Mary Riter Hamilton, première peintre militaire non officielle du Canada

Quatre‑vingt‑dix ans ont passé depuis que Mary Riter Hamilton a fait don de ses œuvres aux Archives publiques du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada) : 180 peintures à l’huile et des dizaines de dessins réalisés à la craie, au pastel et au crayon qui représentent la dévastation en Europe après la Première Guerre mondiale. Les œuvres de Riter Hamilton ne sont pas joyeuses; elles traitent presque toutes de la destruction engendrée par la guerre. Elles montrent des tranchées boueuses, des paysages dévastés, des tombes, des cimetières, et des églises et des villages détruits par des bombardements.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast.

Monument commémoratif de la Deuxième division canadienne dans un cratère de mine près de Neuville Saint Vaast (MIKAN 2836007)

Mary Riter Hamilton voit le jour en 1873 à Teeswater (Ontario) et grandit à Clearwater (Manitoba), où sa famille s’est établie pour exploiter une ferme. Elle marie Charles W. Hamilton à 18 ans et devient veuve à 23 ans. Peu avant la mort de son époux, Mary commence à suivre des cours d’art à Toronto. La plupart de ses enseignants formés en Europe remarquent son talent et l’encouragent vivement à poursuivre ses études à Paris. Mary étudie d’abord en Allemagne, puis elle déménage à Paris, où elle vivra et étudiera pendant huit ans. Mary retourne s’installer au Manitoba pendant un an en 1906, puis elle s’y établit de nouveau en 1911 et y habite pendant huit ans. Pendant cette période, les œuvres de Mary sont présentées dans des musées de Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Calgary.

Peinture montrant une route avec des arbres détruit aux abors.

La mélancolie de la Somme (MIKAN 2835991)

Toujours désireuse de retourner en Europe, Mary obtient sa chance en 1919, alors qu’elle vit et travaille sur la côte Ouest du Canada. L’Amputation Club de la Colombie‑Britannique lui demande de créer des œuvres pour The Gold Stripe, un magazine destiné aux anciens combattants. Mary part immédiatement « peindre les endroits où d’innombrables Canadiens courageux ont combattu et donné leur vie ». [traduction] Pendant trois ans, Riter Hamilton travaille sans arrêt en France et en Belgique d’après‑guerre, où elle peint des champs de bataille comme la crête de Vimy, la Somme, Ypres et Passchendaele. Les conditions sont difficiles : elle travaille dans des abris de fortune et doit endurer le mauvais temps et les maigres rations, si bien qu’elle revient au Canada dans un état d’épuisement physique et émotionnel. Riter Hamilton refuse de vendre ses tableaux et choisit plutôt de les donner aux Archives publiques du Canada. Elle meurt, pauvre et atteinte de cécité, en 1954.

À l’aube du centenaire de la Première Guerre mondiale, ces œuvres deviennent encore plus touchantes. Mary Riter Hamilton n’a jamais été une « peintre de guerre » officielle, mais son courage, son talent, sa détermination inébranlable, la sombre beauté et l’aspect lugubre de sa collection forment un récit durable des ravages causés par la guerre.

Peinture montrant un crat`re rempli de fleurs de pavots.

Tranchées sur la Somme (MIKAN 2894917)

Pour en savoir plus sur Mary Riter Hamilton, admirer ses œuvres ou voir les documents de la collection de BAC, vous pouvez consulter les sites suivants :

Êtes-vous à la recherche de vos ancêtres terre-neuviens qui ont servi durant la Première Guerre mondiale?

Terre-Neuve était un dominion de l’Empire britannique lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté. À cette époque, il n’y avait pas de présence militaire à proprement dit à Terre-Neuve, mais le gouvernement de Terre-Neuve organise une campagne de recrutement pour fournir des contingents à l’armée britannique. De nombreux Terre-neuviens ont contribué à l’effort de guerre en s’enrôlant dans le Corps expéditionnaire du Canada (CEC).

Après l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération en 1949, les dossiers du personnel du Royal Newfoundland Regiment et du Newfoundland Forestry Corps ont été transférés au gouvernement du Canada parce que ces personnes devenaient admissibles aux avantages destinés aux anciens combattants. Par la suite, les dossiers ont été microfilmés par Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et FamilySearch (Anglais seulement). Les dossiers originaux sont conservés à BAC.

Rechercher des dossiers de service de Terre-Neuve
Si vous n’êtes pas certain dans quelle force votre ancêtre a servi ou du lieu de son enrôlement, vous devez consulter les dossiers du CEC en consultant la base de données sur les Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914-1918 pour retrouver des personnes qui se sont enrôlées ailleurs au Canada et Recherche de fonds d’archives pour retrouver des personnes qui se sont enrôlées dans les régiments de Terre-Neuve. Dans ce dernier cas, vous devez entrer le nom de famille de la personne recherchée, ainsi que « Terre-Neuve » et « RG38 » dans la case de recherche par mot-clé. La page de résultats indiquera quelle bobine de microfilms vous devez commander pour consulter le dossier de service.

Entre-temps, vous pouvez consulter le microfilm sur place à BAC, via le Family History Centre (Anglais seulement) ou en vous rendant sur place à The Rooms Provincial Archives à St. John’s. The Rooms a numérisé certains des dossiers de service qui peuvent être consultés dans la base de données Newfoundland Regiment and the Great War (Anglais seulement).

Bibliothèque et Archives Canada travaille actuellement à la numérisation des 640 000 dossiers de service des hommes et des femmes qui ont servi avec le Corps expéditionnaire du Canda durant la Première Guerre mondiale. Les dossiers numérisés seront accessibles sur notre site Web au fur et à mesure, mais l’accès pourrait en être restreint à certains moments. Pour en apprendre davantage sur la numérisation des dossiers de service du, veuillez consulter la feuille d’information suivante : Numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Voyage dans le temps : Bibliothèque et Archives Canada aide le Musée des beaux arts du Canada à reconstituer une exposition de la Première Guerre mondiale

Au moment où les troupes canadiennes s’engagent dans les combats sur le front occidental, il n’y a pas encore de photographes militaires officiels. Le front n’est pas un endroit sûr pour les photographes commerciaux, et les officiers et leurs hommes n’ont pas le droit d’utiliser d’appareils photographiques personnels. Par conséquent, il n’existe aucune photo officielle des premières batailles auxquelles participe le Canada, comme la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915.

Le Bureau canadien des archives de guerre est fondé en janvier 1916 et prend immédiatement conscience de l’importance de la photographie, tant pour laisser une trace documentaire durable de la guerre que pour améliorer le moral des troupes. Le premier photographe militaire officiel du Canada est nommé en avril 1916. La même année, la première d’une série d’expositions de photographies militaires officielles canadiennes — qui feront courir les foules — a lieu au musée Grafton, au centre de Londres.

La princesse Christian au milieu d’autres admirateurs de la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, musée Grafton, Londres, juillet 1917 (MIKAN 3394829)

La princesse Christian au milieu d’autres admirateurs de la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, musée Grafton, Londres, juillet 1917 (MIKAN 3394829)

Aujourd’hui, la plupart des négatifs produits par les photographes militaires officiels du Canada font partie des collections de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) et sont préservés sur les plaques de verre d’origine. Elles comptent parmi les photographies les plus émouvantes et horrifiantes de la collection de BAC, mais également parmi les plus attrayantes.

La Grande Guerre : Le pouvoir d’influence de la photographie est une nouvelle exposition du Musée des beaux arts du Canada organisée par Ann Thomas. Elle permet d’admirer bon nombre de ces négatifs dans une reconstitution presque exacte d’une des salles de la deuxième exposition du musée Grafton, présentée en 1917. L’objectif est de faire revivre aux visiteurs contemporains l’expérience d’un visiteur de l’époque. La salle propose notamment une reproduction dramatique et à l’échelle d’une photo de la crête de Vimy, reconnue à l’époque comme la plus grande photo jamais prise, et une version cadrée de cette photo des troupes canadiennes, prise après la bataille.

Des troupes canadiennes vont prendre du repos après avoir participé à la conquête de la crête de Vimy. (MIKAN 3521924)

Des troupes canadiennes vont prendre du repos après avoir participé à la conquête de la crête de Vimy. (MIKAN 3521924)

L’intérieur du musée Grafton, à Londres, pendant la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, juillet 1917 (MIKAN 3394834)

L’intérieur du musée Grafton, à Londres, pendant la Deuxième exposition de photos militaires canadiennes, juillet 1917 (MIKAN 3394834)

Photographes militaires officiels du Canada :

  • Capitaine Henry Edward Knobel (avril à août 1916)
  • William Ivor Castle (août 1916 à juin 1917)
  • William Rider Rider (juin 1917 à décembre 1918)

Vous pouvez admirer d’autres images reproduites dans la salle, ou visiter l’exposition du Musée des beaux arts du 27 juin au 16 novembre 2014.

Bibliothèque et Archives Canada numérisera 640 000 dossiers de service

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a annoncé dans la section Nouvelles qu’il a entrepris de numériser 640 000 dossiers de service des membres du Corps expéditionnaire canadien (CEC), dans le but d’assurer la préservation à long terme de ces fragiles documents.

Transférée à BAC il y a une vingtaine d’années, la collection des dossiers de service du CEC est la plus fréquemment consultée. Victime de son succès, le nombre élevé de transactions auxquelles cette collection est soumise met à rude épreuve les documents – presque tous étant des documents papier – accélérant ainsi leur détérioration.

Les nombreux chercheurs qui ont eu l’occasion de tenir dans leurs mains ces précieux documents au cours des dernières années se souviendront à quel point certaines feuilles commencent à s’effriter. Si BAC n’agit pas immédiatement pour préserver ces dossiers, ceux-ci risquent de disparaître. Et une fois perdus, ils le seront à tout jamais.

Pour être en mesure de réaliser cet ambitieux projet, BAC devra fermer temporairement certaines portions des dossiers de service. La première tranche, soit les dossiers allant de la lettre A à la lettre D, sera fermée à partir de mars 2014. Ces dossiers seront à nouveau disponibles en ligne à partir de l’été 2014.

Bien que 75 % de la collection restera accessible en tout temps, BAC n’acceptera aucune demande de consultation de documents en personne, ni demande de reproduction en ce qui a trait à la portion de la collection en cours de numérisation, et ce, pour une durée de 4 mois.

Les dossiers qui doivent être numérisés s’ajouteront aux quelque 13 500 dossiers de service et aux plus de 620 000 documents d’attestation déjà accessibles sur le site Web de BAC. À la fin du projet, prévu en 2015, les Canadiens seront en mesure de consulter des copies numériques de haute qualité des 640 000 dossiers de service nouvellement numérisés dans le confort de leur foyer. De plus, ils n’auront plus à débourser de frais de reprographie.

BAC est heureux de participer aux projets du gouvernement du Canada visant à honorer la contribution et les sacrifices des femmes et des hommes de ce pays durant la Première Guerre mondiale. Nous tenons aussi à souligner la contribution de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada à ce projet.

BAC vous remercie de bien vouloir faire preuve de patience et de compréhension tout au long de ce projet d’envergure.

Pour de plus amples informations concernant le projet, veuillez consulter la Fiche d’information : Numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014

  • Plusieurs usagers félicitent BAC et expriment leurs anticipations pour trouver les dossiers de services de leurs ancêtres. Un usager voudrait que le projet soit organisé différemment, car les dossiers de services vont être hautement prisés avec le 100e anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale qui approche rapidement; il indique que la numérisation aurait dû se faire plus tôt.

Contribution des Autochtones à la Première Guerre mondiale (1914–1918)

La tradition de service militaire des Autochtones au Canada remonte à plusieurs siècles. Bien qu’ils ne soient pas contraints par la loi de participer à la guerre, environ 4 000 Indiens inscrits et un nombre non comptabilisé de Métis et d’Inuits se sont engagés volontairement, et ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien (CEF).

Presque tous les jeunes hommes de nombreuses réserves se sont enrôlés dans l’armée. Par exemple, presque la moitié des Mi’kmaq et des Malécites admissibles du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle Écosse se sont portés volontaires pour servir outre-mer. Dans d’autres provinces, leur nombre était encore plus élevé. Par ailleurs, presque tous les hommes admissibles de la petite collectivité de File Hills, en Saskatchewan, se sont enrôlés pour se battre.

Photo de carte postale d’hommes autochtones de File Hills, Saskatchewan, qui se sont enrôlés dans le CEF

Un certain nombre d’hommes autochtones qui ont servi dans le CEF sont devenus des tireurs d’élite ou des éclaireurs. Le soldat Henry Norwest, un Métis de Fort Saskatchewan, en Alberta, était un des tireurs d’élite les plus connus. Un autre tireur d’élite expert fut le caporal Francis Pegahmagabow, un Ojibwé de de la bande de Parry Islande, près du détroit de Parry, en Ontario. Trois fois récipiendaire de la Médaille militaire britannique avec deux barrettes, le caporal Pegahmagabow est le soldat autochtone le plus décoré de la Première Guerre mondiale. Le lieutenant Cameron D. Brant, de la réserve des Six Nations de la rivière Grand près de Brantford, en Ontario, s’est enrôlé seulement trois jours après que les Allemands ont déclaré la guerre, le 4 août 1914. Il est mort empoisonné lors d’une attaque au gaz pendant la deuxième bataille d’Ypres, en Belgique, en avril 1915. Parmi les autres hommes autochtones qui ont servi pendant la guerre, on compte le coureur olympique, Tom Longboat, lui aussi originaire de la réserve des Six Nations de la rivière Grand.

Les femmes autochtones aussi ont fait d’énormes sacrifices pendant la Première Guerre mondiale; elles ont joué un rôle crucial en travaillant en arrière-scène. L’infirmière Edith Anderson, une Mohawk de la réserve des Six Nations de la rivière Grand, s’est jointe au corps infirmier de la Force expéditionnaire américaine, et a travaillé dans l’hôpital d’une base américaine à Vittel, en France. Elle s’occupait surtout des patients qui avaient été blessés par balle ou gazés.

Le nombre exact de soldats autochtones qui ont perdu la vie pendant la Première Guerre mondiale n’est pas connu. Cependant, on estime qu’au moins 300 hommes ont été tués pendant les combats ou sont décédés à la suite de maladies comme la tuberculose.

Résumé des commentaires reçus en anglais entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2013

  • Un usager remarque qu’il serait impossible pour Patrick Riel (né en 1876) d’être le petit-fils de Louis Riel car ce dernier s’est marié en 1881 et que ses enfants sont nés entre 1882 et 1885; de plus aucun de ses enfants n’ont eu des enfants. BAC a corrigé l’article.

Diffusion de cinq films patrimoniaux sur le Canada et la guerre sur YouTube

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a ajouté une dernière série de films patrimoniaux sur sa chaîne YouTube. Il vous est maintenant facile de voir et apprécier les courts métrages suivants :

Consultez nos précédentes annonces pour visionner des films patrimoniaux portant sur les « instantanés de la vie canadienne », le panorama canadien, et l’agriculture et l’industrie.

Ces films sont également archivés sur le Grand écran virtuel.

Trésors cachés-Winnie l’ourson

Ce qu’il y a de plus exaltant quand on fait des recherches dans la vaste collection d’archives de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), c’est d’y découvrir des trésors cachés. En effet, on a récemment trouvé deux photos inédites de l’ourson Winnie, qui a servi d’inspiration à l’écrivain A.A. Milne pour créer son célèbre personnage pour enfants. Ces photos sont maintenant disponibles en ligne.

Une technicienne de référence de BAC faisait une recherche dans les photographies datant de la Première Guerre mondiale, plus particulièrement celles du 15e Bataillon canadien ayant été prises en mars 1915 dans les tranchées de Neuve-Chapelle, en France. Elle a d’abord consulté les sources habituelles (base de données en ligne, instruments de recherche sur place et cartes d’information provenant de la collection de photographies du ministère de la Défense nationale) et, tout à fait par hasard, est tombée sur la description de quelque chose d’étonnant dans la collection personnelle d’Horace Brown.

La technicienne a donc récupéré les photographies tirées de cette collection; certaines étaient très petites et floues. L’une semblait être celle d’un soldat portant un chapeau très étrange. En l’examinant de plus près à l’aide d’une loupe lumineuse, la technicienne a constaté que le « soldat » en question était en fait un ourson, et que le drôle de chapeau, c’était ses oreilles! Par la suite, elle a trouvé une deuxième photo de l’ourson dans la collection. En poursuivant sa recherche, elle a découvert qu’Horace Brown, ancien membre de la Force expéditionnaire du Canada, se trouvait bel et bien à Salisbury Plain, en Angleterre, en octobre et novembre 1914, tout comme le lieutenant Harry Colebourn et sa mascotte, Winnie.

Bien qu’il existe de nombreuses photos du célèbre ourson dans les archives du Manitoba et dans des collections privées, ce sont là les premières à avoir été recensées dans la collection de BAC. Les admirateurs du personnage de Winnie l’ourson peuvent maintenant voir ces photos dans notre site Web en cliquant ici et ici.

Harry Colebourn en compagnie de Winnie l’ourson – Salisbury Plain.

Harry Colebourn en compagnie de Winnie l’ourson – Salisbury Plain. Source

Harry Colebourn en compagnie de Winnie l’ourson – Salisbury Plain.

Harry Colebourn en compagnie de Winnie l’ourson – Salisbury Plain. Source

La bataille de la crête de Vimy, du 9 au 12 avril 1917

Pour les Canadiens, la bataille de la crête de Vimy évoque l’effort commun de toutes les unités canadiennes qui combattirent ensemble pour la première fois afin de parvenir à la victoire. C’est en quelque sorte la toute première victoire militaire nationale — et donc une grande source de fierté.

Au printemps 1917, le commandement allié confie aux Canadiens la difficile mission de conquérir la crête de Vimy et d’en chasser les Allemands, qui y sont installés presque sans interruption depuis les débuts de la Première Guerre mondiale.

Carte d’un barrage [matériel cartographique] : [région de la crête de Vimy, France]

Carte d’un barrage [matériel cartographique] : [région de la crête de Vimy, France] (source)

Pendant des semaines, les officiers canadiens élaborent leur tactique d’attaque dans les moindres détails. Les soldats s’exercent à attaquer à l’arrière du front en utilisant une maquette du champ de bataille afin de bien connaître le terrain sur lequel ils vont se battre. Le rôle de l’artillerie est aussi réglé au quart de tour, de sorte qu’elle soit prête à lancer le fameux « feu roulant », ce barrage d’artillerie destiné à bombarder l’ennemi en avançant à un rythme prédéterminé, comme un rideau d’obus s’abattant devant les troupes à l’assaut.

Pendant la bataille de la crête de Vimy, le 29e Bataillon d'infanterie avance sur le no man's land malgré les barbelés allemands et le feu nourri des tireurs.

Pendant la bataille de la crête de Vimy, le 29e Bataillon d’infanterie avance sur le no man’s land malgré les barbelés allemands et le feu nourri des tireurs. (source)

L’attaque qui lance la bataille de la crête de Vimy a lieu le lundi de Pâques, le 9 avril 1917, à 5 h 30. Quatre divisions canadiennes se ruent contre les positions allemandes; trois d’entre elles atteignent leurs premiers objectifs en moins d’une heure. Grâce au feu roulant de l’artillerie, redoutablement efficace, les hommes, fort bien entraînés, avancent rapidement. Toutefois, les Allemands résistent farouchement; ce n’est qu’après quatre jours d’intenses combats que les Canadiens peuvent enfin confirmer leur contrôle sur la fameuse crête de Vimy.

La bataille a coûté la vie à 3 598 soldats canadiens et en a blessé plus de 7 000.

(Première Guerre mondiale, 1914-1918) Devant la progression des troupes canadiennes, des groupes d’Allemands sortent des tranchées et se rendent. – Crête de Vimy, avril 1917.

(Première Guerre mondiale, 1914-1918) Devant la progression des troupes canadiennes, des groupes d’Allemands sortent des tranchées et se rendent. – Crête de Vimy, avril 1917. (source)

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Résumé des commentaires reçus en anglais jusqu’au 30 septembre 2013

  • Des usagers ont aussi mentionné la participation du 85e bataillon des Nova Scotia Highlanders et du Royal Newfouland Regiment ainsi que de troupes de d’autres pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Les petits immigrés anglais (troisième partie) — Harold Mornington

Le deuxième article de cette série de trois a permis d’apprendre comment trouver des renseignements sur le petit immigré anglais Edward Brignall, qui a notamment servi dans les Forces armées canadiennes durant la Première Guerre mondiale. Ce troisième article fera de même avec un autre petit immigrant anglais, Harold Mornington, qui a pour sa part servi lors de la Seconde Guerre mondiale.

Tout comme pour Edward Brignall, le processus débute par une recherche dans notre principale ressource en ligne sur les petits immigrés anglais. En inscrivant le nom de famille Mornington et le prénom Harold, on obtient qu’une seule référence, grâce à laquelle on apprend qu’Harold était âgé de 14 ans lorsqu’il a quitté Liverpool le 11 mars 1932 à bord du SS Montclare, et qu’il est arrivé à Halifax le 19 mars 1932. Il faisait partie du dernier groupe d’enfants, au nombre de 36, envoyés au Canada par l’Agence Barnardo.

Les listes de passagers de 1925 à 1935 ont été numérisées et peuvent être consultées en ligne. Il est ainsi possible d’examiner l’image numérisée de la liste de passagers du SS Montclare qui vient confirmer les renseignements fournis dans la base de données sur les petits immigrés anglais. On y retrouve aussi d’autres renseignements, tels que le nom et l’adresse de sa mère, Mrs. Mornington, qui demeurait au 16, rue Orlando, à Caldmore, dans le Walsall, en Angleterre. Il est possible d’obtenir de plus amples renseignements sur les antécédents familiaux d’Harold Mornington en communiquant avec l’organisation Barnardo’s Making Connections Office [site en anglais seulement].

À partir des années 1920, les inspecteurs de l’immigration rédigeaient des fiches d’examens des enfants (Juvenile Inspection Reports) lorsqu’ils procédaient à l’évaluation périodique des enfants amenés au Canada par diverses agences. Ces fiches ne sont présentement disponibles que sur microfilm. Une recherche sur la bobine T-15424 indique qu’entre 1932 et 1936, Harold Mornington a travaillé pour cinq différents employeurs dans les districts de Durham, Brant, Oxford et Hastings en Ontario.

Une référence trouvée sur le site de la Commonwealth War Graves Commission [site en anglais seulement] permet d’apprendre qu’à une date indéterminée entre 1936 et le début de la Seconde Guerre mondiale, Harold Mornington est retourné en Angleterre. Il a par la suite joint les rangs de l’armée britannique et est décédé le 23 mai 1941, alors qu’il faisait partie de la Royal Artillery. Il était le fils de William Joseph et Elizabeth Mornington.

Enfin, il est à noter que le dossier de service militaire d’Harold est conservé aux National Archives du Royaume-Uni [site en anglais seulement].

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