Les origines de la fête du Travail

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Par Dalton Campbell

Il y a 130 ans, en 1894, la fête du Travail devient une fête nationale. En avril cette année-là, des dirigeants syndicaux rencontrent le premier ministre Sir John Sparrow David Thompson. Ils formulent un certain nombre de demandes, mais le premier ministre n’en accepte qu’une seule : œuvrer à l’instauration de la fête du Travail. Avant l’été, la loi faisant du premier lundi de septembre un jour férié est adoptée.

Un défilé dans les rues de la ville.

Défilé de la fête du Travail, rue Main, Winnipeg, Manitoba, en 1895. Fonds Sir William Van Horne (e011367824-005). Desmond Morton écrit qu’au 19e siècle, « les défilés, avec leurs chars, leurs bannières et leurs costumes, ne représentaient pas une forme de militantisme, mais plutôt un divertissement de foule et une démonstration d’ordre et de respectabilité » (traduction).

En instaurant un jour férié au début du mois de septembre, le gouvernement du Canada comble l’absence de congé entre le 1er juillet (aujourd’hui la fête du Canada) et l’Action de grâce. Ce nouveau jour férié s’inscrit dans le rythme des saisons (à l’approche de l’automne) et évite toute association avec le Premier mai, fête à forte connotation politique.

Un défilé dans les rues de la ville.

Défilé de la fête du Travail, rue Front, Belleville, Ontario, en 1913. Fonds du studio Topley (a010532).

En 1894, l’idée d’instaurer une fête nationale du Travail n’est pas nouvelle. La création de ce jour férié avait été recommandée cinq ans plus tôt, en 1899, dans le rapport final de la Commission royale sur les relations du travail avec le capital au Canada.

Les recommandations de la Commission ne sont pas mises en œuvre. Cependant, le rapport représente toujours un document marquant dans l’histoire du travail au Canada. Il comprend des témoignages de travailleurs et de membres de leur famille sur les conditions de travail dangereuses, les longues heures de travail, les faibles salaires, les amendes sur le lieu de travail, la discipline, le travail des enfants et d’autres problèmes. Comme le décrit Jason Russell, au 19e siècle, les usines du Canada sont « des lieux sombres contenant des machines dépourvues de dispositifs pour protéger les travailleurs qui les utilisent. Dans les usines, il y a des chaudières, des machines à vapeur et des volants d’inertie sans aucune protection […] et l’obtention de la journée de travail de seulement 10 heures est un objectif majeur des syndicats. » (traduction).

Comme l’écrivent Craig Heron et Steven Penfold, avant la proclamation de la fête du Travail, « des fêtes du travail locales sont des événements bien établis dans plusieurs villes et villages ». Tout au long du 19e siècle au Canada, des espaces publics accueillent des parades et des festivals, et dans les années 1880, « les artisans syndiqués du pays prennent en charge ces parades traditionnelles et en créent de nouvelles » (traductions).

Un défilé comptant une fanfare dans les rues de la ville.

Défilé des Chevaliers du travail, rue King, Hamilton, Ontario, dans les années 1880. Collection Edward McCann (a103086). Les Chevaliers du travail, une organisation qui a vu le jour aux États-Unis, font leur entrée au Canada en s’établissant à Hamilton, en 1881. Les Chevaliers deviennent rapidement l’une des plus importantes organisations syndicales du 19e siècle au Canada.

En 1880, les mineurs de la Nouvelle-Écosse organisent ce qui vraisemblablement a été la première fête du travail locale. Viennent ensuite les fêtes de Toronto (1882), d’Hamilton et d’Oshawa (1883), de Montréal (1886), de St. Catharines (1887), d’Halifax (1888), d’Ottawa et de Vancouver (1890), puis de London (1892).

Le Trades Union Advocate, un journal ouvrier hebdomadaire, décrit en détail le défilé ouvrier de juillet 1882 à Toronto.

Pour prendre part au défilé, des travailleurs de différents syndicats d’artisans ont installé de petits postes de travail sur des chariots à plateforme. En parcourant la ville, ils présentent leur ouvrage à la foule : les lithographes impriment des tracts et des images, les cigariers roulent le tabac « avec une dextérité et une agilité remarquables », les marins équipent leur remorque comme un navire, etc. Le défilé comprend des dignitaires, des syndicalistes qui marchent en brandissant des bannières et des pancartes, ainsi qu’une douzaine de fanfares disséminées parmi les chars. Selon le Globe de Toronto, au moins 3 000 personnes participent au défilé et 50 000 le regardent depuis les trottoirs.

En plus d’exemplaires du journal Trades Union Advocate, la collection de BAC consacrée au travail contient un certain nombre de photographies de la fête du Travail : certaines de ces images sont incluses ici et d’autres sont présentées sur la page Flickr de BAC. Toutes ces photographies sont accessibles en faisant une Recherche dans la collection.

Une femme tient un microphone.

La syndicaliste et militante Madeleine Parent parle au microphone. Fête du Travail, Valleyfield, Québec, 1948. Fonds Madeleine Parent et R. Kent Rowley (a120397).

La collection de BAC consacrée au travail comprend également une cinquantaine de messages de la fête du Travail, des années 1930 aux années 1970, livrés par les dirigeants syndicaux A. R. Mosher, Pat Conroy, Jim MacDonald, Donald MacDonald, Jean-Claude Parrot et d’autres encore. Les messages portent sur des thèmes universels : les acquis des syndicats, la nécessité de syndiquer davantage de lieux de travail, et le rôle vital des travailleurs dans les profits des entreprises, la production et l’économie. Les messages annuels abordent également des événements contemporains, ce qui fait de ces discours un petit historique instantané de l’année écoulée. Le message qui revient sans cesse, cela dit, en est un de soutien aux travailleurs. En 1966, Claude Jodoin, président du Congrès du travail du Canada, exprime ce sentiment dans des termes qui résonnent encore au 21e siècle : « Les syndicats ont consacré une grande partie de leurs efforts à obtenir le droit pour les travailleurs d’avoir des loisirs et de profiter paisiblement des fruits de leur labeur. » La fête du Travail, dont profitent aujourd’hui des millions de Canadiens, est l’un des résultats de ces efforts.

Recherche complémentaire :

Sources publiées :

  • Craig Heron et Steven Penfold, The workers’ festival: a history of Labour Day in Canada (OCLC 58545284)
  • Jason Russell, Canada, a working history (OCLC 1121293856)
  • Desmond Morton, Working people: an illustrated history of the Canadian labour movement (OCLC 154782615)
  • Rapport de la Commission royale sur les relations du travail avec le capital au Canada (OCLC 1006920421, publications du gouvernement du Canada (no472984)
  • Greg Kealey, dir., Canada investigates industrialism: the Royal Commission on the Relations of Labor and Capital, 1889 (OCLC 300947831)

Dalton Campbell est archiviste à la Section des sciences, de l’environnement et de l’économie de la Division des archives privées de Bibliothèque et Archives Canada.

L’expropriation des plaines LeBreton (1962)

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Par Ariane Gauthier

Les plaines LeBreton constituent l’un des plus anciens quartiers d’Ottawa. À l’origine, elles accueillent de nombreuses scieries. Grâce au fort courant de la chute des Chaudières, les premiers colons acheminent d’énormes quantités de bois depuis une région densément boisée. Cette industrie attire une horde de travailleurs qui choisissent d’établir leur famille à proximité de leur lieu de travail. Tout cela contribue à façonner l’aménagement des plaines LeBreton.

Carte d’Ottawa montrant une partie de ce qu’on appelle à l’époque le « Lumber District », la rivière des Outaouais et la chute des Chaudières.

Plan d’assurance-incendie de la ville d’Ottawa, Ontario, juin 1878 – feuille 3. (e010695480)

Malgré l’ambiance animée de ce quartier industriel et l’agitation des gares ferroviaires de marchandises, les plaines LeBreton sont un quartier pauvre, peuplé essentiellement de francophones, d’Irlandais et, plus tard, d’Italiens. Pourtant, les plaines perdurent. Même après le grand feu d’Ottawa-Hull, un gigantesque incendie qui éclate à Hull, du côté québécois, le 26 avril 1900 et traverse la rivière des Outaouais pour réduire en cendres certains secteurs d’Ottawa, dont les plaines LeBreton. Rapidement, le quartier est reconstruit et la vie reprend son cours.

Photo en noir et blanc montrant d’épaisses colonnes de fumée suffocante dans le secteur des plaines LeBreton, vu de la Colline du Parlement.

Grand feu d’Ottawa-Hull. (a009286)

La situation change toutefois le 18 avril 1962, lorsque la Commission de la capitale nationale envoie aux résidents des plaines une lettre les informant de leur abrupte expropriation. Les habitants et les commerçants ont jusqu’au 1er mai 1964 – date plus tard repoussée au 31 décembre 1964 – pour quitter leur maison ou entreprise en prévision de la démolition totale du secteur. Sur les restes de l’ancien quartier, on projette d’ériger un bâtiment massif pour loger le quartier général du ministère de la Défense nationale.

Or, cet ambitieux projet est bientôt abandonné. En 1965, après la démolition du dernier bâtiment, les habitants d’Ottawa attendent de voir ce qu’il adviendra des plaines LeBreton désertées. Personne n’aurait deviné alors que tout projet de reconstruction serait mis en veilleuse pendant une quarantaine d’années.

En cherchant à comprendre cet épisode de l’histoire d’Ottawa, je me suis souvent interrogée sur tous ceux qui ont dû quitter leur demeure : les familles héritières de maisons familiales qu’elles avaient connues toute leur vie, les nouveaux immigrants installés depuis peu dans la ville, les propriétaires d’entreprises qui avaient été la force vitale des plaines LeBreton. Quelle tristesse de penser à leurs rêves, à leurs ambitions et à leurs souvenirs perdus!

En fouillant dans notre vaste collection d’archives dans le but de mettre la main sur des récits personnels de l’expropriation, je suis tombée sur la sous-série suivante du fonds de la Commission de la capitale nationale (RG34/R1181) :

Dossiers du système de classification central
Référence : R1181-18-X-F, RG34-C-1-b
http://central.bac-lac.gc.ca/.redirect?app=fonandcol&id=161945&lang=fra

Les dossiers du système de classification central portent principalement sur la gestion des propriétés de la Commission de la capitale nationale, par le biais de négociations et de transactions visant à acquérir des propriétés et à procéder à leur expropriation. Ils comportent entre autres de nombreux dossiers sur les résidences et les entreprises expropriées des plaines LeBreton en 1962. Ce qu’il y a de singulier, c’est que beaucoup de ces dossiers contiennent des photos de maisons, d’ensembles d’habitations collectives, de magasins, etc. C’est ce qui m’a motivée à écrire ce billet de blogue, en particulier les photos de bâtiments et de rues qui n’existent plus.

Photo en noir et blanc d’un homme passant devant un immeuble d’habitation de deux étages.

Un homme marche devant un logement. La photographie est datée de juin 1962. (Photo prise par Ariane Gauthier – tirée de R1181-18-X-F, volume 77.)

Photo en noir et blanc d’un immeuble de deux étages abritant un magasin au rez-de-chaussée et des appartements à l’étage.

Un dépanneur en libre-service. (Photo prise par Ariane Gauthier – tirée de R1181-18-X-F, volume 77.)

Trois photos en noir et blanc d’un immeuble d’habitation de deux étages. La photo du haut correspond à la vue de face. La photo en bas à gauche correspond à la vue arrière et montre des vêtements suspendus à deux cordes à linge. La photo en bas à droite correspond à la vue latérale.

Trois photos du même logement : vue de face, de l’arrière et du côté de la propriété. (Photo prise par Ariane Gauthier – tirée de R1181-18-X-F, volume 77.)

Deux photos en noir et blanc d’un immeuble d’habitation de deux étages. La photo du haut est une vue de face, celle du bas une vue de l’arrière.

Vues avant et arrière du bâtiment de l’entreprise Ottawa Feather & Mattress. (Photo prise par Ariane Gauthier – tirée de R1181-18-X-F, volume 77.)

Il ne s’agit là que d’un échantillon de ce que l’on peut trouver en parcourant ces dossiers. L’examen attentif des documents textuels qui accompagnent ces photos permet d’en apprendre beaucoup plus, mais je laisse ce travail aux historiens de la ville.

Après le nivellement du quartier en 1965, remplacé par des étendues de pelouse et d’arbustes, le secteur des plaines LeBreton demeure à l’abandon pendant près de quarante ans, jusqu’à l’ouverture du Musée canadien de la guerre en 2005. Cinq ans plus tard, on y construit des immeubles à condos et on y aménage des parcs. En 2019 a lieu l’inauguration de la Ligne de la Confédération de l’O-Train de la Ville d’Ottawa comprenant la station Pimisi, qui dessert le quartier des plaines LeBreton. Divers projets redonnent vie au quartier, y compris de nouveaux immeubles résidentiels, un éventuel aréna et, bien sûr, Ādisōke. Cela nous montre que l’expropriation de 1962 n’a pas donné le coup de grâce aux plaines LeBreton. Tout comme après le grand feu d’Ottawa-Hull, les plaines renaissent de leurs cendres et reprennent leur histoire là où elle s’était arrêtée.

Ressources supplémentaires


Ariane Gauthier est archiviste de référence à la Direction générale de l’accès et des services à Bibliothèque et Archives Canada.

Réflexions sur mon parcours en photographie

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Par Ellen Bond

La photographie fait partie de notre quotidien : qu’il s’agisse d’images encadrées sur les murs, de publicités sur la route ou de passants qui prennent un égoportrait, les photos sont partout. Pour souligner la Journée mondiale de la photographie, je vais expliquer comment cet art a façonné ma vie.

La photographie me rend heureuse. Je me souviens encore de l’appareil-photo Polaroid de mes parents. J’étais tout excitée de voir une photo sortir de l’appareil et apparaître comme par magie au contact de l’air! Même si les appareils à pellicule offraient des images de meilleure qualité, j’aimais voir le résultat instantanément, un peu comme avec les téléphones d’aujourd’hui.

Une femme et quatre hommes à bord d’un navire. Quatre des cinq personnes ont un appareil-photo dans les mains.

Des personnes montrant divers types d’appareils-photo, 1904 (a148285)

À la fin de mes études en photographie, je prenais des photos pour un journal communautaire à Ottawa. Pour rédiger ma chronique, j’allais assister à des événements, je me rendais dans des boutiques locales et j’interviewais et photographiais des habitants de la région. Au cours de l’été qui a suivi ma première année d’étude, j’ai pris des milliers de photos dans la région d’Ottawa. À la fin de mon premier semestre, ma classe a visité le Centre de préservation de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). J’ai tout de suite su que c’est là que je voulais travailler!

Une femme avec un appareil-photo dans les mains est debout devant une cabane en bois sur laquelle se trouve une pancarte avec le texte « Shilly Shally ».

Rosemary Gilliat Eaton tient un appareil-photo à deux objectifs. BAC conserve de nombreuses photos de cette photographe. Crédit : Rosemary Gilliat Eaton (e010950230)

Ce rêve est devenu réalité après que j’ai obtenu mon diplôme, à l’été 2016. J’ai commencé par contribuer au projet de BAC visant à numériser les dossiers des plus de 622 000 Canadiens qui ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien pendant la Première Guerre mondiale. (En passant, vous pouvez maintenant interroger par noms la base de données des dossiers du personnel de la Première Guerre mondiale.) J’ai numérisé une vaste gamme de documents : des cartes; des certificats; des rayons X; des formulaires de paie; des formulaires médicaux; des feuilles d’engagement; de la correspondance personnelle; et beaucoup trop de dossiers portant les mentions « disparu au combat » ou « tué au combat ».

J’ai appris à connaître BAC petit à petit, puis je me suis jointe à l’équipe du Contenu en ligne. Dans ce poste, j’ai rédigé des billets de blogue, participé à des émissions de baladodiffusion et trouvé des photos pour garnir des albums Flickr. J’ai aussi commencé à travailler sur le projet Un visage, un nom, dont on m’a confié la gestion depuis. L’idée est de diffuser des photographies historiques liées aux Premières Nations, aux Inuit et à la Nation métisse afin d’identifier les personnes dont les noms demeurent inconnus.

Une photo utilisée dans le cadre du projet Un visage, un nom avec du texte invitant le public à transmettre des renseignements sur la personne photographiée.

Une femme haïda tient un flotteur de pêche en verre japonais, Skidegate, Haida Gwaii (Colombie-Britannique), vers 1959. La dame sur cette photo a été identifiée : il s’agit de Flossie Yelatzie, de Masset. Crédit : Richard Harrington. (e011307893)

Le projet aide à mieux décrire les photographies conservées à BAC. Ses comptes de médias sociaux diffusent des photos trois fois par semaine. Quand nous recevons des noms ou d’autres renseignements, les documents sont mis à jour pour que les personnes photographiées soient connues des générations à venir. Pour remercier les personnes qui nous aident, nous leur remettons gratuitement une copie à haute résolution de la photo en question. Ajouter le nom de quelqu’un dans la base de données pour qu’il soit découvrable à long terme est la partie de mon travail que je préfère.

À l’extérieur de BAC, je continue de peaufiner mes talents de photographe en travaillant pour des équipes sportives collégiales et des théâtres de la région, un journal local, d’autres équipes sportives et divers événements qui se déroulent à Ottawa. L’année dernière, j’ai pris des photos de la Ligue professionnelle de hockey féminin pour la revue The Hockey News. Ce travail m’a ouvert des portes pour être photographe au Championnat du monde de hockey féminin de 2024 organisé par la Fédération internationale de hockey sur glace, au cours duquel le Canada a vaincu les États-Unis pour remporter la médaille d’or. J’espère que je pourrai un jour donner mes photos sur le hockey à BAC afin de documenter la première année d’existence de la Ligue féminine, la médaille d’or du Canada et d’autres grandes étapes dans l’histoire du hockey féminin.

Des joueuses de hockey célèbrent leur victoire sur la patinoire devant une foule en liesse.

Le moment où la victoire du Canada contre les États-Unis a été confirmée, lors du match pour la médaille d’or au Championnat du monde de 2024 de la Fédération internationale de hockey sur glace. Photo : Ellen Bond.

Les joueuses de l’équipe photographiées sur la patinoire avec leur médaille d’or, la bannière du championnat et un trophée.

Équipe Canada, championne du monde en 2024. Photo : Ellen Bond.

J’ai bien hâte de voir ce que l’avenir me réserve en tant que photographe!


Ellen Bond est gestionnaire de projet au sein de l’équipe du Contenu en ligne de Bibliothèque et Archives Canada.

L’esprit en mouvement : Le Canada et les Jeux paralympiques

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Par Sali Lafrenie

Puisque les Jeux olympiques tirent à leur fin et que les Jeux paralympiques débuteront dans deux semaines, il est temps de jeter un œil sur ces derniers. Les Jeux paralympiques de 2024 auront eux aussi lieu à Paris, du 28 août au 8 septembre, et comprendront 22 sports :

  • Basket fauteuil
  • Boccia (semblable au jeu de boules et à la pétanque)
  • Cécifoot
  • Escrime fauteuil
  • Goalball
  • Para athlétisme
  • Para aviron
  • Para badminton
  • Para canoë
  • Para cyclisme
  • Para équitation
  • Para haltérophilie
  • Para judo
  • Para natation
  • Para taekwondo
  • Para tennis de table
  • Para tir à l’arc
  • Para tir sportif
  • Para triathlon
  • Rugby fauteuil (anciennement appelé « murderball »)
  • Tennis fauteuil
  • Volleyball assis

Si les Jeux olympiques modernes remontent à 1896, les Jeux paralympiques ont une histoire bien différente. Les Jeux paralympiques tels que nous les connaissons remontent à 1984. De 1960 à 1980, ils ont porté un autre nom, les « Jeux internationaux de Stoke Mandeville ».

Les Jeux internationaux de Stoke Mandeville

Bien que les Jeux internationaux de Stoke Mandeville aient débuté en 1960, leur origine remonte à 1948, à l’hôpital de Stoke Mandeville, un village d’Angleterre. Tout comme les Jeux interalliés et les Jeux Invictus, les Jeux de Stoke Mandeville visaient à favoriser la réadaptation des personnes vivant avec un handicap et des anciens combattants. Ces jeux se sont finalement transformés en une compétition sportive à grande échelle.

Au départ, les Jeux ne comptaient que des athlètes en fauteuil roulant. Toutefois, au fil du temps, ils ont accueilli des athlètes d’autres pays, ce qui les a rendus internationaux, ainsi que des athlètes avec divers handicaps, ce qui a conduit à l’inclusion d’autres sports.

Si les Jeux internationaux de Stoke Mandeville sont considérés comme le précurseur des Jeux paralympiques, il existe et a existé de nombreuses compétitions sportives pour les athlètes handicapés, comme les World Abilitysport Games, les Olympiques spéciaux, les Jeux parapanaméricains et les Jeux olympiques des sourds (dont la première édition a eu lieu à Paris, en 1924).

Les photos suivantes montrent des athlètes aux Jeux internationaux de Stoke Mandeville de 1972 dans des sports tels que le tir à l’arc, la natation et le basketball en fauteuil roulant.

Photographie en noir et blanc d’un archer en fauteuil roulant prêt à tirer une flèche, qui porte un t-shirt orné d’une feuille d’érable.

Tir à l’arc, 21e Jeux internationaux de Stoke Mandeville, à Heidelberg, en Allemagne, du 1er au 10 août 1972. (e011783300)

Photographie en noir et blanc de paranageurs dans l’eau, se tenant aux blocs de départ.

Natation, 21e Jeux internationaux de Stoke Mandeville, à Heidelberg, en Allemagne, du 1er au 10 août 1972. (e011783302)

Photographie en noir et blanc de deux équipes de basketball en fauteuil roulant au moment de la mise au jeu.

Basketball, 21e Jeux internationaux de Stoke Mandeville, à Heidelberg, en Allemagne, du 1er au 10 août 1972. (e011783301)

Le Canada et les Jeux paralympiques

Les athlètes paralympiques canadiens ont une longue et brillante histoire aux Jeux paralympiques, auxquels ils participent depuis plus de 50 ans. On peut affirmer sans risque que les athlètes paralympiques canadiens ont tendance à gagner souvent, puisqu’ils se classent au quatrième rang au tableau des médailles des Jeux d’été paralympiques. L’équipe du Canada a établi des records dans les sports suivants : paranatation, para-athlétisme, paracyclisme et basketball en fauteuil roulant. Benoît Huot, Michelle Stilwell, Chantal Petitclerc et Richard Peter figurent parmi les athlètes les plus connus dans ces sports.

Tous ces athlètes ont marqué l’histoire du parasport, chacun à sa manière. Benoît Huot l’a fait aux Jeux de Rio de 2016 en remportant sa 20e médaille paralympique; il a ainsi officiellement égalé le record du deuxième plus grand nombre de médailles paralympiques récoltées en natation. Michelle Stilwell a laissé sa marque dans deux sports différents, le basketball en fauteuil roulant et la course en fauteuil roulant, en remportant au moins une médaille d’or dans les deux sports. La sénatrice Chantal Petitclerc, peut-être l’un des noms les plus connus dans le milieu du parasport canadien avec Rick Hansen, a représenté le Canada à cinq Jeux paralympiques et a remporté 21 médailles. Richard Peter a compétitionné dans cinq Jeux paralympiques, en basketball en fauteuil roulant et en parabadminton. Il a remporté plusieurs médailles avec l’équipe de basketball en fauteuil roulant tout au long de sa carrière. La série documentaire Chiefs and Champions, qui met en vedette des athlètes autochtones représentant le Canada dans le domaine du sport, lui a consacré un épisode.

Photographie en couleurs d’athlètes portant des vestes rouges d’Équipe Canada, l’un serrant la main du premier ministre à l’avant-plan et une autre parlant à une femme à l’arrière-plan.

L’athlète paralympique Benoît Huot à une cérémonie de reconnaissance sur la Colline du Parlement, avec le premier ministre Stephen Harper. Crédit : Jason Ransom. (MIKAN 5586583)

Photographie en couleurs d’athlètes portant des vestes rouges d’Équipe Canada, assis dans des fauteuils roulants et se déplaçant en file pour serrer la main de députés.

Les athlètes paralympiques Michelle Stilwell et Jason Crone à une cérémonie de reconnaissance sur la Colline du Parlement, avec le premier ministre Stephen Harper. Crédit : Jill Thompson. (MIKAN 5609841)

Photographie en couleurs d’athlètes; trois d’entre eux assis à l’avant dans des fauteuils roulants et portant des médailles paralympiques, et sept autres assis sur des bancs à l’arrière.

Les athlètes paralympiques Tyler Miller, Marco Dispaltro et Richard Peter à une cérémonie de reconnaissance sur la Colline du Parlement, avec le premier ministre Stephen Harper. Crédit : Jason Ransom. (MIKAN 5609841)

Temple de la renommée paralympique canadien

L’influence des Canadiens sur les Jeux paralympiques va bien au-delà de la compétition elle-même. Le Temple de la renommée paralympique canadien compte actuellement 42 personnes intronisées, réparties en trois catégories : les bâtisseurs, les entraîneurs et les athlètes.

Parmi les bâtisseurs importants, le Dr Robert W. Jackson, un chirurgien orthopédique, a fondé l’Association canadienne des sports en fauteuil roulant et a été l’un des plus ardents défenseurs du parasport. Bien que l’héritage du Dr Jackson réside avant tout dans ses contributions au domaine médical en tant que pionnier de la chirurgie arthroscopique, il a laissé également sa marque dans le monde du sport. En dehors de son travail de promotion du parasport, le Dr Jackson a travaillé avec des athlètes professionnels de deux ligues majeures : la Ligue canadienne de football (Argonauts de Toronto) et la National Basketball Association (Mavericks de Dallas). En 1976, il a été chargé d’organiser les Jeux paralympiques de Toronto, également connus sous le nom de « Torontolympiades ». Tous ces éléments, et bien d’autres, sont décrits dans le fonds du Dr Jackson ici même, à Bibliothèque et Archives Canada.

Un autre intronisé notoire du Temple de la renommée est Eugene Reimer. Il a fait partie de la première équipe paralympique canadienne et s’est avéré un athlète dominant en fauteuil roulant. Tout au long de sa carrière sportive, Reimer a remporté 10 médailles lors de quatre Jeux paralympiques, et plus de 50 médailles lors de compétitions nationales et internationales. Il a également été nommé athlète masculin canadien de l’année pour ces réalisations. Véritable compétiteur, Eugene Reimer était un athlète complet, aux multiples talents, qui a joué pour l’équipe de basketball en fauteuil roulant des Vancouver Cable Cars, la même équipe dont ont fait partie Rick Hansen et Terry Fox en Colombie-Britannique. Voyez au centre de la photo suivante Reimer à la compétition de para-archerie aux Jeux de 1972.

Photographie en noir et blanc d’une rangée d’archers assis dans leurs fauteuils roulants.

Eugene Reimer du Canada, tir à l’arc, 21e Jeux internationaux de Stoke Mandeville, à Heidelberg, en Allemagne, du 1er au 10 août 1972. (e011783299)

Athlètes et sports à suivre

Pour en revenir à Paris 2024, penchons-nous maintenant sur quelques athlètes et sports à surveiller!

Compte tenu des succès du Canada en paranatation, il est logique de commencer par là. Cette année, le Canada envoie 20 paranageurs et paranageuses à Paris. Même s’il y a certains nouveaux visages, il y a aussi plusieurs athlètes que nous connaissons bien, comme Aurélie Rivard, Nicholas Bennett et Katarina Roxon, qui participera à ses cinquièmes Jeux paralympiques.

Bien que beaucoup de sports soient communs aux Jeux olympiques et aux Jeux paralympiques, ces derniers se démarquent grâce à des disciplines qui leur sont propres, comme le goalball. Si vous n’avez jamais regardé du goalball, attendez-vous à vivre un moment passionnant… et si vous avez déjà regardé un match, vous savez exactement ce que je veux dire! L’équipe féminine canadienne de goalball a connu beaucoup de succès récemment et historiquement, assurant sa place à Paris en remportant la médaille d’or aux Jeux parapanaméricains de 2023.

Tout comme les Jeux olympiques, les Jeux paralympiques sont en constante évolution. Cette évolution se traduit parfois par l’ajout ou l’élimination de sports, et parfois par l’atteinte d’une plus grande parité entre les athlètes et les prix en argent. Au cours des 16 dernières années, les Jeux paralympiques ont ajouté cinq sports à leur liste : le para-aviron, le paratriathlon, le paracanoë, le parabadminton et le parataekwondo. C’est une période passionnante pour les amateurs de sport, et si les Jeux paralympiques vous passionnent et que vous voulez en savoir plus, consultez cette liste des 50 choses à savoir sur les Jeux paralympiques. Bons Jeux, et que les meilleurs gagnent!

Ressources complémentaires

  • Athlètes olympiques canadiens, 2012-09-19, Bibliothèque et Archives Canada (MIKAN 5609841)
  • Jeux panaméricains de Toronto, 2015-07-10, Bibliothèque et Archives Canada (MIKAN 5610897)
  • Des athlètes époustouflants : au cœur des Jeux paralympiques par Marie-Claude Ouellet et Jacques Goldstyn (OCLC 1236883625)

Sali Lafrenie est archiviste de portefeuille à la Direction générale des archives privées de Bibliothèque et Archives Canada.

Plus vite, plus haut, plus fort : le Canada aux Jeux olympiques d’été

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Par Sali Lafrenie

Ça y est, c’est parti : les Jeux olympiques sont ouverts! C’est le moment idéal pour se replonger dans la couverture des Jeux olympiques, ici à Bibliothèque et Archives Canada. Bien que le Canada soit souvent considéré comme un chef de file des sports d’hiver, nos athlètes ont remporté plus de médailles aux Jeux d’été qu’aux Jeux d’hiver. À ce jour, le Canada a remporté un total de 326 médailles aux Jeux olympiques d’été et s’est particulièrement illustré dans les domaines suivants : athlétisme, sports aquatiques (natation, natation artistique et plongeon) et sports de pagaie (canoë-kayak et aviron).

Dans cet article de notre série sur les Jeux olympiques, nous revenons sur ces sports populaires et sur quelques autres disciplines.

Cinq timbres-poste canadiens représentant différents sports olympiques, comme le plongeon, le cyclisme, la natation, l’athlétisme et la gymnastique.

Timbres-poste canadiens qui représentent des moments marquants des Jeux olympiques de 1992. (e003576364)

Les « Matchless Six » : Amsterdam 1928

Les « Matchless Six », dont on se souvient pour leurs performances exceptionnelles aux Jeux olympiques de 1928, ont formé la première équipe féminine olympique du Canada. Mais pourquoi ont-elles été les premières? Et qu’ont-elles accompli?

Les Jeux olympiques modernes ont débuté en 1896, mais les femmes n’ont été autorisées à participer à des compétitions d’athlétisme qu’en 1928. L’équipe des « Matchless Six », composée de Fanny Rosenfeld, Jean Thompson, Myrtle Cook, Florence Jane Bell, Ethel Smith et Ethel Catherwood, est passée à l’histoire en remportant quatre médailles dans quatre épreuves. Sa performance exceptionnelle est d’autant plus impressionnante qu’à l’époque les femmes ne pouvaient participer qu’à cinq épreuves d’athlétisme.

Les « Matchless Six » ont ouvert les portes de l’athlétisme aux générations futures de Canadiennes. Toutes ont depuis été intronisées à de multiples temples de la renommée du Canada et ont été inscrites au registre des personnages historiques nationaux de Parcs Canada.

Photographie montrant six femmes vêtues d’une veste et d’une jupe blanches. On peut voir quatre autres personnes à l’arrière-plan.

Les « Matchless Six », l’équipe féminine canadienne d’athlétisme aux Jeux olympiques d’été de 1928, à Amsterdam. (a151001)

Une famille d’athlètes olympiques : 1912, 1960-1968

Après s’être qualifié et avoir participé aux Jeux olympiques de 1912, John « Army » Howard est devenu le premier athlète olympique noir à représenter le Canada (le premier athlète olympique noir né au Canada à remporter une médaille a été Raymond Lewis, en 1932). Sa carrière d’athlète a été mise en veilleuse pendant son service au sein du Corps expéditionnaire canadien lors de la Première Guerre mondiale, mais Howard a eu l’occasion de représenter une dernière fois le Canada aux Jeux interalliés de 1919, où il a remporté la médaille de bronze au 100 mètres. Vous trouverez des photos des Jeux interalliés de 1919 dans notre collection.

Le flambeau a été repris par ses petits-enfants, Valerie et Harry Jerome, qui ont tous deux participé aux Jeux olympiques dans les années 1960. Le tandem frère-sœur, qui a fait ses débuts olympiques à Rome en 1960, a marqué les esprits aussi bien sur la piste que hors piste. Valerie et Harry Jerome ont tous deux remporté de nombreuses médailles aux championnats nationaux, aux Jeux panaméricains et aux Jeux du Commonwealth. De son côté, Harry a participé à plusieurs Jeux olympiques, et a remporté une médaille de bronze au 100 mètres. La famille a laissé une empreinte durable sur l’athlétisme canadien, ayant compté parmi les premiers athlètes noirs au sein d’Équipe Canada.

Photographie de trois athlètes franchissant la ligne d’arrivée d’une course aux Jeux olympiques.

Harry Jerome aux Jeux olympiques d’été de 1968, à Mexico. (a209764k)

Les disettes de médailles : 1912-1984 et 1936-2024?

Si des disettes de médailles se produisent parfois, on se souvient surtout du moment où elles se terminent. Le Canada a connu deux disettes de médailles notables, en particulier en natation et au basketball. Pendant des décennies, les nageurs canadiens ont été exclus de la plus haute marche du podium. Tout ce temps, George Hodgson est resté notre seul médaillé d’or, après avoir remporté deux médailles d’or et établi quatre records du monde en 1912. Lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté, Hodgson a mis sa carrière d’athlète sur pause pour servir en tant que sous-lieutenant d’aviation du Royal Naval Air Service. En 1984, la disette de 72 ans a pris fin de façon spectaculaire grâce aux médailles d’or remportées par Alex Baumann, Anne Ottenbrite (la première femme à remporter l’or en natation pour le Canada) et Victor Davis.

Photographie d’un homme en maillot de bain.

George Hodgson. (a050291)

Au basketball, les équipes canadiennes travaillent d’arrache-pied pour mettre fin à une disette de 88 ans. Toutefois, grâce au succès qu’elles ont récemment obtenu à la Coupe du monde de la FIBA et aux Jeux panaméricains, les équipes masculine et féminine seront toutes deux présentes aux Jeux olympiques pour la première fois en plus de vingt ans. On trouve plus de joueurs canadiens que jamais dans la NBA et l’on entend de plus en plus parler de la mise sur pied d’une équipe de la WNBA au Canada en 2026. Alors, 2024 sera-t-elle l’année où la disette de médailles en basketball prendra fin pour le Canada?

Photographie d’un homme et d’une femme se tenant debout.

Alisha Tatham, membre de l’équipe féminine de basketball aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Il s’agissait de la première participation de l’équipe depuis les Jeux de Sydney, en 2000. Crédit : Jason Ransom. (MIKAN 5609841)

Pagayer jusqu’au podium : 1992-1996 et 2004-2012

Équipe Canada a une longue histoire de réussites en sports de pagaie, comme en fait foi son impressionnant total de 69 médailles aux Jeux d’été en aviron (une discipline olympique depuis les Jeux de Paris de 1900) et en kayak (une discipline olympique depuis les Jeux de Paris de 1924). Il n’est donc pas surprenant que l’aviron se classe au troisième rang des disciplines dans lesquelles les athlètes du Canada ont connu le plus de succès aux Jeux olympiques d’été, le kayak se classant en quatrième position.

Les athlètes canadiens les plus performants dans ces sports, Marnie McBean, Kathleen Heddle et Adam van Koeverden, ont chacun remporté quatre médailles. McBean et Heddle ont participé aux Jeux de Barcelone, en 1992, et d’Atlanta, en 1996, où elles ont remporté quatre médailles en tout et ont raflé le titre de triples médaillées d’or. Aujourd’hui député fédéral, le kayakiste van Koeverden a remporté quatre médailles en trois Jeux et est souvent considéré comme le pagayeur canadien ayant connu le plus de succès.

Les exploits en or de McBean et de Heddle leur ont valu d’être intronisées au Temple de la renommée olympique du Canada et au Panthéon des sports canadiens, une reconnaissance que van Koeverden devrait lui aussi recevoir.

Photographie de deux hommes qui sourient en se serrant la main.

Adam van Koeverden rencontre le premier ministre Stephen Harper après les Jeux olympiques de Londres de 2012. Crédit : Jason Ransom. (MIKAN 5609841)

Des participations consécutives : 2000-2004 et 2020-2024

En participant à l’épreuve de water-polo féminin à Paris 2024, l’équipe canadienne en sera à sa quatrième participation aux Jeux d’été. L’équipe féminine de water-polo, qui s’est qualifiée aux Jeux olympiques de façon spectaculaire au début de l’année, veut faire des vagues. Nous attendons avec impatience de voir le résultat qu’elle obtiendra. D’ici là, revenons sur l’équipe de Sydney 2000 et sur sa remarquable cocapitaine, Waneek Horn-Miller.

Connue pour ses capacités athlétiques et ses discours motivateurs, Waneek Horn-Miller est l’une des femmes les plus influentes du milieu du sport canadien. Elle est également la première femme mohawk à avoir revêtu l’uniforme du Canada aux Jeux olympiques. Elle a été cocapitaine de la première équipe olympique féminine de water-polo en 2000, qui a obtenu le meilleur résultat de son histoire à ces jeux. Elle a également participé aux Jeux panaméricains de 1999 et aux Championnats du monde de la FINA de 2001. Horn-Miller ne participe plus à des compétitions, mais elle continue de partager son amour du sport et de la communauté en tant que commentatrice sportive, ambassadrice de marque et conférencière. En plus de parler de son expérience de la crise d’Oka, Waneek est directrice du projet Storyboot et a été chef de mission adjointe aux Jeux panaméricains de 2015, à Toronto.

Photographie de nombreux athlètes marchant derrière un homme qui agite un grand drapeau du Canada.

Équipe Canada à la cérémonie d’ouverture des Jeux panaméricains de 2015, à Toronto. On voit Waneek Horn-Miller au premier plan, les bras grand ouverts. Crédit : Deborah Ransom. (MIKAN 5603894)

Tandis que la chasse au podium se poursuit dans des sports populaires comme le hockey, le soccer, le volleyball et le basketball, des sports plus récents comme la planche à roulettes, l’escalade de compétition et le breakdance en seront à leurs débuts. Qu’est-ce qui attend Équipe Canada? Quels sports avez-vous le plus envie de regarder? Et qui sera porte-drapeau à la cérémonie de clôture?

Ressources complémentaires


Sali Lafrenie est archiviste de portefeuille à la Direction générale des archives privées de Bibliothèque et Archives Canada.