Les infirmières militaires

L’incroyable contribution des infirmières militaires canadiennes pendant la Première Guerre mondiale peut être mieux appréciée en regardant ce qu’elles ont vécu pendant leur service. Ces femmes ont quitté leur famille et leur foyer pour répondre à l’appel du devoir et servir leur pays. Leur engagement envers leur travail, le Canada et, surtout, leurs patients, permet de vraiment mesurer le profond impact qu’elles ont eu sur l’effort de guerre canadien.

Photographie en noir et blanc montrant une femme dans un uniforme d'infirmière assise sur le bord d'une table. Elle regarde directement le photographe et affiche un léger sourire.

Une infirmière militaire non identifiée (MIKAN 3523169)

Bibliothèque et Archives Canada possède une variété de documents – publiés et d’archives – sur l’histoire des infirmières militaires. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples :

Gros plan sur leur vie quotidienne

Plusieurs publications récentes donnent un aperçu de ce que les infirmières militaires ont vécu pendant la Première Guerre mondiale. Certaines portent sur les témoignages individuels des infirmières :

It Was Their War Too: Canadian Women and World War I de Pat Staton offre une perspective plus générale de leur contribution à l’effort de guerre.

Photographie en noir et blanc montrant deux infirmières militaires debout au chevet de deux hommes blessés.

Deux infirmières militaires avec des soldats blessés dans une chambre du Queen’s Canadian Military Hospital à Shorncliffe, Kent, en Angleterre, vers 1916 (MIKAN 3604423)

Dans la collection d’archives, nous avons la chance d’avoir les fonds complets pour six de ces infirmières, ce qui nous permet de mieux comprendre ce que ces femmes ont vécu au front. Apprenez-en davantage sur Sophie Hoerner et Alice Isaacson, qui ont servi en France, ou Dorothy Cotton, qui a servi en Russie. Vous pouvez aussi vous renseigner sur Anne E. Ross, Laura Gamble et Ruby Peterkin, qui ont toutes servi en Grèce.

Vous cherchez une infirmière militaire en particulier?

Si vous cherchez des informations sur une infirmière militaire qui a servi dans le corps expéditionnaire canadien, vous la trouverez probablement dans la base de données Soldats de la Première Guerre mondiale. En règle générale, les infirmières peuvent facilement être identifiées par leur rang, généralement indiqué par « NS ». Il importe de noter que beaucoup de femmes ont servi avec les Forces britanniques par l’entremise des Infirmières de l’Ordre de Victoria ou d’Ambulance Saint-Jean.

Autres ressources :

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de juillet 2015

À ce jour, 171 771 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

BAC numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. À ce jour, nous avons numérisé :

  • de « A » à Dagenais (boîtes 1 à 2257)
  • Free à Gorman (boîtes 3298 à 3658)

Malheureusement, en raison de circonstances imprévues, les boîtes suivantes n’ont pas pu être numérisées mais ils le seront dans les prochains mois.

  • Dagenais à Fredlund (boîtes 2258 à 3297)

Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

La conservation des cahiers de dessins de William Redver Stark : dates et lieux

Dans cette dernière partie concernant l’ordre des pages, nous allons nous intéresser aux dates et lieux de séjour de William Stark en Europe, en recoupant les informations consignées dans ses cahiers avec les événements vécus par son unité militaire et les lieux où elle a été déployée.

Dans plusieurs de ses cahiers, Stark a écrit le nom de la ville ou du village qu’il a dessiné, en y ajoutant parfois la date. Ces annotations nous permettent aujourd’hui de bien mesurer le temps que Stark a passé en France et en Belgique; elles sont aussi très utiles pour replacer les feuilles détachées en ordre séquentiel.

Nous avons pu vérifier plusieurs de ces dates et lieux en consultant les journaux de guerre du 1er bataillon des troupes ferroviaires canadiennes. Les journaux de guerre sont des comptes rendus quotidiens des unités de la Première Guerre mondiale.

Photographie couleur d’un cahier de dessins ouvert, montrant une aquarelle d’un train transportant un canon naval allemand monté sur un wagon. Le canon est entièrement recouvert de peinture de camouflage. Des soldats se tiennent debout à proximité; ils regardent le canon et discutent.

Cahier de dessins montrant un canon capturé lors de la deuxième bataille de la Somme, daté d’août 1918 par Stark. (MIKAN 3029137)

Reproduction en noir et blanc d’une page dactylographiée où l’on peut lire une inscription datée du 14 août 1918 : « Le gros canon naval allemand de 11,5 pouces sur rails, capturé durant la récente attaque, a été transporté depuis le Chemin Vert. Il a été capturé en entier, avec les munitions et la locomotive. […]

Page du journal de guerre du 1er bataillon des troupes ferroviaires canadiennes où est consignée la capture d’un canon naval allemand le 14 août 1918.

Une photographie couleur d’un cahier de dessins vu de biais, montrant les berges d’une rivière avec la date et le lieu dans le coin inférieur droit, « Perrone avril 17 ».

Vue de Péronne, trouvée dans le cahier de dessins no 7 et datée d’avril 1917 (MIKAN 3028908).

Une reproduction en noir et blanc d’une page manuscrite portant l’inscription suivante datée du 15 avril 1917 : « […] le quartier général du bataillon a été déménagé à Peronne. »

Le journal de guerre du 1er bataillon des troupes ferroviaires canadiennes montrant la première inscription faisant référence au déménagement du quartier général du bataillon à Péronne.

Veuillez consulter Flickr pour voir d’autres images illustrant la conservation de livres et de documents visuels.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de juin 2015

À ce jour, 162 570 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

BAC numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. La plus récente boîte numérisée est la no 3655, ce qui correspond au nom « Gore ». Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria : Lieutenant Frederick William Campbell, VC

On a décerné à Frederick William Campbell, lieutenant au sein du 1er bataillon (Ouest de l’Ontario) du Corps expéditionnaire canadien (CEC), la Croix de Victoria (VC) pour ses actions posées le 15 juin 1915, il y a 100 ans aujourd’hui. C’était aussi le jour du 48e anniversaire du lieutenant Campbell.

Photographie en noir et blanc d’un homme en uniforme faisant face directement à l’appareil photo

Portrait du lieutenant Frederick William Campbell, VC, sans date. Notons la superposition d’une autre photographie dans le coin inférieur droit (MIKAN 3213625)

Stationné en première ligne près de Givenchy, en France, le lieutenant Campbell dirige un assaut sur une tranchée allemande solidement fortifiée. Sous un feu nourri, il maintient sa position au cœur de l’assaut malgré le fait que presque tous ses hommes tombent au combat. De façon à couvrir la retraite des hommes encore capables de s’échapper, le lieutenant Campbell et un autre soldat gagnent une position exposée avec deux mitrailleuses Colt et réussissent à contenir une contre-attaque allemande.

Reproduction en noir et blanc d’une page manuscrite décrivant les événements du 15 juin 1915

Page des journaux de guerre du 1er bataillon d’infanterie du Canada en date du 15 juin 1915 (MIKAN 1883204)

La citation publiée dans le London Gazette décrit les actions du lieutenant Campbell :

« … arrive à la première ligne allemande avec une mitrailleuse et y maintient sa position sous le feu nourri de fusils, de mitrailleuses et de projectiles, même si la presque totalité des hommes de son détachement sont morts ou blessés.

Lorsque notre approvisionnement en bombes est épuisé, cet officier continue d’avancer jusqu’à une position exposée et, tirant un millier de coups environ, il réussit à contenir la contre-attaque ennemie » (London Gazette, no 29272, le 23 août 1915, en anglais seulement) [traduction].

Alors qu’il bat en retraite, un projectile atteint le lieutenant Campbell au fémur droit, qui s’égrène sur le coup. Le lieutenant mourra à l’hôpital quatre jours plus tard par suite d’une infection de sa blessure.

Frederick William Campbell est né à Mount Forest (Ontario) le 15 juin 1869. Il s’est engagé dans la Milice du Canada ainsi que dans une section de mitrailleuses du 2e bataillon, The Royal Canadian Regiment, durant la guerre d’Afrique du Sud. Sa dépouille repose dans le cimetière de l’Est de Boulogne, à Boulogne, en France.

Bibliothèque et Archives Canada a sous sa responsabilité le dossier des états de service du lieutenant Frederick William Campbell à l’époque où il était membre du CEC.

1915 : Suivriez-vous cet exemple?

Les affiches de recrutement ci-dessous font partie d’une collection remarquable de plus de 4 000 affiches de nombreuses nations impliquées dans un conflit armé qui ont été acquises sous la direction de l’archiviste fédéral, M. Arthur Doughty, dans le cadre d’un effort plus large visant à documenter la Première Guerre mondiale.

Image de deux affiches côte à côte, l’une en anglais et l’autre en français. L’image montre un soldat debout, vu de profil, devant le drapeau Union Jack, le fusil sur l’épaule. Il porte l’uniforme et l’équipement du soldat canadien en 1915 : fusil Ross, sac à dos, casquette, bandes molletières et pelle MacAdam (appelée aussi pelle Hughes).

Une version anglaise et une version française d’une affiche utilisant la même image, mais avec un texte véhiculant des émotions très différentes. (MIKAN 3667198 et MIKAN 3635530)

Alors que la guerre meurtrière sans issue se poursuivait sur le front occidental en 1915, les nations impliquées dans le conflit armé furent forcées d’organiser des campagnes de recrutement dans le but de former de nouvelles divisions d’hommes pour les envoyer au combat. Les deux batailles mentionnées sur l’affiche ne furent certainement pas de grandes victoires pour le Corps expéditionnaire canadien qui venait tout juste de commencer ses opérations militaires. La défense désespérée à Saint-Julien, les opérations durant la Deuxième bataille d’Ypres de même que le résultat non concluant de la bataille de Festubert en mai 1915 étaient les seuls exemples dont les autorités disposaient afin de lever de nouvelles troupes pour le service outre-mer.

Le verset sentimental et l’image patriotique étaient d’usage conventionnel pour ce type d’affiche. Elle ferait appel aux Canadiens qui avaient des liens solides avec la Grande-Bretagne, mais offrirait peu d’encouragements aux Canadiens français, aux communautés des Premières Nations ou à d’autres groupes à s’enrôler. Il est intéressant de noter que le texte n’est pas une simple traduction : en anglais, le thème est le sacrifice héroïque alors qu’en français, il porte sur la fin du carnage et la restauration du « progrès ».

Ces affiches présentent un portrait réaliste d’un soldat au début de la guerre. Ce caporal suppléant est armé d’un fusil Ross dont les graves défauts ont été exposés dans les récits canadiens de la Première Guerre mondiale. Il porte des bottines basses et des bandes molletières (longue bande de tissu enroulée autour de ses mollets) qui étaient moins coûteuses à fabriquer que les bottes au genou, mais qui offraient moins de protection contre le froid et l’humidité. Les casques d’acier n’avaient pas encore été développés, laissant la tête et le haut du corps vulnérables aux éclats d’obus ou à tous les débris projetés.

Il est également alourdi par la pelle MacAdam (qui pend à sa hanche). Cette invention était le résultat d’une collaboration entre le ministre de la Milice et de la Défense, Sir Sam Hughes, et sa secrétaire, Ena MacAdam. Elle tentait de combiner un bouclier personnel et une pelle. La lame de la pelle était percée d’un petit trou qui devait permettre à un soldat couché sur le sol de viser avec son fusil et de faire feu à travers le trou tout en étant protégé par elle. Toutefois, la pelle était trop lourde et la terre passait à travers le trou. De plus, le bouclier était trop mince pour bloquer les balles allemandes! Heureusement, cet outil polyvalent raté a disparu petit à petit de l’équipement standard remis aux soldats avant que la première Division quitte l’Angleterre pour se rendre en France. Cette affiche est un artéfact important de son époque. Elle montre qu’en 1915, les soldats canadiens qui combattaient outre-mer avaient encore un très long chemin à parcourir.

Photographie noir et blanc montrant trois hommes dont deux sont clairement en uniforme. Un officier (le ministre de la Milice et de la Défense Sam Hughes) tient la pelle MacAdam, qui est une pièce de métal en forme de bêche avec un trou sur un côté, alors que l’autre officier est accroupi sur le sol et fait quelque chose qu’on ne peut discerner. Le troisième regarde la pelle.

Sam Hughes tenant la pelle McAdam (MIKAN 3195178)

Ressources connexes

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de mai 2015

À ce jour, 155 110 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. La plus récente boîte numérisée est la no 3518, ce qui correspond au nom « Gilbert ». Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

100e anniversaire de l’écriture du poème iconique « In Flanders Fields »

Le poème « In Flanders Fields » de John McCrae, dont l’adaptation française s’intitule « Au champ d’honneur », est l’une des œuvres littéraires les plus connues à émerger de la Première Guerre mondiale. L’héritage le plus durable du poème est sa popularisation du coquelicot comme symbole du souvenir des personnes qui ont été tuées durant la guerre.

On pense que McCrae a écrit le poème durant la deuxième semaine de la seconde bataille d’Ypres, alors qu’il était stationné à l’endroit qui est devenu par la suite le poste de secours avancé de la ferme Essex, tout juste au nord de la vile d’Ypres. McCrae, qui était major et médecin militaire, était le commandant en second de la 1re brigade de l’Artillerie de campagne canadienne. Les circonstances exactes au cours desquelles le poème a été écrit relèvent toutefois de la légende. Les versions les plus citées de l’origine du poème sont centrées sur la peine ressentie par McCrae à la suite de la mort de son ami, le lieutenant Alexis Helmer, un officier de la 1re brigade de l’Artillerie de campagne canadienne, qui a été tué après avoir été frappé de plein fouet par un obus allemand le matin du 2 mai. Selon un témoignage, McCrae était tellement anéanti après les funérailles de son ami (pour lequel McCrae lui-même s’était occupé du service funèbre en l’absence d’un aumônier) qu’il a écrit le poème en une vingtaine de minutes pour se calmer. Une autre version veut que McCrae ait été vu en train d’écrire son poème le jour suivant, le 3 mai, assis sur le marchepied arrière d’une ambulance tout en regardant la tombe de Helmer et les coquelicots qui avaient poussé près du poste de secours. Son commandant, le lieutenant-colonel Morrison, propose une troisième version : McCrae a écrit son poème durant ses temps libres entre les arrivées de soldats blessés. Pour ajouter au mystère, l’Imperial War Museum en Angleterre possède une copie d’un texte olographe original (en anglais seulement) du poème écrit par McCrae pour le capitaine Tyndale-Lea, qui allègue que McCrae a écrit le poème le 29 avril 1915, trois jours avant la mort du lieutenant Helmer.

Le poème « In Flanders Fields »manuscrit sur du papier jauni avec une encre très décolorée.

Copie du poème « In Flanders Fields » écrit de la main de John McCrae. Morrison était l’ami et le commandant du poète, de même que médecin, 8 décembre 1915 (MIKAN179238)

Il existe également plusieurs hypothèses concernant la manière dont le poème a été soumis à un éditeur pour être publié. Selon un témoignage, McCrae a jeté le poème, mais un autre soldat l’a ramassé et l’a envoyé à un journal de Londres. Il est possible également que ce soit McCrae lui-même qui l’ait soumis puisqu’il a fait plusieurs copies manuscrites pour les donner à des amis peu après l’avoir écrit. Le poème a été publié par le magazine Punch le 8 décembre 1915. En quelques mois, il est devenu le poème le plus populaire de la guerre.

Bien qu’on ne connaisse aucune institution qui possède l’ébauche originale du poème de John McCrae, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) en possède deux versions manuscrites, toutes deux rédigées et signées par McCrae. L’une est datée du 8 décembre 1915 et fait partie de la collection donnée à BAC par le major-général Sir Edward W.B. Morrison qui était l’ami et le compagnon d’armes de McCrae. L’autre est dactylographiée sur du papier et fait partie d’une collection de documents donnée par James Edward Hervey McDonald, un peintre et un membre fondateur du Groupe des Sept. BAC possède également une collection exhaustive et très détaillée de lettres et de journaux personnels de John McCrae couvrant une grande partie de sa vie, de l’enfance jusqu’à peu avant sa mort à la suite d’une pneumonie, en janvier 1918.

Photographie en noir et blanc montrant un homme en uniforme militaire assis sur des marches avec un chien à ses côtés.

Le lieutenant-colonel John McCrae et son chien Bonneau, vers 1914 (MIKAN 3192003)

Si vous désirez en apprendre davantage au sujet du poème, écoutez le baladodiffusion In Flanders Fields : un siècle de coquelicots.

Ressources

Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria : capitaine Francis Alexander Caron Scrimger, VC

Aujourd’hui, notre série Centenaire de la Première Guerre mondiale  hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria rappelle à notre mémoire le quatrième médaillé de la Croix de Victoria du Canada de la Première Guerre mondiale, le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger, VC.

Il y a cent ans, le 25 avril 1915, le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger était le médecin qui supervisait les traitements pour la 2e Ambulance de campagne dans une maison de ferme près de Wiltje, en Belgique, sur la route St. Julien-Ypres. Cela faisait trois jours que les Allemands avaient percé une brèche importante dans le front allié. L’artillerie allemande bombardait avec intensité le secteur et on pouvait voir l’infanterie ennemie du poste de secours. Le capitaine Scrimger, qui a mérité une Croix de Victoria pour les actions qu’il a posées ce jour-là, est resté, malgré le feu nourri, pour diriger l’évacuation des blessés du poste de secours. Dernier à partir, il a transporté un homme gravement blessé, le capitaine Macdonald, de la maison de ferme jusqu’à la route, où les bombardements l’ont obligé à s’arrêter et à protéger avec son propre corps le capitaine Macdonald en attendant une accalmie.

Photographie en noir et blanc montrant un jeune homme, en uniforme militaire, avec une moustache et des lunettes, regardant directement le photographe.

Capt F.A.C. Scrimger, VC (SSAC) (MIKAN 3220991)

La citation du capitaine Scrimger parue dans le London Gazette relate le reste de l’histoire :

Lorsque [le capitaine Scrimger] ne peut aller plus loin avec [le capitaine Macdonald], il reste avec lui, sous la pluie de tirs, jusqu’à l’arrivée des renforts. Au cours des combats très violents qui se sont déroulés entre le 22 et le 25 avril, le capitaine Scrimger a fait preuve jour et nuit d’un grand sens du devoir auprès des blessés, au front. (London Gazette, no 29202, le 23 juin 1915) [traduction].

Le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger est né à Montréal (Québec), le 10 février 1881 et a obtenu son doctorat en médecine de l’Université McGill en 1905. Durant la Première Guerre mondiale, il a servi comme médecin-capitaine au sein du Corps de santé royal canadien (CSRC), 14e Bataillon, Royal Montreal Regiment. Le capitaine Scrimger a survécu à la guerre et, plus tard, a œuvré comme aide-chirurgien, puis comme chirurgien en chef à l’hôpital Royal Victoria de Montréal. Il meurt à Montréal le 13 février 1937.

Photographie en noir et blanc montrant quatre hommes debout devant la porte d’un édifice. À l’arrière-plan, on voit une infirmière et un homme regardant la scène.

Un groupe de délégués participant au Clinical Congress of Surgeons of America (dont le colonel Scrimger, VC, deuxième à partir de la gauche, en avant-plan), 1920 (MIKAN 3260187)

Bibliothèque et Archives Canada a la garde du dossier de service du Corps expéditionnaire canadien pour le capitaine Francis Alexander Caron Scrimger.

Autres ressources

 

Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria : lieutenant Edward Donald Bellew et sergent-major de compagnie Frederick William Hall

Le second épisode dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale : la série Hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria rappelle les actions du lieutenant Edward Donald Bellew et du sergent-major de compagnie Frederick William Hall.

Lieutenant Edward Donald Bellew, VC

Le 24 avril 1915, le lieutenant Edward Donald Bellew, un officier âgé de 32 ans faisant partie du 7e (1st British Columbia) Bataillon, combattait près de Keerselaere, en Belgique, sur le saillant d’Ypres pour repousser les assauts des Allemands contre le front allié après que l’armée allemande ait utilisé le gaz toxique pour la première fois avec succès.

Alors que ses frères d’armes tombaient tout autour, soit tués soit blessés, et sans l’espoir d’une relève, le lieutenant Bellew opérait une des deux mitraillettes du bataillon. Lui et le sergent Hugh Pearless sont restés aux commandes de leur mitraillette, positionnés en hauteur et surplombant les troupes allemandes qui avançaient, même s’ils étaient presque complètement encerclés par l’ennemi.

La citation visant à décerner la croix de Victoria au lieutenant Bellew parue dans le London Gazette décrit que même si le sergent Pearless était tombé au combat et que le lieutenant Bellew était blessé, ce dernier « a soutenu le tir jusqu’à épuisement des munitions et que l’ennemi se rue sur sa position. Le lieutenant Bellew s’est alors emparé d’un fusil, a détruit la mitraillette et s’est battu jusqu’à la fin, avant d’être fait prisonnier » [traduction] (London Gazette, no 31340, le 15 mai 1919) (en anglais seulement). Pour ses actions, on a décerné au sergent Pearless la Médaille de conduite distinguée à titre posthume.

Reproduction en noir et blanc d’un compte rendu dactylographié du 7e Bataillon d’infanterie du Canada durant la période à laquelle le lieutenant Bellew a posé les actions qui lui ont mérité la croix de Victoria.

Extrait du journal de guerre – 7e Bataillon d’infanterie du Canada (MIKAN 1883213)

Le lieutenant Bellew sera prisonnier de guerre en Allemagne jusqu’en décembre 1917, lorsque, à cause des effets permanents du gaz à Ypres, il sera transféré en Suisse. Peu de temps après la fin de la guerre, en décembre 1918, il sera rapatrié en Angleterre, où il restera deux mois dans un hôpital avant de revenir au Canada. Il retourne en Colombie‑Britannique et œuvre comme ingénieur civil. Il meurt à Kamloops le 1er février 1961.

Sergent-major de compagnie Frederick William Hall, VC

Dans la nuit du 23 avril, au cœur des combats féroces qui se déroulent sur le saillant d’Ypres, le sergent-major de compagnie Hall du 8e Bataillon, Corps expéditionnaire canadien, comprend que plusieurs hommes de sa compagnie manquent à l’appel. Deux fois cette nuit-là, alerté par les plaintes des blessés, il s’avance dans le « no man’s land » afin de récupérer les blessés. Tôt le matin du 24, lorsqu’un soldat blessé appelle à l’aide à 15 verges de sa tranchée, le lieutenant Hall et deux autres personnes, le caporal suppléant John Arthur Kenneth Payne et le soldat John Rogerson, rampent jusqu’à sa hauteur. Lorsque les militaires Payne et Rogerson sont tous deux blessés, le sergent-major de compagnie Hall persévère afin de sauver les blessés.

Photographie en noir et blanc d’un jeune soldat, en uniforme militaire, arborant une moustache et assis sur une chaise.

Sergent-major Frederick W. Hall, VC (MIKAN 3216472)

La citation du sergent-major de compagnie Hall parue dans le London Gazette (en anglais seulement) relate qu’après l’échec de sa première tentative, « le sergent-major de compagnie Hall s’est repris une seconde fois faisant preuve d’une grande bravoure et, alors qu’il soulevait l’homme blessé pour le ramener, Hall s’est effondré, frappé mortellement à la tête » [traduction]. Le soldat que Hall tentait de sauver a aussi été tué.

Dessin d’une carte des tranchées où le 8e Bataillon d’infanterie du Canada s’était engagé lors de la première bataille d’Ypres.

Carte tirée du journal de guerre du 8e Bataillon d’infanterie du Canada. (MIKAN 1883215)

Frederick William Hall et les deux autres médaillés de la croix de Victoria, Leo Clarke et Robert Shankland, vivaient sur la rue Pine à Winnipeg (Manitoba) avant la guerre. En 1925, la rue Pine est renommée « Valour Road » pour honorer les trois hommes.

Bibliothèque et Archives Canada a la garde du dossier des états de service du Corps expéditionnaire canadien pour le lieutenant Edward Donald Bellew et le sergent-major de compagnie Frederick William Hall.