Images de Canadiens d’origine japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale maintenant sur Flickr

Chronologie

7 décembre 1941 – Le Japon attaque Pearl Harbor, à Hawaï, aux États-Unis. Les forces japonaises envahissent aussi Hong Kong, la Malaisie et les zones avoisinantes, ce qui déclenche les affrontements du Pacifique pendant la Deuxième Guerre mondiale.

8 décembre 1941 – Le Canada invoque la Loi sur les mesures de guerre et déclare que les Canadiens d’origine japonaise et les immigrants récents sont les sujets d’un pays ennemi qui doivent être dépouillés de leurs droits individuels et de propriété. Plus de 1 200 bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise sont confisqués au large de la Colombie-Britannique, à titre de mesure défensive contre les efforts de guerre du Japon dans le Pacifique.

 Photographie en noir et blanc de six bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise, confisqués trois jours après l’attaque de Pearl Harbor et attachés à un plus gros bateau.

Six bateaux de pêche appartenant à des Canadiens d’origine japonaise. Ils ont été rassemblés par la Réserve des pêcheurs de la Marine royale canadienne (Colombie-Britannique) (MIKAN 3623281)

14 janvier 1942 – Le Canada ordonne le rassemblement des hommes d’origine japonaise âgés de 18 à 45 ans en vue de leur déplacement vers la région intérieure de la Colombie-Britannique. Leurs biens personnels, comme les maisons et les voitures, sont saisis et vendus pour aider à payer leur détention dans les camps d’internement. Aucun Canadien d’origine japonaise ne peut posséder de radio, acheter d’essence ou pêcher pendant la guerre. Les personnes détenues après le 14 janvier sont envoyées dans des camps d’internement en Alberta.

Photographie en noir et blanc de trois Canadiens d’origine japonaise qui chargent un wagon à destination d’un camp d’internement de la région intérieure de la Colombie-Britannique.

Canadiens d’origine japonaise chargeant un train qui se rend à des camps de la région intérieure de la Colombie-Britannique (MIKAN 3624396)

24 février 1942 – C’est le début de l’internement à grande échelle des Canadiens d’origine japonaise. Au total, 21 000 Canadiens d’origine japonaise et immigrants récents sont envoyés dans des camps d’internement. À mesure que la guerre se prolonge, leurs droits et libertés seront de plus en plus restreints.

Photographie en noir et blanc de nombreuses familles de Canadiens d’origine japonaise à une aire de rassemblement. Elles prennent place à l’arrière de camions pour leur déplacement vers un camp d’internement de la région intérieure de la Colombie-Britannique.

Canadiens d’origine japonaise dans la boîte de camions pour leur déplacement vers des camps de la région intérieure de la Colombie-Britannique (MIKAN 3624392)

Du 2 septembre 1945 au 1er avril 1949 – La Deuxième Guerre mondiale prend fin en 1945, mais on oblige les Canadiens d’origine japonaise à rester dans les camps d’internement ou dans des régions éloignées des côtes canadiennes jusqu’en 1949. Le gouvernement du Canada offre à des personnes et familles un rapatriement au Japon, tandis que d’autres sont exemptées et peuvent rester au Canada. Plus tard, toutes les restrictions relatives au déplacement sont levées. Les Canadiens d’origine japonaise peuvent alors retourner dans les régions côtières de la Colombie-Britannique. Il n’y a pas de compensation pour la saisie des propriétés et l’internement forcé.

Photographie en noir et blanc de Canadiens d’origine japonaise se procurant des articles dans un magasin du camp d’internement de Slocan, en Colombie-Britannique. Un homme blanc portant un brassard les observe.

Canadiens d’origine japonaise achetant des articles au magasin d’un camp d’internement, Slocan (Colombie-Britannique) (MIKAN 3624388)

22 septembre 1988 – Après trente-neuf années de pressions exercées par les Canadiens d’origine japonaise touchés par les mesures prises par les dirigeants de l’époque en vertu de la Loi sur les mesures de guerre, le gouvernement du Canada s’excuse officiellement et les indemnise.

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Les cartes générales de la Nouvelle-France de Samuel de Champlain

À l’automne 1612, Samuel de Champlain fait graver à Paris sa première grande carte de la Nouvelle-France. De nouvelles informations géographiques y sont consignées, à partir de ses propres explorations réalisées depuis 1603. Le site de Montréal y est clairement identifié. Les renseignements obtenus des Autochtones lui ont permis de représenter des lieux lui étant auparavant inconnus, comme le lac Ontario et les chutes Niagara. De plus, il s’est inspiré d’autres cartes pour dépeindre certaines régions, dont Terre-Neuve. Bien que gravée en 1612, Champlain publia cette carte en annexe de ses Voyages en 1613.

Carte geographique de la Nouvelle Franse faictte par le sieur de Champlain Saint Tongois cappitaine ordinaire pour le roy en la marine. Faict len 1612.

Carte geographique de la Nouvelle Franse faictte par le sieur de Champlain Saint Tongois cappitaine ordinaire pour le roy en la marine. Faict len 1612. Source

De retour en France à l’été 1613, Champlain fait graver une deuxième version d’une carte générale commencée l’année précédente et la publie également dans ses Voyages de 1613. Il y intègre ses plus récentes connaissances géographiques, dont la rivière des Outaouais, qu’il représente pour la première fois. Sa représentation de la baie d’Hudson est délibérément inspirée d’une carte relatant les explorations de Henry Hudson (source : MIKAN 4145717).

Carte geographique de la Nouelle Franse en son vray meridiein. Faictte par le Sr Champlain, Cappine. por le Roy en la marine – 1613

Carte geographique de la Nouelle Franse en son vray meridiein. Faictte par le Sr Champlain, Cappine. por le Roy en la marine – 1613. Source

Il existe en outre une carte générale inachevée de Champlain; gravée en 1616, qui elle ne fut jamais publiée. Le seul exemplaire connu est conservé à la John Carter Brown Library (en anglais seulement).

En 1632, Champlain publie sa dernière grande carte de la Nouvelle-France jointe à son dernier ouvrage, Les voyages de la Nouvelle France occidentale, dicte Canada. Il se trouvait alors en France depuis près de trois ans, ayant été expulsé de Québec par les frères Kirke en 1629. Cette carte bilan révèle peu de nouvelles informations vérifiées par Champlain lui-même, qui avait cessé d’explorer en 1616. Il s’appuya ensuite sur les précieux renseignements que d’autres, Étienne Brûlé notamment, lui communiquèrent. Néanmoins, cette carte demeure un jalon important dans l’histoire de la cartographie nord-américaine et sera abondamment utilisée par d’autres cartographes. Deux versions existent, qui se distinguent entre autres par la représentation du lac Bras d’Or ou d’une chaîne de montagnes dans l’île du Cap-Breton. Bibliothèque et Archives Canada conserve les deux versions de cette carte, dont voici la première :

Carte de la Nouvelle France, augmentée depuis la derniere, servant a la navigation faicte en son vray meridien, 1632.

Carte de la Nouvelle France, augmentée depuis la derniere, servant a la navigation faicte en son vray meridien, 1632. Source

Pour en apprendre davantage, voici une suggestion de lecture : « La cartographie de Champlain (1603-1632) » par Conrad E. Heidenreich et Edward H. Dahl dans Champlain : la naissance de l’Amérique française, sous la direction de Raymonde Litalien et Denis Vaugeois, publié aux éditions du Septentrion en 2004, p. 312-332.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Deux usagers apprécient cet article sur la cartographie; l’article a aussi été partagé sur Bite Size Canada.