Les premières victimes canadiennes de la Première Guerre mondiale

C’est un fait bien connu que George Lawrence Price, tué par un tireur d’élite deux minutes avant l’Armistice, le 11 novembre 1918, est le dernier soldat canadien mort au combat pendant la Première Guerre mondiale. Mais qui est le premier?

La question est plus complexe qu’elle n’en a l’air. Le 4 août 1914, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne, ce qui déclenche l’entrée en guerre des dominions de l’Empire britannique, dont le Canada. Les membres du Corps expéditionnaire canadien n’arrivent sur les champs de bataille français et belge qu’au début de 1915. Toutefois, des Canadiens sont déjà en Europe lors du déclenchement des hostilités; certains s’engagent dans les forces britanniques et entrent en service plus tôt. Ainsi, des unités britanniques combattent en France et en Belgique dès le début d’août 1914. Les affrontements intenses qui font rage à Mons, dans la Marne et à Ypres ont déjà causé 500 000 pertes en octobre 1914.

Les Livres du Souvenir du Canada et le Mémorial virtuel de guerre du Canada fournissent les noms de plus de 118 000 combattants canadiens morts à la guerre depuis la Confédération. Les Livres du Souvenir s’intéressent surtout aux soldats tués au sein d’unités canadiennes, mais ils mentionnent aussi ceux qui sont morts en combattant dans des régiments britanniques. Sont également nommés les Canadiens morts en service à la suite d’une maladie, d’un accident ou d’une blessure, morts au combat, ou ayant succombé à des blessures subies au combat.

Mort en service, mais pas au combat

Le soldat Harry B. Little, du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, s’enrôle le 10 août 1914 à l’âge de 26 ans. Il meurt quatre jours plus tard des suites d’une insuffisance cardiaque pendant qu’il voyage à bord d’un train de troupes, en Alberta. Il est enterré au cimetière de Czar, en Alberta.

Mort au combat, mais pas sous le drapeau canadien

Le caporal Charles Raymond fait partie de l’infanterie britannique, plus précisément du 2e Bataillon du King’s Royal Rifle Corps. Né à Windsor, en Ontario, il meurt au combat le 14 septembre 1914, à 32 ans. Il est enterré au cimetière de La Ferté-sous‑Jouarre, en Seine‑et‑Marne (France).

Morts au combat sous les couleurs du pays

Les premiers Canadiens qui meurent en combattant au sein d’une unité canadienne pendant la Première Guerre mondiale sont Malcolm Cann, John Hatheway, William Palmer et Arthur Silver. Ils font partie de la première cohorte de diplômés du nouveau Royal Naval College of Canada. Commandés par le contre‑amiral britannique sir Christopher Cradock, à la base navale de l’Amérique du Nord et des Antilles de la Royal Navy, ils embarquent à bord du HMS Good Hope, qui fait partie de l’escadron de navires chargé de défendre les routes commerciales britanniques contre les attaques de la marine allemande dans l’est du Pacifique. Les quatre hommes participent à la bataille de Coronel, dans l’océan Pacifique, à environ 80 kilomètres au large des côtes du Chili. Le 1er novembre 1914, le combat s’engage contre un escadron allemand commandé par l’amiral Graf Maximilian von Spee, près de la côte chilienne. Au cours de ce qui allait s’avérer la pire défaite navale britannique depuis un siècle, plus de 1 600 marins alliés meurent au combat, y compris ces quatre aspirants de marine canadiens, dont le navire coule corps et biens.

Ressources connexes

Le partage de données généalogiques à l’ère électronique : l’application GEDCOM

Vous venez de faire la connaissance de membres de votre parenté qui partagent votre passion pour l’histoire familiale et vous avez hâte de recueillir de l’information sur ces « nouveaux » parents. Afin de partager les documents généalogiques que vous avez déjà en votre possession, voici comment vous pouvez procéder, quel que soit le logiciel utilisé par le destinataire.

La spécification GEDCOM de format de fichier a été conçue pour envoyer et recevoir des données généalogiques comme les lieux et dates de naissance, de mariage et de décès, dans un format standard. Bienvenue à votre réunion de famille en ligne!

À propos de GEDCOM

Les fichiers texte GEDCOM, développés par Family Search contiennent les informations et liens nécessaires à l’échange de données généalogiques entre deux entités, peu importe les logiciels qu’elles utilisent. Les fichiers peuvent également être téléchargés à partir d’un site Web, importés dans un logiciel de généalogie et ajoutés à un arbre familial. Les fichiers texte peuvent également être transmis en pièces jointes à des courriels. Vous reconnaîtrez un fichier GEDCOM à son extension : « .ged ».

Images de Celia Franca maintenant sur Flickr

Bibliothèque et Archives Canada diffuse un quinzième balado : Les livres rares : hors de l’ordinaire

Bibliothèque et Archives Canada publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée Les livres rares : hors de l’ordinaire.

Meaghan Scanlon, bibliothécaire des collections spéciales, se joint à nous pour discuter des livres rares et de la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Plutôt modeste à ses débuts, elle est maintenant l’une des meilleures collections d’imprimés rares au pays

Abonnez‑vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Nouveaux guides en ligne!

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est heureux d’annoncer le lancement de deux nouveaux guides : Guide des sources relatives à la milice canadienne, 1855-1988 et Guide des sources sur les navires canadiens, 1909‑1983. Les guides ont été compilés sur une période de plusieurs années par la regrettée Barbara Wilson (1931-2014), archiviste aux Archives nationales du Canada, maintenant Bibliothèque et Archives Canada.

Guide des sources relatives à la milice canadienne, 1855–1988

Ce guide est un outil indispensable pour démarrer une recherche dans les documents des différentes unités de la milice canadienne. Ce remarquable instrument de recherche regroupe, par nom d’unité, les références aux documents et dossiers dispersés dans plusieurs fonds d’archives conservés à BAC.

Guide des sources sur les navires de la Marine canadienne, 1909‑1983

Ce guide constituera un point de départ incontournable pour chercher des documents sur les navires de la Marine royale canadienne. Cet instrument de recherche exceptionnel rassemble des références – classées par nom de navire – à des documents et à des dossiers dispersés dans plusieurs volumes de fonds d’archives du ministère de la Défense nationale.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre octobre et décembre 2014

  • Un client nous remercie d’avoir avisé les gens de la disponibilité de ces instruments de recherche en ligne. Et merci aussi de reconnaître le travail important de Barbara Wilson qui a toujours été une inspiration et un guide pour les nouveaux archivistes.

Sur pointes : Une force de la danse

Beauté, grâce, talent, détermination, puissance et énergie : voilà les qualités attribuées à Celia Franca, tour à tour danseuse, professeure, chorégraphe, puis fondatrice et directrice artistique du Ballet national du Canada. Bien connue pour ses méthodes d’enseignement rigoureuses, elle fut aussi un exemple de volonté et de ténacité, parvenant à fonder un corps de ballet classique canadien en seulement dix mois tout en travaillant comme commis dans un grand magasin de Toronto.

Portrait publicitaire en noir et blanc de Celia Franca regardant la caméra

Portrait de Celia Franca (MIKAN 3803233)

Celia Franca (de son vrai nom Celia Franks) naît en 1921 à Londres, en Angleterre, de parents juifs polonais. Son père est tailleur dans l’East End. Encore toute jeune, elle crée la surprise autour d’elle en annonçant son intention de devenir danseuse. Les bourses qu’elle obtient lui ouvrent les portes de la Guildhall School of Music et de la Royal Academy of Dance, à Londres. C’est dans cette ville qu’elle fait ses débuts sur scène à l’âge de 14 ans. Dès lors, il n’est plus question de revenir en arrière. À 20 ans, Celia Franca est l’une des ballerines les plus accomplies du corps de ballet de Sadler’s Wells, qui donnera naissance au Royal Ballet. Six ans plus tard, elle est maîtresse de ballet, chorégraphe et soliste au Metropolitan Ballet de Londres.

Portrait en noir et blanc réalisé en studio, montrant la jeune Celia Franca, sur pointes, portant un tutu.

Portrait de Celia Franca sur pointes (MIKAN 3803737)

En 1950, à Toronto, les mécènes du monde artistique et le milieu des affaires ont un projet dans leurs cartons : fonder un nouveau corps de ballet national. C’est ainsi que le Ballet national du Canada voit le jour. On offre à Celia Franca d’en être la directrice, et elle accepte; elle en sera aussi la danseuse étoile jusqu’en 1959. Sous sa direction, le Ballet national du Canada prospère et se fait connaître sur la scène internationale. Grâce au style d’enseignement de Celia et à sa ténacité, les danseurs canadiens n’ont maintenant plus besoin de quitter leur pays pour acquérir une renommée mondiale.

En 1959, Celia Franca et Betty Oliphant fondent l’École nationale de ballet du Canada, qui vise à former tant des danseurs que des professeurs. C’est aussi un formidable réservoir de talents pour le Ballet national du Canada. En 1974, Celia Franca démissionne du Ballet national, puis fonde en 1978 l’École de danse d’Ottawa avec Merilee Hodgins.

Au cours de sa vie, Celia Franca recevra de nombreux prix et sera honorée à maintes occasions. En 1968, elle est nommée Officier de l’Ordre du Canada; elle sera plus tard promue au rang de Compagnon de l’Ordre. Elle meurt à Ottawa en 2007, laissant un formidable héritage au monde de la danse.

Bibliothèque et Archives Canada possède plusieurs documents qui témoignent de la carrière de Celia Franca :

Images des carnets de croquis de Sir George Back maintenant sur Flickr

Sir George Back a dressé un remarquable compte rendu de ses expéditions dans l’Arctique de 1818 jusqu’en 1837. Le talentueux officier de marine et artiste attitré aux expéditions a accompagné Sir John Franklin lors de sa première et de sa deuxième expéditions terrestres. La première expédition (de 1819 à 1822) avait pour but de dessiner la carte de la côte à partir de l’embouchure de la rivière Coppermine jusqu’à Repulse Bay, tandis que la seconde expédition (1825 et 1826) visait à explorer la côte à l’est et à l’ouest du fleuve Mackenzie.

Sergent Ernest Alvia « Smokey » Smith, VC

Ernest Alvia « Smokey » Smith (3 mai 1914 – 3 août 2005) était le dernier récipiendaire canadien de la Croix de Victoria (VC) encore vivant et le seul soldat canadien à avoir mérité cet honneur pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de la plus haute distinction militaire décernée aux membres des forces militaires britanniques et à celles du Commonwealth.

Soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, V.C.

Soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, VC (MIKAN 4233307)

Le soldat « Smokey » Smith a mérité cet honneur il y a 70 ans, les 21 et 22 octobre 1944, à Savio en Italie, alors qu’il combattait avec les Seaforth Highlanders of Canada. Son unité avait reçu l’ordre d’établir une tête de pont sur le fleuve Savio dont le niveau avait monté considérablement en raison de pluies diluviennes, ce qui rendait la traversée impossible pour les chars et les canons antichars. Après avoir réussi à traverser le fleuve, le flanc droit de l’unité est attaqué par des soldats allemands de la 26e Division Panzer. Smith, membre expérimenté du peloton antichars, avait participé aux invasions amphibies des Alliés en Sicile et en Italie, il avait été blessé deux fois et avait aussi participé à de violents combats de rue pendant l’avancée des troupes alliées en Italie. Le soldat Smith s’est abrité dans un fossé pendant qu’un char Panther allemand se lançait vers lui, balayant la route de ses mitraillettes. Il a attendu jusqu’à ce que le char soit à 10 mètres (30 pieds) de distance de son lance-bombes antichars d’infanterie (PIAT). Il se lève alors, tire, et met le char hors combat. Toujours sous les yeux de l’ennemi, il repousse les Allemands qui sautaient du char en feu, ainsi qu’un deuxième Panther et 30 soldats d’infanterie, tout en protégeant un camarade blessé. D’après la citation de la VC, « Démontrant encore un mépris total à l’égard du feu de l’ennemi, le soldat Smith aide son camarade blessé à se mettre à l’abri et obtient des soins médicaux pour lui derrière un immeuble situé à proximité. Il retourne à sa position située au bord de la route au cas où surviendrait une autre attaque de l’ennemi. » [Traduction] (The London Gazette, no 36849, 20 décembre 1944). L’unité de Smith a pu consolider la position de la tête de pont et a ouvert la voie à la capture de San Giorgio Di Cesena et à l’avancée vers la rivière Ronco.

Le soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, V.C., des  Seaforth Highlanders of Canada

Le soldat Ernest Alvia « Smokey » Smith, VC, des Seaforth Highlanders of Canada (MIKAN 3227168)

Le soldat Smith a raconté plus tard que la police militaire l’avait enfermé dans une prison de Naples pour lui éviter des ennuis jusqu’à ce qu’il soit possible de l’envoyer à Londres pour recevoir sa Croix de Victoria. Il était, de son propre dire, un homme qui n’aimait pas recevoir des ordres, mais qui avait la ferme conviction du bien-fondé de la tâche à accomplir. Après la guerre, le soldat Smith s’est réengagé dans l’armée, mais n’est jamais retourné au combat. Il a ensuite agi comme sergent-recruteur à Vancouver et est resté au sein des forces armées jusqu’à sa retraite en 1964. Il a reçu la Décoration des Forces canadiennes et a été nommé Membre de l’Ordre du Canada en 1996 en reconnaissance des services rendus aux organismes canadiens d’anciens combattants.

Pour en savoir davantage sur le passé militaire du Canada, visitez les pages du patrimoine militaire.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre octobre et décembre 2014

  • Un client remarque que « Smokey » était le dernier canadien vivant ayant obtenu une croix de Victoria.
  • Un client nous avise que nous devons corriger une erreur de date et remarque que Smokey était tout un caractère!

Images du 22e Bataillon (canadien français) du Corps expéditionnaire canadien maintenant sur Flickr

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, les volontaires canadiens français étaient dispersés dans plusieurs bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC).

Le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment

English version

L’entrée en guerre du Canada le 4 août 1914 est rapidement suivie des premières mesures de mobilisation des volontaires. Sam Hughes, alors ministre responsable de la Milice et de la Défense, instaure un programme de recrutement direct de volontaires qui seront envoyés dans un grand camp d’instruction, le premier étant Valcartier au nord-ouest de la ville de Québec. Les volontaires seront alors redistribués dans de nouvelles unités numérotées, en ne tenant pas compte des traditions et des origines géographiques de ceux-ci. Le premier contingent canadien envoyé en Grande-Bretagne en octobre 1914 compte plus de 30 000 hommes, dont 1 250 Canadiens français.

Dès le début de septembre 1914, on voit apparaître dans l’élite francophone la volonté de créer un bataillon composé entièrement de Canadiens français. Grâce à l’appui financier du Dr Arthur Mignault qui fournit une somme de 50 000 $, le gouvernement du Canada autorise le 15 octobre 1914 la formation d’un tel bataillon qui sera sous le commandement du colonel Frédéric Mondelet Gaudet, un officier de la Milice permanente, diplômé du Collège militaire royal du Canada.

Photographie noir et blanc de trois hommes (deux officiers et un soldat), un cheval et un chien. Le soldat donne un seau de grain au cheval.

Des officiers du 22e Bataillon nourrissent un cheval durant la Première Guerre mondiale. (MIKAN 3517227)

Le 22e Bataillon, composé de 36 officiers et de 1 097 soldats, quitte Halifax à destination de l’Angleterre le 20 mai 1915 à bord du RMS Saxonia, un navire à passagers lancé en 1899. Le 15 septembre 1915, après quelques mois d’entraînement en Angleterre, il débarque en France et participe aux différentes batailles durant 38 mois de combats. Il recevra les honneurs pour 18 faits d’armes, le plus célèbre étant la bataille de Flers-Courcelette en septembre 1916. Le bataillon est démantelé le 15 septembre 1920, suivant la fin de la Première Guerre mondiale.

Avec la conclusion de la guerre, il faut maintenant réorganiser le système de défense du Canada et c’est ainsi que renaît la seule unité militaire francophone du Canada. Le fameux 22e Bataillon, maintenant le « 22e Régiment », est logé à la Citadelle de Québec. Le 1er juin 1921, le régiment reçoit la distinction de « Royal », accordée par les souverains britanniques aux unités méritantes. Au fil des ans, des traditions s’instaurent comme ses couleurs, sa mascotte régimentaire « Batisse » le bouc, sa musique. Notons que le Royal 22e Régiment a été très actif durant la Seconde Guerre mondiale, participant à l’opération Husky en Sicile, à la campagne d’Italie et à la libération des Pays-Bas.

Photographie noir et blanc de quatre hommes autour d’une table étudiant des documents; trois sont assis et un se tient debout, chacun une cigarette à la main. Une bouteille de vin et plusieurs fruits reposent sur la table.

Des officiers non identifiés du Royal 22e Régiment étudient des plans lors de l’avancée sur Busso, en Italie, Octobre 1943. (MIKAN 3521116)

Rechercher des documents sur le 22e Bataillon et le Royal 22e Régiment à Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada possède de nombreux documents sur le 22e Bataillon (canadien-français). Consultez les pages 115 à 121 du Guide des sources pour les unités du Corps expéditionnaire canadien – Bataillons d’infanterie pour obtenir une liste de documents relatifs au 22e Bataillon (canadien-français) pour la Première Guerre mondiale. Les journaux de guerre du 22e Bataillon (canadien-français) sont aussi en ligne.

Pour repérer des documents relatifs au Royal 22e Régiment, effectuez une recherche avancée dans Recherche dans la collection et dans la première boîte saisissez « RG24 » et dans la deuxième, saisissez « 22e Régiment ». Regarder l’album Flickr – 22e Bataillon (canadien-français).

Pour en savoir plus, consultez le site Web du Royal 22e Régiment.