Exposition au Musée des beaux-arts du Canada – Vue d’ensemble : Le panorama photographique et les villes canadiennes

De nos jours, la plupart des appareils photo numériques sont équipés d’un mode simple à objectif non interchangeable pour prendre des images panoramiques.

Mais, à l’époque des appareils photo à pellicule, pour concevoir une photographie panoramique, il fallait soit passer des heures dans la chambre noire à coller laborieusement des images ensemble en superposant des poses sur le papier photo fini, soit acheter à gros prix un appareil à format panoramique.

Possiblement des membres de la famille Benjamin Low à bord d’un navire à vapeur à passagers montrant divers types d’appareils photo, dont un appareil photo panoramique, 1904.

Possiblement des membres de la famille Benjamin Low à bord d’un navire à vapeur à passagers montrant divers types d’appareils photo, dont un appareil photo panoramique, 1904 (MIKAN 3191854)

Une nouvelle exposition au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa met en évidence des photographies panoramiques de villes canadiennes au 19e siècle. Les images, qui proviennent de la collection de Bibliothèque et Archives Canada, documentent l’usage qu’ont fait les premiers photographes de ce grand format pour saisir et célébrer le développement urbain rapide dont ils étaient témoins.

Les photographies panoramiques exagéraient la taille d’une ville et accentuaient ses lieux d’intérêt. Ce faisant, elles devenaient des images promotionnelles fort pratiques et des souvenirs de voyage convoités.

L’image suivante fait partie d’un rare panorama de Toronto datant de 1856. Le panorama complet (composé de 12 images) devait figurer dans la présentation de la ville afin d’être désignée capitale du Canada-Uni. À l’époque où ces images ont été prises, la photographie était une tâche ardue et une pratique coûteuse.

Une vue de la rue King Ouest jusqu’à la rue York Nord, à Toronto, prise à partir du Rossin House Hotel.

Une vue de la rue King Ouest jusqu’à la rue York Nord, à Toronto, prise à partir du Rossin House Hotel (MIKAN 3194746)

Pour immortaliser cette vue de la ville, le photographe a dû transporter un lourd équipement et des produits chimiques jusque sur le toit du Rossin House Hotel. La lente émulsion et le processus au collodion humide nécessitaient de longues expositions, ce qui se traduisait par un mouvement flou et transformait des rues achalandées en des espaces calmes et déserts.

En 1887, le photographe canadien John Connon a breveté un appareil photo panoramique, qui permettait une exposition continue sur presque 360 degrés. Capturant les images sur un film négatif ciré, l’appareil de Connon était posé sur une table tournante.

Une page de la demande de brevet de John Connon en lien avec l’appareil photo panoramique, 1888.

Une page de la demande de brevet de John Connon en lien avec l’appareil photo panoramique, 1888 (MIKAN 4628414)

M. Connon a probablement utilisé son nouvel appareil pour prendre cette pose du Chemin de fer Canadien Pacifique traversant la ville de Fergus (Ontario).

Vue de la voie ferrée, à Fergus (Ontario), vers 1886-1887.

Vue de la voie ferrée, à Fergus (Ontario), vers 1886-1887 (MIKAN 4488786)

En plus de servir à immortaliser le développement urbain, le format panoramique était utilisé pour photographier des paysages, des événements marquants et des portraits de groupes nombreux.

Visitez l’exposition au Musée des beaux-arts du Canada ou consultez notre album Flickr pour découvrir d’autres panoramas de notre collection!

Retrouver les sources de l’histoire canadienne : la construction d’une nation dans les archives et les bibliothèques de France et de Grande-Bretagne

Dans un discours prononcé en 1936, le premier ministre Mackenzie King déclarait : « Si certains pays ont trop d’histoire, nous, nous avons trop de géographie ». Le Canada est un pays relativement jeune dont l’histoire est intimement liée à celle d’autres pays de l’autre côté de l’océan. Comment faire pour découvrir cette histoire si les documents qui en témoignent sont entreposés dans les archives et les bibliothèques de France et du Royaume-Uni? Comment ces documents peuvent-ils être mis à la disposition des Canadiens?

Jean-Baptiste-Louis Franquelin. CARTE DE L'ACADIE CONTENANT Tous les Ports, Havres, Sondes & Mouillages qui font le long de fes côtes; Les Bois, Montagnes, Lacs, & Marais qui font dans la profondeur de fes Terres & touttes les Rivierres qui en defcendent. Avec une partie de la Colonie Françoise du Canada audessus & dessous de Quebec sur les bords du Fleuve de St Laurent 1702.

Jean-Baptiste-Louis Franquelin. CARTE DE L’ACADIE CONTENANT Tous les Ports, Havres, Sondes & Mouillages qui font le long de fes côtes; Les Bois, Montagnes, Lacs, & Marais qui font dans la profondeur de fes Terres & touttes les Rivierres qui en defcendent. Avec une partie de la Colonie Françoise du Canada audessus & dessous de Quebec sur les bords du Fleuve de St Laurent 1702.
Cette carte a été dressée à l’origine par Jean-Baptiste-Louis Franquelin, cartographe officiel de la Nouvelle-France. Il s’agit ici d’une copie exécutée par Charles Beaudouin en juillet 1939. Des artistes, comme Beaudoin, étaient embauchés pour copier les cartes et plans les plus importants dans les archives de France et du Royaume-Uni. Ces cartes et plans de la collection de BAC sont considérés comme des originaux (MIKAN 4125184).

Premières transcriptions

Bien avant la Confédération, des efforts concertés ont été déployés pour documenter et promouvoir notre histoire. Des citoyens, membres d’organisations telles que la Société littéraire et historique de Québec se sont rendus en Europe pour scruter les documents conservés dans les archives françaises et britanniques afin d’y découvrir des informations relatives au Canada. Louis-Joseph Papineau lui-même, durant son exil en France après la rébellion du Bas-Canada, a repéré et copié d’importants documents témoignant du passé colonial du Canada. Lorsque les Archives du Dominion ont été créées en 1872, la recherche a progressé de manière exponentielle. En 1902, au décès du premier archiviste du Dominion, Douglas Brymner, 3 000 volumes de transcriptions de documents concernant l’histoire coloniale du Canada avaient été produits. En 1905, une équipe permanente fut chargée de la transcription des documents en Europe. Douglas Brymner souhaitait que le Canada possède ces documents qui témoignent des moments importants de la fondation et de l’administration du pays par des puissances étrangères. Cette vision s’est réalisée au cours du siècle suivant.

Une meilleure concertation

Le succès du programme de copie outremer a été largement influencé par les grands événements qui ont marqué l’actualité. Durant les années 1920, la prospérité économique du Canada a permis d’intensifier ces travaux de transcription grâce à l’embauche d’un plus grand nombre de copistes : des archivistes locaux, en exercice ou à la retraite, ainsi que des Canadiens résidant à l’étranger. Dans les années 1930, le programme de copie a connu une forte réduction et pendant la Deuxième Guerre mondiale a carrément été interrompu en France; toutes les transcriptions qui n’avaient pas déjà été expédiées au Canada ont été entreposées en sécurité dans les ambassades suisse et américaine à Paris jusqu’à la fin de la guerre. Avec l’invention du microfilm et de la microphotographie, le processus de copie des documents est devenu beaucoup plus facile, rapide et efficace. En un siècle, plus de 450 000 pages ont été reproduites. De l’introduction du microfilm dans les années 1950, à la fin du programme de copie au début du 21e siècle, environ 2,5 millions de pages ont été microfilmées.

Anonyme. Plan de l’enclose de Plaisance en Terre-Neuve [dessin d’architecture] : fait le 15 [septem]bre, 1690.

Anonyme. Plan de l’enclose de Plaisance en Terre-Neuve [dessin d’architecture] : fait le 15 [septem]bre, 1690.
Ce plan de l’établissement de Plaisance à Terre-Neuve, daté de 1690, a été copié par Jules Juteau. Dans le coin inférieur gauche, on peut voir la signature de l’artiste ainsi que la date où il a terminé son travail (MIKAN 3941581).

Entre le premier voyage outremer de membres de la Société littéraire et historique de Québec en 1835 et la fin du programme de copie de BAC au début des années 2000, les copistes ont travaillé avec diligence dans les bibliothèques et centres d’archives de France et du Royaume-Uni pour retrouver les documents qui nous ont aidés à mieux comprendre notre histoire. On peut consulter plusieurs de ces pièces copiées sur le site Web Héritage.

Le 200e anniversaire de sir George-Étienne Cartier, éminent père de la Confédération

Aujourd’hui, nous soulignons le 200e anniversaire d’un des plus importants personnages historiques du Canada, sir George-Étienne Cartier, une tête de file parmi les pères de la Confédération. Sir Cartier est né le 6 septembre 1814 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, dans la province du Bas Canada. Il étudie le droit et amorce la pratique en 1835; toutefois, la politique devient vite sa passion. Son entrée dans le monde de la politique s’inscrit à une époque fort mouvementée, alors qu’il joue un rôle dans la rébellion du Bas Canada de 1837 et qu’il participe à la bataille de Saint-Denis. Sir Cartier s’exilera ensuite pendant un an au Vermont, mais il plaide l’indulgence et retourne à Montréal en 1839.

L’honorable sir George-Étienne Cartier, baronnet

L’honorable sir George-Étienne Cartier, baronnet (MIKAN 3476630)

En 1848, Sir Cartier est élu à l’Assemblée législative de la Province du Canada et, peu de temps après, il est nommé au Cabinet. De 1857 à 1862, il occupe la fonction de co-premier ministre de la Province du Canada en compagnie de sir John A. Macdonald après avoir établi une coalition avec les conservateurs du Haut Canada. C’est à cette époque que commence la collaboration entre Macdonald et Cartier et qu’ils entreprennent de rechercher des appuis pour la Confédération dans une tentative de mettre fin à l’instabilité politique.

Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier (MIKAN 3213760)

George Étienne Cartier joue un rôle central afin de convaincre les Canadiens français de soutenir la Confédération. Il fait valoir que les intérêts des francophones seraient bien mieux servis dans une fédération composée de provinces. Lorsque la Confédération aboutit enfin le 1er juillet 1867, John A. Macdonald devient le tout premier premier ministre et Cartier, le tout premier Ministre de la Milice et de la Défense.

Parmi leurs pairs, on reconnaît l’honorable sir John A. Macdonald, l’honorable sir George-Étienne Cartier et le lieutenant-colonel John G. Irvine

Parmi leurs pairs, on reconnaît l’honorable sir John A. Macdonald, l’honorable sir George-Étienne Cartier et le lieutenant-colonel John G. Irvine (MIKAN 3192010)

Le décès de M. Cartier survient le 20 mai 1873 et touche profondément son grand ami, John A. Macdonald, qui propose qu’on érige une statue en hommage au politicien décédé. Celle-ci sera sculptée par Louis‑Philippe Hébert et inaugurée en 1885. Il s’agit de la première statue à être installée sur la Colline du Parlement, elle s’y trouve encore d’ailleurs. M. Cartier aura influencé plusieurs générations de Canadiens. Le centenaire de son anniversaire en 1914 a été souligné par d’importantes célébrations et on a alors érigé un autre monument, cette fois-ci à Montréal. La résidence de M. Cartier à Montréal a été désignée lieu historique national.

Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier (MIKAN 2837680)

Bien que la majorité des documents de Cartier aient été détruits, Bibliothèque et Archives Canada possède plusieurs objets importants, y compris un album de photos de famille, des cartes postales et des lettres écrites à l’époque qu’il était ministre de la Milice et de la Défense. Nous avons également plusieurs lettres rédigées par M. Cartier à l’attention de M. Macdonal; elles sont conservées dans la collection Sir John A. Macdonald (contenu archivé).

Pour en apprendre plus sur sir George-Étienne Cartier et le rôle qu’il a joué dans la Confédération :

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une treizième baladoémission : William Redver Stark : le soldat et l’artiste

Bibliothèque et Archives Canada diffuse sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée William Redver Stark : le soldat et l’artiste.

Deux employées de Bibliothèque et Archives Canada, l’archiviste en art Geneviève Morin et la conservatrice Lynn Curry, discutent du fonds William Redver Stark. Elles explorent les antécédents de William Redver Stark, le temps qu’il a passé en tant que soldat durant la Première Guerre mondiale et les œuvres d’art qu’il a produites, plus particulièrement les quatorze cahiers de dessins compris dans son fonds.

Abonnez vous à nos baladoémissions au moyen de notre fil RSS ou iTunes, ou consultez le site : Balados – Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Portraits de la capitale : Les visages de la collection Topley

La collection de photographies de William James Topley acquise en 1936 fait partie des collections les plus populaires de Bibliothèque et Archives Canada. La collection comprend plus de 150 000 négatifs sur plaque de verre et support de nitrate, 68 albums préparés par le studio, des journaux des affectations quotidiennes et des livres comptables.

La grande collection comprend des pièces datant de 1868 à 1923. Elle documente la prolifique carrière de Topley, un Montréalais d’origine qui a commencé sa carrière de travailleur autonome en ouvrant une succursale du studio William Notman à Ottawa, sur la rue Wellington, après avoir travaillé comme apprenti du célèbre photographe à Montréal pendant plusieurs années. Il abandonne plus tard le nom de Notman pour exploiter son propre studio à divers endroits d’Ottawa, déménageant de la rue Wellington au coin des rues Metcalfe et Queen avant de s’établir à deux endroits de la rue Sparks.

Les photographies produites pendant la longue carrière de Topley constituent une source de référence visuelle fascinante sur la vie à Ottawa et dans d’autres villes canadiennes. Parmi les images se trouvent des scènes de la vie quotidienne, des photographies de vitrines de magasins qui ont été commandées au studio, la Colline du Parlement avant, pendant et après l’incendie de 1916 et, plus intéressant peut‑être encore, des portraits de citoyens célèbres et ordinaires.

En 1872, le studio de Topley attire plus de 2 300 clients par année, dont des premiers ministres, des gouverneurs généraux, des membres de la haute société d’Ottawa, des hommes d’affaires et des citoyens ordinaires. Il a créé la célèbre image composite du premier grand bal costumé canadien, qui est organisé par le comte de Dufferin et son épouse en 1876.

Les clients de Topley sont souvent les familles des personnes influentes d’Ottawa. Dans la capitale, les parents des politiciens, des propriétaires fonciers et des barons du bois se rendent fréquemment au studio Topley pour se faire prendre en portrait. Au début du XIXe siècle, cette pratique revêt encore un certain prestige, si bien que des épouses, des enfants et même des animaux de compagnie sont photographiés au studio, dans certains cas plusieurs fois par année.

Ces merveilleux portraits sont captivants puisqu’ils permettent de voir les vêtements, les coiffures et les expressions des citoyens ottaviens du passé. Il est également intéressant de voir les visages des personnes qui ont donné leurs noms aux rues, parcs et écoles d’Ottawa.

Mademoiselle Powell, 1870

Mademoiselle Powell, 1870 (MIKAN 3479280)

Mademoiselle E. Pattie avec un chat, 1873

Mademoiselle E. Pattie avec un chat, 1873 (MIKAN 3461227)

Monsieur Brewer, 1875

Monsieur Brewer, 1875 (MIKAN 3433630)

Mesdemoiselles Sparks et Magee, 1889

Mesdemoiselles Sparks et Magee, 1889 (MIKAN 3448969)

Madame Bronson, 1869

Madame Bronson, 1869 (MIKAN 3478860)

Autres modèles locaux

Pour en savoir plus

Les épouses de guerre de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale

Les guerres sont des événements tragiques. Cependant, elles peuvent parfois avoir des aspects positifs inattendus. Lors de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs soldats canadiens ont rencontré l’amour de leur vie à l’étranger pour ensuite se marier et ramener leurs épouses au Canada.

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons ajouté une nouvelle page à notre section patrimoine militaire sur les femmes étrangères qui ont épousé des soldats canadiens, les épouses de guerre. Ces femmes ont partagé une expérience commune – celle de quitter leur pays et d’entreprendre de longs voyages en direction du Canada, par bateau et ensuite en train. Elles ont fait face à de nombreux défis en adoptant un nouveau pays, une nouvelle culture et parfois même une nouvelle langue.

Des épouses de guerre en route vers le Canada à bord du S.S. Letitia disent au revoir à leurs familles et leurs amis.

Des épouses de guerre en route vers le Canada à bord du S.S. Letitia disent au revoir à leurs familles et leurs amis. (Source Mikan 3352285)

Sur cette nouvelle page, vous trouverez des documents provenant de différentes sources. La plupart proviennent des dossiers de la Défense nationale, du ministère de l’Emploi et de l’Immigration, du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, de la Direction du rapatriement et du bureau des épouses canadiennes. Certains proviennent aussi d’organismes privés.

Visitez la page des épouses de guerre pour consulter les ressources imprimées et les archives disponibles à Bibliothèque et Archives Canada.

Les actes notariés

Désirez-vous en savoir plus sur la vie quotidienne de vos ancêtres en Nouvelle-France et au Québec? Vous auriez alors intérêt à consulter les actes notariés qui vous donneront une foule de détails sur les biens mobiliers et immobiliers que possédaient vos ancêtres ainsi que sur d’autres transactions qu’ils ont faites avec différentes personnes; le plus ancien acte notarié connu date de 1635.

Les actes notariés sont des ententes privées rédigées par un notaire, qui prennent la forme de contrats. Parmi les plus courants, mentionnons le contrat de mariage, le testament, l’inventaire de biens après décès, les baux de location, les actes de vente, etc.

Les actes notariés sont conservés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), mais Bibliothèque et Archives Canada possède des copies de quelques-uns dans le Fonds des greffes de notaires du Québec. Vous pouvez aussi cliquer sur Recherche d’archives avancée et inscrire le nom d’une personne ou d’un notaire.

Vente par Nicolas Réaume et Charles-Noël Réaume à leur frère Alexis. Notaire F. Le Guay, 9 mai 1781. Bibliothèque et Archives Canada, MG18-H44, vol. 8, 4 pages.

Vente par Nicolas Réaume et Charles-Noël Réaume à leur frère Alexis. Notaire F. Le Guay, 9 mai 1781. Bibliothèque et Archives Canada, MG18-H44, vol. 8, 4 pages. (MIKAN 2313614)

Comment trouver les actes notariés

Afin de trouver des actes notariés, il existe plusieurs outils à votre disposition. Pour les actes les plus anciens, soit de 1635 à 1784, consultez la base de données Parchemin, réalisée par la Société de recherche historique Archiv-Histo, qui donne un résumé de chaque acte notarié (date de l’acte, nom du notaire et noms des parties). Parchemin est accessible à BAnQ, dans des bibliothèques publiques et des centres d’archives.

Vous pouvez aussi consulter plusieurs index nominatifs pour différentes régions du Québec. Grâce à un vaste programme de numérisation, vous pouvez aussi consulter en ligne les répertoires et index des notaires de toutes les régions du Québec par le biais des Archives des notaires du Québec, des origines à 1933 de BAnQ.

Un paradis des généalogistes : la tenue des registres de l’état civil au Québec

Parlez-en à n’importe quel généalogiste – tous vous diront que les chercheurs qui ont des ancêtres ayant vécu au Québec sont privilégiés. Grâce à la grande proportion de registres qui ont survécu et à la façon dont les registres catholiques et protestants au Québec ont été tenus, les chercheurs peuvent compter sur une ressource précieuse. En fait, le Québec est considéré comme le « paradis des généalogistes! ».

On doit l’excellente tenue des registres au Québec à une série d’ordonnances et de règlements religieux et civils d’origine française.

L’influence française

L’année 2014 marque le 475e anniversaire de la première ordonnance, soit celle de Villers-Cotterêts, signée au mois d’août 1539 dans le département actuel de l’Aisne par le roi de France, François 1er. On oblige alors les curés à enregistrer les baptêmes et les sépultures. En 1579, l’ordonnance signée à Blois prescrit l’enregistrement des mariages dans un registre.

De plus, en deux occasions, soit lors du concile de Trente (1545-1563) et de la publication du Rituel Romain de 1614, l’église catholique romaine renforce l’importance de la tenue de registres. On précise la façon d’enregistrer les informations, telles que les noms du parrain et de la marraine, des témoins, des parents, etc.

Finalement, en 1667, l’ordonnance de Saint-Germain-en-Laye introduit la pratique de tenir les registres en deux copies; la première est conservée par le curé et la seconde est déposée à la fin de l’année en cours auprès des autorités civiles. Cela permet de sauvegarder bien des registres qui auraient pu être perdus ou détruits à jamais si une seule copie avait existé.

Leurs applications en Nouvelle-France et de nos jours

Ces règlements entrent en vigueur en 1621 en Nouvelle-France et sont appliqués par les autorités locales. De plus, suite à la Conquête de 1760, les autorités britanniques, reconnaissant la grande valeur de ce système, le conservent.

Au Québec, les registres d’état des personnes présentent les caractéristiques suivantes :

  • Il existe trois types d’actes : le baptême, le mariage et la sépulture.
  • Les actes sont rédigés par des prêtres au niveau paroissial.
  • Ils se présentent par ordre chronologique, habituellement à l’intérieur d’un seul registre.
  • Leur rédaction est soumise à deux réglementations distinctes, ecclésiastiques et civiles.

Consultez la page État civil : naissances, mariages et décès pour en savoir plus sur ces documents et sur la façon de les consulter.

Bonne recherche!

Importante mise à jour de la base de données du Recensement de 1861 au Canada

Depuis la publication de la base de données du Recensement de 1861 au Canada, en 2013, les clients et les employés de Bibliothèque et Archives Canada ont signalé de nombreux documents manquants ou images mal placées, si bien que nous avons corrigé plus de 133 000 entrées! Voici certaines améliorations apportées à la base de données.

Problèmes relatifs au Canada‑Ouest et au Canada‑Est

Au Canada‑Ouest, les documents des villes de Hamilton, Kingston, London, Ottawa et Toronto ont été signalés parmi les documents manquants, mais ils existent. Ces cinq villes, bien qu’elles soient nommées à part dans le Recensement de 1861, sont cachées dans les listes des districts ruraux voisins. Par exemple, Ottawa et Kingston se trouvent dans les districts de Carleton et de Frontenac, respectivement. Les cinq villes sont maintenant correctement identifiées comme des districts, et leurs quartiers, comme des sous‑districts.

Toujours au Canada‑Ouest, les districts ruraux de Renfrew et de Russell étaient manquants, mais les documents de ces districts et de leurs sous‑districts peuvent maintenant être interrogés. Dans le district rural de Kent, les sous‑districts de Camden et de Gore ont été identifiés correctement, tout comme la ville et le district de Chatham. De plus, les liens des images des districts de Brant et de Dundas ont été corrigés.

Au Canada‑Est, les liens de plusieurs images ont été corrigés, notamment dans les districts d’Argenteuil, Montcalm et Saint‑Jean.

Bases de données de recensements en ligne

Le site Web de Bibliothèque et Archives Canada offre actuellement les bases de données de 15 recensements. En faisant des recherches généalogiques, vous avez peut‑être trouvé un ancêtre dont le nom ou l’âge a été mal écrit ou mal lu par le transcripteur. Nous pouvons arranger ça!

Pour demander une correction, cliquez sur le lien « Suggérer une correction » sur la page de l’item, inscrivez votre adresse courriel et fournissez des explications. Après avoir confirmé que la suggestion est conforme au contenu du recensement original, nous corrigerons la transcription sur notre site Web. N’oubliez pas que les variantes orthographiques sont fréquentes et qu’un nom de famille peut évoluer au fil du temps. Par conséquent, vous avez plus de chances de trouver votre ancêtre si vous essayez diverses variantes orthographiques. Soundex est un outil qui peut s’avérer utile pour trouver les variantes phonétiques de votre nom.

Nous vous souhaitons une bonne exploration du dernier recensement réalisé avant la Confédération du Canada!

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!