Jeux et jouets au Canada

Photographie d’une jeune fille assise sur un matelas, une poupée dans le bras.

La période de réjouissances que représente le temps des Fêtes est le moment idéal pour vous présenter la collection de photographies sur les jeux et jouets de Bibliothèque et Archives Canada.

Le jeu existe depuis la nuit des temps mais au Canada, c’est uniquement au XIXe siècle que le « jouet » prend véritablement son essor. C’est donc seulement durant l’époque victorienne que l’on considère que les enfants ont besoin de jeux et de divertissement, et que débute ainsi la production de masse de ceux-ci. Dans un premier temps, les jouets proviennent surtout de l’Angleterre, de l’Allemagne et des États-Unis, mais entre 1860 et 1915, quelque vingt entreprises canadiennes en fabriquent aussi. Ceux-ci sont faits de bois et représentent généralement des meubles miniatures, des véhicules ou des chevaux.

La Première Guerre mondiale a pour effet de ralentir la production européenne de jouets et de favoriser l’industrie canadienne. De nouveaux jouets sont produits, notamment les navires de guerre et les jeux de construction. Cette période marque aussi le début de l’utilisation d’une plus grande variété de matériaux; on trouve désormais des jouets en cuivre, en étain, en fer, en plomb et en caoutchouc. On voit aussi apparaître des poupées et des animaux en peluche, des petits soldats de plomb, des clairons et des trompettes, des balles de caoutchouc, des rondelles de hockey et même des toupies musicales.

Les années quarante voient l’apparition du plastique dans la fabrication des jouets. On trouve alors des hochets, des jouets de plage, des tracteurs, des camions et des jeux de construction fabriqués avec ce matériau, ainsi qu’une panoplie d’outils de toutes sortes. Les années subséquentes seront marquées par l’apparition des grandes multinationales de jouets qui viendront considérablement diversifier cette industrie.

Différents jeux d’extérieur sont aussi prisés, comme le croquet et le boulingrin. Les enfants aiment aussi pratiquer des jeux de force, de ficelle ou de hasard que nous vous présentons dans notre nouvel album Flickr.

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Images de l’explosion d’Halifax maintenant sur Flickr 

Les animaux à la guerre (1914-1918)

Affiche en couleur d’un paysage en combat avec un char tiré par des chevaux et des soldats, s'enfuyant de la canonnade.

Pendant la Première Guerre mondiale, les conditions du terrain au front – souvent boueux et sans routes pavées – rendaient difficile l’utilisation des véhicules motorisés. C’est pourquoi on a fait appel à une grande variété de bêtes de somme, dont les chevaux. Ceux-ci servaient principalement aux troupes  de cavalerie, mais aussi au transport des canons, des munitions et de la nourriture, en plus de tirer les ambulances non motorisées. Les chevaux étaient omniprésents dans le théâtre des opérations.Le premier contingent de troupes ayant quitté le Canada pour l’Angleterre en septembre 1914 a embarqué 7636 chevaux! Même s’ils appartenaient aux unités de cavalerie, la majorité d’entre eux avaient été achetés à des propriétaires privés par le gouvernement canadien, afin de combler les besoins de l’armée. Des centaines de milliers de chevaux supplémentaires ont, par la suite, été envoyés au front. À la fin de la guerre, l’armée avait perdu huit millions de chevaux au combat.D’autres animaux ont aussi été utilisés par l’armée pendant la Première Guerre mondiale. C’est le cas des mules, des ânes et des bœufs, qui transportaient principalement les matériaux, les munitions et la nourriture. Dans les régions orientales – comme en Égypte – on a aussi utilisé des chameaux.

Les conditions du terrain, continuellement bombardé dans certains secteurs, ou très montagneux, ne permettaient pas de communiquer facilement. On a alors utilisé des messagers ailés ou poilus. Il existait même des unités spéciales chargées d’entretenir une volée de pigeons voyageurs, prêts à être envoyés munis de messages attachés à leur patte. Les chiens ont également rempli ce rôle de messager.

Croquis en couleur d'un chien brun assis.

L’armée canadienne possédait alors un Corps vétérinaire, des unités de forgerons et de maréchaux ferrants. Tous veillaient aux soins des animaux au service de l’armée. Pendant le conflit, des hôpitaux vétérinaires et des unités vétérinaires mobiles ont été créés derrière le front, pour soigner les animaux et veiller à l’alimentation en fourrage.Les animaux ont aussi, de tout temps, accompagné les soldats au front comme compagnons d’infortune. Les mascottes militaires remplissent depuis toujours le rôle de symbole du groupe qui l’a adopté. Même les membres du Corps expéditionnaire canadien lors de la Première Guerre mondiale avaient leurs mascottes, dont on peut voir un exemple.

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

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Images de costumes et de l’Halloween maintenant sur Flickr

La patrouille du « French Shore » avec Louis Koenig

Terre-Neuve l’été, complètement inabordable à cause de sa garnison ailée. / Bibliothèque et Archives Canada (Source)

Saviez-vous que, grâce à la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), il est possible de patrouiller dans le French Shore de l’île de Terre-Neuve avec le lieutenant Louis Koenig et de découvrir cette région particulière, où les pêcheurs de morue français ont bénéficié de droits de pêche pendant près de deux cents ans grâce à deux traités signés entre la France et l’Angleterre? À bord de la frégate française la Clorinde,
accompagnez Koenig ainsi que tout l’équipage pendant la campagne qui les a menés à Terre-Neuve, à l’île du Cap-Breton et à Saint-Pierre-et-Miquelon en 1885.

Reconnu par la Marine française pour ses talents artistiques, Koenig a réalisé les 145 dessins et aquarelles, les cartes manuscrites ainsi que le journal de bord qui se trouvent dans le fonds Louis Koenig et dans la collection Louis Koenig. Les illustrations, dont plusieurs ont été réalisées sur le vif, témoignent des paysages et des installations observées, en plus des activités journalières à bord de la Clorinde. Les cartes offrent trois aperçus du French Shore avec des réflexions écrites de l’artiste. Le journal, également rédigé par Koenig, documente le trajet et les endroits visités et raconte avec candeur les impressions de l’artiste face aux expériences vécues; il porte notamment une attention toute particulière aux moustiques qui ont semblé bien apprécier la visite des marins français! Enfin, on y retrouve aussi un petit carnet de croquis qui comporte un récit illustré et beaucoup plus personnel du voyage, rempli d’humour et de fantaisie, offert en cadeau par Koenig au commandant de la Clorinde, Félix-Auguste Le Clerc. Koenig a également rédigé l’article Le « French Shore » (souvenirs de campagne à Terre-Neuve), qu’il a agrémenté de ses cartes et illustrations, paru en 1890 dans le périodique Le Tour du monde.

Il est possible de commander des documents publiés non disponibles en ligne au moyen de notre formulaire de demande de retrait des documents en ligne ou par téléphone au 613-996-5115 ou sans frais au 1-866-578-7777 afin de les consulter en personne au 395, rue Wellington à Ottawa.

Bonnes découvertes et consultez Flickr pour une série d’image de Koenig!

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Célébrer la Journée internationale de la paix — Partie III : Le fonds Voix des femmes

Dans d’autres messages annonçant la Journée internationale de la paix, nous avons parlé de Julia Grace Wales et de Thérèse Casgrain deux Canadiennes qui ont joué des rôles prédominants dans le mouvement international pour la paix. Aujourd’hui, nous conclurons avec une discussion sur le fonds Voix des femmes, détenu par Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

Les Nord-Américaines s’opposent depuis longtemps aux guerres dans le monde. Au début des années 1960, à une époque où la menace d’une guerre nucléaire planait sur de nombreuses nations, la Voix des femmes canadiennes pour la paix voit le jour. Depuis, l’organisme fait la promotion de la paix et du désarmement, plus particulièrement dans le contexte d’une guerre nucléaire.

La Voix des femmes canadiennes pour la paix organise des activités toutes particulières pour attirer l’attention sur leur cause. En 1963, l’organisme dirige la collecte et l’examen de milliers de dents d’enfants nord-américains afin de démontrer les retombées des essais atmosphériques à base de strontium 90, un dangereux isotope radioactif. Durant la guerre du Vietnam, La Voix des femmes canadiennes pour la paix de l’Ontario met sur pied le projet de tricotage pour les enfants vietnamiens. Pendant plus de dix ans, le groupe envoie, entre autres, des milliers d’accessoires tricotés à la main aux jeunes victimes de la guerre ainsi qu’à leur famille.

Au fil des ans, le groupe de femmes étend son mandat, qui englobera dorénavant les droits de la personne, les libertés civiles et la sauvegarde de l’environnement, de même que des questions de nature économique et politique.

Le fonds Voix des femmes de BAC comprend de la correspondance, des comptes rendus et des dossiers par sujet portant sur un grand nombre de campagnes pour la paix. Des photographies numérisées sont aussi présentées dans l’album Flickr de BAC qui traite des femmes et de la paix.

N’oubliez pas que nos documents ne sont pas tous numérisés et accessibles en ligne. Consultez notre billet Comment consulter des documents qui n’ont pas encore été mis en ligne pour obtenir de plus amples renseignements.

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Images de chars d’assaut maintenant sur Flickr

Célébrer la Journée internationale de la paix – Partie I : Julia Grace Wales

Photographie en plan-serré, noir et blanc, d'une femme avec un petit sourire.

Julia Grace Wales Source

Le 21 septembre est désigné Journée internationale de la paix. Afin de célébrer l’événement, notre blogue mettra en vedette des Canadiennes qui ont joué un rôle clé dans le mouvement international pour la paix, comme nous pouvons le constater dans les collections de Bliothèque et Archives Canada (BAC).Nous commencerons par présenter Julia Grace Wales, qui a été déterminante dans la promotion de la paix durant la Première Guerre mondiale, un rôle inusité pour une femme de l’époque. BAC possède le fonds Julia Grace Wales .

Née dans les Cantons de l’Est (Québec) en 1881, Mme Wales étudie d’abord à l’Université McGill à Montréal et, plus tard, à l’Université de Wisconsin-Madison, où elle enseignera la littérature anglaise. Horrifiée à la lecture des nouvelles faisant état des violents combats qui ont cours en Europe, Mme Wales intervient en proposant un plan visant à mettre fin aux rivalités.

En décembre 1914, l’enseignante rédige l’ébauche du document maintenant célèbre intitulé « Continuous Mediation Without Armistice », lequel sera connu plus tard sous le terme « plan de Wisconsin ». Dans son plan, elle proposait que les États-Unis organisent une conférence regroupant des intellectuels de tous les pays neutres qui agiraient alors à titre de médiateurs. Ces personnes recommanderaient des solutions qui tiendraient compte non seulement de leurs propres idées, mais aussi des arguments des pays en état de guerre.

L’ouvrage de Mme Wales est immédiatement appuyé par le tout nouveau « Wisconsin Peace Party ». Des représentants d’État de partout aux États-Unis donnent aussi leur aval. Les membres du « National Peace Party » sont tellement impressionnés qu’une délégation est envoyée à Washington pour présenter l’idée au président Woodrow Wilson et au Congrès. En Europe, l’auteure présente son plan au Congrès international des femmes, les membres l’adoptent à l’unanimité comme la solution à la guerre. Le document est imprimé en quatre langues et distribué partout en Europe et en Amérique du Nord.

En 1916, toutefois, le mouvement pour la paix commence à décliner et, malgré les efforts de citoyens influents comme l’industriel Henry Ford et de pacifistes émérites, le plan n’obtiendra jamais l’appui officiel du gouvernement américain. L’entrée des États-Unis dans la guerre en 1917 sonne le glas du plan de médiation de Julia Grace Wales, qui ne répond dorénavant plus aux besoins.

Après son retour de l’Europe en 1917, Mme Wales poursuit sa carrière d’enseignante, mais elle conservera toujours un intérêt dans le mouvement pour la paix. Elle publie des articles sur la question, écrit un livre. Elle revient vivre au Québec à sa retraite, en 1947, où elle mourra en 1957.

Pour obtenir de plus amples renseignements, prenez connaissance des exemplaires numérisés des écrits de Julia Grace Wales et d’autres images dans notre album sur Flickr ou consultez le fonds Julia Grace Wales.

N’oubliez pas, ce n’est pas tout notre matériel qui est affiché en ligne. Pour en apprendre plus, lisez l’article Comment consulter des documents qui n’ont pas encore été mis en ligne.

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Images de pirates et de corsaires maintenant sur Flickr

Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

  • Un usager a trouvé le contenu de cet ensemble Flickr amusant. Il aurait aimé voir des explications plus détaillées sur comment les images ont été sélectionnées.