Carrioles et tuppies métis

À gauche, Tatânga Mânî [chef Walking Buffalo] [George McLean] monte à cheval et porte son costume traditionnel des Premières Nations. Au centre, Iggi et une fille échangent un « kunik », un baiser traditionnel dans la culture inuit. À droite, le guide métis Maxime Marion tient un fusil. À l’arrière-plan, il y a une carte du Haut et du Bas-Canada, ainsi qu’un texte de la collection Red River Settlement [colonie de la rivière Rouge].Ce blogue fait partie de notre programme « Nations to Nations » : Voix autochtones à Bibliothèque et Archives Canada.

De Nations à Nations : voix autochtones à Bibliothèque et Archives Canada est gratuit et peut être téléchargé sur Apple Books (format iBooks) ou sur le site Web de BAC (format EPUB). On peut aussi consulter une version en ligne au moyen d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un navigateur Web mobile; aucun module d’extension n’est requis.

par William Benoit

Le mot « carriole » désigne à l’origine un traîneau tiré par des chevaux, en particulier le traîneau léger et ouvert utilisé au Canada français. À l’époque de la traite des fourrures, cependant, les carrioles sont tirées par des chiens. Elles revêtent une importance particulière en hiver, car elles assurent le transport de personnes importantes, du courrier, de marchandises et de pelleteries.

Lithographie couleur de deux hommes marchant près d’un passager assis dans une carriole tirée par trois chiens.

Le gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson à bord d’une carriole tirée par des chiens, avec un guide des Premières Nations et un conducteur métis, rivière Rouge, 1825. (c001940k)

La carriole ressemble à un toboggan, avec des côtés en cuir et une ossature légère en planches de bouleau. Au début de l’hiver, on fait geler le cuir mouillé sur l’ossature; la carriole conserve ainsi sa forme pendant toute la saison froide. Après la fonte printanière, on retire le cuir, qui sert alors à d’autres fins. Au fil du temps, des motifs peints viendront orner les flancs des carrioles métisses.

Reproduction couleur montrant l’arrivée d’une carriole tirée par des chiens. Les voyageurs sont accueillis par un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants rassemblés devant une maison.

Une carriole tirée par des chiens arrive au seuil d’une maison pour Noël, Manitoba, date inconnue. (e002291374)

La coutume consistant à pourvoir les chiens de traîneau de harnais ornementés et de couvertures brodées, appelées « tuppies » (du mitchif « tapi », lui-même dérivé du français « tapis »), voit le jour chez les Métis de la rivière Rouge dans la première moitié du 19e siècle. Les tuppies et les tiges en métal décorant les harnais sont ornés de gros grelots, de franges, de pampilles, de pompons et de plumes. On imagine facilement l’atmosphère de fête qui entoure l’arrivée des chiens de traîneau métis!


William Benoit est conseiller en engagement autochtone interne au bureau du bibliothécaire et archiviste du Canada adjoint à Bibliothèque et Archives Canada.

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