Les épouses de guerre de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale

Les guerres sont des événements tragiques. Cependant, elles peuvent parfois avoir des aspects positifs inattendus. Lors de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs soldats canadiens ont rencontré l’amour de leur vie à l’étranger pour ensuite se marier et ramener leurs épouses au Canada.

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons ajouté une nouvelle page à notre section patrimoine militaire sur les femmes étrangères qui ont épousé des soldats canadiens, les épouses de guerre. Ces femmes ont partagé une expérience commune – celle de quitter leur pays et d’entreprendre de longs voyages en direction du Canada, par bateau et ensuite en train. Elles ont fait face à de nombreux défis en adoptant un nouveau pays, une nouvelle culture et parfois même une nouvelle langue.

Des épouses de guerre en route vers le Canada à bord du S.S. Letitia disent au revoir à leurs familles et leurs amis.

Des épouses de guerre en route vers le Canada à bord du S.S. Letitia disent au revoir à leurs familles et leurs amis. (Source Mikan 3352285)

Sur cette nouvelle page, vous trouverez des documents provenant de différentes sources. La plupart proviennent des dossiers de la Défense nationale, du ministère de l’Emploi et de l’Immigration, du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, de la Direction du rapatriement et du bureau des épouses canadiennes. Certains proviennent aussi d’organismes privés.

Visitez la page des épouses de guerre pour consulter les ressources imprimées et les archives disponibles à Bibliothèque et Archives Canada.

William Redver Stark : La restauration des cahiers

Différentes approches ont été privilégiées au cours des années pour la conservation des cahiers de dessins ou des œuvres reliées. Pendant longtemps, on détachait simplement les œuvres pour se débarrasser de la reliure. Maintenant, la valeur historique et archivistique de la reliure est largement reconnue. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ne fait pas exception, et les traitements de conservation visent désormais à préserver l’intégrité des œuvres, incluant leur reliure.

Dans un article précédent, nous vous avons présenté l’œuvre du soldat William Redver Stark. Les cahiers faisant partie du fonds William Redver Stark n’avaient jamais été réparés ou préservés, et commençaient à montrer des signes d’usure :

  • Déchirures et trous
  • Pages détachées, manquantes ou dans le mauvais ordre
  • Fils de reliure brisés
  • Couvertures pas solidement reliées aux pages ou carrément détachées

Les cahiers font donc l’objet de différents traitements de conservation, entrepris par une équipe de conservateurs hautement spécialisés œuvrant dans le domaine de la conservation et de la restauration de livres, au sein de BAC. Ces conservateurs ont travaillé de concert avec les gestionnaires de collections et les archivistes pour respecter l’intégrité de l’œuvre de Stark, et lui rendre pleinement ses heures de gloire.

Quant aux dessins et aux aquarelles de ce fonds, ils sont en très bon état. Dans certains cas, on croirait mêmes qu’ils ont été réalisés il y a quelques jours à peine. Il faut dire que les cahiers sont restés fermés pendant pratiquement cent ans, et que les pages ont rarement été exposées à l’air ou à la lumière. Ainsi, contempler une œuvre de Stark, c’est faire un voyage dans le temps qui permet de voir le travail d’un artiste tel qu’il a été fait il y a cent ans, au cours d’une des guerres les plus meurtrières et cruciales de notre temps.

En somme, le travail de restauration de l’équipe de Conservation et de restauration de BAC permettra de stabiliser l’état des cahiers afin de s’assurer qu’ils traverseront avec succès l’épreuve du temps, et permettront aux générations futures d’avoir accès à une importante partie de notre histoire.

Exemple d’un traitement de restauration requis : le ruban adhésif doit être retiré.

Exemple d’un traitement de restauration requis : le ruban adhésif doit être retiré.
© Bibliothèque et Archives Canada

Autre exemple de traitement de restauration requis : la couverture doit être recousue.

Autre exemple de traitement de restauration requis : la couverture doit être recousue.
© Bibliothèque et Archives Canada

Voir aussi :

William Redver Stark, artiste soldat

À partir de 1916, des artistes embauchés officiellement, comme A.Y. Jackson et David Milne, documentent l’expérience du Canada durant la Première Guerre mondiale, grâce au Fonds de souvenirs de guerre canadiens. Toutefois, de nombreux autres artistes, amateurs ou professionnels, racontent leur expérience de la guerre lors du combat, de la construction de routes, du transport de biens ou des soins prodigués à d’autres, trouvant le temps de créer des images saisissantes du monde qui les entoure.

Le fonds William Redver Stark, conservé par Bibliothèque et Archives Canada (BAC), fait partie des rares dossiers qui documentent la vie d’un artiste non officiel de l’Armée. Quatorze cahiers de dessins et d’aquarelles particulièrement bien préservés nous font découvrir la vie d’un soldat qui a vu l’action de beaucoup plus près que les artistes officiels, et qui donne une idée plus spontanée et intime de la vie quotidienne dans ce contexte.

Les cahiers de croquis présentent des images de soldats en pleine action ou au repos, des pièces d’artillerie et des soldats allemands capturés, des paysages traversés par les bataillons, et même des attractions du zoo de Londres, où Stark s’est rendu pendant une permission. Les illustrations complètent admirablement bien le dossier militaire de l’artiste, l’historique de son bataillon et notre compréhension visuelle de la vie d’un militaire durant la Première Guerre mondiale.

William Redver Stark avec un chat.

William Redver Stark avec un chat. Avec la permission d’Anciens combattants Canada.

Bibliothèque et Archives Canada a reçu le fonds William Redver Stark en 2005, à titre de don de la part de son neveu, Douglas Mackenzie Davies, et de sa famille : son épouse, Sheila Margaret Whittemore Davies, et leurs deux fils, Kenneth Gordon Davies et Ian Whittemore Davies.

Comment faire des recherches dans les cahiers de croquis

Les pièces des 14 cahiers de croquis du fonds William Redver Stark ont été décrites et numérisées pour faciliter la recherche par sujet ou par type de paysage. Par exemple, vous pouvez chercher toutes les images du fonds qui représentent des ponts ou des constructions.

Pour faire une recherche dans les cahiers de croquis, allez sur le site des recherches avancées de fonds d’archives. Dans le menu déroulant, choisissez « Tout mot clé » et entrez le numéro de référence archivistique (R11307) ou le numéro MIKAN (616998). Pour préciser votre recherche, ajoutez un mot clé comme « ponts » dans le deuxième champ.

Documents connexes

Ne manquez pas l’article William Redver Stark : La restauration des cahiers pour en savoir plus sur le travail réalisé par les restaurateurs de BAC.

Mary Riter Hamilton, première peintre militaire non officielle du Canada

Quatre‑vingt‑dix ans ont passé depuis que Mary Riter Hamilton a fait don de ses œuvres aux Archives publiques du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada) : 180 peintures à l’huile et des dizaines de dessins réalisés à la craie, au pastel et au crayon qui représentent la dévastation en Europe après la Première Guerre mondiale. Les œuvres de Riter Hamilton ne sont pas joyeuses; elles traitent presque toutes de la destruction engendrée par la guerre. Elles montrent des tranchées boueuses, des paysages dévastés, des tombes, des cimetières, et des églises et des villages détruits par des bombardements.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast (MIKAN 2836007)

Mary Riter Hamilton voit le jour en 1873 à Teeswater (Ontario) et grandit à Clearwater (Manitoba), où sa famille s’est établie pour exploiter une ferme. Elle marie Charles W. Hamilton à 18 ans et devient veuve à 23 ans. Peu avant la mort de son époux, Mary commence à suivre des cours d’art à Toronto. La plupart de ses enseignants formés en Europe remarquent son talent et l’encouragent vivement à poursuivre ses études à Paris. Mary étudie d’abord en Allemagne, puis elle déménage à Paris, où elle vivra et étudiera pendant huit ans. Mary retourne s’installer au Manitoba pendant un an en 1906, puis elle s’y établit de nouveau en 1911 et y habite pendant huit ans. Pendant cette période, les œuvres de Mary sont présentées dans des musées de Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Calgary.

Peinture montrant une route avec des arbres détruit aux abors.

La mélancolie de la Somme (MIKAN 2835991)

Toujours désireuse de retourner en Europe, Mary obtient sa chance en 1919, alors qu’elle vit et travaille sur la côte Ouest du Canada. L’Amputation Club de la Colombie‑Britannique lui demande de créer des œuvres pour The Gold Stripe, un magazine destiné aux anciens combattants. Mary part immédiatement « peindre les endroits où d’innombrables Canadiens courageux ont combattu et donné leur vie ». [traduction] Pendant trois ans, Riter Hamilton travaille sans arrêt en France et en Belgique d’après‑guerre, où elle peint des champs de bataille comme la crête de Vimy, la Somme, Ypres et Passchendaele. Les conditions sont difficiles : elle travaille dans des abris de fortune et doit endurer le mauvais temps et les maigres rations, si bien qu’elle revient au Canada dans un état d’épuisement physique et émotionnel. Riter Hamilton refuse de vendre ses tableaux et choisit plutôt de les donner aux Archives publiques du Canada. Elle meurt, pauvre et atteinte de cécité, en 1954.

À l’aube du centenaire de la Première Guerre mondiale, ces œuvres deviennent encore plus touchantes. Mary Riter Hamilton n’a jamais été une « peintre de guerre » officielle, mais son courage, son talent, sa détermination inébranlable, la sombre beauté et l’aspect lugubre de sa collection forment un récit durable des ravages causés par la guerre.

Peinture montrant un crat`re rempli de fleurs de pavots.

Tranchées sur la Somme (MIKAN 2894917)

Pour en savoir plus sur Mary Riter Hamilton, admirer ses œuvres ou voir les documents de la collection de BAC, vous pouvez consulter les sites suivants :

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er avril 2014 et le 30 juin 2014

  • Un client commente que Mary Riter Hamilton était vraiment une personne extraordinaire à une époque où les femmes n’allaient pas au front. Elle a documenté les séquelles de l’enfer et fait figure de pionnière.

Êtes-vous à la recherche de vos ancêtres terre-neuviens qui ont servi durant la Première Guerre mondiale?

Terre-Neuve était un dominion de l’Empire britannique lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté. À cette époque, il n’y avait pas de présence militaire à proprement dit à Terre-Neuve, mais le gouvernement de Terre-Neuve organise une campagne de recrutement pour fournir des contingents à l’armée britannique. De nombreux Terre-neuviens ont contribué à l’effort de guerre en s’enrôlant dans le Corps expéditionnaire du Canada (CEC).

Après l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération en 1949, les dossiers du personnel du Royal Newfoundland Regiment et du Newfoundland Forestry Corps ont été transférés au gouvernement du Canada parce que ces personnes devenaient admissibles aux avantages destinés aux anciens combattants. Par la suite, les dossiers ont été microfilmés par Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et FamilySearch (Anglais seulement). Les dossiers originaux sont conservés à BAC.

Rechercher des dossiers de service de Terre-Neuve
Si vous n’êtes pas certain dans quelle force votre ancêtre a servi ou du lieu de son enrôlement, vous devez consulter les dossiers du CEC en consultant la base de données sur les Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914-1918 pour retrouver des personnes qui se sont enrôlées ailleurs au Canada et Recherche de fonds d’archives pour retrouver des personnes qui se sont enrôlées dans les régiments de Terre-Neuve. Dans ce dernier cas, vous devez entrer le nom de famille de la personne recherchée, ainsi que « Terre-Neuve » et « RG38 » dans la case de recherche par mot-clé. La page de résultats indiquera quelle bobine de microfilms vous devez commander pour consulter le dossier de service.

Entre-temps, vous pouvez consulter le microfilm sur place à BAC, via le Family History Centre (Anglais seulement) ou en vous rendant sur place à The Rooms Provincial Archives à St. John’s. The Rooms a numérisé certains des dossiers de service qui peuvent être consultés dans la base de données Newfoundland Regiment and the Great War (Anglais seulement).

Bibliothèque et Archives Canada travaille actuellement à la numérisation des 640 000 dossiers de service des hommes et des femmes qui ont servi avec le Corps expéditionnaire du Canda durant la Première Guerre mondiale. Les dossiers numérisés seront accessibles sur notre site Web au fur et à mesure, mais l’accès pourrait en être restreint à certains moments. Pour en apprendre davantage sur la numérisation des dossiers de service du, veuillez consulter la feuille d’information suivante : Numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Voyage dans le temps : Bibliothèque et Archives Canada aide le Musée des beaux arts du Canada à reconstituer une exposition de la Première Guerre mondiale

Au moment où les troupes canadiennes s’engagent dans les combats sur le front occidental, il n’y a pas encore de photographes militaires officiels. Le front n’est pas un endroit sûr pour les photographes commerciaux, et les officiers et leurs hommes n’ont pas le droit d’utiliser d’appareils photographiques personnels. Par conséquent, il n’existe aucune photo officielle des premières batailles auxquelles participe le Canada, comme la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915.

Le Bureau canadien des archives de guerre est fondé en janvier 1916 et prend immédiatement conscience de l’importance de la photographie, tant pour laisser une trace documentaire durable de la guerre que pour améliorer le moral des troupes. Le premier photographe militaire officiel du Canada est nommé en avril 1916. La même année, la première d’une série d’expositions de photographies militaires officielles canadiennes — qui feront courir les foules — a lieu au musée Grafton, au centre de Londres.

La princesse Christian au milieu d’autres admirateurs de la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, musée Grafton, Londres, juillet 1917 (MIKAN 3394829)

La princesse Christian au milieu d’autres admirateurs de la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, musée Grafton, Londres, juillet 1917 (MIKAN 3394829)

Aujourd’hui, la plupart des négatifs produits par les photographes militaires officiels du Canada font partie des collections de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et sont préservés sur les plaques de verre d’origine. Elles comptent parmi les photographies les plus émouvantes et horrifiantes de la collection de BAC, mais également parmi les plus attrayantes.

La Grande Guerre : Le pouvoir d’influence de la photographie est une nouvelle exposition du Musée des beaux arts du Canada organisée par Ann Thomas. Elle permet d’admirer bon nombre de ces négatifs dans une reconstitution presque exacte d’une des salles de la deuxième exposition du musée Grafton, présentée en 1917. L’objectif est de faire revivre aux visiteurs contemporains l’expérience d’un visiteur de l’époque. La salle propose notamment une reproduction dramatique et à l’échelle d’une photo de la crête de Vimy, reconnue à l’époque comme la plus grande photo jamais prise, et une version cadrée de cette photo des troupes canadiennes, prise après la bataille.

Des troupes canadiennes vont prendre du repos après avoir participé à la conquête de la crête de Vimy. (MIKAN 3521924)

Des troupes canadiennes vont prendre du repos après avoir participé à la conquête de la crête de Vimy. (MIKAN 3521924)

L’intérieur du musée Grafton, à Londres, pendant la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, juillet 1917 (MIKAN 3394834)

L’intérieur du musée Grafton, à Londres, pendant la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, juillet 1917 (MIKAN 3394834)

Photographes militaires officiels du Canada :

  • Capitaine Henry Edward Knobel (avril à août 1916)
  • William Ivor Castle (août 1916 à juin 1917)
  • William Rider Rider (juin 1917 à décembre 1918)

Vous pouvez admirer d’autres images reproduites dans la salle, ou visiter l’exposition du Musée des beaux arts du 27 juin au 16 novembre 2014.

Bibliothèque et Archives Canada numérisera 640 000 dossiers de service

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a annoncé dans la section Nouvelles qu’il a entrepris de numériser 640 000 dossiers de service des membres du Corps expéditionnaire canadien (CEC), dans le but d’assurer la préservation à long terme de ces fragiles documents.

Transférée à BAC il y a une vingtaine d’années, la collection des dossiers de service du CEC est la plus fréquemment consultée. Victime de son succès, le nombre élevé de transactions auxquelles cette collection est soumise met à rude épreuve les documents – presque tous étant des documents papier – accélérant ainsi leur détérioration.

Les nombreux chercheurs qui ont eu l’occasion de tenir dans leurs mains ces précieux documents au cours des dernières années se souviendront à quel point certaines feuilles commencent à s’effriter. Si BAC n’agit pas immédiatement pour préserver ces dossiers, ceux-ci risquent de disparaître. Et une fois perdus, ils le seront à tout jamais.

Pour être en mesure de réaliser cet ambitieux projet, BAC devra fermer temporairement certaines portions des dossiers de service. La première tranche, soit les dossiers allant de la lettre A à la lettre D, sera fermée à partir de mars 2014. Ces dossiers seront à nouveau disponibles en ligne à partir de l’été 2014.

Bien que 75 % de la collection restera accessible en tout temps, BAC n’acceptera aucune demande de consultation de documents en personne, ni demande de reproduction en ce qui a trait à la portion de la collection en cours de numérisation, et ce, pour une durée de 4 mois.

Les dossiers qui doivent être numérisés s’ajouteront aux quelque 13 500 dossiers de service et aux plus de 620 000 documents d’attestation déjà accessibles sur le site Web de BAC. À la fin du projet, prévu en 2015, les Canadiens seront en mesure de consulter des copies numériques de haute qualité des 640 000 dossiers de service nouvellement numérisés dans le confort de leur foyer. De plus, ils n’auront plus à débourser de frais de reprographie.

BAC est heureux de participer aux projets du gouvernement du Canada visant à honorer la contribution et les sacrifices des femmes et des hommes de ce pays durant la Première Guerre mondiale. Nous tenons aussi à souligner la contribution de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada à ce projet.

BAC vous remercie de bien vouloir faire preuve de patience et de compréhension tout au long de ce projet d’envergure.

Pour de plus amples informations concernant le projet, veuillez consulter la Fiche d’information : Numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014

  • Plusieurs usagers félicitent BAC et expriment leurs anticipations pour trouver les dossiers de services de leurs ancêtres. Un usager voudrait que le projet soit organisé différemment, car les dossiers de services vont être hautement prisés avec le 100e anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale qui approche rapidement; il indique que la numérisation aurait dû se faire plus tôt.

Contribution des Autochtones à la Première Guerre mondiale (1914–1918)

La tradition de service militaire des Autochtones au Canada remonte à plusieurs siècles. Bien qu’ils ne soient pas contraints par la loi de participer à la guerre, environ 4 000 Indiens inscrits et un nombre non comptabilisé de Métis et d’Inuits se sont engagés volontairement, et ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien (CEF).

Presque tous les jeunes hommes de nombreuses réserves se sont enrôlés dans l’armée. Par exemple, presque la moitié des Mi’kmaq et des Malécites admissibles du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle Écosse se sont portés volontaires pour servir outre-mer. Dans d’autres provinces, leur nombre était encore plus élevé. Par ailleurs, presque tous les hommes admissibles de la petite collectivité de File Hills, en Saskatchewan, se sont enrôlés pour se battre.

Photo de carte postale d’hommes autochtones de File Hills, Saskatchewan, qui se sont enrôlés dans le CEF

Un certain nombre d’hommes autochtones qui ont servi dans le CEF sont devenus des tireurs d’élite ou des éclaireurs. Le soldat Henry Norwest, un Métis de Fort Saskatchewan, en Alberta, était un des tireurs d’élite les plus connus. Un autre tireur d’élite expert fut le caporal Francis Pegahmagabow, un Ojibwé de de la bande de Parry Islande, près du détroit de Parry, en Ontario. Trois fois récipiendaire de la Médaille militaire britannique avec deux barrettes, le caporal Pegahmagabow est le soldat autochtone le plus décoré de la Première Guerre mondiale. Le lieutenant Cameron D. Brant, de la réserve des Six Nations de la rivière Grand près de Brantford, en Ontario, s’est enrôlé seulement trois jours après que les Allemands ont déclaré la guerre, le 4 août 1914. Il est mort empoisonné lors d’une attaque au gaz pendant la deuxième bataille d’Ypres, en Belgique, en avril 1915. Parmi les autres hommes autochtones qui ont servi pendant la guerre, on compte le coureur olympique, Tom Longboat, lui aussi originaire de la réserve des Six Nations de la rivière Grand.

Les femmes autochtones aussi ont fait d’énormes sacrifices pendant la Première Guerre mondiale; elles ont joué un rôle crucial en travaillant en arrière-scène. L’infirmière Edith Anderson, une Mohawk de la réserve des Six Nations de la rivière Grand, s’est jointe au corps infirmier de la Force expéditionnaire américaine, et a travaillé dans l’hôpital d’une base américaine à Vittel, en France. Elle s’occupait surtout des patients qui avaient été blessés par balle ou gazés.

Le nombre exact de soldats autochtones qui ont perdu la vie pendant la Première Guerre mondiale n’est pas connu. Cependant, on estime qu’au moins 300 hommes ont été tués pendant les combats ou sont décédés à la suite de maladies comme la tuberculose.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager remarque qu’il serait impossible pour Patrick Riel (né en 1876) d’être le petit-fils de Louis Riel car ce dernier s’est marié en 1881 et que ses enfants sont nés entre 1882 et 1885; de plus aucun de ses enfants n’ont eu des enfants. BAC a corrigé l’article.