État actuel de la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien

En janvier 2014, nous avons annoncé un projet visant à numériser 640 000 dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien dans le cadre des activités commémoratives entourant la Première Guerre mondiale organisées par le gouvernement du Canada. Le projet a pour but d’offrir un accès gratuit à des versions PDF numérisées d’excellente qualité de tous les dossiers de service, et ce, en tout temps et en tout lieu.

Ces dossiers, qui datent de presque 100 ans, sont très friables. De surcroît, les dossiers de service ont été consultés à maintes reprises au fil des ans, ils sont donc devenus extrêmement fragiles. Le temps était venu de prendre des mesures concrètes pour s’assurer de leur conservation pour les générations à venir.

Afin d’atteindre cet objectif, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) devra fermer des portions de cette collection afin qu’on puisse procéder à leur préparation, à la conservation et à la numérisation. L’ensemble du processus est complexe, car chaque dossier doit faire l’objet d’un examen : il faut retirer les agrafes, les trombones et la colle, et certains dossiers doivent être traités contre la moisissure. Après cette préparation, on passe à la numérisation en commençant par la boîte no 1. Une fois les dossiers numérisés, ils seront entreposés dans un environnement sûr, de façon permanente. Selon notre estimation, 32 000 000 pages pourront être consultées en ligne une fois la numérisation terminée.

Nous sommes heureux de vous informer que nous avons commencé à afficher en ligne des fichiers numérisés. Ils sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. À ce jour, 76 330 dossiers peuvent être consultés en ligne. Toutes les deux semaines, environ 5 000 dossiers seront téléchargés. Il est possible de faire des recherches dans tous les dossiers numérisés, par nom, par numéro de régiment et par grade. Nous communiquerons avec vous lorsque d’autres dossiers numérisés seront ajoutés à la base de données.

Images du 22e Bataillon (canadien français) du Corps expéditionnaire canadien maintenant sur Flickr

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, les volontaires canadiens français étaient dispersés dans plusieurs bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC).

Le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment

L’entrée en guerre du Canada le 4 août 1914 est rapidement suivie des premières mesures de mobilisation des volontaires. Sam Hughes, alors ministre responsable de la Milice et de la Défense, instaure un programme de recrutement direct de volontaires qui seront envoyés dans un grand camp d’instruction, le premier étant Valcartier au nord-ouest de la ville de Québec. Les volontaires seront alors redistribués dans de nouvelles unités numérotées, en ne tenant pas compte des traditions et des origines géographiques de ceux-ci. Le premier contingent canadien envoyé en Grande-Bretagne en octobre 1914 compte plus de 30 000 hommes, dont 1 250 Canadiens français.

Dès le début de septembre 1914, on voit apparaître dans l’élite francophone la volonté de créer un bataillon composé entièrement de Canadiens français. Grâce à l’appui financier du Dr Arthur Mignault qui fournit une somme de 50 000 $, le gouvernement du Canada autorise le 15 octobre 1914 la formation d’un tel bataillon qui sera sous le commandement du colonel Frédéric Mondelet Gaudet, un officier de la Milice permanente, diplômé du Collège militaire royal du Canada.

Photographie noir et blanc de trois hommes (deux officiers et un soldat), un cheval et un chien. Le soldat donne un seau de grain au cheval.

Des officiers du 22e Bataillon nourrissent un cheval durant la Première Guerre mondiale (MIKAN 3517227)

Le 22e Bataillon, composé de 36 officiers et de 1 097 soldats, quitte Halifax à destination de l’Angleterre le 20 mai 1915 à bord du RMS Saxonia, un navire à passagers lancé en 1899. Le 15 septembre 1915, après quelques mois d’entraînement en Angleterre, il débarque en France et participe aux différentes batailles durant 38 mois de combats. Il recevra les honneurs pour 18 faits d’armes, le plus célèbre étant la bataille de Flers-Courcelette en septembre 1916. Le bataillon est démantelé le 15 septembre 1920, suivant la fin de la Première Guerre mondiale.

Avec la conclusion de la guerre, il faut maintenant réorganiser le système de défense du Canada et c’est ainsi que renaît la seule unité militaire francophone du Canada. Le fameux 22e Bataillon, maintenant le « 22e Régiment », est logé à la Citadelle de Québec. Le 1er juin 1921, le régiment reçoit la distinction de « Royal », accordée par les souverains britanniques aux unités méritantes. Au fil des ans, des traditions s’instaurent comme ses couleurs, sa mascotte régimentaire « Batisse » le bouc, sa musique. Notons que le Royal 22e Régiment a été très actif durant la Seconde Guerre mondiale, participant à l’opération Husky en Sicile, à la campagne d’Italie et à la libération des Pays-Bas.

Photographie noir et blanc de quatre hommes autour d’une table étudiant des documents; trois sont assis et un se tient debout, chacun une cigarette à la main. Une bouteille de vin et plusieurs fruits reposent sur la table.

Des officiers non identifiés du Royal 22e Régiment étudient des plans lors de l’avancée sur Busso, en Italie, Octobre 1943 (MIKAN 3521116)

Rechercher des documents sur le 22e Bataillon et le Royal 22e Régiment à Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives Canada possède de nombreux documents sur le 22e Bataillon (canadien-français). Consultez les pages 115 à 121 du Guide des sources pour les unités du Corps expéditionnaire canadien – Bataillons d’infanterie pour obtenir une liste de documents relatifs au 22e Bataillon (canadien-français) pour la Première Guerre mondiale. Les journaux de guerre du 22e Bataillon (canadien-français) sont aussi en ligne.

Pour repérer des documents relatifs au Royal 22e Régiment, effectuez une recherche avancée dans Recherche de fonds d’archives et dans la première boîte saisissez « RG24 » et dans la deuxième, saisissez « 22e Régiment ». Regarder l’album Flickr – 22e Bataillon (canadien-français).

Pour en savoir plus, consultez le site Web du Royal 22e Régiment.

Journaux de guerre de la Première Guerre mondiale et recherche d’image

Les journaux de guerre, documents conservés à Bibliothèque et Archives (BAC), sont des comptes rendus quotidiens des « actions sur le terrain » des unités du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale. Ils constituent le récit de première main le plus complet décrivant où et comment les unités ont été déployées et l’expérience vécue par leurs membres.

Page du journal de guerre du 22e Bataillon d’infanterie canadien.

Page du journal de guerre du 22e Bataillon d’infanterie canadien (MIKAN 2004664)

Recherche de journaux de guerre

Pour trouver des journaux de guerre, utilisez la fonction « Recherche d’image », un moyen rapide, efficace et convivial pour trouver et consulter ces dossiers numérisés. Vous trouverez des conseils pour effectuer une recherche sur un journal précis dans la section « Comment effectuer une recherche pour des journaux de guerre »; l’utilisation de mots-clés va aussi aider à limiter la recherche. Par exemple, voici les résultats de recherche pour les journaux du fameux « Van Doos », aussi appelé le 22e Bataillon d’infanterie canadien. Nous avons utilisé les termes de recherche journal guerre 22e bataillon et choisi « Documents textuels » dans le menu déroulant « Genre de documents ».

Trouver des documents connexes

Après avoir consulté les journaux d’une unité, reprenez la recherche que vous venez de faire, mais cette fois-ci sans les mots journaux de guerre, et dans le menu déroulant du « Genre de documents », sélectionnez la valeur par défaut « Tous les genres ». Voici les résultats de recherche pour le 22e Bataillon. Vos résultats comprennent les journaux de guerre, mais aussi des photographies, des œuvres d’art et d’autres documents liés aux termes de recherche, pour autant que ceux-ci soient inclus dans le titre des documents.

Amusez-vous à chercher et à explorer les documents numérisés que nous avons à vous offrir!

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une quatorzième baladoémission : Inscrivez-moi : Dossiers du CEC, 1914-1918

Bibliothèque et Archives Canada diffuse sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée Inscrivez-moi : Dossiers du CEC, 1914-1918.

Marcelle Cinq-Mars, archiviste, et Sara Chatfield, conseillère en généalogie, toutes deux de Bibliothèque et Archives Canada, se joignent à nous pour parler des dossiers de service de plus de 640 000 hommes et femmes qui se sont enrôlés dans le Corps expéditionnaire canadien. Nous explorons ces dossiers afin de découvrir quels types de documents on peut y trouver, quelle est leur valeur sur le plan de la recherche et comment ils ont abouti à Bibliothèque et Archives Canada.

Abonnez vous à nos baladoémissions au moyen de notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour plus de renseignements, écrivez-nous à balados@bac-lac.gc.ca.

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une treizième baladoémission : William Redver Stark : le soldat et l’artiste

Bibliothèque et Archives Canada diffuse sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée William Redver Stark : le soldat et l’artiste.

Deux employées de Bibliothèque et Archives Canada, l’archiviste en art Geneviève Morin et la conservatrice Lynn Curry, discutent du fonds William Redver Stark. Elles explorent les antécédents de William Redver Stark, le temps qu’il a passé en tant que soldat durant la Première Guerre mondiale et les œuvres d’art qu’il a produites, plus particulièrement les quatorze cahiers de dessins compris dans son fonds.

Abonnez vous à nos baladoémissions au moyen de notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Les épouses de guerre de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale

Les guerres sont des événements tragiques. Cependant, elles peuvent parfois avoir des aspects positifs inattendus. Lors de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs soldats canadiens ont rencontré l’amour de leur vie à l’étranger pour ensuite se marier et ramener leurs épouses au Canada.

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons ajouté une nouvelle page à notre section patrimoine militaire sur les femmes étrangères qui ont épousé des soldats canadiens, les épouses de guerre. Ces femmes ont partagé une expérience commune – celle de quitter leur pays et d’entreprendre de longs voyages en direction du Canada, par bateau et ensuite en train. Elles ont fait face à de nombreux défis en adoptant un nouveau pays, une nouvelle culture et parfois même une nouvelle langue.

Des épouses de guerre en route vers le Canada à bord du S.S. Letitia disent au revoir à leurs familles et leurs amis.

Des épouses de guerre en route vers le Canada à bord du S.S. Letitia disent au revoir à leurs familles et leurs amis. (Source Mikan 3352285)

Sur cette nouvelle page, vous trouverez des documents provenant de différentes sources. La plupart proviennent des dossiers de la Défense nationale, du ministère de l’Emploi et de l’Immigration, du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, de la Direction du rapatriement et du bureau des épouses canadiennes. Certains proviennent aussi d’organismes privés.

Visitez la page des épouses de guerre pour consulter les ressources imprimées et les archives disponibles à Bibliothèque et Archives Canada.

William Redver Stark : La restauration des cahiers

Différentes approches ont été privilégiées au cours des années pour la conservation des cahiers de dessins ou des œuvres reliées. Pendant longtemps, on détachait simplement les œuvres pour se débarrasser de la reliure. Maintenant, la valeur historique et archivistique de la reliure est largement reconnue. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ne fait pas exception, et les traitements de conservation visent désormais à préserver l’intégrité des œuvres, incluant leur reliure.

Dans un article précédent, nous vous avons présenté l’œuvre du soldat William Redver Stark. Les cahiers faisant partie du fonds William Redver Stark n’avaient jamais été réparés ou préservés, et commençaient à montrer des signes d’usure :

  • Déchirures et trous
  • Pages détachées, manquantes ou dans le mauvais ordre
  • Fils de reliure brisés
  • Couvertures pas solidement reliées aux pages ou carrément détachées

Les cahiers font donc l’objet de différents traitements de conservation, entrepris par une équipe de conservateurs hautement spécialisés œuvrant dans le domaine de la conservation et de la restauration de livres, au sein de BAC. Ces conservateurs ont travaillé de concert avec les gestionnaires de collections et les archivistes pour respecter l’intégrité de l’œuvre de Stark, et lui rendre pleinement ses heures de gloire.

Quant aux dessins et aux aquarelles de ce fonds, ils sont en très bon état. Dans certains cas, on croirait mêmes qu’ils ont été réalisés il y a quelques jours à peine. Il faut dire que les cahiers sont restés fermés pendant pratiquement cent ans, et que les pages ont rarement été exposées à l’air ou à la lumière. Ainsi, contempler une œuvre de Stark, c’est faire un voyage dans le temps qui permet de voir le travail d’un artiste tel qu’il a été fait il y a cent ans, au cours d’une des guerres les plus meurtrières et cruciales de notre temps.

En somme, le travail de restauration de l’équipe de Conservation et de restauration de BAC permettra de stabiliser l’état des cahiers afin de s’assurer qu’ils traverseront avec succès l’épreuve du temps, et permettront aux générations futures d’avoir accès à une importante partie de notre histoire.

Exemple d’un traitement de restauration requis : le ruban adhésif doit être retiré.

Exemple d’un traitement de restauration requis : le ruban adhésif doit être retiré.
© Bibliothèque et Archives Canada

Autre exemple de traitement de restauration requis : la couverture doit être recousue.

Autre exemple de traitement de restauration requis : la couverture doit être recousue.
© Bibliothèque et Archives Canada

Voir aussi :