Le major David Vivian Currie : un dur de la Seconde Guerre mondiale, récipiendaire de la Croix de Victoria

Le 18 août 1944, il y a donc 70 ans, le major David Vivian Currie lance ses 200 hommes et une dizaine de chars M4 Sherman à l’assaut de Saint‑Lambert-sur‑Dives (France) pour prendre la ville et bloquer la seule retraite possible de la 7e Armée allemande de la poche de Falaise. Currie et ses hommes font face à un détachement de la 2e Division Panzer allemande largement supérieur en nombre, mais ils réussissent à barrer la seule retraite possible des allemands. À la suite de cet exploit, il reçoit la Croix de Victoria, la plus haute décoration militaire du Commonwealth britannique.

Photo noir et blanc montrant un homme regardant au-dessus de la tourelle d’un char d’assaut.

Le major David V. Currie, VC, du South Alberta Regiment, à Bréda (Pays Bas), le 25 novembre 1944. (MIKAN 3224834)

Le major Currie voit le jour à Sutherland (Saskatchewan) en 1912. Il étudie la mécanique automobile et la soudure. Currie devient major du 29e Régiment blindé de reconnaissance (South Alberta Regiment) en 1944; il n’a que 10 jours d’expérience au combat lorsqu’il reçoit la mission de prendre le contrôle de la route qui passe par Saint‑Lambert, de la bloquer et de tenir sa position.

Currie dirige l’escadron « C », une petite force de blindés et de canons antichars, ainsi que deux compagnies d’infanterie des Argyll and Southerland Highlanders. Il ne dispose d’aucun appui d’artillerie et de très peu de moyens de reconnaissance. Sa première attaque est repoussée, mais Currie se faufile dans le village à pied, examine les défenses allemandes et secoure les équipages de deux chars canadiens mis hors service. Le lendemain, il a déjà pris et fortifié une position au milieu du village. Au cours des 36 heures suivantes, Currie organise si bien ses défenses contre les attaques presque constantes de l’ennemi qu’il réussit à tenir la position de son unité tout en infligeant des pertes extrêmement élevées aux forces allemandes.

Photo noir et blanc montrant un homme assis sur la tourelle d’un char d’assaut appuyé sur la mitrailleuse et regardant vers la gauche.

Le major David V. Currie, VC, du South Alberta Regiment, à bord d’un véhicule de reconnaissance Humber I à Halte (Pays Bas), le 12 novembre 1944. (MIKAN 3227188)

Le soir du 20 août, le dernier assaut lancé par les Allemands dans l’espoir de percer les positions canadiennes est écrasé par une attaque‑surprise des Canadiens. Plus de 2 100 soldats allemands sont faits prisonnier par les forces de Currie, qui comptent moins de 200 hommes. Currie prend ensuite le reste du village, empêchant ainsi les restes de l’Armée allemande d’emprunter la dernière porte de sortie de la poche de Falaise. La bataille de Saint‑Lambert sera la dernière de la campagne de Normandie.

Photo noir et blanc montrant un groupe de soldat allemande avec les mains en l’air et entouré de soldats canadien.

Le major David V. Currie (troisième à partir de la gauche, avec un pistolet dans les mains) du South Alberta Regiment reçoit la reddition des troupes allemandes à Saint Lambert-sur Dives (France), le 19 août 1944. (MIKAN 3396233)

Pendant les mois qui suivent la bataille de Saint‑Lambert, Currie participe à la bataille de l’Escaut et à la libération des Pays‑Bas. Il obtient ensuite le grade de lieutenant‑colonel et occupe le poste de sergent d’armes de la Chambre des communes du Canada de 1960 à 1978. Il meurt en 1986. Le manège militaire du lieutenant‑colonel D.V. Currie, à Moose Jaw (Saskatchewan), et l’avenue Currie, à Saskatoon, portent son nom.

Pour en savoir plus sur l’histoire militaire du Canada, consultez les pages de la section Patrimoine militaire.

Images des contributions du Canada dans le passage de Mourmansk maintenant sur Flickr

Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne envahit et occupe plusieurs pays voisins en Europe. Des approvisionnements et du matériel de guerre sont transportés par-delà l’océan Atlantique pour soutenir, en Angleterre, l’effort de guerre des Alliés. Toutefois, la bataille de l’Atlantique, au cours de laquelle les convois alliés jouent au chat et à la souris avec les sous-marins allemands, fait rage.

Lucy Maud Montgomery : des œuvres alimentaires à la poésie

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Lucy Maud Montgomery voit le jour le 30 novembre 1874 à l’Île‑du‑Prince‑Édouard. Elle y restera jusqu’à son mariage avec le révérend Ewan Macdonald, en 1911.

Photo noir et blanc tirée du magazine Everywoman’s World représentant une maison cachée par des arbres fruitiers, avec un bosquet d’arbres à la gauche. Légende : Le devant de mon ancienne maison à Cavendish (Île du Prince Édouard). Dans le bosquet à gauche se trouvait notre maisonnette avec une porte fantastique que nous avions aménagée nous mêmes.

La résidence de Lucy Maud Montgomery à Cavendish (Île du Prince Édouard). (MIKAN 3641481)

Montgomery commence sa carrière en écrivant des articles dans des magazines pour enfants canadiens et américains. Son premier roman, Anne… la maison aux pignons verts, est publié en 1908 et la rend très célèbre sur la scène internationale. L. C. Page and Company, de Boston (Massachusetts), publie cette œuvre et sept autres livres de Montgomery avant que celle‑ci rompe les liens en 1917 en raison de poursuites en justice. En 1919, l’auteure se tourne vers un éditeur canadien, McClelland Stewart, et un éditeur américain, Frederick Stokes. Pendant cette période, la maison L. C. Page publie une collection de nouvelles qu’elle a en sa possession, Further Chronicles of Avonlea, ce qui déclenche une autre poursuite.

Timbre orné d’un dessin d’une jeune fille rousse assise sur une boîte. Elle a une sacoche en cuir à côté d’elle et semble réfléchir ou attendre quelqu’un.

Timbre émis en l’honneur du roman de Lucy Maud Montgomery, Anne… la maison aux pignons verts. (MIKAN 2218216)

Montgomery meurt en avril 1942. Elle a publié 22 romans et recueils de nouvelles, des articles et un recueil de poésie intitulé The Watchman, and Other Poems. Elle a aussi rédigé une série de poèmes inachevés. Malgré sa renommée internationale et son succès remarquable, Montgomery était déçue de constater que ses poèmes n’étaient pas aussi appréciés que ses romans, qu’elle qualifiait d’œuvres alimentaires.

Bibliothèque et Archives Canada possède des documents de référence dans plusieurs bases de données :

  • Recherche dans la collection– Vous y trouverez six collections d’archives comprenant divers types de documents comme de la correspondance, des œuvres d’art et des photos.
  • Aurora– Plus de 5 000 références à des œuvres qui concernent Montgomery ou qui ont été produites par elle.
  • Thèses Canada – 22 thèses font référence à la vie et aux œuvres de Montgomery.

Site connexe :

  • L. M. Montgomery Institute (en anglais seulement) – La bibliothèque Robertson de l’Université de l’Île‑du‑Prince‑Édouard a pour but d’aider les étudiants et les spécialistes à étudier la vie, les œuvres et l’influence de Montgomery.

Pensionnats autochtones : collections de photos

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Bibliothèque et Archives Canada présente des galeries de photos prises dans des pensionnats autochtones, des externats fédéraux et d’autres établissements fréquentés par les enfants des Premières nations, des Inuits et des Métis du Canada de la fin du XIXe siècle aux années 1990.

Les images sont classées par province et territoire. Elles proviennent de nombreuses collections – gouvernementales et privées – conservées à Bibliothèque et Archives Canada et sont représentatives de l’ensemble de nos fonds documentaires. La plupart des photos ont été prises par des fonctionnaires de l’ancien ministère fédéral des Affaires indiennes et du Développement du Nord. Vous trouverez des photos de pensionnats et d’externats fédéraux dans les acquisitions no 1973-357, RG85 et RG10. La fonction Recherche dans la collection – Recherche avancée permet de trouver des images qui n’ont pas été insérées dans les galeries.

À titre d’exemple, mentionnons le groupe d’élèves du pensionnat autochtone de Cross Lake, au Manitoba, et une page comprenant six photographies du pensionnat autochtone de Lejac et d’autres édifices à Fraser Lake (Colombie‑Britannique).

Photographie noir et blanc de filles autochtones assises à leur pupitre; une sœur est debout derrière elles.

Un groupe d’écolières avec une sœur dans une salle de classe du pensionnat autochtone de Cross Lake (Manitoba), en février 1940. (e011080274)

Page beige comprenant six photographies noir et blanc de divers édifices.

Le pensionnat autochtone de Lejac et d’autres édifices à Fraser Lake (Colombie Britannique) vus sous différents angles en août 1941. (e011080315)

Certaines images font partie des collections d’autres ministères, comme le ministère de l’Intérieur (acquisition 1936‑271), le ministère des Mines et des Relevés Techniques (acquisition 1960‑125) et l’Office national du film du Canada (acquisition 1971‑271).

Un certain nombre de collections privées comprennent des photographies d’élèves, de membres du personnel et d’écoles, dont les fonds Henry Joseph Woodside, Joseph Vincent Jacobson, Kryn Taconis, Charles Gimpel et bien d’autres.

Photographie noir et blanc d’un groupe composé de filles et de garçons autochtones, de sœurs et de deux hommes devant un édifice

Foyer fédéral de Port Harrison (Inukjuak); un groupe d’élèves, des sœurs et des hommes autochtones, Québec, vers 1890; photo prise par Henry Joseph Woodside. (a123707)

Photo couleur d’un groupe de garçons inuits accroupis sur un rocher plat; deux d’entre eux ont un fusil dans les mains

Groupe d’adresse au tir, école de Coppermine (foyer Tent), à Kugluktuk (Nunavut), vers 1958; photographe inconnu, fonds Joseph Vincent Jacobson. (e004923632)

Vous pouvez trouver d’autres photos d’élèves et d’écoles autochtones à l’aide de la fonction Recherche dans la collection. Pour savoir comment chercher dans la base de données, consultez la sous‑section Photos en ligne et non numérisées de la section Ce qui se trouve à Bibliothèque et Archives Canada, sur la page Ressources pour la recherche des pensionnats autochtones.

Si vous avez de l’information sur une photographie, veuillez nous la transmettre pour que nous puissions l’ajouter dans la base de données. N’oubliez pas d’indiquer le numéro de référence de l’image, par exemple PA‑102543, e011080332 ou e011080332_s3, ou le numéro MIKAN – 3614170.

Les pages Flickr et Facebook de Bibliothèque et Archives Canada fournissent des échantillons de photos.

Une page dans chaque livre canadien : catalogage avant publication

Toujours pressés de plonger dans un nouveau livre, vous avez peut-être déjà remarqué le verso de la page titre — un amalgame étrange de mots et de chiffres portant le titre « Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada ».

Image montrant la première page rector d’un livre avec l’information de catalogage.

Exemple de l’information de catalogage avant publication pour le livre The Night Before Christmas (AMICUS 41951076)

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi et comment Bibliothèque et Archives Canada (BAC) met son sceau sur votre matériel de lecture et sur presque toutes les publications publiées au Canada? La réponse est simple. Le catalogage avant publication (aussi connu sous l’acronyme CIP) est préparé par les bibliothécaires avant la date de lancement d’un livre. Le CIP permet aux bibliothèques canadiennes de précommander un livre, de le cataloguer et de le classer rapidement, ce qui signifie que les usagers des bibliothèques peuvent y avoir accès beaucoup plus vite que si chaque bibliothèque devait effectuer tout le travail de catalogage et de classement individuellement.

Presque 9 000 nouvelles publications canadiennes sont cataloguées annuellement par l’équipe de catalogage avant publication, un groupe d’environ dix bibliothécaires au catalogage qui travaillent au sein de la Division de la description des ressources de BAC. L’équipe travaille en étroite collaboration avec des dizaines d’éditeurs partout au Canada afin de partager les métadonnées de livres canadiens à l’échelle internationale. Le programme canadien de catalogage avant publication existe depuis les années 1970. Il s’agit d’une grande réussite dans l’histoire de BAC qui se répète à chaque livre.

Pour en apprendre davantage sur ce programme, veuillez consulter la page Catalogage avant publication.

Photos concernant les pensionnats – Québec et régions atlantiques maintenant sur Flickr 

Découvrez un échantillon de photos concernant les pensionnats du Québec et régions atlantiques. Pour voir la série complète, consultez notre page Web photos des pensionnats.

Bibliothèque et Archives Canada diffuse un seizième baladoémission : William Hind : Représenter le Canada d’un océan à l’autre

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée William Hind : Représenter le Canada d’un océan à l’autre.

Gilbert Gignac, gestionnaire à la retraite des œuvres d’art de la collection, et Mary Margaret Johnston-Miller, archiviste en art, tous les deux de BAC, se joignent à nous pour discuter de William Hind, un artiste qui a joué un rôle de premier plan dans le développement des arts au sein de la société canadienne. Nous nous penchons sur la vie de William Hind, sur son apport unique aux arts du Canada et sur le contenu de la collection William Hind de BAC.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Images des carnets de croquis de William Hind maintenant sur Flickr

En 1862, l’artiste William Hind grossit les rangs des Overlanders, un groupe de prospecteurs qui franchissent les Prairies pour aller chercher de l’or dans les régions du Fraser et de Cariboo. Pendant son voyage, Hind produit un cahier de croquis documentant les déplacements du groupe et quelques unes des difficultés auxquelles il a fait face sur les nouvelles routes de l’Ouest.

Les « faux » portraits de Bibliothèque et Archives Canada

Un faux portrait est le portrait imaginaire d’une personne, habituellement célèbre ou connue. D’ordinaire, il ne présente pas de ressemblance réelle et est produit bien après le décès de la personne.

Un très grand nombre de personnages historiques très importants n’ont pas posé de leur vivant, mais il y a toujours eu de la demande pour de « vrais » portraits d’eux.

Avec les faux portraits, on ne cherchait pas nécessairement à tricher; dans bien des cas, leurs auteurs ou promoteurs étaient motivés par l’intérêt public. À partir du XIXe siècle, ce portrait célèbre de Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec, a joué un rôle commémoratif et éducatif important.

Lithographie attribuée à Louis-César-Joseph Ducornet, 1854. Elle montre un homme légèrement de biais par rapport à la personne qui le regarde et portant un doublet noir dont les manches révèlent une chemise blanche. La ville de Québec est à l'arrière plan.

Faux portrait de Samuel de Champlain (MIKAN 2919672)

Un faux portrait nous en dit souvent beaucoup plus sur la société dont il provient que sur la figure historique qu’il cherche à représenter. Certains estiment que cette image d’allure pieuse a constitué un frontispice parfait aux récits de la Nouvelle-France au XIXe siècle écrits par des historiens également hommes d’Église. Il semble qu’il importait peu à ces derniers que le portrait ait été en fait la copie d’une gravure du XVIIe siècle représentant un fonctionnaire français à la moralité douteuse.

Les collections de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) contiennent d’autres faux portraits intrigants. Ainsi, BAC a acquis ce portrait miniature en cire, l’un des très rares portraits réalisés avec cette matière qui ait survécu.

Portrait miniature en cire réalisé par un artiste anonyme au début du XIXe siècle. Ce portrait plutôt générique montre un homme de profil portant un manteau britannique rouge doté de garnitures or, une cravate blanche et un gilet bleu, et dont les cheveux longs sont attachés. Il s'agit d'un portrait miniature assez sculptural.

Portrait de cire du général James Wolfe (MIKAN 3793977)

Malgré qu’on y indique qu’il s’agit d’un portrait du général James Wolfe, célèbre pour son rôle dans la décisive bataille de Québec (1759), cette miniature ne reproduit aucun des traits physiques connus de Wolfe. Pourtant, plusieurs portraits miniatures presque identiques se trouvent dans d’autres collections, et chacun d’eux indique également qu’il s’agit de Wolfe. On peut supposer que de nombreux moules de ce portrait ont été réalisés puisque de plusieurs exemplaires de ce fragile objet ont survécu.

La cire était une matière bon marché qui permettait de produire aisément de nombreux exemplaires. Le portrait de cet homme célèbre a vraisemblablement été créé en masse, pour satisfaire la grande demande pour des portraits de « Wolfe, le héros » qui a émergé dans le grand public au XIXe siècle. Probablement créé bien longtemps après la mort de Wolfe par un entrepreneur anonyme, il présente la vue de profil idéalisée et héroïque d’un jeune officier  ̶  exactement le genre d’image dont il était certain qu’elle ravirait le public.

Photos concernant les pensionnats de l’Ontario maintenant sur Flickr

Découvrez un échantillon de photos concernant les pensionnats de l’Ontario. Pour voir la série complète, consultez notre page Web photos des pensionnats.