Le chemin vers la paix : les cent jours du Canada

Par Emily Monks-Leeson

Après des années de guerre de tranchées statique, les Alliés ont pu, grâce à leur offensive des cent derniers jours de la Première Guerre mondiale, traverser la ligne de tranchées pour forcer les belligérants à combattre en terrain découvert. Une rapide série de victoires des Alliés a enfin permis de repousser les Allemands hors de la France, derrière la Ligne Hindenburg, menant à l’armistice du 11 novembre 1918.

À la suite de sa victoire à la crête de Vimy, le Corps canadien ne perd aucune autre opération offensive importante durant la Première Guerre mondiale. Les soldats, ayant mérité leur réputation de « troupes de choc », sont envoyés dans les combats les plus difficiles. Comme le premier ministre britannique David Lloyd George l’écrit plus tard dans ses mémoires : « Les Allemands se préparaient au pire dès l’arrivée du Corps canadien. » De fait, entre le 8 août et le 11 novembre 1918, les quatre divisions canadiennes, composées d’environ 100 000 hommes, mènent à la défaite ou au retrait de 47 divisions allemandes, soit le quart des forces de combat de l’Allemagne au front occidental. Les Canadiens se battent à Amiens, à Arras, à la Ligne Hindenburg, au Canal du Nord, à Bois de Bourlon, à Cambrai, à Denain et à Valenciennes. Ces batailles, qui jouent un rôle central dans la défaite de l’armée allemande, seront connues sous le nom des « cent jours du Canada ». Pendant le dernier mois de la guerre, du 10 au 11 novembre 1918, les troupes canadiennes poursuivent les forces allemandes sur plus de 70 kilomètres dans une série de combats prenant fin à Mons, en Belgique. L’emplacement de cette dernière bataille est hautement symbolique pour les Alliés. En effet, c’est à Mons que les Anglais ont combattu les Allemands pour la première fois le 23 août 1914.

Photo noir et blanc montrant un large groupe de soldats allemands rassemblés entre un village et une rivière ou un canal. Les bâtiments à l’arrière-plan sont en bonne partie détruits.

Des prisonniers allemands capturés par les Canadiens à la suite de la bataille d’Amiens, août 1918 (a002858)

Bien que le succès des Canadiens ait été largement reconnu, il a mené à des pertes importantes : 20 % des hommes canadiens tombés au combat ont perdu la vie au cours de ces 100 derniers jours. Les décès et les victoires sur le champ de bataille des cent jours du Canada sont honorés aux monuments commémoratifs de Le Quesnel, de Dury et de Bois de Bourlon. La libération de Mons par le Canada est soulignée par une plaque installée à l’hôtel de ville de Mons.

Photo noir et blanc de brancardiers et de personnel médical s’occupant de soldats blessés alors que d’autres soldats sont debout en arrière-plan.

Des blessés arrivent à une infirmerie de campagne canadienne, bataille d’Amiens, août 1918 (a002930)

Pendant les cent jours du Canada, trente soldats canadiens obtiennent la Croix de Victoria, décoration militaire la plus prestigieuse du Commonwealth reconnaissant la bravoure devant l’ennemi. La série Centenaire de la Première Guerre mondiale – hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria du blogue de Bibliothèque et Archives Canada rend hommage aux récipiendaires de la Croix de Victoria. Chacun d’entre eux sera honoré au cours des 100 prochains jours, soit jusqu’au 11 novembre, jour de l’Armistice.


Emily Monks-Leeson est archiviste pour le service des Opérations numériques à Bibliothèque et Archives Canada.

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