Le sergent Holmes, le major O’Kelly et le lieutenant-colonel Shankland, récipiendaires de la Croix de Victoria

Par Emily Monks-Leeson

Le sergent Thomas William Holmes est le plus jeune récipiendaire canadien de la Croix de Victoria. Né à Montréal le 14 octobre 1898, il ment sur son âge pour s’enrôler dans le 147e Bataillon du régiment Grey, détaché outre-mer : il affirme être plutôt né le 17 août 1897. Il sert au sein du Bataillon canadien de fusiliers à cheval et participe au premier assaut contre les forces allemandes à Passchendaele, il y a cent ans. Quand le flanc droit de l’armée canadienne est arrêté par les tirs de mitrailleuses et de fusils en provenance d’une casemate allemande, infligeant de lourdes pertes aux Canadiens, le sergent Holmes se lance à l’assaut plusieurs fois, bombardant seul les mitrailleurs allemands et finissant par capturer les 19 occupants de la casemate. Il survit à la guerre et rentre au Canada, où il meurt le 4 janvier 1950. Sa dépouille est enterrée au cimetière Greenwood d’Owen Sound, en Ontario.

Photo noir et blanc d’un jeune homme souriant, en uniforme, la casquette légèrement de travers.

Le soldat Thomas William Holmes, récipiendaire de la Croix de Victoria, janvier 1918 (MIKAN 3216873)

Le major Christopher Patrick John O’Kelly, né le 18 novembre 1895 à Winnipeg, au Manitoba, commence sa carrière militaire au sein du Corps expéditionnaire canadien comme sous-lieutenant. À 21 ans, il devient capitaine remplaçant du 52e Bataillon (96e Régiment du lac Supérieur), dirigeant ses hommes à l’assaut des défenses allemandes à l’éperon de Bellevue, près de la crête de Passchendaele. Sans soutien de l’artillerie, il mène son unité près d’un kilomètre derrière les lignes ennemies, et réussit à prendre les positions allemandes. Il organise et dirige ensuite les attaques contre les casemates allemandes, faisant 100 prisonniers et s’emparant de 10 mitrailleuses. Son grand leadership lui vaut la Croix de Victoria; il sera promu plus tard au rang de major. Il survit à la guerre, mais meurt quelques années plus tard dans un accident de bateau près de Red Lake, en Ontario, le 15 novembre 1922.

Photo noir et blanc d’un soldat couvert de boue, appuyé au mur d’une tranchée, tenant une cigarette et regardant le photographe.

Le major Christopher Patrick John O’Kelly (alors capitaine), récipiendaire de la Croix de Victoria et de la Croix militaire, décembre 1917 (MIKAN 3219566)

Page de texte serré où sont décrits soigneusement les événements du 26 octobre 1917. On y mentionne le capitaine O’Kelly et le lieutenant Shanklin [sic].

Page 19 du journal de guerre du 52e Bataillon d’infanterie canadien, 26 octobre 1917 (MIKAN 1883263)

Le lieutenant-colonel Robert Shankland est né à Ayr, en Écosse, en 1887. Il immigre au Canada en 1910 et s’installe à Winnipeg, au Manitoba. Il s’enrôle comme soldat dans le 43e Bataillon d’infanterie, où on lui décerne la Médaille de conduite distinguée pour son courage pendant la bataille du Bois du Sanctuaire en juin 1916. Promu au rang de lieutenant-colonel, Shankland, aidé de 40 hommes, prend l’éperon de Bellevue le 26 octobre 1917, malgré l’effondrement des lignes alliées et les tirs nourris des Allemands. Les deux flancs étant exposés, Shankland laisse le commandement de l’unité à un autre officier et se rend seul au quartier général du Bataillon, où il expose son plan pour la contre-attaque. Il revient ensuite avec des renforts pour mener la charge. Dans son numéro du 14 décembre 1917, le London Gazette relate ainsi l’exploit :

« S’étant emparé d’une position, il rassemble le reste de son peloton et des hommes d’autres compagnies, les dispose de manière à ce qu’ils puissent se rendre maître[s] du terrain devant, puis inflige[nt] des pertes importantes à l’ennemi en retraite. Plus tard, il disperse une contre-attaque et permet ainsi aux troupes de soutien d’avancer sans encombre. » [Traduction de la Défense nationale]

Liste tapée à la machine des événements du 26 octobre 1917, et en particulier, de ce qui est arrivé au 43e Bataillon d’infanterie canadien entre 10 h et 10 h 30.

Journal de guerre du 43e Bataillon d’infanterie canadien, octobre 1917, page 14 (MIKAN 1883254)

Le lieutenant-colonel Shankland survit à la guerre. Il servira à l’étranger pendant la Deuxième Guerre mondiale, à titre de commandant de camp au quartier général de l’Armée canadienne en Angleterre. Comme deux autres récipiendaires de la Croix de Victoria, Leo Clarke et Frederick William Hall, il a vécu sur la rue Pine, à Winnipeg. En leur honneur, cette rue est rebaptisée Valour Road en 1925.

Bibliothèque et Archives Canada possède les dossiers de service du sergent Holmes, du major O’Kelly et du lieutenant-colonel Shankland.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Soldat Michael James O’Rourke, VC

Par Emily Monks-Leeson

En ce 100e anniversaire du premier jour de la bataille de la côte 70 en France, durant la Première Guerre mondiale, voici le portrait d’un récipiendaire de la Croix de Victoria (VC), le soldat Michael James O’Rourke.

Né à Limerick, en Irlande, et résident de la Colombie-Britannique, Michael O’Rourke est un brancardier de 39 ans servant dans le 7e bataillon d’infanterie (1er bataillon de Colombie-Britannique). Pendant trois jours, du 15 au 17 août 1917, le soldat O’Rourke travaille sans relâche à transporter les blessés en lieu sûr alors que le Corps canadien livre bataille pour capturer et tenir la côte 70. Malgré d’intenses bombardements et tirs de fusils allemands, le soldat O’Rourke réussit à se rendre près des soldats blessés, à panser leurs plaies et à leur donner à boire et à manger jusqu’à ce qu’ils puissent être transportés à l’abri du danger.

Sa citation pour la Croix de Victoria se lit comme suit [traduction] :

Durant toute cette période, le secteur où il travaille est la cible d’intenses bombardements et elle est balayée par les tirs nourris des fusils et des mitrailleuses. À plusieurs reprises, il est renversé et partiellement enseveli par les retombées de tirs d’obus ennemis. Dès qu’il voit un camarade rendu aveugle trébucher devant notre tranchée, le soldat O’Rourke s’élance, au mépris des tireurs d’élite ennemis, et ramène le soldat blessé; ce faisant, il devient lui-même la cible de tireurs embusqués. À nouveau, il franchit environ 50 mètres devant notre barrage, sous le feu intense et précis des mitrailleuses ennemies et des tireurs d’élite, et ramène un camarade. En une autre occasion, alors que la ligne des positions avancées se retire pour se consolider, il s’élance sous les tirs ennemis de toutes sortes et ramène un homme blessé qui avait été laissé derrière. (London Gazette, no 30372, 8 novembre 1917)

La citation mentionne que, par ses interventions, le soldat O’Rourke a [traduction] « incontestablement sauvé de nombreuses vies ».

Photographie en noir et blanc d’un soldat assis, une main bandée, souriant au photographe.

Soldat Michael James O’Rourke, VC, novembre 1917 (MIKAN 3219606)

Michael James O’Rourke survit à la guerre et revient au Canada. Il passe plusieurs années à Vancouver, vivotant de petits boulots et de sa maigre pension d’invalidité de 10 $ par mois. Il mène une marche de protestation durant la grève des débardeurs en 1935 et est attaqué par la police lors de la bataille du quai Ballantyne.

Photographie en noir et blanc d’un groupe de personnes entourant deux soldats.

Le soldat Michael James O’Rourke, VC, 7e bataillon, avec le cadet Robert Hanna, VC, à sa droite (MIKAN 3219607)

Michael James O’Rourke décède à Vancouver le 6 décembre 1957; il est inhumé au Forest Lawn Memorial Park de Burnaby, en Colombie-Britannique.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service du soldat Michael James O’Rourke dans le Corps expéditionnaire canadien.

Ressources connexes


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Le Corps canadien et la bataille de la côte 70

Par Emily Monks-Leeson

Ce 14 août marque un anniversaire important dans l’histoire de la participation du Canada à la Première Guerre mondiale. Bien que la bataille de la côte 70 ait été éclipsée dans la mémoire collective par la bataille de la crête de Vimy, elle a été planifiée, menée et gagnée presque entièrement par le Corps canadien en août 1917.

Après la victoire de Vimy, le lieutenant-général Julian Byng, depuis longtemps commandant des divisions canadiennes, prend la direction de la troisième armée britannique; c’est le lieutenant-général Sir Arthur Currie, né au Canada, qui devient le nouveau commandant du Corps canadien. En juillet 1917, Sir Douglas Haig ordonne à Currie de lancer une attaque contre la ville de Lens, alors aux mains des Allemands. Currie insiste, au contraire, pour capturer la côte 70, au nord de Lens, ce qui permettrait aux Alliés d’occuper une position stratégique plus élevée, forçant ainsi les troupes allemandes à contrattaquer à partir de leurs postes de défense urbains lourdement fortifiés et bien camouflés.

L’assaut est soigneusement planifié. Le soir du 14 août, l’artillerie canadienne commence à bombarder intensément la côte 70. Le lendemain matin, dix bataillons d’assaut du Corps expéditionnaire canadien formés à partir des quatre divisions canadiennes se lancent à l’attaque. Les soldats canadiens s’emparent de leurs premiers objectifs en moins de vingt minutes, soutenus par des avions volant à basse altitude qui les aident à diriger l’artillerie vers des poches de résistance allemandes.

Délogée de la colline, l’armée allemande contrattaque immédiatement. Les deux belligérants utilisent des armes chimiques et les soldats rendus presque aveugles doivent se battre derrière leur masque à gaz embué. Durant quatre jours, les Allemands contrattaquent 21 fois, mais à la fin, les Canadiens réussissent à rester maîtres de la colline surplombant la ville de Lens. Haig qualifie la bataille « d’une des plus belles opérations mineures de la guerre », alors que pour Currie, elle compte parmi les plus dures batailles menées et gagnées par le Corps canadien.

La bataille de la côte 70 a fait environ 9 000 morts ou blessés chez les soldats canadiens, et 41 ont été faits prisonniers. Ayant mobilisé cinq divisions pour défendre la côte 70, les Allemands ont perdu environ 25 000 soldats; 970 ont été capturés.

Photographie en noir et blanc de deux hommes étendus sur des brancards. Du personnel médical s’occupe d’un des deux blessés, alors que l’autre est étendu sur le côté. Plusieurs soldats se tiennent debout à gauche des brancards, et d’autres sont assis à l’arrière-plan. La scène se passe dans les décombres d’un édifice bombardé dont il ne reste qu’une cheminée.

Des brancardiers pansent les blessures de soldats canadiens lors de l’assaut sur la côte 70. Août 1917 (MIKAN 3395845)

Photographie en noir et blanc d’un convoi de charrettes se déplaçant sur la route. Un groupe de soldats écossais en kilt tire la dernière charrette.

Le 13e bataillon de mitrailleurs allant se reposer après la bataille de la côte 70. Août 1917 (MIKAN 3406033)

Une photographie en noir et blanc d’une colonne de soldats marchant dans une ville. Quelques officiers, des enfants et d’autres civils les regardent passer.

Le général Sir Arthur Currie regardant défiler ses hommes en route vers le camp après avoir pris la côte 70. Août 1917 (MIKAN 3404812)

Six Croix de Victoria ont été décernées à des soldats du Corps canadien pour leurs actions pendant et immédiatement après la bataille de la côte 70. Au cours de la semaine prochaine, dans sa série de blogues intitulée Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria, Bibliothèque et Archives Canada présentera un portrait de ces récipiendaires, cent ans jour pour jour après les actes de bravoure à la source de leur distinction.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Le maréchal de l’air William Avery Bishop, récipiendaire de la Croix de Victoria (VC)

Par Emily Monks-Leeson

La publication d’aujourd’hui dans le cadre de notre série de blogues Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria porte sur l’un des Canadiens les plus connus de la Première Guerre mondiale, l’as de l’aviation William Avery (« Billy ») Bishop.

Photographie en noir et blanc d’un militaire assis, les mains sur les cuisses. Il porte la ceinture Sam Browne, une large ceinture en cuir munie d’une courroie plus étroite placée en diagonale et qui passe par-dessus l’épaule droite.

Le lieutenant-colonel W.A. Bishop, VC, dans l’atelier du lieutenant Quinn, sans date, Londres, Angleterre (MIKAN 3623353)

William Avery Bishop est cadet au Collège militaire royal du Canada lorsqu’il s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien, le 30 septembre 1914. Après avoir servi brièvement dans les tranchées, il passe au Royal Flying Corps (Corps royal d’aviation). Il reçoit son brevet en novembre 1916 et abat 12 avions au total en avril 1917 seulement; grâce à cet exploit, il obtient la Croix militaire et sa promotion au rang de capitaine. À la fin de la Première Guerre mondiale, Billy Bishop est lieutenant-
colonel et 72 victoires sont inscrites dans son dossier.

Photographie en noir et blanc d’un homme assis dans le poste de pilotage ouvert d’un avion et regardant le viseur.

Le capitaine W.A. Bishop, VC, Royal Flying Corps, août 1917. Photographe : William Rider-Rider (MIKAN 3623352)

Billy Bishop est le premier aviateur canadien à recevoir la Croix de Victoria pour son attaque en solitaire contre un aérodrome allemand près de Cambrai, en France, le 2 juin 1917. Voici ce que mentionne sa citation dans The London Gazette :

Le capitaine Bishop, envoyé en mission solo, commença par survoler un aérodrome ennemi; n’y trouvant aucun aéronef, il se dirigea vers un autre aérodrome situé à environ trois miles au sud-est, donc au moins à 12 miles de l’autre côté de la ligne. Il y vit sept aéronefs au sol, dont certains avaient le moteur en marche. Il les attaqua d’une cinquantaine de pieds; un mécanicien, qui faisait démarrer un des moteurs, fut aperçu en train de tomber. Un des aéronefs réussit à s’envoler; toutefois, à une hauteur de 60 pieds, le capitaine Bishop lui tira quinze coups à distance très rapprochée et l’aéronef s’écrasa au sol. Il tira ensuite une trentaine de coups vers un deuxième avion qui venait de décoller et qui se trouvait à quelque 150 pieds de lui et qui vint s’écraser contre un arbre.

Deux autres aéronefs décollèrent alors de l’aérodrome. L’un d’eux s’engagea à une hauteur de mille pieds en déchargeant le reste de ses munitions. Son engin s’écrasa à 300 verges de l’aérodrome, après quoi le capitaine Bishop vida un chargeur complet dans le quatrième aéronef ennemi et retourna à sa base. (The London Gazette, numéro 30228, samedi 11 août 1917) [traduction du Musée canadien de la guerre]

Le maréchal de l’air William Avery Bishop meurt le 11 septembre 1956 à Palm Beach, en Floride. Il est enterré dans le lot de la famille Bishop au cimetière Greenwood d’Owen Sound, en Ontario.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service de William Avery Bishop dans le Corps expéditionnaire canadien.

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Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

Soldat John George Pattison, VC

Bannière avec deux photos: une montrant une photo de la bataille de la crête de Vimy qui transitione vers une image plus contemporaine montrant le mémorial de VimyPour souligner le deuxième jour de la bataille de la crête de Vimy, le 10 avril 1917, le blogue de Bibliothèque et Archives Canada retourne à la série Centenaire de la Première Guerre mondiale : Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous y traçons un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria (VC) et le publions 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé les actions à la source de leur distinction. Aujourd’hui, nous présentons l’histoire du soldat John George Pattison, le quatrième soldat canadien ayant combattu à la bataille de la crête de Vimy à se voir décorer de la Croix de Victoria, après le capitaine Thain Wendell MacDowell, le soldat William Johnstone Milne et le sergent suppléant Ellis Wellwood Sifton.

Photographie en noir et blanc d’un soldat assis tenant un bâton et regardant directement le photographe.

Le soldat John George Pattison, VC (MIKAN 3219808)

Le soldat Pattison naît le 8 septembre 1875 à Woolwich, en Angleterre. Il immigre au Canada en 1906, à 40 ans, et s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien à Calgary, en Alberta, le 6 mars 1916.

Photographie en noir et blanc montrant deux soldats qui se tiennent l’un à côté de l’autre devant une automobile.

Le soldat John George Pattison, VC et clairon, sans date (MIKAN 3219809)

Il y a 100 ans aujourd’hui, le deuxième jour de la bataille de la crête de Vimy, le soldat Pattison et le 50e bataillon subissaient les tirs nourris d’une mitrailleuse allemande qui infligeait de multiples pertes. Saisissant sa chance, le soldat Pattison s’avance seul, saute d’un trou d’obus à un autre, pour se rendre jusqu’à 30 verges de la mitrailleuse ennemie. La citation visant à lui décerner la Croix de Victoria relate ce qui suit : « Se trouvant à bonne distance, il a lancé des bombes sur le poste de mitrailleuse et a réussi à tuer des servants et à en blesser d’autres. Puis, il donna l’assaut à la baïonnette aux cinq servants qui restaient. Il n’y a aucun doute que la bravoure et l’esprit d’initiative du soldat Pattison ont permis aux Canadiens de maîtriser la situation et de continuer l’avance ». (London Gazette, no 30215, 2 août 1917)

Le soldat Pattison meurt au combat sept semaines plus tard, le 3 juin 1917, pendant l’attaque d’une centrale électrique détenue par les Allemands, près de Lens, en France. Il est enterré au cimetière militaire de La Chaudière situé tout près. Un pont à Calgary, en Alberta, et un sommet de montagne dans le parc national Jasper portent son nom pour honorer sa mémoire.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service du soldat John George Pattison.

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