Images des œuvres de Mary Riter Hamilton maintenant sur Flickr 

Visages célèbres : Exposition de portraits de Bibliothèque et Archives Canada à Queen’s Park

Plus de 30 reproductions de grande qualité et trois œuvres d’art originales tirées de la collection de Bibliothèque et Archives Canada sont exposées dans les appartements du lieutenant-gouverneur de l’Ontario à Queen’s Park (Toronto) jusqu’au 31 mars 2014. Elles font partie de l’exposition Visages célèbres : L’Ontario d’hier et d’aujourd’hui, conçue par le Bureau du lieutenant-gouverneur en collaboration avec Bibliothèque et Archives Canada. L’exposition met en vedette des portraits historiques et contemporains d’hommes et de femmes issus d’une grande variété de cultures et de milieux sociaux qui ont contribué à forger l’Ontario d’aujourd’hui.

En voici un exemple : ce portrait de Maun-gua-daus, qui compte parmi les plus anciennes photographies d’Autochtones faisant partie de la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Membre de la nation des Ojibways, Maun-gua-daus a été formé par les missionnaires méthodistes avant d’œuvrer lui-même comme missionnaire et interprète dans le Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario). De 1845 à 1848, il a participé à une tournée qui l’a mené en Angleterre, en France et en Belgique, où il a fait connaître les rituels, les danses et les sports de la culture ojibway. La photo a probablement été prise lors de cette tournée, vers 1846. Il s’agit d’un daguerréotype, le premier procédé largement utilisé pour produire des images photographiques.

Maun-gua-daus (ou Maun-gwa-daus), aussi connu sous le nom de George Henry, premier chef de la nation des Ojibways de Credit (Haut-Canada)

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Le « colonel fantôme » (et d’autres portraits de la collection de Bibliothèque et Archives Canada qui vous donneront la chair de poule!)

Ce portrait du colonel John Hale (1728-1806) compte parmi les plus rares et belles peintures à l’huile de la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Après son retour triomphal en Angleterre en tant que héros de la bataille des plaines d’Abraham (1759), Hale a fait peindre ce portrait par sir Joshua Reynolds (1723-1792), un portraitiste renommé qui était aussi connu pour son approche expérimentale de la peinture et son refus obstiné d’employer une certaine teinte.

Portrait du colonel John Hale, vers 1763-1764.

Portrait du colonel John Hale, vers 1763-1764. Source

Dans ce portrait, le revers de l’uniforme de Hale est bordé de noir en mémoire de la mort du général James Wolfe (1727-1759), une allusion à la plus récente et importante bataille de la carrière du colonel Hale. La pâleur inhabituelle du visage et des mains de Hale sied bien à la gravité du sujet. Elle semble appropriée pour le portrait d’un homme ayant vécu il y a fort longtemps : aux yeux des spectateurs modernes, Hale ressemble à un fantôme surgi du passé.

L’apparence spectrale de Hale est toutefois une pure coïncidence. Pour produire la couleur chair servant à peindre les mains et les visages de ses sujets, Reynolds mélangeait des pigments blancs avec du carmin, un pigment rouge foncé produit en écrasant des coléoptères sud-américains. Malheureusement, le carmin de l’époque était éphémère; il disparaissait rapidement sous l’effet de la lumière, notamment lorsqu’il était mélangé, comme dans cette œuvre, à des pigments blancs, ceux-ci offrant une moins bonne protection contre la lumière. Le carmin finissait par s’estomper, ne laissant que le blanc derrière.

La pâleur des sujets de bon nombre de ses premières toiles était déjà remarquée du vivant de Reynolds. L’artiste est toutefois célèbre pour son refus d’utiliser le vermillon, une teinte de rouge plus stable, mais moins naturelle. À la suggestion, il aurait répondu, contemplant ses propres mains : « Je ne vois là aucune trace de vermillon. »

Pour voir d’autres portraits qui donnent la chair de poule, consultez notre album Flickr.

La patrouille du « French Shore » avec Louis Koenig

Terre-Neuve l’été, complètement inabordable à cause de sa garnison ailée. / Bibliothèque et Archives Canada (Source)

Saviez-vous que, grâce à la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), il est possible de patrouiller dans le French Shore de l’île de Terre-Neuve avec le lieutenant Louis Koenig et de découvrir cette région particulière, où les pêcheurs de morue français ont bénéficié de droits de pêche pendant près de deux cents ans grâce à deux traités signés entre la France et l’Angleterre? À bord de la frégate française la Clorinde,
accompagnez Koenig ainsi que tout l’équipage pendant la campagne qui les a menés à Terre-Neuve, à l’île du Cap-Breton et à Saint-Pierre-et-Miquelon en 1885.

Reconnu par la Marine française pour ses talents artistiques, Koenig a réalisé les 145 dessins et aquarelles, les cartes manuscrites ainsi que le journal de bord qui se trouvent dans le fonds Louis Koenig et dans la collection Louis Koenig. Les illustrations, dont plusieurs ont été réalisées sur le vif, témoignent des paysages et des installations observées, en plus des activités journalières à bord de la Clorinde. Les cartes offrent trois aperçus du French Shore avec des réflexions écrites de l’artiste. Le journal, également rédigé par Koenig, documente le trajet et les endroits visités et raconte avec candeur les impressions de l’artiste face aux expériences vécues; il porte notamment une attention toute particulière aux moustiques qui ont semblé bien apprécier la visite des marins français! Enfin, on y retrouve aussi un petit carnet de croquis qui comporte un récit illustré et beaucoup plus personnel du voyage, rempli d’humour et de fantaisie, offert en cadeau par Koenig au commandant de la Clorinde, Félix-Auguste Le Clerc. Koenig a également rédigé l’article Le « French Shore » (souvenirs de campagne à Terre-Neuve), qu’il a agrémenté de ses cartes et illustrations, paru en 1890 dans le périodique Le Tour du monde.

Il est possible de commander des documents publiés non disponibles en ligne au moyen de notre formulaire de demande de retrait des documents en ligne ou par téléphone au 613-996-5115 ou sans frais au 1-866-578-7777 afin de les consulter en personne au 395, rue Wellington à Ottawa.

Bonnes découvertes et consultez Flickr pour une série d’image de Koenig!

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