Images de la 1re Division canadienne maintenant sur Flickr

Quand la guerre opposant l’Allemagne et ses alliés à l’Angleterre et à la France éclate en 1914, le premier ministre canadien, sir Robert Borden, offre immédiatement son aide en levant un contingent pour défendre l’Europe. Le recrutement des volontaires commence en août 1914.

Bien que sa petite armée se limite à environ 3 000 soldats, une modeste marine de guerre et quelques unités de milice, le Canada réussit en quelques mois à recruter à peu près 35 000 hommes. Ces derniers sont postés à Valcartier, au nord-ouest de Québec, où ils sont entraînés et regroupés en bataillons au sein du Corps expéditionnaire canadien, formant ainsi la 1re Division canadienne.

Forte de 31 000 hommes, la Division est transportée outre-mer par convoi pour y poursuivre son entraînement dans la plaine de Salisbury, en Angleterre, durant l’hiver 1914; elle est finalement envoyée en France en février 1915. La 1re Division canadienne participe à de nombreuses batailles jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, notamment au saillant d’Ypres (la 2e bataille d’Ypres), à Festubert, à Givenchy-en-Gohelle, sur la Somme et à la crête de Vimy; elle est toujours active de nos jours. L’histoire de la 1re Division canadienne est longue, riche et glorieuse, inspirée par sa devise : « Agile, polyvalent, prêt ».

Des ensembles de données ouvertes liées sur la Première Guerre mondiale

Nous sommes ravis de signaler que Bibliothèque et Archives Canada (BAC), dans le cadre d’une initiative de collaboration avec le projet Muninn concernant la Première Guerre mondiale, a récemment publié un nouvel ensemble de données sur le portail des données ouvertes du gouvernement canadien. L’objectif était de transcrire une partie des dossiers de service des soldats qui ont fait partie du Corps expéditionnaire canadien pendant la Première Guerre mondiale. BAC a fourni les dossiers de service numérisés de 1 000 soldats, et le projet Munnin a géré l’externalisation ouverte des tâches visant à transcrire ces documents historiques et à lier les données. Dans le cadre de ce projet expérimental, seules les fiches médicales (medical case sheet) ont été traitées. De telles fiches se trouvent dans la plupart des dossiers; elles comprennent de l’information sur les antécédents médicaux des soldats inscrite par le personnel hospitalier.

Reproduction en couleur d’un formulaire détaillant les antécédents médicaux d’un soldat. Dans le cas présent, le soldat a subi une blessure par balle à l’œil.

Exemple de fiche médicale provenant de la collection de BAC : celle du soldat Addison Baker.

L’information transcrite décrit la gamme des problèmes de santé auxquels on peut s’attendre dans un groupe aussi nombreux. Certains problèmes sont des conséquences directes des combats, comme les blessures causées par des balles ou des éclats d’obus, ou les traumatismes dus au bombardement. D’autres découlent des conditions de vie dans les tranchées, qui augmentent les probabilités de troubles respiratoires et l’éclosion de maladies comme la grippe. Bon nombre des troubles mentionnés ne diffèrent en rien des ennuis de santé courants à l’époque : maux de dents, rougeole, etc.

Pour en savoir plus sur l’information recueillie dans les dossiers de service, consultez le site du projet de données ouvertes liées sur la Première Guerre mondiale (en anglais seulement). Les données brutes se trouvent également sur le Portail des données ouvertes du Canada, sous forme de données ouvertes liées et en texte brut.

Images concernant le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique

Le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique mis au point pendant la Deuxième Guerre mondiale permet de mobiliser les experts canadiens, de construire des aérodromes, d’effectuer des recherches sur le perfectionnement de l’équipement et de fournir un entraînement et des ressources d’une valeur inestimable aux aviateurs du Commonwealth.

L’accord relatif au Plan est signé en 1939 et sera en vigueur de 1940 à 1945. Pendant cette période, environ 150 écoles sont fondées partout au Canada. Plus de 104 000 hommes et femmes participent aux opérations au sol. Durant la guerre, 131 553 aviateurs formés grâce à ce plan, dont des pilotes, des radiotélégraphistes à terre, des mitrailleurs de bord et des navigateurs, iront grossir les rangs des forces aériennes britannique, australienne, néo zélandaise et canadienne.

Le major David Vivian Currie : un dur de la Seconde Guerre mondiale, récipiendaire de la Croix de Victoria

Le 18 août 1944, il y a donc 70 ans, le major David Vivian Currie lance ses 200 hommes et une dizaine de chars M4 Sherman à l’assaut de Saint‑Lambert-sur‑Dives (France) pour prendre la ville et bloquer la seule retraite possible de la 7e Armée allemande de la poche de Falaise. Currie et ses hommes font face à un détachement de la 2e Division Panzer allemande largement supérieur en nombre, mais ils réussissent à barrer la seule retraite possible des allemands. À la suite de cet exploit, il reçoit la Croix de Victoria, la plus haute décoration militaire du Commonwealth britannique.

Photo noir et blanc montrant un homme regardant au-dessus de la tourelle d’un char d’assaut.

Le major David V. Currie, VC, du South Alberta Regiment, à Bréda (Pays Bas), le 25 novembre 1944. (MIKAN 3224834)

Le major Currie voit le jour à Sutherland (Saskatchewan) en 1912. Il étudie la mécanique automobile et la soudure. Currie devient major du 29e Régiment blindé de reconnaissance (South Alberta Regiment) en 1944; il n’a que 10 jours d’expérience au combat lorsqu’il reçoit la mission de prendre le contrôle de la route qui passe par Saint‑Lambert, de la bloquer et de tenir sa position.

Currie dirige l’escadron « C », une petite force de blindés et de canons antichars, ainsi que deux compagnies d’infanterie des Argyll and Southerland Highlanders. Il ne dispose d’aucun appui d’artillerie et de très peu de moyens de reconnaissance. Sa première attaque est repoussée, mais Currie se faufile dans le village à pied, examine les défenses allemandes et secoure les équipages de deux chars canadiens mis hors service. Le lendemain, il a déjà pris et fortifié une position au milieu du village. Au cours des 36 heures suivantes, Currie organise si bien ses défenses contre les attaques presque constantes de l’ennemi qu’il réussit à tenir la position de son unité tout en infligeant des pertes extrêmement élevées aux forces allemandes.

Photo noir et blanc montrant un homme assis sur la tourelle d’un char d’assaut appuyé sur la mitrailleuse et regardant vers la gauche.

Le major David V. Currie, VC, du South Alberta Regiment, à bord d’un véhicule de reconnaissance Humber I à Halte (Pays Bas), le 12 novembre 1944. (MIKAN 3227188)

Le soir du 20 août, le dernier assaut lancé par les Allemands dans l’espoir de percer les positions canadiennes est écrasé par une attaque‑surprise des Canadiens. Plus de 2 100 soldats allemands sont faits prisonnier par les forces de Currie, qui comptent moins de 200 hommes. Currie prend ensuite le reste du village, empêchant ainsi les restes de l’Armée allemande d’emprunter la dernière porte de sortie de la poche de Falaise. La bataille de Saint‑Lambert sera la dernière de la campagne de Normandie.

Photo noir et blanc montrant un groupe de soldat allemande avec les mains en l’air et entouré de soldats canadien.

Le major David V. Currie (troisième à partir de la gauche, avec un pistolet dans les mains) du South Alberta Regiment reçoit la reddition des troupes allemandes à Saint Lambert-sur Dives (France), le 19 août 1944. (MIKAN 3396233)

Pendant les mois qui suivent la bataille de Saint‑Lambert, Currie participe à la bataille de l’Escaut et à la libération des Pays‑Bas. Il obtient ensuite le grade de lieutenant‑colonel et occupe le poste de sergent d’armes de la Chambre des communes du Canada de 1960 à 1978. Il meurt en 1986. Le manège militaire du lieutenant‑colonel D.V. Currie, à Moose Jaw (Saskatchewan), et l’avenue Currie, à Saskatoon, portent son nom.

Pour en savoir plus sur l’histoire militaire du Canada, consultez les pages de la section Patrimoine militaire.

Images des contributions du Canada dans le passage de Mourmansk maintenant sur Flickr

Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne envahit et occupe plusieurs pays voisins en Europe. Des approvisionnements et du matériel de guerre sont transportés par-delà l’océan Atlantique pour soutenir, en Angleterre, l’effort de guerre des Alliés. Toutefois, la bataille de l’Atlantique, au cours de laquelle les convois alliés jouent au chat et à la souris avec les sous-marins allemands, fait rage.

Le grand jeu de la guerre

Les vedettes du hockey au Canada n’ont pas été épargnées par l’appel aux armes quand la Première Guerre mondiale a éclaté en 1914. En fait, ces jeunes hommes solides constituaient une population de choix à inciter au service. Ils ont, entre autres, contribué à la promotion de la guerre comme jeu ultime pour un athlète.

Créée en partenariat avec le Temple de la renommée du hockey, à Toronto, la nouvelle exposition Hockey Marching as to War : The First World War and a Century of Military Ties to the Game (en anglais seulement (les hockeyeurs au front : la Première Guerre mondiale et un siècle de liens militaires avec le hockey) porte sur les répercussions de la Première Guerre mondiale sur les joueurs de hockey, et raconte comment le hockey organisé a été transformé pendant et après cette guerre.

Affiche de guerre dépeignant un soldat qui voit dans la fumée de son fusil une aréna remplie d’amateurs de hockey regardant des joueurs sur la glace.

“Why don’t they come?” Join the 148th Battalion (« Pourquoi ne viennent-ils pas? » Devenez membres du 148e Bataillon), campagne de recrutement, ca. 1914–1918 (MIKAN 3635547)

Une équipe de hockey qui avait joué pour l’Association nationale de hockey (ANH) s’est intégrée au 228e bataillon, les Northern Fusiliers, formé en 1916. Le bataillon comptait 12 joueurs de hockey professionnels ou semi-professionnels. En fin de compte, cette équipe a fini par être un coup de publicité et a servi à promouvoir le recrutement, remonter le moral des troupes et parer à la pénurie de joueurs dans l’ANH pendant la guerre.

Toutefois, un scandale a éclaté lorsque le bataillon a été appelé à servir au front : on a découvert que certains joueurs s’étaient fait promettre qu’ils n’auraient jamais à aller à la guerre. Ces joueurs ont donc été envoyés à l’étranger, mais ont été affectés à la construction de rails pendant les deux années suivantes.

Photographie panoramique en noir et blanc présentant quatre groupes de soldats se tenant debout, dehors, en hiver.

228e bataillon, CEC, 1916 (MIKAN 4474052)

Conn Smythe

La légende du hockey, Conn Smythe, s’enrôle en 1915, une semaine après avoir gagné le championnat de l’Association de hockey de l’Ontario. Smythe sert dans l’artillerie canadienne et reçoit la Croix militaire avant d’être transféré à la Royal Flying Corps, en 1917. Il occupe un poste d’observateur jusqu’à ce qu’il soit blessé par des tirs ennemis et fait prisonnier. Malgré deux tentatives d’évasion, il passe plus d’un an dans un camp allemand de prisonniers de guerre. Smythe deviendra plus tard le principal propriétaire des Maple Leafs de Toronto.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme regardant directement l’appareil photo.

Portrait du Lt Conn Smythe, ca. 1914–1919 (MIKAN 3221254)

Frank McGee le borgne

Frank McGee « le borgne », comme on l’appelait, s’enrôle dans l’armée en 1914, même s’il ne voit plus de son œil gauche depuis plus de 10 ans. Il aurait passé son examen médical avec succès en mémorisant les éléments du test d’acuité visuelle observés avec son bon œil. Dans son rapport, le médecin note que la vision de l’œil droit est bonne, mais il n’écrit rien concernant la vision de l’œil gauche, peut-être parce qu’il ne voulait pas dire au meilleur compteur de la ligne qu’il ne pouvait pas combattre pour son pays.

Image numérisée d’un formulaire présentant de l’information médicale et dont les champs sont à l’encre noire et les réponses écrites à l’encre noire également.

Certificat médical du Lt Frank Clarence McGee (tiré du dossier du CEC sur McGee, PDF, p. 28)

En août 1916, McGee participe à la bataille de la Somme. Il meurt un mois plus tard, atteint par un éclat d’obus. Voici un extrait de sa notice nécrologique :

« Les Canadiens, qui savaient de quoi était fait Frank McGee n’ont pas été surpris lorsqu’il a enfilé un autre type d’uniforme, maintenant plus populaire, et qu’il a choisi de prendre part au jeu plus grave et plus sombre qu’est la guerre. Et tout comme dans sa carrière sportive on pouvait toujours le trouver au milieu de la mêlée, il n’y a pas de doute que sur le champ de bataille, le lieutenant McGee ne connaissait pas la peur et n’a jamais fui devant le danger. »

(Ottawa Citizen, 23 septembre 1916)

Si vous vous trouvez à Toronto, allez voir l’exposition, qui sera présentée par le Temple de la renommée jusqu’en février 2015 !

Photos de la Première Guerre mondiale, partie II : Comment trouver des photos de la Première Guerre mondiale

La première partie de cette série portait sur le Bureau canadien des archives de guerre (le Bureau). Voici maintenant quelques stratégies pour vous aider à trouver des photos de la Première Guerre mondiale produites par le Bureau.

Explorer

Vous pouvez explorer les archives de niveau inférieur en cliquant sur les entrées en hyperlien qui apparaissent sous les titres « sous-série » ou « sous-sous série se compose de ». Par exemple, une recherche dans les archives du préfixe O (« O » prefix) débouche sur 4 134 descriptions de niveau inférieur. (Comme des archives sont continuellement ajoutées, ce nombre peut changer.)

Exploration dans la sous-série du préfixe « O ».

Exploration dans la sous-série du préfixe « O ».

Cette stratégie vous permet de voir les photos dans l’ordre dans lequel elles sont classées. C’est une bonne approche si vous n’êtes pas certain de ce que vous cherchez, mais que vous avez une idée du genre de photos qui composent la collection et de la façon dont elles sont décrites.

Recherche

Vous voulez une stratégie plus poussée pour trouver des photos précises à l’intérieur de chaque série? Utilisez la fonction Recherche de fonds d’archives – Recherche avancée. Vous pouvez effectuer votre recherche en utilisant le préfixe « O-? » (avec les guillemets) ou le numéro d’acquisition original (« 1964-114 »), le tout accompagné d’un nom ou d’un mot-clé. En utilisant les guillemets, vous obligez le moteur de recherche à trouver les mots demandés dans le même ordre que celui dans lequel vous les avez tapés. L’utilisation du point d’interrogation (?) vous permet de faire une recherche non limitative. L’astérisque (*), quant à lui, permet d’inclure dans votre recherche les variantes d’un mot; ainsi, si vous entrez « nurs* », vous verrez les résultats comportant nursing, nurse et nurses. (Les documents de la Première Guerre mondiale existent principalement en anglais; les recherches dans cette langue donneront de meilleurs résultats.)

Écran « Recherche de fonds d’archives – Recherche avancée » montrant une recherche de photos liées aux soins infirmiers (nursing) dans la série du préfixe « O ».

Écran « Recherche de fonds d’archives – Recherche avancée » montrant une recherche de photos liées aux soins infirmiers (nursing) dans la série du préfixe « O ».

Si vous ne savez pas dans quelle série se trouvent les photos qui vous intéressent, essayez d’entrer le numéro d’accès « 1964-114 » et un terme précis, comme « Vimy » (349 résultats) ou « Bishop » (21 résultats).

L’image ci-dessous montre les résultats obtenus avec le mot-clé « nurs* » : une liste de photos sur les soins infirmiers et les infirmières militaires.

Résultats de recherche pour « nurs* ».

Résultats de recherche pour « nurs* ».

Parfois, certains résultats sembleront être affichés en double. Il s’agit souvent de fichiers bilingues créés par les archivistes pour aider les Canadiens à trouver plus facilement des éléments dans la langue de leur choix. De plus, dans le cas des photos panoramiques, la photo finale peut provenir de multiples négatifs, chacun étant archivé dans un dossier différent.

Explorez les images du Bureau canadien des archives de guerre, et découvrez sur pellicule ce témoignage officiel de la participation du Canada à la Première Guerre mondiale.

Liens connexes :

Photos de la Première Guerre mondiale, partie I : Le Bureau canadien des archives de guerre

L’année 2014 marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Pour l’occasion, les archivistes de Bibliothèque et Archives Canada ont fait le ménage dans les archives officielles des photos de guerre canadiennes. Elles sont maintenant mieux décrites et regroupées par thèmes dans notre base de données en ligne, donc plus facilement repérables pour les Canadiens.

Ces efforts s’inscrivent dans un projet de plus grande envergure : organiser et décrire toute la collection de photos du ministère de la Défense nationale que détient Bibliothèque et Archives Canada. L’objectif est de s’assurer que ces archives sont exactes, complètes et accessibles au grand public.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, en 1914, la plupart des photographes et des journalistes reçoivent l’ordre de ne pas s’approcher du front. L’année suivante, la Première division canadienne foule le sol de l’Europe. En 1916, le millionnaire et baron de la presse Max Aitken reçoit l’autorisation de fonder le Bureau canadien des archives de guerre (le Bureau). Celui-ci transmet au pays des rapports en provenance du front, devenant en quelque sorte, pour le Canada, un témoin oculaire de la guerre. Rapidement, ces rapports sont accompagnés de photos et de peintures.

Tout au long de la guerre, en plus de se procurer des photos auprès de diverses sources, le Bureau emploie trois photographes (le capitaine Henry Edward Knobel, William Ivor Castle et William Rider-Rider), qu’il envoie en France pour capter sur pellicule les batailles, la vie au front et d’autres activités. Ces photos peuvent être consultées dans le fonds du Bureau canadien des archives de guerre. Elles ont été classées par le Bureau en fonction des préfixes suivants :

Le préfixe « O » désigne le fonds le plus volumineux. Ce dernier contient quelque 4 705 photos prises entre mai 1916 et mai 1919. On y retrouve quelques-unes des plus célèbres représentations canadiennes de la Première Guerre mondiale, dont deux photos de William Ivor Castle : Going over the Top (Soldats canadiens franchissant une tranchée) et 29th Battalion advancing over No Man’s Land during the Battle of Vimy Ridge (Le 29e Bataillon d’infanterie avançant en zone neutre lors de la bataille de la crête de Vimy).

Photo noir et blanc composite montrant des soldats sortant d'une tranchée.

Soldats canadiens partant à l’assaut lors d’un entraînement pour les mortiers de chantier. (MIKAN 3206096)

On a plus tard réalisé que les deux photos avaient été en quelque sorte manipulées : la première représente non pas une scène de bataille, mais bien un exercice militaire, et la deuxième a été forgée à partir de deux photos afin d’inclure dans la scène des cadavres et des bouffées de fumée.

Photo noir et blanc composite montrant des soldats avançant dans un paysage complètement détruit avec de la fumée dans l'arrière plan et des cadavres dans l'avant plan.

Le 29e Bataillon d’infanterie avançant en zone neutre, à travers les barbelés et sous le feu nourri des Allemands, lors de la bataille de la crête de Vimy. (MIKAN 3192389)

Dans la deuxième partie de cette série, nous vous expliquerons comment trouver des photos de la Première Guerre mondiale dans le fonds du Bureau canadien des archives de guerre.

Liens connexes :

120e anniversaire de la naissance de William George Barker, as de l’aviation et récipiendaire de la Croix de Victoria

Le trois novembre marqua le 120e anniversaire de naissance de William George Barker, as de l’aviation canadienne au cours de la Première Guerre mondiale et récipiendaire de la Croix de Victoria. Pilote de guerre parmi les plus renommés au pays et militaire le plus décoré de l’histoire du Commonwealth britannique, Barker a abattu 50 avions ennemis au cours de la Première Guerre mondiale.

Le major William G. Barker, 1918

Le major William G. Barker, 1918 (MIKAN 3623168)

W. Barker naît à Dauphin (Manitoba) le 3 novembre 1894. En décembre 1914, il s’enrôle dans le First Canadian Mounted Rifles (le 1er bataillon canadien de fusiliers à cheval), et arrive en France en septembre 1915 pour servir comme mitrailleur. Au début de 1916, Barker est affecté au 9e escadron de le Royal Flying Corps et passe au grade de sous-lieutenant. Il se joint au 15e escadron en juillet et abat pour la première fois un avion ennemi de l’arrière d’un B.E.2. Il reçoit la Croix militaire aux dernières étapes de la bataille de la Somme pour avoir détecté des troupes allemandes se regroupant pour contreattaquer et pour avoir dirigé une attaque d’artillerie qui a mis en déroute une force de 4 000 hommes. Blessé en août 1917, Barker sert alors en tant qu’instructeur de pilotage au Royaume-Uni. Après avoir beaucoup insisté pour servir en première ligne, il se joint au 28e escadron avant la fin de l’année. Pilote exceptionnel, Barker s’est fait remarquer pour son agressivité au combat, son adresse exceptionnelle au tir et sa propension à ignorer les ordres et à effectuer des patrouilles aériennes non officielles.

Le major W. G. Barker, C.V., (5e à partir de la gauche) posant devant un Fokker D.VII à l'aérodrome Hounslow, avril 1919

Le major W. G. Barker, C.V., (5e à partir de la gauche) posant devant un Fokker D.VII à l’aérodrome Hounslow, avril 1919 (MIKAN 3523053)

Le 27 octobre 1918, Barker est affecté au 201e escadron de la Royal Air Force. Un jour qu’il effectue une excursion en solo au-dessus de la forêt de Mormal, il rencontre une formation de Fokker D.VII du Jagdgruppe 12. Dans la bataille qui s’ensuit, au-dessus des lignes canadiennes, Barker abat quatre avions ennemis, avant d’atterrir en catastrophe à l’intérieur des lignes alliées. Il est grièvement blessé mais, en mars 1919, il a récupéré tout juste assez pour faire quelques pas à la cérémonie de remise de sa Croix de Victoria, au palais de Buckingham.

Le majeur W. G. Barker, C.V., devant le Fokker D.VII capturé à l'aérodrome Hounslow, avril  1919.

Le majeur W. G. Barker, C.V., devant le Fokker D.VII capturé à l’aérodrome Hounslow, avril 1919 (MIKAN 3214719)

On attribue à Barker, militaire le plus décoré du Commonwealth britannique, la capture d’un ballon et la destruction de deux ballons (en plus de sept ballons détruits avec d’autres pilotes), la destruction de 33 avions (plus deux avec d’autres pilotes) et la mise hors contrôle de cinq avions.

Après la guerre, avec William « Billy » Bishop, un autre as du pilotage, il fonde Bishop-Barker Aeroplanes Limited. Barker se joint à la toute jeune Aviation canadienne en 1922 à titre de lieutenant-colonel, dont il est nommé directeur par intérim en 1924. Il aura souffert physiquement de ses blessures toute sa vie.

Barker meurt le 12 mars 1930, à 35 ans, après avoir perdu le contrôle de son biplan Fairchild KR-21 au cours d’un vol de démonstration à la station aérienne de Rockliffe. Ses funérailles sont les funérailles d’État les plus imposantes qu’aura connues Toronto.

Bibliothèque et Archives Canada possède le dossier de service du CEC du major William George Barker.

Pour en apprendre davantage au sujet du passé militaire du Canada, visitez le site : Patrimoine militaire.

Les premières victimes canadiennes de la Première Guerre mondiale

C’est un fait bien connu que George Lawrence Price, tué par un tireur d’élite deux minutes avant l’Armistice, le 11 novembre 1918, est le dernier soldat canadien mort au combat pendant la Première Guerre mondiale. Mais qui est le premier?

La question est plus complexe qu’elle n’en a l’air. Le 4 août 1914, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne, ce qui déclenche l’entrée en guerre des dominions de l’Empire britannique, dont le Canada. Les membres du Corps expéditionnaire canadien n’arrivent sur les champs de bataille français et belge qu’au début de 1915. Toutefois, des Canadiens sont déjà en Europe lors du déclenchement des hostilités; certains s’engagent dans les forces britanniques et entrent en service plus tôt. Ainsi, des unités britanniques combattent en France et en Belgique dès le début d’août 1914. Les affrontements intenses qui font rage à Mons, dans la Marne et à Ypres ont déjà causé 500 000 pertes en octobre 1914.

Les Livres du Souvenir du Canada et le Mémorial virtuel de guerre du Canada fournissent les noms de plus de 118 000 combattants canadiens morts à la guerre depuis la Confédération. Les Livres du Souvenir s’intéressent surtout aux soldats tués au sein d’unités canadiennes, mais ils mentionnent aussi ceux qui sont morts en combattant dans des régiments britanniques. Sont également nommés les Canadiens morts en service à la suite d’une maladie, d’un accident ou d’une blessure, morts au combat, ou ayant succombé à des blessures subies au combat.

Mort en service, mais pas au combat

Le soldat Harry B. Little, du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, s’enrôle le 10 août 1914 à l’âge de 26 ans. Il meurt quatre jours plus tard des suites d’une insuffisance cardiaque pendant qu’il voyage à bord d’un train de troupes, en Alberta. Il est enterré au cimetière de Czar, en Alberta.

Mort au combat, mais pas sous le drapeau canadien

Le caporal Charles Raymond fait partie de l’infanterie britannique, plus précisément du 2e Bataillon du King’s Royal Rifle Corps. Né à Windsor, en Ontario, il meurt au combat le 14 septembre 1914, à 32 ans. Il est enterré au cimetière de La Ferté-sous‑Jouarre, en Seine‑et‑Marne (France).

Morts au combat sous les couleurs du pays

Les premiers Canadiens qui meurent en combattant au sein d’une unité canadienne pendant la Première Guerre mondiale sont Malcolm Cann, John Hatheway, William Palmer et Arthur Silver. Ils font partie de la première cohorte de diplômés du nouveau Royal Naval College of Canada. Commandés par le contre‑amiral britannique sir Christopher Cradock, à la base navale de l’Amérique du Nord et des Antilles de la Royal Navy, ils embarquent à bord du HMS Good Hope, qui fait partie de l’escadron de navires chargé de défendre les routes commerciales britanniques contre les attaques de la marine allemande dans l’est du Pacifique. Les quatre hommes participent à la bataille de Coronel, dans l’océan Pacifique, à environ 80 kilomètres au large des côtes du Chili. Le 1er novembre 1914, le combat s’engage contre un escadron allemand commandé par l’amiral Graf Maximilian von Spee, près de la côte chilienne. Au cours de ce qui allait s’avérer la pire défaite navale britannique depuis un siècle, plus de 1 600 marins alliés meurent au combat, y compris ces quatre aspirants de marine canadiens, dont le navire coule corps et biens.

Ressources connexes