À la recherche du capitaine Evans

Par Rebecca Murray

À l’époque où j’étais encore une nouvelle acquisition de Bibliothèque et Archives Canada (vous reconnaîtrez l’humour des archivistes pour décrire un nouvel employé!), j’ai répondu à une question d’un chercheur qui voulait connaître les prénoms d’un capitaine de milice canadien des années 1890. Optimiste et enthousiaste, je me suis lancée à la recherche de l’insaisissable capitaine.

Le chercheur savait qu’Evans était alors en poste au Manitoba et faisait partie d’une équipe de hockey amateur. Après quelques recherches (infructueuses) par mots-clés dans notre catalogue, j’ai changé de stratégie et décidé de « suivre l’argent ». Ce n’est pas là une expression galvaudée : les documents et rapports financiers, comme les registres de paie ou d’achat, font partie des nombreuses sources pouvant dépanner lorsque des personnes ou des projets sont introuvables à l’aide de recherches courantes.

Pendant cette période de l’histoire canadienne, la milice constituait une force substantielle, bien que relativement petite comparée à l’armée actuelle. Je pensais donc être en mesure de trouver quelques mentions du capitaine Evans, d’autant plus que je connaissais les renseignements mentionnés dans les rapports annuels du vérificateur général et des ministères de l’époque.

J’ai parcouru les sources des années 1890, obtenant rapidement des résultats. Dans un rapport annuel du vérificateur général produit vers 1893 et couvrant l’année 1891-1892, j’ai trouvé une référence au lieutenant T. D. B. Evans, de l’École d’infanterie à cheval, à Winnipeg, au Manitoba (district militaire no 10).

Page tapuscrite comprenant du texte et des chiffres. Un cercle rouge attire l’attention sur les termes « École d’infanterie à cheval » et sur le nom « Evans, T. D. B., Lieutenant ».

Documents parlementaires du Dominion du Canada : volume 1, troisième session de la septième législature, session 1893, page 1-C-48. [Ottawa : S. E. Dawson, 1893]. (OCLC 858498599).

J’ai ensuite consulté le rapport de 1894, qui porte sur l’exercice 1892-1893. J’y ai trouvé une référence semblable au capitaine Evans. J’ai parcouru la liste des noms pour voir si d’autres militaires avaient le même nom de famille (Evans étant un patronyme assez répandu), mais il n’y en avait pas. J’ai donc cherché plus de détails à l’aide des mêmes initiales.

Page tapuscrite comprenant du texte et des chiffres. Des cercles rouges attirent l’attention sur les termes « École d’infanterie à cheval » et sur le nom « Capitaine Evans ».

Documents parlementaires du Dominion du Canada : volume 1, quatrième session de la septième législature, session 1894 [Ottawa : S. E. Dawson, 1894]; page 1-47. (OCLC 858498599).

Des recherches dans les sources secondaires (dont j’ai déjà vanté les mérites dans un blogue) complètent toujours bien les fouilles dans les archives, surtout pendant les étapes préliminaires. Quelques requêtes Web avec les termes « Winnipeg Mounted Infantry School » m’ont menée à des pages de la Direction de l’histoire et du patrimoine. Celles-ci fournissent des renseignements fiables faisant autorité sur l’histoire des unités militaires canadiennes.

À l’époque, le régiment que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Royal Canadian Dragoons s’appelait le Canadian Mounted Rifle Corps. Comme c’est la meilleure correspondance que j’ai trouvée, j’ai fait une tentative.

Cette étape est extrêmement importante, car elle nous donne de nouveaux mots-clés pour interroger le catalogue d’archives. Voici une capture d’écran montrant l’interface de recherche, les termes utilisés et quelques résultats préliminaires. Ce n’est là qu’une des nombreuses variantes employées. Par exemple, je n’ai pas mentionné le grade, car mes recherches secondaires ont démontré que, pendant cette période, le lieutenant Evans a été promu au grade de capitaine. Je ne voulais pas exclure de résultats intéressants en ajoutant les mots-clés « Capt » ou « Captain ».

L’outil Recherche dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Le terme « Evans » et plusieurs autres mots-clés et filtres ont été utilisés pour la requête.

La recherche de l’auteure dans Collections et fonds (une base de données de l’outil Recherche dans la collection).

Ces résultats aident à répondre à la question du chercheur sur les prénoms du capitaine. Le premier d’entre eux (Thomas) apparaît dans le titre du premier résultat de recherche – un document du Bureau du Conseil privé relatant sa promotion au grade de major, vers 1895.

J’étais ravie de ces résultats, mais rien jusqu’alors ne me permettait de faire un lien avec le hockey amateur. Je me suis de nouveau tournée vers les sources publiées. Dans la base de données des éditions du Globe and Mail, j’ai trouvé un article à la une annonçant le décès d’Evans. Ses trois prénoms (Thomas, Dixon et Byron) y sont mentionnés, ainsi que son rôle de président de l’Association de hockey du Manitoba.

Article de journal annonçant le décès du colonel T. D. B. Evans.

DÉCÈS DU COLONEL T. D. B. EVANS : IL A SUCCOMBÉ À UNE INSOLATION APRÈS UNE COURTE MALADIE – Ancien commandant des Canadian Mounted Rifles pendant la guerre d’Afrique du Sud, où il a été décoré pour ses services — Ancien commandant du district de Winnipeg, The Globe (1844-1936), Toronto (Ontario), 24 août 1908 : 1. (OCLC 1775438).

Ces détails m’ont permis de trouver d’autres sources primaires et secondaires intéressantes. Par exemple, des décrets conservés à Bibliothèque et Archives Canada suivent l’évolution de la carrière militaire du colonel Evans. On trouve aussi des photos de son passage au Manitoba.

Cinq hommes autour d’une table couverte d’une nappe blanche. Une plante se trouve au centre de la table, sur laquelle sont aussi posées des bouteilles, des assiettes et de la vaisselle.

Dîner en 1893. De gauche à droite : H. J. Woodside, capitaine T. D. B. Evans, Hosmer, Thibodeau et Elphinstone, 1893. Acquisition 1967-025, article 167. Source : Henry Joseph Woodside/Bibliothèque et Archives Canada/PA-016013.

Cette recherche m’a vraiment fait comprendre l’importance de consulter à la fois les archives et les sources publiées conservées à Bibliothèque et Archives Canada. Elle montre aussi qu’il faut se fier à des sources secondaires externes fiables pour que les recherches soient exhaustives. Avec le recul, je me rends compte que de nombreuses autres sources auraient été utiles, comme les recensements (qui contiennent probablement de très nombreuses personnes portant le patronyme Evans), la Canada Gazette et les listes de la milice. C’est un cas où j’ai eu la chance de trouver assez facilement ce que je cherchais. En tout cas, c’est souvent l’impression qu’on a lorsqu’on analyse une recherche après coup.


Rebecca Murray est archiviste de référence principale à la Division des services de référence de Bibliothèque et Archives Canada.

Liste de lectures sur le recensement de 1931

Bannière pour la série "Le recensement de 1931". À gauche, le texte "Le recensement de 1931". À droite, un train en marche qui passe à côté d'une gare.Aujourd’hui, des membres du personnel de Bibliothèque et Archives Canada, qui se sont récemment plongés dans la lecture pour se préparer à la publication de ce recensement, vous présentent des documents qui ont piqué leur curiosité.

Le défi de déchiffrer l’écriture cursive (en lettres attachées) vous intéresse? Les instructions ci-dessus ne pourront malheureusement pas vous aider à cet égard, mais elles contiennent des renseignements fort utiles pour comprendre les questionnaires de recensement. Elles vous apprendront par exemple que la mention « (ab) » signifie « absent », et que certaines personnes sont considérées comme un membre de la famille, alors que d’autres, non. Ces instructions constituent donc une source idéale pour savoir ce que les énumérateurs (recenseurs) avaient ordre de consigner, et comment. Notre collègue Sara Chatfield, dans un récent blogue intitulé « Comment s’effectuait un recensement en 1931? », montre que les instructions données aux énumérateurs cette année-là comprenaient quelques nouveautés.

Soulignons que le Bureau fédéral de la statistique a publié des instructions distinctes pour le recensement de 1931 dans les Territoires du Nord-Ouest, certaines parties du Yukon, la côte est de la baie d’Hudson au nord de la rivière de la Grande Baleine et la côte sud du détroit d’Hudson, y compris la baie d’Ungava. En effet, le recensement dans ces régions était effectué à l’aide d’un formulaire différent (le formulaire I-N.W.T.). Il a aussi été réalisé plus tôt pour des raisons logistiques, soit au moment qui convenait le mieux entre le 1er octobre 1930 et le 1er juin 1931, plutôt qu’à partir du 1er juin 1931.

Page tapuscrite portant des titres et un emblème.

Page couverture des Instructions aux énumérateurs : Recensement des Territoires du Nord-Ouest [et de quelques autres régions nordiques], 1931 (Bibliothèque et Archives Canada/CS98-1931I-1-fra, page titre)

Rapport administratif sur le septième recensement du Canada, 1931 (Septième recensement du Canada, 1931 – Volume I : Sommaire)

Le rapport administratif est fort intéressant pour les personnes qui se demandent ce qui arrivait aux déclarations de recensement acheminées à Ottawa, en provenance de l’ensemble du pays. En effet, la section « Nouvelles machines pour le recensement – Classicompteur et vérificateur » (pages 58 à 62) montre comment le Bureau fédéral de la statistique traitait l’information manuscrite de ces déclarations, qui sont préservées à Bibliothèque et Archives Canada.

Pour trier les résultats et les compiler sous forme de tableaux, le personnel du Bureau devait perforer une carte appelée « fiche générale » pour chaque personne mentionnée dans le recensement. Autrement dit, il a fallu perforer plus de dix millions de cartes. Parviendrez-vous à déchiffrer l’information sur l’exemple suivant? Vous trouverez la réponse à la page 59 du rapport!

Fiche rectangulaire divisée en 20 sections irrégulières formant des colonnes. Chaque section comprend des chiffres ou des lettres, parfois perforés. Les numéros 1 à 24 sont inscrits au bas de chaque colonne.

Fiche générale utilisée par le Bureau fédéral de la statistique pour trier et compiler des statistiques dans le cadre du recensement de 1931 (OCLC 796971519)

Quant à la fiche pour la famille et l’occupation, elle « a servi à compiler […] des statistiques concernant le foyer canadien et la famille » (page 59).

Carte à perforer rectangulaire de 80 colonnes. Certains groupes de colonnes portent un titre anglais comme ménage, famille privée, description personnelle, occupation et gains, ou chômage.

Fiche pour la famille et l’occupation employée par le Bureau fédéral de la statistique pour trier et compiler des statistiques dans le cadre du recensement de 1931 (OCLC 796971519)

Le triage, le comptage et l’enregistrement s’effectuaient mécaniquement. Pour le recensement de 1931, le Bureau fédéral de la statistique a inventé un classicompteur, qui offre, « au point de vue de l’analyse en série, une capacité plusieurs milliers de fois supérieure à l’ancienne » (page 60). Le rapport administratif explique comment fonctionne cette machine (aussi appelée tabulateur-assortisseur). Les pages 72 et 73 comportent des photos de cette machine et d’autres appareils, comme le vérificateur de cartes et le poinçonneur multible.

Une grande salle au plafond élevé dans laquelle 80 employées assises face à l’objectif (presque exclusivement des femmes) poinçonnent de l’information enregistrée sur un grand rouleau placé devant leur machine. Il y a six colonnes de bureaux, chacune ayant environ douze rangées s’étendant jusqu’à l’horizon. À l’avant-plan, des tiroirs de fiches sont minutieusement disposés sur d’autres bureaux. Plus loin, une femme debout observe une femme assise à une machine de poinçonnage. Tout au fond à droite, d’autres employés (pour la plupart des hommes) marchent ou sont assis à des rangées de bureaux.

Du personnel traite le recensement de 1931 dans la salle de poinçonnage du Bureau fédéral de la statistique. Source : Margaret Morris, version HTML en ligne de l’ouvrage de Statistique Canada intitulé Jouer dans la cour des grands – Histoire de Statistique Canada : 1970 à 2008

Une autre section du rapport administratif, intitulée « Opération du recensement » (pages 51 à 56), montre l’ampleur du travail nécessaire pour recenser chaque personne vivant au pays. De plus, elle précise le nombre exact d’énumérateurs (13 886) et les professions les plus courantes parmi ces employés embauchés temporairement :

Partie d’une page tapuscrite.

Liste des « occupations les plus en évidence » parmi les énumérateurs du recensement de 1931, selon le rapport administratif sur le septième recensement du Canada (OCLC 1007482313)

Le rapport administratif a été republié en 1936. Il constituait la première partie du rapport du Bureau fédéral de la statistique sur le Septième recensement du Canada, 1931 – Volume I : Sommaire (Ottawa, imprimeur de Sa Très Excellente Majesté le Roi : 1936).

Appareils de radio, 1931

Grande nouveauté dans le recensement de 1931 : une question sur les appareils de radio! Un bulletin publié en 1932 par le Bureau fédéral de la statistique, intitulé Radio sets in Canada, 1931 (en anglais seulement) présente sous forme de tableaux les résultats préliminaires. Le nombre de propriétaires de radios est divisé par provinces, districts de recensement et centres urbains de plus de 5 000 habitants. À Montréal, la plus grande ville canadienne de l’époque (818 577 habitants), on compte 70 164 appareils de radio. C’est cependant dans le deuxième plus grand centre urbain, Toronto (631 207 habitants), que l’on trouve le plus grand nombre d’appareils avec 91 656.

Un homme vêtu d’un tricot et fumant la pipe est assis à un bureau. Autour de lui se trouvent une bibliothèque, une lanterne et une radio.

Richard Finnie tapant des notes sur une machine à écrire à Kugluktuk (Nunavut); on voit une radio à l’arrière-plan (a100695)

Soulignons cependant que nos lectures n’ont pas toujours été agréables. La lecture des publications des années 1930 rappelle les diverses manières dont le racisme, le sexisme et le colonialisme se manifestaient à cette époque. Ces attitudes ont influencé le processus de recensement, et ont laissé un héritage durable jusqu’à aujourd’hui.

Nous n’avons présenté ici qu’un échantillon des nombreuses publications qui ont servi à préparer le recensement de 1931 ou qui en ont découlé. En général, le Bureau fédéral de la statistique publiait ses décomptes et ses sommaires aussitôt que possible, comme ce fut le cas avec le bulletin « Radio sets in Canada, 1931 ». Il a publié ses conclusions et analyses définitives dans un rapport officiel en plusieurs volumes sur le recensement de 1931. De 1933 à 1936, des statistiques ont été publiées dans les volumes 1 à 11. Des analyses thématiques ont paru en 1942, dans les volumes 12 et 13, sur des sujets comme le logement au Canada et la dépendance prolongée de la jeunesse.

Bibliothèque et Archives Canada conserve des exemplaires de ces publications, et bien d’autres, dans ses collections de la bibliothèque. Un certain nombre d’entre elles ont été numérisées par Statistique Canada et peuvent être consultées sur le site Internet Archive ou dans le catalogue des publications du gouvernement du Canada.

Nous vous invitons à parcourir le patrimoine publié sur le recensement de 1931. Et bonne chance aux personnes courageuses qui tenteront de déchiffrer l’écriture cursive des déclarations de recensement remplies!

Une collection qui fait bonne mine : photographies de la Commission géologique du Canada

Par Martha Sellens

Il y a plusieurs années, j’ai été approchée par un chercheur qui voulait trouver la première photographie prise lors d’une expédition d’arpentage de la Commission géologique du Canada (CGC). Il savait que cette image était conservée par Bibliothèque et Archives Canada (BAC), mais il n’arrivait pas à la trouver. À l’époque, mes connaissances sur les archives de la CGC conservées par BAC étaient très limitées. Lorsque j’ai commencé à examiner la collection de photographies de la CGC, j’ai immédiatement compris pourquoi le chercheur éprouvait des difficultés. La collection comportait beaucoup de renseignements, mais ils n’étaient pas tous accessibles au public sur notre site Web, et ceux qui l’étaient n’étaient pas faciles à consulter.

En creusant un peu, et après quelques faux départs, j’ai finalement trouvé la photographie que le chercheur souhaitait obtenir, en plus d’autres photos. Nous avons examiné ensemble des négatifs sur plaque de verre et des albums de photos fragiles au Centre de préservation de BAC à Gatineau (les documents délicats comme ceux-ci ne doivent pas quitter le lieu d’entreposage).

Ma curiosité a immédiatement été piquée, car la collection de photographies de la CGC renferme une multitude d’images prises d’un océan à l’autre du Canada dans le cadre d’expéditions d’arpentage menées au XIXsiècle et au début du XXe siècle. Bien évidemment, la collection contient de nombreuses photos de roches (il fallait s’y attendre, il s’agit après tout de géologues en expédition), mais aussi des photos de paysages, d’Autochtones, d’animaux sauvages, d’établissements européens, d’immigrants chinois, du chemin de fer du Canadien Pacifique et plus encore.

La première photographie de la CGC a été prise par James Richardson lors de son expédition le long de la rive nord du golfe du Saint-Laurent jusqu’au détroit de Belle Isle en 1860. Sur l’image, on voit l’un des membres de l’expédition assis sur une crête rocheuse. La collection de photographies de la CGC est numérotée en ordre séquentiel, et les photos prises par Richardson et son assistant, M. Reeves, lors de cette expédition, portent les numéros de négatif 1 à 28 de la CGC. BAC possède également certains négatifs sur plaque de verre originaux ainsi que quelques épreuves.

Une photographie en noir et blanc d’un homme assis sur une crête rocheuse.

Négatif no 1 de la CGC, James Richardson, photo prise lors de son expédition au Québec et au Labrador en 1860 (a038063)

Après avoir découvert ces images et en avoir appris davantage sur la collection de photographies de la CGC, j’étais résolue à améliorer la description des images pour qu’un plus grand nombre de personnes puissent en profiter. Mais comment allais-je faire? La majorité de ces photographies avaient été confiées aux services d’archives dans les années 1970, soit bien avant l’utilisation de nos systèmes informatiques et bases de données actuels. Au fil des ans, beaucoup de mes prédécesseurs avaient amélioré les descriptions de la collection, et il était regrettable de constater que le public ne pouvait plus comprendre leur travail ou y accéder pour des raisons techniques.

Photographie en noir et blanc d’une locomotive couchée dans une rivière. On voit des ouvriers sur les voies ferrées surélevées. En arrière-plan, on distingue des arbres et des montagnes.

Déraillement de la locomotive no 6 du Grand Trunk Pacific Railway à la rivière Fiddle, D. B. Dowling, 1911, négatif no 18883 de la CGC (a045437)

Dans un premier temps, j’ai passé en revue les informations existantes sur la collection de photographies de la CGC. Cette collection renferme près de 30 000 images. L’instrument de recherche fourni en ligne, soit un document au format PDF de 150 pages, comportait un rapport, une liste de boîtes et un certain nombre de légendes originales dans un seul et même document géant. À la fin des années 1990, le personnel de BAC a créé une base de données spécialisée pour faciliter la recherche d’épreuves et de négatifs individuels, mais elle n’a jamais été accessible en ligne. De plus, cette base a dû être migrée vers un nouveau logiciel en 2016, et une partie de ses fonctionnalités a été perdue.

Photographie en noir et blanc de huit arpenteurs assis à gauche d’un feu de camp.

Groupe de personnes autour d’un feu de camp, D. B. Dowling, 1911, négatif no 18916 de la CGC (a045420)

L’analyse et la comparaison de toutes ces données sont devenues l’un de mes projets à domicile durant la pandémie. Compte tenu du volume de la collection, je n’ai pas pu examiner ses éléments un par un. J’ai plutôt axé mes efforts sur deux composantes de la collection : les albums de photos et les instruments de recherche.

Lorsque j’ai entrepris ce travail, seuls deux des 78 albums de photos étaient décrits dans notre base de données. Maintenant, chaque album de photos est décrit dans la base de données en ligne de BAC et on y trouve en plus des renseignements sur le photographe, les lieux géographiques, les dates, l’expédition correspondante de la CGC et les numéros de négatif des photographies attribués par la CGC. J’ai également pu trier de nombreuses descriptions de photos individuelles se trouvant dans des albums.

Photographie en noir et blanc d’un trois-mâts carré entouré de glace. Une personne est debout sur la glace, à gauche de la poupe.

Le S.S. Diana dont le gouvernail est pris dans la glace au large de Big Island, dans le détroit d’Hudson, A.P. Low, 1897, négatif no 2198 de la CGC (a038232)

J’ai également inclus, quand c’était possible, des renseignements sur les expéditions de la CGC figurant dans chaque album, et j’ai créé un renvoi aux carnets de notes d’arpentage originaux qui se trouvent également dans la collection de BAC (consultez R214-65-1-F). James Richardson indique même dans ses notes d’arpentages quand lui ou son assistant ont pris les photos (voir « Québec – Manitou River and Île des Esquimaux regions and locations on Newfoundland »).

En regroupant les informations de trois ou quatre sources différentes, j’ai même créé un nouvel instrument de recherche. Ainsi, les chercheurs et les archivistes n’ont pas eu à consulter plusieurs ressources pour tout savoir sur le sujet. J’ai également pu relever les incohérences et les erreurs durant ce travail, et les informations sont donc le plus à jour possible.

Photographie en noir et blanc d’un paysage. Une rivière tranquille coule au centre de la photo et des arbres bordent les deux côtés. On distingue une personne sur le littoral rocheux à une distance moyenne.

Rapides inférieurs de la rivière Brokenhead, au Manitoba, J. B. Tyrrell, 29 septembre 1891 (a051459)

Maintenant, si vous cherchez une photographie dans la collection de la CGC, vous pouvez consulter l’un des nouveaux instruments de recherche que j’ai créés pour trouver des négatifs (45-36 Geological Survey of Canada Negatives – négatifs de la Commission géologique du Canada), des albums (45-36 Geological Survey of Canada Albums – albums de la Commission géologique du Canada) ou des épreuves (45-36 Geological Survey of Canada Prints – épreuves de la Commission de géologique du Canada). Ces listes ne sont pas exhaustives, mais elles fournissent des informations sur près de la moitié des photographies de la collection, et la lecture et la recherche en sont facilitées grâce à ce nouveau support mis à jour. La plupart des photographies de cette collection sont répertoriées selon un numéro de négatif de la CGC, comme le négatif no 1 de la CGC réalisé par James Richardson. Parfois, nous avons à la fois le négatif original et une ou plusieurs épreuves de la même photographie, mais pour d’autres photos, il ne reste que le négatif ou une épreuve.

Photographie en noir et blanc de chiens de traîneau attelés et de personnes portant des parkas. On aperçoit des arbres enneigés en arrière-plan.

Des chiens se reposent près du lac Split, dans les Territoires du Nord-Ouest, J.M. Macoun, 1910, négatif no 14917 de la CGC (a045274)

BAC possède également de nombreuses fiches catalographiques originales qu’a utilisées la CGC pour classer les négatifs dans sa photothèque. Les fiches présentent souvent le numéro de négatif de la CGC, le nom du photographe, la date, le lieu et la légende. Parfois, les fiches catalographiques mentionnent les dommages ou les cassures sur les négatifs. Certaines fiches sont classées par lieu, par sujet ou par numéro de négatif. Elles peuvent donc être utilisées de différentes façons pour retrouver des photos précises. Cependant, comme les fiches ont été créées par la CGC, elles ne comportent pas d’informations sur les contenants de BAC. Il faut donc utiliser ces fiches conjointement avec d’autres instruments de recherche pour repérer chaque article. Toutefois, les fiches sont aussi utiles pour obtenir de l’information contextuelle qui n’a pas encore pu être ajoutée à la base de données de BAC. Si vous avez trouvé une photographie intéressante et souhaitez en savoir plus sur celle-ci, vous pouvez consulter les fiches catalographiques et vérifier s’il y a d’autres renseignements.

Je suis loin d’avoir accompli mon travail d’optimisation de la collection de la CGC, mais j’espère que les nouveaux instruments de recherche et les nouvelles descriptions permettront à davantage de personnes d’explorer cette collection fascinante.

Autres ressources

  • Photographies de la CGC : Geological Survey of Canada Photographs (R214-419-X-F)
  • Album photo : Quebec and Labrador 1860, James Richardson (R214-2999-9-E)

Martha Sellens est archiviste à la Division des archives gouvernementales de Bibliothèque et Archives Canada.

Comment s’effectuait un recensement en 1931?

Par Sara Chatfield

Cet article renferme de la terminologie et des contenus à caractère historique que certains pourraient considérer comme offensants, notamment au chapitre du langage utilisé pour désigner des groupes raciaux, ethniques et culturels. Pour en savoir plus, consultez notre Mise en garde — terminologie historique.

J’ai un aveu à vous faire : ce que je préfère dans les recensements, ce sont les instructions aux commissaires et énumérateurs. J’ai d’ailleurs abordé cette question dans un billet de blogue sur le recensement de 1926. Quand j’ai appris que celui de 1931 allait paraître, je me suis tout de suite demandé quelles nouvelles questions avaient été posées cette année-là. J’ai eu de la chance : j’ai trouvé une mine de renseignements dans un document de 118 pages numérisé par Statistique Canada.

Page tapuscrite avec des titres et un emblème.

Page couverture des instructions aux commissaires et énumérateurs (OCLC 988695501)

Comme l’indique la page titre, il s’agit des instructions données par le Bureau fédéral de la statistique (l’ancêtre de Statistique Canada) aux commissaires et énumérateurs pour réaliser le septième recensement du Canada, en 1931.

La première section, de nature administrative, s’intitule « Stipulations générales »; elle porte sur l’emploi des énumérateurs qui réalisent le recensement de 1931. Y sont indiqués la date du début du recensement, la rémunération journalière des commissaires, les droits de l’énumérateur et la manière de réagir si quelqu’un refuse de répondre aux questions. En cas de refus de la part d’un répondant, l’énumérateur doit se souvenir que « son attitude dans toute circonstance doit être celle de la courtoisie et de la conciliation. Il ne doit jamais s’emporter, discuter ni menacer; on peut accomplir beaucoup par le tact et la persuasion. Bien des gens, après une nuit de réflexion, donneront le matin les renseignements refusés la veille. »

Un autre article des stipulations générales se lit comme suit : « Nul employé ne peut faire faire son travail par un autre. Il est défendu aux commissaires, recenseurs ou autres employés au recensement d’engager un remplaçant ou de faire faire leur travail par un autre. »

Capture d’écran d’un document tapuscrit.

L’article 34 des stipulations générales indiquant aux commissaires et aux énumérateurs que « nul employé ne peut faire faire son travail par un autre » (OCLC 988695501)

Les stipulations générales sont intéressantes à plus d’un titre. En plus de donner un aperçu des conditions de travail des énumérateurs (les employés chargés de recueillir les renseignements du recensement) et des commissaires (les personnes qui forment les énumérateurs, les supervisent et vérifient leur travail), elles donnent des renseignements essentiels. Par exemple, on y apprend que : « Les Réserves Indiennes ne font pas partie d’un district de recensement; leur dénombrement se fait par des fonctionnaires du Ministère des Affaires Indiennes. » Cette information est très importante si vous cherchez des communautés ou des ancêtres autochtones.

La section suivante s’intitule « Instructions sur la formule de la population ». Les chercheurs y apprendront qui est considéré comme un membre de la famille ou non, et comment l’énumérateur consigne l’information donnée par le répondant. C’est bon à savoir si la famille qui vous intéresse comprend un étudiant, un visiteur, un domestique, un manœuvre, un marin ou un pêcheur parti en mer, un ouvrier de chemin de fer ou un travailleur dans un chantier de construction. Cette section explique aussi aux énumérateurs comment remplir chacune des colonnes, dont les colonnes 7 et 8 (Catégories de logements et Matériaux de construction).

Capture d’écran d’un document tapuscrit.

Une partie des instructions indiquant comment l’information sur l’habitation et les matériaux de construction doit être inscrite dans le recensement (OCLC 988695501)

Comparativement aux instructions données pour le recensement de 1921, celles de 1931 fournissent plus de détails sur les personnes considérées comme des membres de la famille. On y trouve des options supplémentaires et des descriptions plus détaillées. De plus, une toute nouvelle colonne est ajoutée en 1931 pour déterminer combien de familles possèdent une radio. C’est le début de l’ère des télécommunications! La question vise probablement à évaluer à quelle vitesse et dans quelle mesure l’information peut se répandre. Le recensement de 1931 est un excellent moyen de suivre l’évolution de ce nouvel instrument de la culture populaire.

Capture d’écran d’un document tapuscrit.

Le recensement de 1931 évalue combien de familles canadiennes possèdent une radio (OCLC 988695501)

Les instructions de 1931 prévoient également une façon plus détaillée de recenser les personnes nées à l’extérieur du Canada. En 1921, les instructions étaient les suivantes : « si une personne déclare qu’elle est née en Autriche-Hongrie, en Allemagne, en Russie ou en Turquie, tel que chacun de ces pays se trouvait constitué avant la guerre, on entrera le nom de la province ou la région dans laquelle cette personne est née, comme Alsace-Lorraine, Bohème, Bavière, Pologne allemande ou russe, Croatie, Galicie, Finlande, Slavonie, etc., ou le nom de la cité ou la ville dans laquelle elle est née, comme Berlin, Prague, Vienne, etc. » En 1931, plus de dix ans après la fin de la Première Guerre mondiale, les instructions tiennent compte des modifications frontalières et des nouvelles réalités géopolitiques.

Capture d’écran d’un document tapuscrit.

Instructions détaillées sur la façon d’inscrire le lieu de naissance des personnes nées à l’extérieur du pays (OCLC 988695501)

Ce ne sont là que quelques-unes des instructions qui ont attiré mon attention. J’aimerais lire vos commentaires pour savoir quels articles vous ont paru intéressants ou utiles!


Sara Chatfield est gestionnaire de projet à la Direction générale de l’accès et des services de Bibliothèque et Archives Canada.

Amélioration de votre expérience en ligne : analytique Web, rétroaction, améliorations, expérience de l’utilisateur et autres changements à venir sur notre site Web

Doigts sur un clavier d'ordinateur.Par Andrea Eidinger

Dans mon dernier billet de blogue, j’ai abordé l’importance de la rétroaction sur l’expérience des utilisateurs pour le développement et l’amélioration du nouveau site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). J’ai mentionné que nous allions adopter une approche itérative, pour que le site continue d’évoluer en fonction de vos commentaires. Puisque le premier anniversaire du lancement approche à grands pas, le moment est bien choisi pour expliquer comment l’analytique et vos commentaires nous sont utiles. Je vais aussi parler de petits et grands changements, tant passés que futurs, apportés au site.

Analytique

L’analytique Web propose des données intéressantes pour évaluer le succès d’un site, comme le nombre de visiteurs ou la quantité et la durée moyenne des visites. Cette information montre quelles pages sont les plus fréquentées et donne une idée de ce que cherchent nos utilisateurs. Des renseignements plus pointus, comme l’analyse des flux, montrent même comment les utilisateurs naviguent sur notre site. Voici un exemple de flux datant de janvier 2023 pour notre page « Aide à la recherche » :

Graphique montrant combien de personnes sont venues de certaines pages pour arriver sur la page d’aide à la recherche, et combien sont allées ensuite sur diverses pages.

Un graphique montrant les pages du site visitées avant et après la page « Aide à la recherche »

La colonne centrale représente la page analysée. À gauche, on voit sur quelles pages les utilisateurs se trouvaient avant d’arriver sur la page d’aide. À droite se trouvent les pages où les utilisateurs sont allés par la suite. Par exemple, la ligne du dessus montre combien de personnes sont passées de la page d’accueil à « Aide à la recherche », puis à « Généalogie et histoire familiale ». C’est exactement ce que nous voulons : des utilisateurs arrivant à la page qui les intéresse plus particulièrement. Et nous sommes ravis de constater que très peu de personnes (le petit point rouge au bas et à droite de la colonne centrale) quittent le site après avoir consulté la page d’aide.

Rétroaction

En plus des données analytiques, nous recueillons des commentaires sur l’expérience en ligne par plusieurs moyens. Vous avez peut-être déjà remarqué une boîte comme celle-ci dans le bas de nos pages Web :

Capture d’écran d’un outil demandant si l’utilisateur a trouvé l’information qu’il cherchait, avec des boutons pour répondre oui ou non.

L’outil pour recueillir les commentaires (Bibliothèque et Archives Canada)

Cet outil permet de recueillir facilement des commentaires anonymes sur les expériences positives et négatives des utilisateurs. Nous recevons aussi beaucoup de rétroaction par courriel (servicesweb-webservices@bac-lac.gc.ca) et de la part d’autres équipes, comme les Services de référence. Enfin, certains utilisateurs voient une fenêtre de sondage apparaître pendant leur visite, une autre façon de recueillir leur avis.

Toute cette rétroaction est rassemblée, puis analysée. Tous les commentaires sont lus, sans exception, pour trouver des problèmes qui touchent plusieurs personnes.

De petits changements pour de grands résultats

Cette information, intéressante en soi, aide surtout à améliorer le site. L’approche itérative consiste à apporter régulièrement de petits changements pour tenir compte de vos commentaires. Par exemple, lors du lancement en août 2022, nous avons remarqué que beaucoup d’utilisateurs se servaient de la barre Rechercher dans les collections, sur la page d’accueil, pour aller sur nos bases de données indépendantes. Il était donc clairement difficile pour les utilisateurs de savoir ce qu’ils pouvaient chercher et consulter à partir de cette barre. Voici à quoi celle-ci ressemblait au début :

Capture d’écran d’une version antérieure de la page d’accueil. Il y a plusieurs portes d’entrée dans le site de BAC ainsi qu’un champ de texte vide à remplir pour faire une recherche dans les collections.

Une ancienne version de la page d’accueil, avec la première barre Rechercher dans les collections

Pour faciliter la recherche et la navigation, nous avons voulu montrer plus clairement à quoi servait la barre de recherche et expliquer comment l’utiliser pour trouver d’autres ressources utiles. Les options suivantes ont été envisagées :

Quatre essais pour la nouvelle barre Recherche dans la collection

Quatre essais pour la nouvelle barre Recherche dans la collection

Nous avons finalement opté pour un mélange de ces diverses possibilités :

La version actuelle d’un champ de texte entouré d’un rectangle gris pâle. La mention « Chercher des documents gouvernementaux, des livres, des journaux, des images et bien plus » se trouve dans le champ de texte. Sous le champ se trouvent un lien vers une page d’aide concernant « Recherche dans la collection » et un autre lien vers d’autres instruments de recherche.

La version actuelle de la barre Recherche dans la collection (Bibliothèque et Archives Canada)

Depuis ce changement, plus personne ne cherche des bases de données dans la barre Recherche dans la collection. Mission accomplie!

Recherche et conception axées sur l’utilisateur

La recherche et la conception axées sur l’utilisateur constituent un autre outil à notre disposition. Il y a quelques mois, une de nos conceptrices d’expérience utilisateur, Alexandra Haggert, a expliqué comment fonctionne ce principe. Je vous présente ici un autre exemple où les données et la rétroaction s’ajoutent à la recherche et à la conception axées sur l’utilisateur pour améliorer notre site Web.

Quand nous avons lancé la version bêta de Recherche dans les recensements, en novembre 2022, deux problèmes ont été fréquemment signalés. D’abord, les utilisateurs voulaient pouvoir faire des recherches dans plusieurs provinces à la fois. Ensuite, dans le cadre des recherches généalogiques, les années de naissance et d’immigration ne sont parfois que des estimations. Voici à quoi ressemblait la page au début :

Interface de la première version de Recherche dans les recensements. Les options permettent seulement de chercher par année de recensement, nom, année de naissance ou d’immigration, lieu, ou emplacement dans les archives.

La version originale de Recherche dans les recensements

Nous avons donc ajouté deux fonctionnalités. La première donne la possibilité de cocher une ou plusieurs provinces. La seconde permet d’établir une fourchette pour l’année de naissance ou d’immigration. La recherche peut ainsi porter sur une période s’étendant jusqu’à 10 ans avant ou après la date inscrite.

Interface actuelle de l’outil Recherche dans les recensements. Des flèches montrent les nouvelles options permettant d’établir des fourchettes pour les années de naissance et d’immigration, et de cocher les provinces et territoires désirés.

Version actuelle de Recherche dans les recensements (Bibliothèque et Archives Canada)

Grâce à ces fonctionnalités, il est maintenant beaucoup plus facile de trouver des personnes en faisant une Recherche dans les recensements.

Vous pouvez nous faire part de vos commentaires sur Recherche dans les recensements par courriel à recherchecollectionsqr-collectionsearchqa@bac-lac.gc.ca.

Sur quoi travaillons-nous en ce moment?

Les commentaires les plus fréquents portent sur :

  1. Les documents, surtout modernes, qui peuvent être consultés ou non à BAC.
  2. La façon de trouver les notices nécrologiques sur le site de BAC.
  3. La manière de trouver nos petites bases de données (par exemple Deuxième guerre mondiale – Dossiers de service des victimes de guerre, 1939 à 1947).

Nous cherchons encore les solutions optimales à ces problèmes. Ne manquez pas les prochaines nouvelles!

Le plus beau, c’est que tout ça n’est qu’un début! L’analytique, la rétroaction ainsi que la recherche et la conception axées sur l’utilisateur demeureront des outils essentiels à la conception de notre site Web. Ces outils nous aident à connaître vos désirs et vos besoins afin d’améliorer votre expérience en ligne. Continuez de nous faire part de vos commentaires à servicesweb-webservices@bac-lac.gc.ca!


Andrea Eidinger est gestionnaire par intérim du Web à la Direction générale de l’accès et des services de Bibliothèque et Archives Canada.