On a tout ! Exemples fascinants dans la collection de portraits de Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède des artefacts historiques uniques qui ont un lien direct avec certains portraits de sa collection.

Dans certains cas, BAC a pu réunir des pièces qui avaient été séparées au fil du temps. Parfois, il a eu la chance de prendre possession d’un ensemble soigneusement préservé. Dans tous les cas, ces ressources documentaires parfois surprenantes fournissent un contexte inestimable pour mieux comprendre les portraits auxquels ils sont associés.

Plaque de cuivre illustrant le capitaine George Cartwright en train d’inspecter ses pièges à renard pendant l’hiver, au Labrador. Il est chaussé de raquettes, transporte un fusil sur une épaule et tient un chien en laisse, attaché à sa ceinture.

Le capitaine Cartwright inspectant ses pièges à renard (MIKAN 3986048)

Cette plaque de cuivre, par exemple, a été créée pour publier ce saisissant portrait à l’huile du capitaine George Cartwright (1739-1819), un officier de l’armée devenu, à sa retraite, trappeur et commerçant de fourrure au Labrador.

Peinture à l’huile illustrant le capitaine George Cartwright en train d’inspecter ses pièges à renard pendant l’hiver, au Labrador. Il est chaussé de raquettes, transporte un fusil sur une épaule et tient un chien en laisse, attaché à sa ceinture.

Le capitaine Cartwright inspectant ses pièges à renard (MIKAN 3964571)

Les plaques de cuivre étaient utilisées avant l’avènement de la photographie pour « convertir » les peintures en format imprimable afin qu’elles puissent être publiées. Le portrait a été peint pour servir de frontispice à une œuvre d’importance : les mémoires de Cartwright, publiées en 1792 et intitulées A journal of transactions and events, during a residence of nearly sixteen years on the coast of Labrador… (Journal des transactions et événements consignés pendant près de 16 années passées sur la côte du Labrador… [traduction]).

Même portrait que celui apparaissant plus haut, mais présenté cette fois sous sa forme imprimée, publiée en 1792 dans la première édition du livre.

Frontispice des mémoires du capitaine George Cartwright (AMICUS 4728079)

Des notes spéciales sur le frontispice, rédigées par Cartwright lui-même, soulignent l’importance qu’il accordait à chacun des détails de la peinture. Tout comme les mémoires, celle-ci s’adresse aux aventuriers amateurs. Elle inclut des trucs de survie novateurs inspirés du mode de vie autochtone, comme le port de raquettes pour inspecter les lignes de piégeage en hiver.

Le cuivre est un métal mou qui permettait aux graveurs de reproduire fidèlement les détails et certaines particularités de la peinture originale à l’huile. Ici, par exemple, les contours flous du paysage hivernal ont été réalisés en recouvrant de cire certaines zones de la plaque, permettant ainsi à l’acide de délaver les zones exposées.e

Il est rare qu’une même institution possède une peinture, la plaque en cuivre qui lui est associée et un exemplaire de la première édition du livre qui en a résulté; mais la collection de BAC inclut toutes ces pièces.

Un autre exemple : la collection de BAC renferme ce pendentif et ces boucles d’oreilles.

Photographie en couleurs d’un pendentif en or avec un motif stylisé en spirale, et des boucles d’oreilles assorties.

Pendentif et boucles d’oreilles ayant appartenu à Marie-Louise Aurélie Girard (MIKAN 3994256)

Ce sont les bijoux que portait Marie-Louise Aurélie Girard (vers 1868-?) quand elle a posé pour ce portrait peint par Alfred Boisseau (1823-1901), un artiste montréalais de renom :

Peinture à l’huile d’une femme vêtue d’une robe noire, qui regarde droit devant elle. Elle porte le pendentif et les boucles d’oreilles que l’on voit sur la photo précédente.

Marie-Louise Aurélie Girard (MIKAN 3993116)

Ces objets précieux nous rappellent l’intention qui se cache derrière le portrait. Les modèles connus et riches accordaient souvent une grande importance au choix des objets qu’ils portaient ou incluaient dans leur portrait, pas seulement pour des raisons sentimentales, mais aussi pour indiquer leur statut social. Dans ce cas-ci, le modèle était l’épouse d’un ancien premier ministre du Manitoba.

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