À bas les parasites!

Le mot « parasite » peut désigner bien des choses, mais à Bibliothèque et Archives Canada, il fait référence à un certain nombre de créatures qui menacent les collections des bibliothèques et des archives. De nombreux insectes se nourrissent de substances que l’on retrouve sur des documents, des photographies et des livres, comme la cellulose, l’amidon et la colle. De plus, les souris aiment déchirer des bouts de papier pour faire leurs nids. Les animaux nuisibles agissent si rapidement que des documents précieux peuvent subir des dommages irréversibles en peu de temps. Il est donc important de connaître ces parasites et les moyens de les éloigner.

Un simple papier de muffin mal jeté peut alimenter neuf souris qui accoucheront de cinq à dix souriceaux chacune. Il faut bien nettoyer les zones de consommation des aliments afin de les rendre moins attrayantes pour ces petits rongeurs. Des poubelles dont le couvercle est bien ajusté sont également utiles.

Le contrôle de l’humidité à l’intérieur d’un édifice est un bon moyen d’écarter les bestioles mentionnées dans le tableau ci‑dessous. À cette fin, on peut améliorer le système de chauffage, de ventilation et de climatisation qui est en place, installer des ventilateurs dans les zones humides, poser des bourrelets de calfeutrage et des joints d’étanchéité sur les portes extérieures, etc. Des déshumidificateurs dans les zones humides peuvent rendre de précieux services. Il est également essentiel de toujours enlever la moisissure dans les endroits trop humides. Un nettoyage soigneux et des pratiques d’entretien ménager adéquates aident aussi à éloigner les parasites. Si ces derniers sont déjà présents, il faut passer l’aspirateur et balayer. Si le problème persiste, d’autres mesures peuvent être envisagées : sceller les fissures dans les fondations, le ciment ou les planchers, réparer les fuites dans les tuyaux comme les éviers et les égouts de toit, etc.

Le top cinq des bestioles indésirables dans les bibliothèques et les archives :

Parasite Taille Image Notes
Psoque Psocoptera 1 mm one Les psoques mangent de l’amidon, de la moisissure et des insectes morts, surtout s’ils sont humides, car ils ont besoin de zones humides pour croître.*
Collembole nivicole Famille des entomobryidae 1 mm  two Les collemboles nivicoles envahissent un édifice en colonie et meurent rapidement. Ils forment ainsi de la moisissure et des déchets dont les autres insectes se nourrissent. Ces organismes mangent des végétaux en décompo­sition, des moisissures, des bactéries, des excréments d’arthropodes, des algues et du pollen.*
Anthrène des tapis Anthrenus verbasci De 2 à 3 mm  three three1 Les larves des anthrènes des tapis sont particuliè­rement destructrices; elles mangent des spécimens d’animaux, du poil, des plumes et des tissus de laine.
Cloporte Famille des armadillidiidae De 8 à12 mm  four Les cloportes attirent d’autres parasites et constituent une source de nourriture pour eux.*
Lépisme Lepisma saccharina De 5 à 15 mm   five Les lépismes grignotent la surface des documents et laissent des traces bien évidentes.*

*Voir les exemples de dommages ci dessous.

Exemples de dommages causés par des insectes

Photo en couleur montrant un livre dévoré par les psoques.

Infestation de psoques (Wikipedia)

Photo couleur montrant un livre rouge avec des taches blanche ou les lépismes ont grignoté le livre.

Dommages causés par des lépismes qui ont grignoté le livre (Wikipedia)

Photo en couleur montrant une migration printanière de collemboles.

Collemboles nivicoles entrés dans un édifice; ils tachent les documents et nourrissent d’autres insectes. ©Bibliothèque et Archives Canada

Photo en couleur montrant une invasion de cloportes.

Les cloportes constituent une source de nourriture pour les souris et d’autres insectes. ©Bibliothèque et Archives Canada

 

La norme RDA: une révolution dans le monde du catalogage !

On vit une véritable révolution dans le domaine du catalogage! Depuis 2010, la norme RDA (Ressources : Description et accès) est la nouvelle norme internationale en matière de description. Des institutions comme Bibliothèque et Archives Canada (BAC), la Bibliothèque du Congrès, les bibliothèques nationales britannique et allemande et d’autres comités nationaux et internationaux (des employés de BAC font partie du Comité canadien de catalogage, par exemple) ont travaillé conjointement à son élaboration pendant plusieurs années. BAC a commencé à mettre en œuvre la RDA à la fin de 2012, et toute la section du catalogage poursuit ses efforts. Des centaines d’heures de travail ont été investies dans des formations, des réunions, des recherches et des lectures individuelles, ainsi que des discussions et des consultations informelles en équipe. En effet, nous devons repenser bon nombre de nos politiques et de nos pratiques pour nous adapter aux nouvelles philosophies et règles de description de la RDA.

En quoi la RDA est‑elle si différente?

Il y a toujours eu des normes et des règles pour régir la description, certes, mais celles que nous utilisions avaient été établies avant l’apparition de la multitude de formats que les bibliothèques modernes recueillent et mettent maintenant à notre disposition. Les catalogueurs devaient donc traiter tous les documents comme s’ils étaient des livres imprimés. Vous imaginez la frustration par moments! En plus, les anciennes règles visaient à faire rentrer toute l’information essentielle sur des fiches de 3 po par 5 po qui étaient classées dans des tiroirs. Il fallait donc utiliser des abréviations, omettre l’information non essentielle et prendre des décisions en fonction de l’emplacement de l’information sur la fiche. Maintenant que nous avons des catalogues en ligne, des données liées et des bases de données internationales au bout des doigts, nous devons revoir notre façon de faire. Une partie de la solution consiste à modifier la présentation physique de l’information dans les fiches des catalogues (à titre d’exemple, la RDA élimine toutes les abréviations qui n’apparaissent pas sur le document lui‑même). Parfois, nous devons envisager sous un nouvel angle les relations entre le contenu, le contenant (ce que nous appelons le « support ») et leur créateur.

Qu’est‑ce qui n’a pas changé?

Comme toujours, les notices bibliographiques servent à décrire de façon précise et exhaustive les documents physiques et leur contenu pour que les utilisateurs de notre catalogue puissent mieux consulter nos collections. Les employés de notre section du catalogage s’emploient à créer des métadonnées utiles, exactes et crédibles qui seront utilisées dans les bibliothèques du pays et les bases de données internationales. La RDA change peut‑être les méthodes de catalogage, mais pas la raison d’être!

Liens utiles :

Des vedettes-matière bien de chez nous

Les recherches par sujet dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada se font principalement avec les vedettes-matière de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, dont la liste est continuellement mise à jour depuis 1898. (Elles sont connues sous l’acronyme LCSH, pour « Library of Congress Subject Headings ».) Toutefois, les thèmes typiquement canadiens figureront probablement dans le Répertoire de vedettes-matière publié par la Bibliothèque de l’Université Laval, ou dans son équivalent anglais, le Canadian Subject Headings.

Ces deux outils ont été conçus pour être utilisés de pair avec les vedettes-matières de la Bibliothèque du Congrès. Les sujets y sont classés selon la même structure, et la plupart des politiques correspondent à celles de la Bibliothèque du Congrès.

En 1968, l’ancienne Bibliothèque nationale du Canada a dressé une première liste d’accès à des sujets canadiens qui n’étaient pas traités par la Bibliothèque du Congrès. L’objectif : les aborder du point de vue du Canada. Depuis l’an 2000, le répertoire Canadian Subject Headings est affiché sur Internet avec AMICUS, le catalogue de Bibliothèque et Archives Canada. Il est sans cesse renouvelé pour refléter les sujets abordés dans une perspective canadienne, y compris les sujets d’actualité.

Le répertoire Canadian Subject Headings couvre principalement les domaines de la culture, de l’économie, de l’histoire, de la littérature, de la politique et de la société canadiennes. Parmi les sujets traités, mentionnons l’histoire économique et sociale du Canada, le gouvernement du Canada, la géographie du Canada, le système judiciaire canadien, l’approche du Canada à l’égard des langues secondes, le bilinguisme et le multiculturalisme, ainsi que les Autochtones.

Copie d’écran du résultat d’une recherche lancée dans la version française du Canadian Subject Heading avec la vedette-matière canadienne « couverture de la Baie d’Hudson ».

Résultat d’une recherche sur une vedette-matière propre au Canada (couverture de la Baie d’Hudson), lancée dans la version française du Canadian Subject Heading.

Voici quelques exemples illustrant notre identité unique :

 Native youth [Canadian Subject Headings, ou CSH]
Jeunesse autochtone [Répertoire des vedettes-matière, ou RVM]

Native peoples – Canada – Residential schools [CSH]
Pensionnats autochtones – Canada [RVM]

Hudson’s Bay blankets [CSH]
Couvertures de la Baie d’Hudson [RVM]

Canada – History – War of 1812 [CSH]
Canada – Histoire – 1812, Guerre de [RVM]

Italian Canadians [CSH]
Canadiens d’origine italienne [RVM]

European Canadian authors [CSH]
Auteurs canadiens d’origine européenne [RVM]

Voyageurs [CSH]
Coureurs des bois [RVM]

Habitants – Canada [CSH]
Agriculteurs – Canada – Histoire – 18e siècle [RVM]

Goods and services tax – Canada [CSH]
Taxe sur les produits et services [RVM]

Band membership [CSH]
Nationalité indienne [RVM]

Films for second language learners [CSH]
Films pour allophones [RVM]

Sugar bush—Canada [CSH]
Érablières [RVM]

Aimeriez-vous proposer une nouvelle vedette-matière pour le répertoire Canadian Subject Headings? Nous serons heureux de recevoir votre proposition! Envoyez-la au rédacteur du répertoire, à normes@bac-lac.gc.ca.

Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, nous présenterons, au cours des trois prochaines années, un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous publierons le profil des récipiendaires 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé l’action à la source de la distinction.

Photographie en couleur d’une médaille. Le ruban est cramoisi. La médaille cruciforme en bronze arbore un lion surplombant une couronne et une bannière, où l’on peut lire For Valour (pour bravoure).

Croix de Victoria (MIKAN 3640361)

La Croix de Victoria (VC) est la décoration militaire la plus prestigieuse du Commonwealth et a préséance sur l’ensemble des médailles, décorations et ordres. Reconnaissance de la bravoure devant l’ennemi, la VC peut être décernée à une personne, peu importe son grade militaire, et à des civils sous commandement militaire. Jusqu’à maintenant, 98 Canadiens ont reçu la Croix de Victoria , le premier étant Alexander Roberts Dunn qui, en 1854, a participé à la bataille de Balaclava durant la guerre de Crimée. Des Croix de Victoria ont été décernées à 71 soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale, et à 16 durant la Seconde Guerre mondiale. Les autres médailles ont été remises à des Canadiens par suite de la Rébellion indienne de 1857 (au cours de laquelle William Hall de la Nouvelle-Écosse est devenu le tout premier noir à mériter la VC) et de la guerre d’Afrique du Sud (1899–1902).

En 1993, la Croix de Victoria canadienne a été adoptée en remplacement de la VC britannique. La médaille est identique à la VC britannique, mais l’inscription est en latin — Pro Valore —, une langue à l’origine du français et de l’anglais. Aucune Croix de Victoria canadienne n’a encore été attribuée.

La série de profils renfermera aussi des liens vers des photographies, des états de service militaire, des journaux de guerre et d’autres artefacts numérisés que l’on retrouve dans les collections de Bibliothèque et Archives Canada. Ces collections aident à raconter les récits des Canadiens qui ont connu la Première Guerre mondiale sur de nombreux fronts, y compris le front intérieur, et dont les actions et les souvenirs influencent les Canadiens d’aujourd’hui, de même que leur vision et leur compréhension du premier véritable conflit mondial.

Nous amorcerons la présentation des profils des récipiendaires de la Croix de Victoria en lien avec la Première Guerre mondiale avec le caporal suppléant Frederick Fisher.