Qu’est ce que l’héraldique?

La Société royale héraldique du Canada définit l’héraldique comme « l’étude, la conception, la réglementation et l’utilisation des armoiries ». L’héraldique fait son apparition au Canada le 24 juillet 1534, à Gaspé, quand Jacques Cartier plante une croix ornée des armes de François 1er, roi de France.

Plus de 450 ans plus tard, le 4 juin 1988, le gouverneur général du Canada est nommé chef de l’Autorité héraldique du Canada et reçoit le pouvoir d’accorder des emblèmes héraldiques au Canada. L’Autorité a le mandat de concéder des armoiries, des drapeaux et des insignes à des citoyens et des organismes canadiens. Jusqu’en 1988, les Canadiens souhaitant obtenir des armoiries devaient envoyer une requête au College of Arms de Londres (Angleterre) ou à la Cour de Lord Lyon à Édimbourg (Écosse).

Armoiries de la famille Molson.

Armoiries de la famille Molson. Source

Les ouvrages de référence suivants fournissent plus d’information sur l’héraldique :

  • L’abécédaire canadien de l’héraldique par Kevin Greaves, traduction française revue et augmentée par Auguste Vachon ; illustré par Bruce Patterson et Gordon Macpherson (AMICUS 27787737)
  • La concession et l’enregistrement d’emblèmes héraldiques au Canada : armoiries, drapeaux et insignes, marche à suivre par l’Autorité Héraldique du Canada (AMICUS 25541152)
  • Armorial du Canada français par Régis Roy (AMICUS 4262413)
  • Vos armoiries complétées et expliquéespar Victor Morin (AMICUS 27071179)

Bibliothèque et Archives Canada possède des fonds sur cette fascinante tradition :

  • Le fonds de la Société royale héraldique du Canada, 1966 2001, qui comprend des documents textuels, des photographies, des œuvres d’art et des images en mouvement documentant les programmes et les activités de la Société (MIKAN 206959)
  • Le fonds Alan B. Beddoe, 1869 1979 (MIKAN 104827) : M. Beddoe fut le premier président de la Société royale héraldique du Canada, qui a été fondée en 1966.

Vous aimeriez en savoir davantage sur les emblèmes et les symboles du Canada?

Pour mieux connaître les emblèmes et les symboles du Canada comme le castor, la fleur de lis et la feuille d’érable, consultez la section Identité canadienne du site Web de Patrimoine canadien.

Images héraldiques maintenant sur Flickr

L’héraldique s’intéresse aux emblèmes en tant que moyens d’identification. Elle a fait son apparition en Europe au XIIe siècle, lorsque des chevaliers peignaient leurs boucliers pour s’identifier quand ils étaient revêtus de leur armure. Ces armoiries révélaient l’identité du guerrier sur le champ de bataille. Le pouvoir d’administrer et de faire le suivi des armoiries appartiendra plus tard aux monarques. L’attribution des moyens d’identification héraldiques constitue maintenant une récompense ou un honneur accordé à des personnes ou à des groupes.

L’Autorité héraldique du Canada est supervisée par le gouverneur général; elle accorde des armoiries aux Canadiens. Le Canada devient ainsi le premier pays du Commonwealth à rapatrier les pouvoirs de l’autorité héraldique.

Regarder les images héraldiques sur Flickr.

Lancement du site Collection de journaux

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de son site Web Collection de journaux. Ce site fournit un aperçu de la collection de journaux de BAC, incluant une liste de journaux disponibles sur microfilm, un index de journaux canadiens dans notre collection et un échantillon de ressources de nouvelles canadiennes en ligne provenant de sites externes.

Les points saillants de cette nouvelle version consistent en des liens vers d’autres sites qui offrent gratuitement des copies numérisées de journaux; des liens directs vers les descriptions dans le catalogue AMICUS; ainsi que d’autres améliorations visant à rendre le site plus facile à naviguer.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er juillet 2014 et le 30 septembre 2014

  • Un usage demande si BAC a l’intention de numériser des journaux historiques canadiens et de les rendre accessibles en ligne. Il donne l’exemple du site « Chronicling America » de la Library of Congress qu’il trouve fantastique. Il suggère aussi de lire l’article disponible à http://activehistory.ca/2014/02/historical-newspaper-digitization-problem/ (Anglais seulement).

Sommes-nous parents? Découvrez vos racines canadiennes-françaises par l’entremise d’une association de familles

Une association de familles est un organisme qui regroupe des personnes issues d’un ou de plusieurs ancêtres portant le même nom de famille. Il s’agit principalement de familles canadiennes-françaises. Une association de familles a comme but premier de perpétuer la mémoire de ces ancêtres et de préserver le patrimoine culturel qui leur est associé, comme la terre qui leur a été concédée en Nouvelle-France ou bien la maison ancestrale, si elle existe encore.

Les membres de l’association organisent des réunions, petites ou grandes, et publient des revues et des bulletins; plusieurs associations possèdent même un site Web. Ce milieu créé par le regroupement de personnes portant le même nom de famille est propice à la recherche généalogique. De nombreuses associations ont ainsi publié le fruit de leurs recherches dans leur bulletin ou bien sous la forme d’un « dictionnaire généalogique ». Si vous éprouvez des difficultés à retracer un de vos ancêtres, nous vous conseillons fortement de communiquer avec une association.

Les premières associations de familles

Les Trudel-Trudelle auraient été parmi les premiers à créer une association de famille en 1909. Au début des années 1940, de nombreuses associations de famille se forment pour souligner le 300e anniversaire de l’arrivée des ancêtres des familles Poulin, Gravel, Bellemare, et Gagnon, entre autres. Lors du 300e anniversaire de l’Île d’Orléans en 1979, 19 associations de famille sont créées et le phénomène prend alors de l’ampleur. Au mois de février 1983, les associations des familles Asselin, Cloutier, Dion, Langlois et Lemieux fondent la Fédération des familles souches du Québec, aujourd’hui la Fédération des associations de familles du Québec, une coopérative de services qui regroupe aujourd’hui plus de 200 associations. Certaines associations de famille ne font pas partie de la Fédération.

Pour en savoir plus

Pour savoir si une association existe pour votre nom de famille, consultez le site du Centre de généalogie francophone d’Amérique ou effectuez une recherche sur Internet en utilisant des mots-clés comme le nom de famille recherché et les mots « association » ou « famille ». Pour les familles acadiennes, visitez le site de la Fédération des Associations de familles acadiennes.

Photographies du bal costumé de William James Topley

Une des photos les plus célèbres du photographe ottavien William James Topley (1845 1930) est une image composite du premier grand bal costumé canadien, qui est organisé par le comte de Dufferin et son épouse le 23 février 1876. Dans les mois qui suivent l’événement, des photographies individuelles sont découpées et collées sur un décor peint représentant la salle de bal de Rideau Hall pour recréer un moment vécu lors de ce prestigieux événement social. Examinez l’image attentivement et tentez de reconnaître les divers costumes…

Image composite du grand bal costumé donné par le comte de Dufferin à Rideau Hall, le 23 février 1876. L’image produite au cours des mois qui ont suivi l’événement a probablement été terminée en mai ou en juin.

Image composite du grand bal costumé donné par le comte de Dufferin à Rideau Hall, le 23 février 1876. L’image produite au cours des mois qui ont suivi l’événement a probablement été terminée en mai ou en juin. (Source : Mikan 3260601)

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Images de bals costumés maintenant sur Flickr

Les gens de toutes les classes sociales de l’époque victorienne aimaient revêtir des costumes ou des déguisements pour participer à des jeux de société, des pièces de théâtre ou des bals. Se mettre dans la peau d’un personnage imaginaire le temps d’une soirée leur permettait de s’évader pour un moment des conventions strictes qui régissaient la vie de l’époque. Les Canadiens ne faisaient pas exception à la règle.

Les personnages choisis se sont inspirés à la fois de divers aspects de la culture victorienne et de différentes périodes historiques.

Regarder les images de bals costumés.

15 juillet 1870 : le Manitoba rejoint la Confédération

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Avant de devenir une province, le Manitoba a été le théâtre de nombreux événements et de moments décisifs dans l’histoire du Canada. En attendant la cession de la terre de Rupert au Canada, le gouvernement envoie des équipes d’arpenteurs dirigées par le Lieutenant-gouverneur William McDougall et chargées d’établir la cartographie de la région de la Rivière Rouge, en 1869. Les Métis s’inquiètent de la redistribution des terres aux futurs colons et de ses effets sur leurs propres terres.

Le leader des Métis, Louis Riel, dénonce la menace que ces activités de recensement font peser et forme un « Comité national » dont il devient secrétaire et John Bruce, président. Sommé de s’expliquer devant l’Assemblée législative d’Assiniboia, le 25 octobre 1869, Louis Riel déclare que le « Comité national » empêchera l’arrivée de McDougall ou de tout autre gouverneur dans la colonie de la Rivière-rouge tant que l’union…

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Vous, vous dites Benoit, but I say Bennett. Soundex : comment trouver les variantes orthographiques d’un nom de famille

Vous êtes plongé dans une recherche généalogique et trouvez des documents sur lesquels figure un code, tel que T650, au lieu d’un nom de famille? Que signifie ce code? En fait, il provient de Soundex, un système phonétique d’indexage des noms de famille.

Plusieurs documents d’archives américains ont été indexés en utilisant ce système. Il s’agit de faire une recherche sur les noms de famille en faisant abstraction des variantes orthographiques. Le code est composé de la première lettre du nom de famille suivi de trois chiffres qui se rapprochent du son du nom de famille. Un chiffre (0 à 9) est associé aux lettres de l’alphabet. Les voyelles (A, E, I, O, U et Y) et les lettres H et W ne sont pas prises en compte. De plus, si une lettre apparaît deux fois de suite dans un nom, elle n’est comptée qu’une seule fois (p. ex. Lloyd devient Loyd). Si le nom comprend moins de trois lettres, le dernier chiffre utilisé est le 0.

Lettre

Code

B P F V 1
C S G J K Q X Z 2
D T 3
L 4
M N 5
R 6

Exemples :

SMITH = S530
TREMBLAY/TROMBLEY/TRIMBLE/TRUMBLE = T651

Afin de vous aider à identifier les différentes variantes orthographiques des noms de famille, nous vous suggérons d’utiliser le système Soundex suivant : Avotaynu Consolidated Jewish Surname Index (en anglais seulement). Ce site est également pertinent pour les noms de famille qui ne sont pas juifs. Pour identifier le code Soundex, utilisez le JOS Soundex calculator (en anglais seulement).

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une douzième baladoémission : Entre les feuilles

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée Entre les feuilles.

Gilles Leclerc, archiviste adjoint, se joint à nous pour parler de la collection de musique en feuilles de BAC. Nous explorons ce qu’est la musique en feuilles, ce que comprend la collection de BAC et comment celle-ci a été créée. Nous discutons aussi de la valeur historique de la musique en feuilles et pourquoi elle est encore pertinente aujourd’hui.

Abonnez-vous à nos émissions de baladodiffusion sur notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Mary Riter Hamilton, première peintre militaire non officielle du Canada

English version

Quatre‑vingt‑dix ans ont passé depuis que Mary Riter Hamilton a fait don de ses œuvres aux Archives publiques du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada) : 180 peintures à l’huile et des dizaines de dessins réalisés à la craie, au pastel et au crayon qui représentent la dévastation en Europe après la Première Guerre mondiale. Les œuvres de Riter Hamilton ne sont pas joyeuses; elles traitent presque toutes de la destruction engendrée par la guerre. Elles montrent des tranchées boueuses, des paysages dévastés, des tombes, des cimetières, et des églises et des villages détruits par des bombardements.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast (e011201067)

Mary Riter Hamilton voit le jour en 1873 à Teeswater (Ontario) et grandit à Clearwater (Manitoba), où sa famille s’est établie pour exploiter une ferme. Elle marie Charles W. Hamilton à 18 ans et devient veuve à 23 ans. Peu avant la mort de son époux, Mary commence à suivre des cours d’art à Toronto. La plupart de ses enseignants formés en Europe remarquent son talent et l’encouragent vivement à poursuivre ses études à Paris. Mary étudie d’abord en Allemagne, puis elle déménage à Paris, où elle vivra et étudiera pendant huit ans. Mary retourne s’installer au Manitoba pendant un an en 1906, puis elle s’y établit de nouveau en 1911 et y habite pendant huit ans. Pendant cette période, les œuvres de Mary sont présentées dans des musées de Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Calgary.

Peinture montrant une route avec des arbres détruit aux abors.

La mélancolie de la Somme (e011205200)

Toujours désireuse de retourner en Europe, Mary obtient sa chance en 1919, alors qu’elle vit et travaille sur la côte Ouest du Canada. L’Amputation Club de la Colombie‑Britannique lui demande de créer des œuvres pour The Gold Stripe, un magazine destiné aux anciens combattants. Mary part immédiatement « peindre les endroits où d’innombrables Canadiens courageux ont combattu et donné leur vie ». [traduction] Pendant trois ans, Riter Hamilton travaille sans arrêt en France et en Belgique d’après‑guerre, où elle peint des champs de bataille comme la crête de Vimy, la Somme, Ypres et Passchendaele. Les conditions sont difficiles : elle travaille dans des abris de fortune et doit endurer le mauvais temps et les maigres rations, si bien qu’elle revient au Canada dans un état d’épuisement physique et émotionnel. Riter Hamilton refuse de vendre ses tableaux et choisit plutôt de les donner aux Archives publiques du Canada. Elle meurt, pauvre et atteinte de cécité, en 1954.

À l’aube du centenaire de la Première Guerre mondiale, ces œuvres deviennent encore plus touchantes. Mary Riter Hamilton n’a jamais été une « peintre de guerre » officielle, mais son courage, son talent, sa détermination inébranlable, la sombre beauté et l’aspect lugubre de sa collection forment un récit durable des ravages causés par la guerre.

Peinture montrant un crat`re rempli de fleurs de pavots.

Tranchées sur la Somme (e011202180)

Pour en savoir plus sur Mary Riter Hamilton, admirer ses œuvres ou voir les documents de la collection de BAC, vous pouvez consulter les sites suivants :