Des photos marquantes de Samuel J. Hayward sur le thème du commerce

Par Olivia Chlebicki

Quand j’ai fait mon stage d’été à la Section des supports spécialisés privés (à la Division des archives privées, de la vie sociale et de la culture), on m’a confié la tâche de décrire une série de photos provenant du fonds Hayward Studios. Né au Royaume-Uni, le photographe Samuel J. Hayward a immigré au Canada et a laissé son empreinte dans notre histoire en immortalisant quantité de moments, de gens et de lieux.

Samuel J. Hayward commence sa carrière dans des agences de publicité et de photogravure. Au début des années 1920, il devient photographe officiel pour la Canada Steamship Lines. Par la suite, son parcours l’amène notamment chez la Canadian Vickers Limited, un constructeur d’avions et de navires, et chez Steinberg’s, une chaîne de supermarchés. Il y photographie les événements d’entreprise et les produits. Son fonds d’archives comprend entre autres des photos d’architecture, de locomotives, d’avions et de navires. Il s’agit surtout de photos documentaires, mais pendant que j’explorais la collection, de nombreux clichés ont attiré mon attention en raison de leur grand intérêt artistique et visuel.

Les photos sur lesquelles j’ai travaillé ont été prises principalement à Montréal, entre 1920 et 1970; au fil des ans, le photographe y a immortalisé des scènes de la société et des fragments d’histoire. Je vous présente ici quelques œuvres qui se démarquent, tant sur le plan visuel que pour les histoires qu’elles racontent.

Photo noir et blanc prise dans une épicerie, où une femme vêtue d’une robe blanche verse le liquide provenant d’une canette dans un verre. Elle est debout derrière un présentoir rempli de boissons en canettes, flanqué de deux paniers d’épiceries couverts d’affiches sur lesquelles on peut lire « Now in Cans » (Maintenant en canette).

Promotion de la boisson gazeuse en canettes de la Continental Can Company dans une épicerie. (a085192)

La première photo montre une employée d’épicerie faisant la promotion de ce qui est probablement un nouveau produit pour l’époque : des boissons gazeuses « maintenant en canettes ». Avec cette œuvre, Samuel Hayward permet au public d’être témoin de ce moment d’histoire sociale.

Photo noir et blanc d’un homme accroché à un poteau de téléphone, réparant des câbles sous le vent et la neige. Il porte un manteau d’hiver, des gants et un chapeau.

Un électricien de la Compagnie de Téléphone Bell du Canada. (a069351)

Samuel Hayward a pris de nombreuses photos pour la Compagnie de Téléphone Bell, et particulièrement des photos de ses ouvriers. Cette deuxième œuvre montre un employé dévoué, à l’ouvrage pendant une tempête de neige. Il est attaché au poteau téléphonique et répare les câbles au milieu du blizzard.

Photo noir et blanc où des hommes et des femmes regardent une bouteille de champagne se briser sur la coque d’un énorme navire. Un homme place son chapeau devant le visage d’une femme vêtue d’un manteau de fourrure.

Baptême d’un navire de la Canadian Vickers. (a085036)

La troisième photo montre le moment où une bouteille de champagne se brise contre la proue d’un nouveau bateau. On croit que le rituel naval du baptême des navires porte chance. Un parrain ou une marraine annonce habituellement le nom du bateau au moment où la bouteille se brise, et le navire est ensuite mis à l’eau. C’est cette tradition qui est représentée ici avec un navire de la Canadian Vickers. Une femme vêtue d’un long manteau de fourrure, fort probablement la marraine, se tient à l’avant-plan devant un micro. Scène quelque peu cocasse : un homme protège le visage de la femme avec son chapeau tandis que la bouteille se fracasse contre la coque.

Photo noir et blanc de la mise à l’eau d’un navire, parmi les rondins et d’autres débris flottant sur l’eau.

: La mise à l’eau du navire Canadian Forester de la Canada Steamship Lines. (a059444)

La quatrième photo montre la suite de cette tradition navale : l’étape de mise à l’eau. Le Canadian Forester, navire de la Canada Steamship Lines, est immortalisé au moment exact où il amerrit. On peut voir les vagues qui montent jusqu’au haut de la coque. Tout au long de son travail pour la Canada Steamship Lines, Samuel Hayward a immortalisé les voyages et la vie de nombreux navires comme celui-ci.

Photo noir et blanc d’un grand navire. On aperçoit un renfoncement sur le côté de la coque qui fait face à l’eau.

Le SS Ikala après une collision. (a059755)

Le bateau qui figure sur la cinquième photo est le SS Ikala, un cargo néo-zélandais amarré à Montréal. Lors de mes recherches sur ce navire, j’ai trouvé un article de la Gazette de Montréal (en anglais), daté du vendredi 13 mai 1927, qui décrit la rencontre du bateau avec le vaisseau réservoir James McGee, laquelle a donné lieu à un accrochage. Sur le cliché montrant l’événement, on peut voir le résultat sur le côté avant gauche du navire.

La photographie est une ressource artistique essentielle pour l’histoire du Canada. Elle permet d’immortaliser des moments sur pellicule, figeant ainsi l’histoire dans le temps. Cette sélection d’œuvres tirées de la collection de Samuel Hayward en est un bel exemple; elle donne au public la chance d’admirer la vie sociale et la culture de l’époque. Quant aux photos portant sur des entreprises canadiennes, elles enrichissent la collection de Bibliothèque et Archives Canada en présentant certains aspects de notre histoire et de notre société.


Olivia Chlebicki a travaillé comme stagiaire d’été à la Section des supports spécialisés privés (Division des archives privées, de la vie sociale et de la culture) à Bibliothèque et Archives Canada.

Ça, c’est personnel : coup d’œil sur les archives personnelles à Bibliothèque et Archives Canada

Par Stephen Danilovich

Imaginez que vos archives aient été données à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Pensez à ce qui pourrait faire partie de votre collection : un journal intime de l’époque du secondaire, des reçus d’épicerie du mois courant ou votre plus récent message sur les médias sociaux, par exemple.

Maintenant, mettez-vous à la place d’un archiviste qui traiterait vos archives. Comment classeriez-vous tous ces documents par catégorie? À quels documents restreindriez-vous l’accès, et pourquoi? Choisiriez-vous de décrire fidèlement les documents ou de les mettre en ordre?

Voilà quelques-unes des questions à se poser avant de traiter des archives personnelles (des archives produites par des particuliers plutôt que par des organismes ou des entreprises). Évidemment, les archives personnelles, ça peut devenir très… personnel. Plus que dans les autres types d’archives, la protection de la vie privée, le respect du classement original des documents, les relations avec les donateurs et d’autres considérations archivistiques y sont intimement associées à la vie quotidienne.

Ces archives ont la particularité d’agir comme un miroir. L’archiviste qui les traite réfléchit aux traces qu’il a soi-même laissées et à la manière dont d’autres archivistes essaieraient de reconstituer sa vie. Il repense aussi à tout ce qui n’a pas été consigné.

Comme tout archiviste vous le dira, une grande partie du travail s’effectue dans les zones d’ombre. Il faut établir des liens entre les documents afin de créer un classement cohérent qui guidera les futurs chercheurs. Alors, que se passe-t-il quand l’archiviste essaie de reconstituer logiquement la vie d’une personne à partir des documents et des traces qu’elle a laissés?

Deux images noir et blanc, côte à côte, d’une femme aux cheveux foncés, de profil. L’image de gauche est le négatif, et celle de droite, la photo finale.

Deux façons de voir : le négatif et le positif. Photo de Mlle Ethel Hand prise le 10 novembre 1934 par Yousuf Karsh. (e010680101)

Pour répondre à ces questions, j’ai discuté avec des archivistes de la Division des archives privées sur la vie sociale et la culture, qui conserve notamment des collections de romanciers célèbres comme Carol Shields, Michael Ondaatje, Daphne Marlatt et bien d’autres. Ces questions sont encore plus importantes pour les auteurs qui sont encore vivants.

« Cela met votre propre vie en perspective, m’a confié l’archiviste Christine Waltham, qui a traité le fonds Thomas King. C’est comme si quelqu’un nous donnait sa vie. »

« Vous avez vraiment l’impression de connaître ces personnes, ajoute Christine Barrass, une archiviste qui a découvert les archives personnelles en traitant le fonds Doris Anderson. Ça ressemble à une simple transaction, mais quand on commence à aller au fonds des choses, ça devient un véritable honneur et un grand privilège. »

Photographie noir et blanc d’une femme de profil aux cheveux gris portant un collier foncé.

Photo de Doris Anderson prise le 10 octobre 1989 par Barbara Woodley. (e010973512)

Parmi les difficultés que présente le traitement d’archives personnelles, la plus inattendue est sans doute l’attachement émotif que l’archiviste peut commencer à éprouver pour les archives et leur créateur.

« Les émotions qu’elles provoquent, et que vous ne ressentez pas avec les archives institutionnelles, peuvent être difficiles à gérer, selon Christine Waltham. Comment décrire les archives de manière respectueuse? »

« Ça peut devenir un poids si ce n’est pas une chose que vous voulez dans votre vie quotidienne », explique Christine Barrass, qui croit que les aspects positifs et négatifs des archives personnelles représentent les deux côtés d’une même médaille : la grande intimité qui se développe.

L’archiviste est souvent la première personne, après l’auteur, à voir les documents. Une relation de confiance implicite est donc essentielle. Ce regard privilégié sur la vie d’une personne s’accompagne d’un profond sentiment de responsabilité, entraînant ce que l’archiviste littéraire Catherine Hobbs appelle une « paranoïa archivistique ».

« On a l’impression de ne jamais pouvoir en faire assez, dit Hobbs, ce qui est le propre de tout archiviste consciencieux. »

Traiter les archives d’une personne, c’est marcher constamment sur une corde raide entre la vie privée et la vie publique du créateur. N’importe quel document peut révéler une liaison clandestine, une querelle tenue secrète ou une facette inconnue de la personne. Pour ajouter à la difficulté, il est impossible de prévoir ce qui sera utile aux futurs chercheurs.

Il faut donc établir un savant équilibre entre la vie privée du donateur et l’accès accordé aux futurs chercheurs, tout en respectant le mandat de BAC.

« Nous devons trouver un compromis entre nos rôles de gardien et d’aide à la recherche », dit Hobbs.

C’est ce mélange d’intimité et de détachement qui rend si spécial le traitement des archives personnelles.

Photographie noir et blanc d’une femme aux longs cheveux noirs vêtue d’une robe blanche flottante. La femme est assise devant un miroir ovale et regarde en direction de l’appareil photo.

Entre miroir et lentille : « The Mob », Festival national d’art dramatique, 24 avril 1934, photo prise par Yousuf Karsh. (e010679016)

Pour ma toute première expérience de travail en archivistique, dans le cadre d’un emploi d’été étudiant, j’espérais apprendre les meilleures méthodes pour traiter les archives personnelles. Mais j’ai vite découvert que ces archives sont aussi diversifiées et nuancées que leurs créateurs.

Selon Waltham, « Les archives personnelles témoignent du désordre de la vie. C’est ce qui les rend si spéciales. »

Et ce désordre requiert une approche particulière. Puisque chaque collection est unique, tant du point de vue de son organisation que de son contenu, les procédures et le dogmatisme ne constituent pas la meilleure manière de créer un classement cohérent. En effet, ce caractère unique risque de disparaître si l’archiviste adopte une approche trop mécanique.

« L’apparence des documents ou les conditions dans lesquelles ils ont été conservés en disent déjà beaucoup sur la personne », ajoute Waltham. Une méthode de traitement exagérément prescriptive risquerait d’éliminer certaines particularités. On peut même dire que les archives personnelles dépassent le domaine des sciences sociales pour atteindre quelque chose qui s’apparente à l’art — et même à une sorte d’osmose entre archiviste et créateur.

Hobbs soutient que l’archivistique va au-delà de la science : elle engage la responsabilité de l’archiviste, qui doit surtout faire preuve d’empathie et d’honnêteté dans sa démarche et comprendre le rare degré d’intimité qui est atteint quand une personne donne ainsi accès à une partie de sa vie privée.

En définitive, ce que les archives personnelles exigent, c’est peut-être une petite prise de conscience de la part des archivistes – une compréhension de leur rôle dans cette communion entre la vie quotidienne, la gestion des documents et la recherche. Mettre de l’ordre dans les documents d’un tiers est un travail intrinsèquement personnel. Les archivistes qui traitent des archives personnelles doivent être particulièrement sensibles au fait que nous contribuons tous à ce que Hobbs appelle « l’aventure humaine ». Essayer de donner un sens à la vie d’un être humain dépasse largement le catalogage : c’est un processus de cocréation.

Confrontés aux défis et aux émotions qui accompagnent les archives personnelles, les archivistes de BAC font de leur mieux. L’objectif ultime, comme l’exprime Catherine Hobbs, c’est de laisser les archives en meilleur état que nous les avons trouvées.


Stephen Danilovich est archiviste étudiant à la Division des archives privées sur la vie sociale et la culture de Bibliothèque et Archives Canada.

Les journaux au service des généalogistes

English version

Par Emily Potter

Les journaux constituent une mine de renseignements pour les historiens, mais vous serez peut-être surpris de voir à quel point ils peuvent aussi être utiles aux généalogistes. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède une vaste collection qui ne demande qu’à être explorée.

Voici quelques façons de vous servir des journaux pour faire votre généalogie.

Annonces de naissance, de mariage et de décès

Les certificats de naissance, de mariage et de décès figurent parmi les sources généalogiques les plus populaires. Cependant, l’accès aux dossiers d’état civil est limité pendant une période plus ou moins longue, pouvant aller jusqu’à 110 ans dans certaines provinces. Les annonces de naissance, de mariage et de décès parues dans les journaux permettent de trouver le même type d’information dans des documents librement accessibles. Elles contiennent non seulement la date et le lieu des événements clés dans la vie d’un ancêtre, mais aussi le nom des parents et d’autres membres de la famille.

Voici quelques conseils :

  • Dans le cas de la mort d’un ancêtre, il arrive qu’un court avis de décès soit publié dans un journal, mais qu’un article nécrologique beaucoup plus étoffé paraisse quelques jours plus tard dans le même organe.
  • Si vous faites des recherches sur un événement plus récent, de nombreux journaux mettent leurs articles nécrologiques en ligne. Essayez de chercher le nom de votre ancêtre entre guillemets et ajoutez le nom de la ville et l’année, si vous les connaissez. Exemple : article nécrologique ‟Beaulieu, Kevin” Moncton 2005.
  • Les annonces de naissance détaillées ne sont devenues populaires que dans la deuxième moitié du 20e siècle, alors que celles sur les mariages et les décès sont publiées depuis plus longtemps.
  • De nombreuses annonces parues dans les journaux ont été indexées dans des outils accessibles au public. Si vous ne connaissez pas la date d’un événement, mais pensez qu’il pourrait avoir fait l’objet d’une annonce dans un journal local, essayez une recherche dans le catalogue de la bibliothèque de BAC, Aurora. Vous pourriez y trouver un index pertinent. Cherchez des mots-clés comme généalogie, index et le nom du journal.
Trois colonnes de texte tirées de journaux contenant de l’information sur des décès et des mariages.

« Died », Montreal Gazette, 10 mai 1830, p. 3 (OCLC 20173495)
« Mariage à la basilique », Le Droit [Ottawa], 1er avril 1913, p. 4 (OCLC 1081128098)
« Married », The palladium [Charlottetown], 5 avril 1845, p. 163 (OCLC 18249106)
« Died », The palladium [Charlottetown], 5 avril 1845, p. 163 (OCLC 18249106)

Accidents et crimes

De nombreux chercheurs ont entendu des récits de famille sur des ancêtres qui ont été impliqués dans des accidents, des crimes ou des événements inhabituels, mais ce n’est pas toujours facile d’en confirmer l’authenticité. Heureusement, bon nombre d’événements de cette nature sont couverts par des journaux locaux. Si vous avez une idée du moment et de l’endroit où l’événement s’est produit, passer en revue le journal local pourrait s’avérer utile. Certains événements sont également mentionnés dans les index des journaux publiés.

Deux colonnes de texte tirées de journaux, dont les titres sont « Imprisonment for Libel » et « Killed by Lightning ».

« Imprisonment for libel », The palladium [Charlottetown], 22 février 1845, p. 114 (OCLC 18249106)
« Killed by Lightning », The Phoenix [Saskatoon], 22 août 1906, p. 6 (OCLC 16851731)

Arrivées de navires

Quand mon ancêtre est-il arrivé au Canada? C’est une question courante en généalogie. Par chance, BAC détient les listes de passagers de 1865 à 1935. Toutefois, la majorité des listes dressées avant 1865 ont disparu, et il peut s’avérer difficile de trouver de l’information sur l’immigration de ses ancêtres. Les grands journaux et ceux des villes côtières peuvent constituer une solution puisqu’ils annoncent parfois les arrivées et les départs de navires. Dans de rares cas, même les noms des passagers sont inclus. La probabilité de dénicher une référence à son ancêtre est plus élevée si cette personne était jugée importante. Les informations de ce genre se trouvaient souvent dans la section affaires d’un journal, sous la rubrique des nouvelles ou des renseignements maritimes.

Le site Web The Ships List est une excellente source d’information sur les navires à passagers. Il comprend certaines listes de noms trouvées dans des journaux.

Une colonne de texte d’un journal, intitulée « Port of Quebec ».

« Port of Quebec », Montreal Gazette, 10 mai 1830, p. 3 (OCLC 20173495)

Nouvelles sociales

De nombreux journaux contenaient des nouvelles locales, annonçant parfois la visite d’un membre de la famille d’un résident ou les voyages de ce dernier à l’étranger. Bien que ces notes n’incluent pas toujours de l’information généalogique, il peut être intéressant de savoir ce que faisaient vos ancêtres. Dans les grandes villes, les journaux se concentraient principalement sur la haute société.

Deux colonnes de texte de journaux, intitulées « Granby » et « Compton », qui donnent des renseignements sur les résidents de ces villes.

« Granby », Sherbrooke Daily Record, 5 juin 1905, p. 3 (OCLC 12266676)
« Dans les Cantons de l’Est : Compton », La Tribune [Sherbrooke], 25 mai 1910, p. 4 (OCLC 16390877)

Si vous avez l’intention de rendre visite à BAC, utilisez Aurora pour faire une recherche et commander des journaux avant d’arriver. Vous pouvez aussi consulter la liste géographique des journaux de BAC sur microfilm (des notes indiquent quelles références sont accessibles en ligne). De plus, vous pouvez demander à votre bibliothèque locale si vous pouvez emprunter des journaux pour vos recherches.


Emily Potter est conseillère en généalogie à la Division des services de référence de la Direction générale des services au public de Bibliothèque et Archives Canada.