Major-général George Randolph Pearkes, VC

Par Emily Monks-Leeson

Le major-général George Randolph Pearkes a vu le jour en 1888 à Watford, en Angleterre, puis a émigré en Alberta en 1906. En 1915, il s’est enrôlé dans le 2e régiment canadien de fusiliers à cheval. À partir de septembre 1916, il a dirigé le 5e bataillon canadien de fusiliers à cheval. Il a obtenu la Croix de Victoria pour les actes de bravoure qu’il a accomplis à la bataille de Passchendaele.

Photographie noir et blanc d’un officier assis portant une casquette et une ceinture Sam Browne (large ceinture en cuir entourant la taille à laquelle est attachée une bande plus étroite placée en diagonale et qui passe sur l’épaule droite); il y a des galons sur les manches de sa veste.

Le major George Randolph Pearkes, VC, arborant la Croix militaire (il n’avait pas encore reçu la Croix de Victoria). Remarquez les quatre galons de blessé sur sa manche. Photographie prise en décembre 1917 par William Rider-Rider. (MIKAN 3219828)

George Randolph Pearkes, major à l’époque, obtient la Croix de Victoria en reconnaissance de son aptitude à commander ses troupes lors de la prise et du maintien d’une position stratégique et de la progression de son bataillon à Passchendaele, en Belgique, les 30 et 31 octobre 1917. Blessé à la cuisse avant la progression de ses troupes, le major Pearkes dirige son bataillon pendant toute l’attaque. Selon sa citation :

Lorsque la progression de son bataillon « est menacée par un emplacement fortifié qui fait partie des objectifs du bataillon à sa gauche, mais que celui-ci n’a pas réussi à prendre. […] il capture la position et la tient, ce qui lui permet de pousser un peu plus loin son avance.

C’est grâce à sa détermination et à sa personnalité intrépide qu’il a pu maintenir son objectif, avec le peu d’hommes qui lui restait, et malgré les contre-attaques ennemies répétées, alors que ses flancs sont restés sans protection pendant un bon moment. » [Traduction, Défense nationale]

London Gazette, no 30471, 11 janvier 1918 (en anglais)

Avant la fin de la guerre, George Randolph Pearkes est blessé cinq fois et promu lieutenant-colonel. Il reçoit la Croix de Victoria, la Croix militaire et l’Ordre du service distingué. Après l’armistice, il devient officier de carrière, est affecté au Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, et sert comme officier d’état-major au Collège militaire royal du Canada. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le brigadier Pearkes commande la 2e Brigade d’infanterie canadienne. Il devient plus tard l’officier général commandant du Commandement du Pacifique, chargé de surveiller la défense sur la côte Ouest du Canada. Après avoir pris sa retraite de l’armée, il fait son entrée en politique sur la scène fédérale en tant que conservateur et est élu député de Nanaimo, en Colombie-Britannique, en 1945. Il est ministre de la Défense nationale de 1957 à 1960, puis est nommé lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique en octobre 1960.

Le major-général Pearkes s’éteint à Victoria, en Colombie-Britannique, le 30 mai 1984. L’immeuble abritant le quartier général de la Défense nationale à Ottawa a été nommé Édifice Major-général George RPearkes en son honneur, tout comme le mont Pearkes, dans la partie continentale sud de la Colombie-Britannique. On peut maintenant consulter le dossier de service numérisé complet du major-général Pearkes dans les dossiers du personnel de la Première Guerre mondiale de Bibliothèque et Archives Canada.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

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