en jouir. Ce faisant, nous accompagnerons l’équipe de conservation alors qu’elle s’affairera à préserver les cahiers de dessins de William Redver Stark. Cette année, nous avons eu un premier aperçu de la restauration des cahiers de dessins ainsi qu’un balado sur William Redver Stark. Au cours des prochains mois, l’équipe s’emploiera à la conservation des cahiers et à la documentation du processus de conservation sur le blogue, Facebook et Twitter.

Examen des cahiers de dessins : le travail préparatoire

Le papier utilisé dans les 14 cahiers de dessins est soit du papier vélin pour aquarelle soit du papier vélin à dessin. Le papier vélin est fabriqué au moyen d’un laminoir à fil tissé serré ou d’un moule arborant un modèle de tissage délicat. Comme on pouvait s’y attendre, les huit cahiers de dessins composés de papier à dessin ne comportent pas de filigrane. Les filigranes sont un motif ou un symbole, comme le nom du fabricant, imprimé sur un morceau de papier et que l’on peut voir quand on tient le papier devant une source lumineuse. Trois des six cahiers de dessins faits de papier pour aquarelle ont des filigranes de différents fabricants de papier britanniques.

Une photographie en couleur illustrant le dessin à l’aquarelle d’un cheval. Au bas de la feuille, on peut voir l’impression délicate du filigrane « 1915 England » (1915 Angleterre).

Filigrane indiquant « 1915 England » (1915 Angleterre) dans l’un des cahiers de dessins.

Les dimensions des cahiers de dessins varient de 84 x 126 mm à 145 x 240 mm, ce qui correspond approximativement à la taille d’un téléphone intelligent ou d’un jeu de cartes. Aucun des cahiers n’est paginé, mais en les regardant de plus près, on peut voir l’ordre dans lequel l’artiste a utilisé les cahiers; certains ont été utilisés du début à la fin, d’autres à partir de la fin jusqu’aux premières pages ou encore dans une séquence totalement aléatoire.

Une photographie en couleur de trois cahiers de dessins tachés déposés sur une table blanche à côté d’un téléphone intelligent afin de comparer la taille des objets.

Trois cahiers de dessins déposés à côté d’un téléphone intelligent afin de comparer la taille.

Un examen plus approfondi révèle d’autres éléments d’information importants. Certains des livres arborent encore l’étiquette du libraire, des étiquettes des coloristes ou des estampes à l’encre. On peut en retirer d’autre information sur la composition du papier, le format et la provenance du livre. Certaines étiquettes indiquent le nombre de pages, ce qui est particulièrement utile pour déterminer si des pages sont manquantes. L’examen a permis de conclure qu’il manquait de nombreuses pages dans ces cahiers de dessins. Les renseignements sur la provenance montrent aussi que les livres ont été acquis de divers relieurs, de libraires à Londres et en France et que certains étaient vendus à des consommateurs britanniques, français et allemands.

Photographie en couleur d’une étiquette jaune renfermant de l’information sur le relieur du cahier de dessins.

Exemple d’une étiquette d’un coloriste indiquant le fabricant, la provenance du cahier de dessins, le nombre de pages et la qualité du papier.

Les blocs de feuillets (le corps principal du livre) forment un cahier composé de quatre à huit in-folio. Un cahier est un groupe d’in-folio. Un in-folio est une seule page, pliée une fois. Tous les cahiers de dessins, sauf deux, ont été reliés de manière traditionnelle, l’un étant doté au dos de deux anneaux de métal et l’autre d’une reliure agrafée. Ces deux structures à reliure simple ont été fabriquées à la main et n’ont pas été conçues au moyen des méthodes de fabrication commerciale et industrielle communément utilisées dans la conception des livres à l’époque. Tous les cahiers de dessins sont dotés de couvertures de carton rigide. Les reliures sont unies et ont un aspect utilitaire, les couvertures et le dos n’arborant aucune décoration, à l’exception des notes manuscrites à l’encre ou au graphite, possiblement rédigées par l’artiste. Le dos de deux cahiers de dessins est fait de cuir, du tissu recouvrant le carton. Les autres livres ont des reliures de canevas beige dotées d’un fermoir à élastique. La plupart des cahiers de dessins sont munis d’un porte-crayon.

Les cahiers de dessins n’ont jamais fait l’objet de réparation ni de travaux de conservation, et ils présentent de multiples problèmes mineurs ou graves menaçant la stabilité, notamment :

  • des pages qui se détachent du dos
  • du papier déchiré et des morceaux de papier détachés
  • des pages manquantes
  • des pages placées dans un ordre autre que celui à l’origine
  • des fils de reliure brisés
  • un joint faible ou brisé reliant les blocs de feuillets aux couvertures
  • du ruban adhésif sur les couvertures
  • des zones fragilisées sur la couverture de tissu et du carton

Le prochain article de la série, intitulé « The William Redver Stark sketchbooks: page mapping », portera sur les méthodes employées par l’équipe de conservation pour déterminer l’ordre des pages dans les cahiers de dessins.

Visitez Flickr pour consulter d’autres images illustrant l’examen aux fins de la conservation.

Nouveaux livres dans la collection des Services de généalogie au 395, rue Wellington – janvier 2015

Voici une liste des publications de généalogie que nous avons acquises récemment. Vous pouvez consulter ces publications dans la Salle de généalogie et histoire familiale, au troisième étage, au 395, rue Wellington. Le lien au catalogue AMICUS comprend la cote vous permettant de trouver le livre dans les rayons.

Si vous en êtes à vos premiers pas en généalogie, vous pouvez aussi consulter notre section Généalogie et histoire familiale.

Bonne exploration!

Histoires de familles

De nos ancêtres Houallet en France aux descendants Ouellet-te en Nouvelle-France, de François Houallet et Isabelle Barré, à leur fils René et son rêve américain, par Jeannine Ouellet (AMICUS 43057598)

Généalogie ascendante de Maurice Fortier, par Lise Lefebvre (AMICUS 42357176)

La descendance de Pierre Gilbert, capitaine de vaisseau : Petite-Rivière-Saint-François à partir de 1756, par Jules Garneau (AMICUS 42913904)

André Marsil dit Lespagnol : l’ancêtre des Marcil et Mercille d’Amérique (1642-1725) par Denis Marsil (AMICUS 42507286)

La famille Miville-Dechêne, Julie : l’arrivée en Nouvelle-France et les pérégrinations à Québec et dans les environs du 17e au 21e siècle, par Michel Émond (AMICUS 42421839)

Famille Larocque, par Charles G. Clermont (AMICUS 42544482)

L’histoire de la famille acadienne des Lejeune dit Briard : les sept premières générations et plus, par André-Carl Vachon (AMICUS 43023469)

Looking back: a history of the Robert and Hannah (Swinton) Williamson family, 2013-1783, par M. Yvonne Brown (AMICUS 42487533)

The Amos B. Weber family history, par Tim Campbell (AMICUS 42624120)

The legacy of Peter Martin, par Tim Campbell (AMICUS 43040697)

The Noah B. Martin family history, par Tim Campbell (AMICUS 42624089)

The scent of oil: a Nicklos/Perkins family saga, par Gary May (AMICUS 39274484)

Histoires locales et histoires de groupes ethniques

Atlas généalogique de la France ancestrale : pays des migrants vers la Nouvelle-France, par Micheline Perreault (AMICUS 42213484)

Dictionnaire des souches allemandes et scandinaves au Québec, par Claude Kaufholtz-Couture et Claude Crégheur (AMICUS 42651679)

Présence irlandaise : l’histoire religieuse protestante, volume 1 : Villages et visages en Lotbinière (comprend des transcriptions de pierres tombales), recherche et rédaction par Sylvie Bernard, traduction par Claude Crégheur et Mélanie St-Jean (AMICUS 38820935)

La colonie nantaise de Lac-Mégantic : une implantation française au Québec au XIXe siècle, par Marcel Fournier (AMICUS 41526971)

Le pays des filles du Roy… au confluent du Saint-Laurent et de la Richelieu, par Louise Biron, Danielle Mailloux et Louise Pelletier (AMICUS 42139559)

Les Filles du roi au XVIIe siècle : orphelines en France, pionnières au Canada, par Yves Landry (AMICUS 42011241)

Les sépultures du coteau des Cèdres, 1750-1780, par Jean-Luc Brazeau et Isabelle Aubuchon (AMICUS 43036058)

Patriotes, reformers, rebels & raiders: tracing your ancestors during the troublous times in Upper and Lower Canada, 1820-1851, par Kenneth Cox (AMICUS 42726565)

Pour que rien ne s’efface : Notre-Dame-de-Lourdes, 2014, par Robert Charbonneau, Mario Cyr et Huguette Plourde (AMICUS 43043082)

Répertoire des naissances, des mariages et des décès de la paroisse de Saint-Émilien, Desbiens, 1926-1941, par la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean (AMICUS 42654710)

The Irish Catholic families of Puslinch Township, Wellington County, Ontario: a genealogy, par Marjorie Clark (AMICUS 42756767)

Bâtir un caisson pour la proclamation de la Loi constitutionnelle

Il pleuvait sur la Colline du Parlement lorsque la reine Elizabeth II et le premier ministre Pierre Elliot Trudeau ont signé la proclamation de la Loi constitutionnelle le 17 avril 1982. Des marques laissées par les gouttes de pluie, mélangées à l’encre, sont toujours visibles en guise de signes bien concrets de la riche histoire de la Loi.

La proclamation de la Loi constitutionnelle est un document important pour tous les Canadiens, car elle symbolise l’histoire du Canada, du temps de la colonie jusqu’au pays indépendant que nous connaissons aujourd’hui. À l’instar de nombreux autres documents historiques très précieux, celui-ci est presque toujours resté dans une chambre forte à des fins de conservation.

Comme c’est chaque fois le cas lorsqu’on expose la collection, il faut atteindre un certain équilibre. Exposer des objets signifie les soumettre à une lumière potentiellement dommageable, et ne pas les exposer se traduit par un accès restreint à la collection. Le prêt de la proclamation de la Loi constitutionnelle au nouveau Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg a constitué un défi exaltant pour le personnel des Soins préventifs et Conservation à Bibliothèque et Archives Canada (BAC) : il fallait rendre le document accessible aux Canadiens.

Donc, en quoi consistent les préparatifs en vue d’exposer un des documents les plus importants du Canada?

Des études menées en 2012 par l’Institut canadien de conservation ont permis de conclure que les encres ayant servi à signer la Loi sont extrêmement sensibles à la lumière. Dans un effort visant à prolonger la durée de vie du document, celui-ci n’est exposé qu’un certain nombre d’heures par année. Le personnel de BAC a dessiné et conçu un caisson et une vitrine de pointe afin de protéger la Loi de la lumière néfaste, du vandalisme et du vol.

Au départ, la Loi était conservée dans un boîtier fait sur mesure permettant de gérer l’humidité, l’exposition aux UV et la teneur en oxygène de manière à freiner la détérioration du document. Une vitrine a ensuite été fabriquée dans le but de limiter la quantité totale de lumière pénétrante durant l’exposition.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

Des restaurateurs posent à l’intérieur du boîtier un tissu de carbone activé qui permet de filtrer l’air, absorbant ainsi les polluants atmosphériques.

La vitrine est composée d’une couche de verre opaque noir spécial (protégeant le document de la lumière visible dans une proportion de 97 %), qui, activée par un simple bouton, peut rapidement devenir translucide lorsque le document est illuminé. Tout le système est relié à une minuterie qui gère la durée pendant laquelle le document est visible et enregistre le temps d’exposition total durant le prêt. Ce faisant, BAC peut mesurer la durée pendant laquelle la Loi sera exposée à la lumière pendant sa vie.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le sac argenté dans le boîtier joue le rôle d’un soufflet qui régularise la pression de l’air une fois que le boîtier est scellé afin d’éviter un changement de température ou de pression atmosphérique.

Le projet vise à rehausser l’accès du public au patrimoine de notre pays sans compromettre la préservation à long terme de la proclamation de la Loi constitutionnelle et à s’assurer que les Canadiens seront en mesure de voir ce trésor national, et ce, pour de nombreuses générations à venir.

Visitez le Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg pour profiter de cette rare occasion de voir la proclamation de la Loi constitutionnelle et d’autres documents importants faisant partie des collections de BAC durant les expositions inaugurales du Musée.

Dora de Pédery Hunt

Dora de Pédery‑Hunt a dit que les médailles étaient son moyen d’expression favori. « Ce sont comme des petits poèmes. » Même ceux qui ne connaissent pas Dora de Pédery‑Hunt possèdent probablement, ou ont déjà possédé, une de ses œuvres.

Photo noir et blanc d’une femme observant attentivement le modèle en céramique d’une médaille qu’elle tient dans ses mains.

Portrait de Dora de Pédery Hunt fabriquant une médaille (MIKAN 2267060)

Dora de Pédery‑Hunt (1913‑2008) est une sculpteure et médailliste d’origine hongroise. Elle obtient sa maîtrise en sculpture à l’Académie royale des arts appliqués de Budapest, en 1943, puis elle se rend au Canada en passasctunt par l’Allemagne en 1948. En Hongrie, elle étudie le moulage du bronze et du plâtre, ainsi que la sculpture de la pierre et du bois. À son arrivée au Canada, cependant, la nécessité de trouver un emploi stable pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille devient prioritaire. Dora met donc sa carrière artistique en veilleuse et devient ménagère. Plus tard, le répondant canadien de Dora en matière d’immigration, le major Thomas S. Chutter, lui présente Frances Loring et Florence Wyle, qui sont souvent considérées comme les premières sculpteures canadiennes. Loring et Wyle remarquent le talent de Dora et lui trouvent un poste d’enseignante en sculpture. Maintenant en mesure de consacrer l’essentiel de son temps aux arts, Dora de Pédery‑Hunt s’épanouit.

Photographie d’une médaille en bronze ornée du profil d’une femme et portant l’inscription « Celia Franca » en bas à gauche.

Médaille ornée du profil de Celia Franca (MIKAN 3704296)

Dans les années 1950, Dora reçoit plusieurs commandes des secteurs privé et public. Une de ses œuvres présentée à l’Exposition nationale canadienne impressionne Alan Jarvis, directeur du Musée des beaux‑arts du Canada. Grâce à l’appui de ce dernier, Dora obtient une bourse du Conseil des arts du Canada qui lui permet d’aller étudier en Europe pendant six mois pour peaufiner son talent. De retour au Canada, Dora exploite l’expérience acquise à l’étranger pour se lancer dans des projets de plus grande envergure, créant notamment des œuvres d’art religieux comme des tabernacles ornés et des stations du Chemin de croix. Elle continue néanmoins de créer de petites œuvres, y compris de nombreux prix, pièces commémoratives et médailles à effigie.

Photographie en couleur montrant une pièce de monnaie avec l’image de John A. Macdonald et un portrait d’une reine dans l’arrière-plan.

Pièce de monnaie pour commémorer le 100e anniversaire de la confédération canadienne : 1867-1967 (MIKAN 3637375)
© La Compagnie Trust Royal. Reproduit avec la permission de la Compagnie Trust Royal.

Après avoir enseigné dans un petit collège professionnel, Dora devient membre du corps enseignant à l’Ontario College of Art. Au cours de sa prolifique carrière, elle reçoit plusieurs prix et distinctions nationaux et internationaux, dont l’Ordre du Canada.

Photo d’une médaille en bronze représentant une image stylisée d’une personne assise, avec le mot « Canada » inscrit en haut, le long du bord de la pièce, et la mention « expo67 » en bas à droite.

Médaille commémorative d’Expo 67 à Montréal (MIKAN 2834429).

Alors quelle est cette œuvre d’art de Dora de Pédery‑Hunt que vous avez probablement en votre possession? Il s’agit du profil de la reine Elizabeth II que l’on retrouve sur les pièces de monnaie canadiennes de la fin du XXe siècle.

Photo du côté face de la pièce canadienne de 25 sous représentant le profil de la reine Elizabeth II.

Profil de la reine Elizabeth II sur une pièce de monnaie canadienne de 25 sous

Découvrez le fonds Dora de Pédery-Hunt.

Joyeux centenaire, Hockey Canada!

Le 4 décembre 2014, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) fête le centenaire de l’organisme national responsable du hockey amateur au Canada.

« Le hockey est notre sport d’hiver national. D’un bout à l’autre du pays, grands et petits s’y adonnent avec plaisir, à l’extérieur comme à l’intérieur. Le centenaire de Hockey Canada est l’occasion idéale de découvrir et de mieux comprendre les origines du hockey au Canada. »

L’honorable Bal Gosal, ministre d’État (Sport), le 30 octobre 2014

L’Association canadienne de hockey amateur (ACHA) est créée en décembre 1914 à Ottawa (Ontario). Cet organisme national reçoit le mandat d’administrer, de réglementer et de développer le hockey amateur au Canada. La rencontre qui mène à sa fondation réunit les associations provinciales de hockey de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario, la ligue de hockey de la ville de Montréal, l’Union de hockey intercollégial canadien, les administrateurs de la coupe Allan, l’Association olympique canadienne et l’Union athlétique amateur du Canada. Parmi les autres groupes qui se sont affiliés à l’ACHA depuis sa création, mentionnons les associations de hockey amateur du Québec (1919), du district d’Ottawa (1920), des Maritimes (1928), de Terre‑Neuve (1966) et du Nouveau‑Brunswick (1968).

Photo noir et blanc composite montrant des portraits de l’équipe entire dans des médaillons avec l’inscription « Monarch Hockey Club, Amateur Champions of Canada, Winners of Pattison Trophy’s Allan Cup 1913-1914 » [Club de hockey des Monarch, Champions amateur du Canada, gagnant de la coupe Allan.]

Le club de Hockey les Winnipeg Monarch. Gagnants de la coupe Allan 1913-1914. (MIKAN 3657113)

Bibliothèque et Archives Canada s’est associé avec Canadiana.org afin de rendre accessibles en format numérique certains documents importants du fonds de l’ACHA, comme le livre de règlements officiel du hockey amateur de 1927.

Reproduction d’un livre de règlements adopté en 1927 par l’Association canadienne de hockey amateur.

Rules of the Game [« Règles du jeu »] adoptées en 1927 par l’Association canadienne de hockey amateur (source : page 77).

En 1994, l’ACHA est fusionnée avec l’Association canadienne de hockey (mieux connue sous le nom de Hockey Canada), qui avait été fondée en 1968. La nouvelle organisation a pour mandat de sélectionner les équipes qui représentent le Canada lors des compétitions sur la scène internationale et de favoriser le développement des joueurs de hockey canadiens. Les documents de Hockey Canada qui sont conservés à BAC fournissent de l’information sur de nombreux tournois et séries disputés sur la scène internationale qui ont captivé tous les Canadiens, comme la Série du siècle de 1972 et la Coupe Canada 1976.

Bon imprimé en noir et blanc permettant de participer au tirage de billets permettant d’assister à une partie de la série opposant le Canada à l’Union soviétique en 1972.

Bon envoyé par la poste dans le cadre d’un tirage de billets permettant d’assister à une partie de la Série du siècle de 1972.
Source : Fonds Hockey Canada/Dossier chronologique du 4 juillet au 31 août 1972 (e001217378).

Pour en savoir plus sur l’évolution du hockey au Canada, venez découvrir les documents de Hockey Canada et de son prédécesseur, l’ACHA, qui sont conservés à BAC :

N’oubliez pas de visiter le Temple de la renommée du hockey, qui possède la plus grande collection sur l’histoire de ce sport, et d’admirer sa nouvelle exposition organisée conjointement avec BAC : La Première Guerre mondiale et un siècle de liens militaires avec le hockey.

Regard sur le hockey

Les « faux » portraits de Bibliothèque et Archives Canada

Un faux portrait est le portrait imaginaire d’une personne, habituellement célèbre ou connue. D’ordinaire, il ne présente pas de ressemblance réelle et est produit bien après le décès de la personne.

Un très grand nombre de personnages historiques très importants n’ont pas posé de leur vivant, mais il y a toujours eu de la demande pour de « vrais » portraits d’eux.

Avec les faux portraits, on ne cherchait pas nécessairement à tricher; dans bien des cas, leurs auteurs ou promoteurs étaient motivés par l’intérêt public. À partir du XIXe siècle, ce portrait célèbre de Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec, a joué un rôle commémoratif et éducatif important.

Lithographie attribuée à Louis-César-Joseph Ducornet, 1854. Elle montre un homme légèrement de biais par rapport à la personne qui le regarde et portant un doublet noir dont les manches révèlent une chemise blanche. La ville de Québec est à l'arrière plan.

Faux portrait de Samuel de Champlain (MIKAN 2919672)

Un faux portrait nous en dit souvent beaucoup plus sur la société dont il provient que sur la figure historique qu’il cherche à représenter. Certains estiment que cette image d’allure pieuse a constitué un frontispice parfait aux récits de la Nouvelle-France au XIXe siècle écrits par des historiens également hommes d’Église. Il semble qu’il importait peu à ces derniers que le portrait ait été en fait la copie d’une gravure du XVIIe siècle représentant un fonctionnaire français à la moralité douteuse.

Les collections de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) contiennent d’autres faux portraits intrigants. Ainsi, BAC a acquis ce portrait miniature en cire, l’un des très rares portraits réalisés avec cette matière qui ait survécu.

Portrait miniature en cire réalisé par un artiste anonyme au début du XIXe siècle. Ce portrait plutôt générique montre un homme de profil portant un manteau britannique rouge doté de garnitures or, une cravate blanche et un gilet bleu, et dont les cheveux longs sont attachés. Il s'agit d'un portrait miniature assez sculptural.

Portrait de cire du général James Wolfe (MIKAN 3793977)

Malgré qu’on y indique qu’il s’agit d’un portrait du général James Wolfe, célèbre pour son rôle dans la décisive bataille de Québec (1759), cette miniature ne reproduit aucun des traits physiques connus de Wolfe. Pourtant, plusieurs portraits miniatures presque identiques se trouvent dans d’autres collections, et chacun d’eux indique également qu’il s’agit de Wolfe. On peut supposer que de nombreux moules de ce portrait ont été réalisés puisque de plusieurs exemplaires de ce fragile objet ont survécu.

La cire était une matière bon marché qui permettait de produire aisément de nombreux exemplaires. Le portrait de cet homme célèbre a vraisemblablement été créé en masse, pour satisfaire la grande demande pour des portraits de « Wolfe, le héros » qui a émergé dans le grand public au XIXe siècle. Probablement créé bien longtemps après la mort de Wolfe par un entrepreneur anonyme, il présente la vue de profil idéalisée et héroïque d’un jeune officier  ̶  exactement le genre d’image dont il était certain qu’elle ravirait le public.

Le fonds Alma Duncan de Bibliothèque et Archives Canada

Vous êtes amateur d’art et vous aimeriez faire une recherche sur la vie et l’œuvre de l’artiste canadienne Alma Duncan (1917-2004)? Faites d’abord un arrêt à Bibliothèque et Archives Canada! De 1998 à 2005, nous avons acquis le fonds Alma Duncan, ce qui fait de nous la principale référence pour l’étude et la préservation des œuvres et des documents relatant le parcours de cette artiste, tant sur le plan professionnel que personnel.

Notre collection comprend d’importantes toiles peintes à l’huile, comme cet autoportrait réalisé en début de carrière :

Autoportrait avec tresses

Autoportrait avec tresses (MIKAN 2996876)

L’artiste s’y est représentée vêtue d’un pantalon, à une époque où ce genre de tenue était quelque peu osé pour une femme.

La collection comprend également des dessins et des esquisses d’Alma Duncan, ainsi que des documents en lien avec son autre carrière comme conceptrice graphique et réalisatrice, dont des bandes de films originales. Parmi les articles les plus fascinants, mentionnons ceux liés à Dunclaren Productions, la société cinématographique fondée en 1951 par Duncan et la photographe canadienne Audrey McLaren, et qui fut en activité jusqu’en 1960. Ensemble, les deux femmes ont créé trois courts métrages d’animation salués à l’échelle internationale, réalisés en grande partie dans un grenier d’Ottawa. Aujourd’hui, ces films représentent d’importants jalons dans l’histoire du court métrage d’animation – un genre où le Canada a toujours excellé.

Le fonds documentaire Dunclaren Productions comprend également la plupart des marionnettes et des accessoires originaux créés par Alma Duncan elle-même pour ses films.

La marionnette ci-dessous (tout comme la deuxième tête de marionnette avec un visage effrayé) a été conçue pour le film Folksong Fantasy. Elle révèle la grande méticulosité dont a fait preuve l’artiste pour modifier l’expression des personnages de ses films.

Marionnette – L’épouse dans une robe orange

Marionnette – L’épouse dans une robe orange (MIKAN 4488575)

Tête de marionnette – L’épouse effrayée

Tête de marionnette – L’épouse effrayée (MIKAN 4488578)

Les accessoires étaient eux aussi conçus avec minutie, comme en font foi ces petits iglous et ce kayak miniature créés pour le film Kumak, the Sleepy Hunter, et qui témoignent de l’intérêt qu’a toujours porté Alma Duncan à l’Arctique canadien :

Iglous

Iglous (MIKAN 4488522)

À compter du 2 octobre 2014, la Galerie d’art d’Ottawa présentera une grande rétrospective intitulée ALMA. La vie et l’œuvre d’Alma Duncan (1917-2004). Bibliothèque et Archives Canada a prêté un grand nombre d’articles pour cette exposition, qui mettra en vedette plusieurs des œuvres mentionnées ci-haut.

Les feuillets autoadhésifs : attention, danger!

C’est indéniable, les feuillets autoadhésifs sont extrêmement pratiques… grâce à leurs formes et leurs couleurs variées, il est facile d’organiser nos notes et réflexions et de les placer exactement où nous le voulons. On les utilise partout, au bureau, à la maison, à l’école — ah, si seulement je détenais le brevet d’invention!

Pourtant, ces feuillets autoadhésifs ne sont pas les bienvenus dans les bibliothèques et les archives, et ce, pour d’excellentes raisons. En 1988-1989, des spécialistes en conservation de la National Archives and Records Administration aux États-Unis (en anglais seulement) ont effectué les premiers tests sur des feuillets autoadhésifs. Ils ont découvert que des résidus de colle demeuraient sur la surface de papier en contact avec le feuillet autoadhésif (même s’il était posé et retiré immédiatement); que l’adhésif pouvait arracher une partie des images électrostatiques (c.-à-d. l’encre d’imprimerie); et que la teinture contenue dans le feuillet autoadhésif pouvait couler si elle entrait en contact avec de l’eau. De nouveaux tests effectués récemment ont confirmé ces résultats; ils démontrent qu’avec le temps la plupart des feuillets autoadhésifs laissent des taches.

Les images suivantes illustrent les résultats d’un test — pas du tout scientifique — effectué par Bibliothèque et Archives Canada. Bien que les résultats soient saisissants, ils ne sont pas très surprenants.

1. « C’est un bon livre; je vais revenir un peu plus tard à ce chapitre pour noter la référence… »

Feuillet autoadhésif utilisé comme signet

Feuillet autoadhésif utilisé comme signet

2. « Eh bien, j’avais déjà entendu parler de ce que la lumière pouvait faire aux couleurs, mais ce feuillet rose a vraiment pâli en un temps record. »

Feuillet autoadhésif montrant des signes de décoloration à la lumière

Feuillet autoadhésif montrant des signes de décoloration à la lumière

3. « Oh… je ne m’attendais pas à ÇA… et il n’a même pas été mouillé. »

Trace de résidu de colle sur la page après que le feuillet autoadhésif ait été retiré

Trace de résidu de colle sur la page après que le feuillet autoadhésif ait été retiré

C’est exactement pour cela qu’il n’est pas permis d’utiliser les feuillets autoadhésifs sur les livres et les documents d’archives, même temporairement!

Rappelez-vous : en bannissant les feuillets autoadhésifs de nos collections, vous contribuerez à la préservation à long terme du patrimoine documentaire canadien.

William Redver Stark : La restauration des cahiers

Différentes approches ont été privilégiées au cours des années pour la conservation des cahiers de dessins ou des œuvres reliées. Pendant longtemps, on détachait simplement les œuvres pour se débarrasser de la reliure. Maintenant, la valeur historique et archivistique de la reliure est largement reconnue. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ne fait pas exception, et les traitements de conservation visent désormais à préserver l’intégrité des œuvres, incluant leur reliure.

Dans un article précédent, nous vous avons présenté l’œuvre du soldat William Redver Stark. Les cahiers faisant partie du fonds William Redver Stark n’avaient jamais été réparés ou préservés, et commençaient à montrer des signes d’usure :

  • Déchirures et trous
  • Pages détachées, manquantes ou dans le mauvais ordre
  • Fils de reliure brisés
  • Couvertures pas solidement reliées aux pages ou carrément détachées

Les cahiers font donc l’objet de différents traitements de conservation, entrepris par une équipe de conservateurs hautement spécialisés œuvrant dans le domaine de la conservation et de la restauration de livres, au sein de BAC. Ces conservateurs ont travaillé de concert avec les gestionnaires de collections et les archivistes pour respecter l’intégrité de l’œuvre de Stark, et lui rendre pleinement ses heures de gloire.

Quant aux dessins et aux aquarelles de ce fonds, ils sont en très bon état. Dans certains cas, on croirait mêmes qu’ils ont été réalisés il y a quelques jours à peine. Il faut dire que les cahiers sont restés fermés pendant pratiquement cent ans, et que les pages ont rarement été exposées à l’air ou à la lumière. Ainsi, contempler une œuvre de Stark, c’est faire un voyage dans le temps qui permet de voir le travail d’un artiste tel qu’il a été fait il y a cent ans, au cours d’une des guerres les plus meurtrières et cruciales de notre temps.

En somme, le travail de restauration de l’équipe de Conservation et de restauration de BAC permettra de stabiliser l’état des cahiers afin de s’assurer qu’ils traverseront avec succès l’épreuve du temps, et permettront aux générations futures d’avoir accès à une importante partie de notre histoire.

Exemple d’un traitement de restauration requis : le ruban adhésif doit être retiré.

Autre exemple de traitement de restauration requis : la couverture doit être recousue.

Voir aussi :

William Redver Stark, artiste soldat

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À partir de 1916, des artistes embauchés officiellement, comme A.Y. Jackson et David Milne, documentent l’expérience du Canada durant la Première Guerre mondiale, grâce au Fonds de souvenirs de guerre canadiens. Toutefois, de nombreux autres artistes, amateurs ou professionnels, racontent leur expérience de la guerre lors du combat, de la construction de routes, du transport de biens ou des soins prodigués à d’autres, trouvant le temps de créer des images saisissantes du monde qui les entoure.

Le fonds William Redver Stark, conservé par Bibliothèque et Archives Canada (BAC), fait partie des rares dossiers qui documentent la vie d’un artiste non officiel de l’Armée. Quatorze cahiers de dessins et d’aquarelles particulièrement bien préservés nous font découvrir la vie d’un soldat qui a vu l’action de beaucoup plus près que les artistes officiels, et qui donne une idée plus spontanée et intime de la vie quotidienne dans ce contexte.

Les cahiers de croquis présentent des images de soldats en pleine action ou au repos, des pièces d’artillerie et des soldats allemands capturés, des paysages traversés par les bataillons, et même des attractions du zoo de Londres, où Stark s’est rendu pendant une permission. Les illustrations complètent admirablement bien le dossier militaire de l’artiste, l’historique de son bataillon et notre compréhension visuelle de la vie d’un militaire durant la Première Guerre mondiale.

William Redver Stark avec un chat. Gracieuseté de Anciens Combattants Canada.

William Redver Stark avec un chat.
Gracieuseté de Anciens Combattants Canada.

Bibliothèque et Archives Canada a reçu le fonds William Redver Stark en 2005, à titre de don de la part de son neveu, Douglas Mackenzie Davies, et de sa famille : son épouse, Sheila Margaret Whittemore Davies, et leurs deux fils, Kenneth Gordon Davies et Ian Whittemore Davies.

Comment faire des recherches dans les cahiers de croquis

Les pièces des 14 cahiers de croquis du fonds William Redver Stark ont été décrites et numérisées pour faciliter la recherche par sujet ou par type de paysage. Par exemple, vous pouvez chercher toutes les images du fonds qui représentent des ponts ou des constructions.

Pour faire une recherche dans les cahiers de croquis, choisissez l’option Recherche avancée. Dans le menu déroulant, choisissez « Un de ces mots » et entrez le numéro de référence archivistique (R11307) ou le numéro MIKAN (616998). Pour préciser votre recherche, ajoutez un mot clé comme « ponts » dans le deuxième champ.

Documents connexes

Ne manquez pas l’article William Redver Stark : La restauration des cahiers pour en savoir plus sur le travail réalisé par les restaurateurs de BAC.