Un trésor de la Collection Lowy : la Bible polyglotte de Walton (1657)

Vous pensez pouvoir trouver Brian Walton sur Google ou Linkedln? Vous changerez vite d’idée en voyant son portrait dans la Bible polyglotte de 1657 : pur produit de son époque, Walton y apparaît, une plume à la main, très digne dans ses vêtements épiscopaux. C’est lui qui nous a laissé en héritage cette magnifique bible multilingue comportant des textes en langues d’origine et d’anciennes traductions.

Deux versions de la Bible polyglotte ont été imprimées. La plus ancienne, connue sous le nom de version républicaine, comporte une dédicace remerciant Cromwell d’avoir supprimé la taxe à l’importation du papier. La plus récente – la version loyale – a été imprimée après la restauration de la monarchie. Bibliothèque et Archives Canada a le privilège de les conserver toutes les deux dans la Salle Jacob M. Lowy, au 395, rue Wellington, à Ottawa. Grâce à sa prévoyance ainsi qu’à celle de monsieur Lowy, les chercheurs et le grand public peuvent s’y rendre pour y consulter de nombreux trésors.

Photographie couleur d’un livre richement décoré à la feuille d’or, portant sur son dos l’inscription Bibla Polyglotta Walton.

La Bible polyglotte de 1657 (AMICUS 940077)

Si ce n’était de cette œuvre qui porte son nom, le visage et l’histoire de Walton ne seraient jamais parvenus jusqu’à nous, sa tombe ayant été détruite lors du grand incendie de Londres. Walton était un ecclésiastique des années 1600. Personnage énergique et controversé, il s’opposa à certains de ses paroissiens puritains ainsi qu’à un comité de la Chambre des communes sur la question de la dîme. Contraint de prendre une retraite prématurée à Oxford, il en profita pour perfectionner sa maîtrise des langues anciennes, concevoir un plan pour publier une bible polyglotte, vendre l’idée à d’éminents universitaires et solliciter les services de collègues orientalistes.

Photographie couleur d’une page avec l’image d’un homme vêtu d’habits épiscopaux, tenant une plume à la main et regardant le lecteur.

Gravure représentant Brian Walton, tirée de l’introduction de la Bible polyglotte de 1657.

Au moins trois bibles polyglottes avaient déjà été publiées en Europe dans les années 1600, mais Walton voulait en produire une moins coûteuse et plus facile à vendre. Et il y parvint : sa bible – le premier ouvrage vendu par abonnement en Angleterre – connut un véritable succès commercial. Au prix de 50 £, ce titre était tout de même le plus dispendieux que possédaient plusieurs chercheurs et gentilshommes. Au moment de mettre sous presse, Walton avait déjà recueilli plus de 9 000 £.

Photographie couleur montrant des textes en plusieurs langues disposés côte à côte.

Photo de pages intérieures de la Bible polyglotte de 1657, montrant toutes les langues et les formes d’écriture sur une même page.

La bible de Walton fut aussi la première à présenter sur une même page toutes les versions du texte dans différentes langues, un exploit technologique pour l’époque. Ce n’est là qu’une des incroyables caractéristiques de cet ouvrage en six volumes, qui donne un nouveau sens au mot « tome ». Lorsqu’on voit ces anciens textes bibliques imprimés côte à côte en neuf langues (dont l’hébreu, le grec, le syriaque, l’arabe, l’éthiopien et le persan), avec la traduction latine pour chacune, on regrette de ne pas avoir appris plus de langues étrangères à l’école!

La Bible polyglotte de Walton est unique, tant par son contenu que par son histoire : elle a survécu à un périple de quatre siècles qui l’a menée de Londres jusqu’à la résidence de Jacob M. Lowy, à Montréal. En 1977, monsieur Lowy l’a léguée à Bibliothèque et Archives Canada en même temps que tous ses livres hébraïques rares et anciens, qui forment une collection de calibre international.

Pour en savoir plus sur la Collection Lowy, rendez-vous au www.collectionscanada.gc.ca/collection-lowy/index-f.html.

Les écluses sont ouvertes : dix millions de pages, et ce n’est pas fini!

En 2010, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a établi un nouveau processus d’examen en bloc axé sur les risques dans le but de donner accès à plus de documents fédéraux sous le régime de la Loi sur l’accès à l’information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels du Canada. BAC est fier de la grande réussite de cette initiative puisque le public a maintenant accès à plus de dix millions de pages produites par le gouvernement canadien.

Qu’est‑ce qu’un examen en bloc?

Il s’agit de l’examen systématique d’un ensemble de documents fédéraux conservés dans la collection permanente de BAC. Une approche de gestion du risque est fondée sur l’ancienneté du document et sur le sujet traité. Des stratégies d’échantillonnage permettent de déterminer si le public peut consulter ces documents en vertu de la Loi sur l’accès à l’information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Des parties représentatives des archives sont examinées pour savoir si l’accès doit être ouvert ou non.

Quels sont les documents visés par le processus d’examen en bloc?

BAC possède d’innombrables documents du gouvernement fédéral concernant tous les aspects de la vie publique canadienne. Des documents sur des sujets très variés sont accessibles grâce à l’examen en bloc, notamment :

  • L’histoire militaire du Canada
  • Les relations entre le gouvernement fédéral et les Autochtones du Canada
  • Nos relations diplomatiques et commerciales importantes avec des gouvernements étrangers et des organisations internationales
  • Les nombreuses fonctions et activités gérées par le gouvernement fédéral dans toutes les régions du Canada
  • La célébration de notre centenaire en 1967, ce qui est d’actualité puisque les Canadiens préparent actuellement le cent cinquantième anniversaire du pays.
Photo noir et blanc de six hommes debout au bord de la mer; un navire est visible à l’arrière plan.

Exemple d’une collection rendue accessible grâce au processus d’examen en bloc. La photographie montre la délégation canadienne de la Commission internationale de contrôle et de surveillance pour le Vietnam, en 1955 (MIKAN 3192391).

BAC continuera de contribuer à la Stratégie du Canada pour un gouvernement ouvert et à rendre des documents accessibles. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de l’initiative. Restez à l’affût pour consulter les pièces marquantes de la collection auxquelles les Canadiens auront accès!

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une dix-huitième baladodiffusion : « Le drapeau canadien et la feuille d’érable à jamais réunis »

Galerie

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) diffuse sa plus récente émission de baladodiffusion : Le drapeau canadien et la feuille d’érable à jamais réunis. Notre drapeau, avec son emblème si caractéristique de la feuille d’érable et ses couleurs vives – le … Lire la suite

Célébrons les 50 ans du drapeau national du Canada!

Le drapeau canadien célèbre son 50e anniversaire! Le drapeau a été adopté par le Parlement le 15 décembre 1964 et sa proclamation, signée par la reine Elizabeth II, est entrée en vigueur le 15 février 1965.

Reproduction en couleur de la proclamation du drapeau canadien. Le document décrit le drapeau et indique la date de son entrée en vigueur.

La proclamation du drapeau canadien (MIKAN 2909612)

Le choix d’un drapeau représentatif et distinctif pour le Canada a suscité de nombreux débats après la Première et la Seconde Guerre mondiale; en 1964, cette question est devenue une priorité âprement débattue pour le gouvernement libéral minoritaire de Lester B. Pearson. Annoncée en mai 1946, l’intention manifestée par Pearson de choisir un drapeau avant le mois de décembre 1964 a été critiquée par l’opposition progressiste-conservatrice dirigée par John Diefenbaker, qui voulait faire entériner une telle décision par une consultation populaire.

En septembre 1964, Tommy Douglas, chef du Nouveau Parti démocratique, suggéra de confier le choix de ce symbole d’importance nationale à un comité parlementaire formé de représentants de tous les partis. L’idée a été acceptée par le gouvernement et un comité de sélection du drapeau national composé de 15 membres a été créé, sous la présidence du député John Matheson. Après avoir examiné des milliers de propositions, c’est le dessin représentant une feuille d’érable rouge sur un carré blanc entre deux bordures rouges qui a été retenu par le comité pour devenir le symbole unificateur du Canada. Cette proposition (en anglais seulement) a été soumise par l’historien George F. Stanley qui décrivait le concept comme simple, exempt de tout symbole national britannique ou français, et facilement identifiable au Canada.

Le choix de la feuille d’érable rouge a été débattu et voté par la 26e législature du Canada. La passion entourant cette question n’a jamais faibli. Les débats se sont poursuivis jusqu’au vote final par la Chambre des communes le 15 décembre… à deux heures du matin!

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a numérisé plusieurs des propositions soumises par le public au comité du drapeau national. On peut voir certaines d’entre elles sur le site Flickr de BAC.

Aimeriez-vous en apprendre davantage sur cet épisode de l’histoire canadienne? En cliquant sur les liens ci-dessous, vous pourrez explorer d’autres fonds d’archives de BAC relatifs au drapeau canadien.

Voici quelques autres liens concernant le débat entourant l’adoption du drapeau canadien :

 

Vos ancêtres viennent-ils du Japon?

Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre japonais, et quand il ou elle a quitté le Japon et est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux de connaître vos origines japonaises?

Si oui, le site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Japonais. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à BAC, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, plus de 20 000 Japonais ont été placés dans des camps d’internement et dans des centres de relocalisation à l’intérieur de la Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario.

Si votre ancêtre est arrivé entre 1865 et 1935, vous trouverez peut-être son nom dans les listes de passagers.

Les cahiers de William Redver Stark : ordonner les pages

Dans notre dernier billet sur William Redver Stark, nous avons appris que les 14 cahiers de dessins, en plus d’être incomplets, montraient des signes d’usure structurelle et physique. Il manque aussi de nombreuses pages dans cinq d’entre eux. On ne sait pas si elles ont été enlevées par Stark lui-même ou par quelqu’un d’autre plus tard, mais quoi qu’il en soit, cela a plusieurs effets négatifs :

  • L’autre moitié de l’in‑folio est détachée du bloc de feuillets
  • L’orientation et l’ordre des pages sont modifiés
  • Les bords des pages détachées sont endommagés, car ils dépassent les couvertures des cahiers
  • Le dos et la reliure deviennent instables et se détériorent
Photographie en couleurs de deux pages. On voit, sur le bord droit de la page de gauche, une étroite ligne d’aquarelle qui est la suite du dessin.

Une petite ligne d’aquarelle sur le bord de la page de gauche correspond au dessin de la page de droite et révèle que ces pages se suivent.

Pour résoudre ces problèmes, l’équipe de restauration a revu chaque page des cahiers afin de déterminer leur orientation et leur ordre d’origine. Tous les détails ont été observés et consignés soigneusement : le support, l’aquarelle, l’encre ou le graphite, la reliure et les pages endommagées. L’équipe a examiné le papier sous plusieurs sources de lumière et différents angles, scruté les plus menus détails au microscope et mesuré chaque page avec précision.

Photo en couleur d’un cahier de dessins ouvert montrant une aquarelle à gauche et la matière transférée à droite.

Transfert de matière : la page a été tournée avant que l’aquarelle soit sèche. Des pigments verts et bruns de la page précédente ont donc été transférés sur la page suivante. La page détachée est replacée au bon endroit.

Voici les indices les plus concluants révélant l’ordre d’origine des pages :

  • Les transferts et le chevauchement de la matière
  • Les dommages subis par le papier, comme des taches, des déchirures et des bouts manquants qui se répètent sur plusieurs pages
  • Les traces laissées par les instruments de l’artiste et la reliure
  • Les dimensions et l’ondulation du papier ainsi que l’endroit où sont percés les trous pour la reliure
  • Les notes de l’artiste, dont la date et le lieu
Photographie en couleurs d’un cahier de dessins ouvert. La page de gauche comprend le dessin d’un lion qui a laissé des traces sur la page de droite.

Le lion dessiné au crayon à mine, à gauche, a laissé une image symétrique sur la page de droite, confirmant ainsi que les deux pages détachées se suivent.

Après avoir documenté les preuves établissant l’ordre des pages, on a pu commencer le long processus consistant à réordonner celles-ci. Chaque détail a été catalogué dans un tableau de correspondance, pour bien comprendre l’ordre des pages dans chaque cahier.

Image noir et blanc d’un tableau employé pour cataloguer les dispositions actuelle et originale des pages.

Le plan décrit l’ordre actuel des pages et la disposition d’origine probable des cahiers. Les documents précisent le nombre de pages par signature (des groupes de feuilles pliées et cousues ensemble); le numéro et l’emplacement des pages manquantes, déplacées ou blanches; la pagination; et le type de papier. Les notes de l’artiste sont également inscrites.

La première page du tableau de correspondance donne des exemples de transfert et de chevauchement de la matière. Le chevauchement s’est produit lorsque Stark, en dessinant ou en peignant, a dépassé la page ou la zone prévue pour son œuvre. Le transfert de matière a eu lieu quand l’artiste a terminé son travail : une fois le cahier refermé, les pages sont entrées en contact avec des pigments humides ou friables. Dans les deux cas, la matière est visible sur les pages précédentes ou suivantes, ce qui révèle l’ordre d’origine.

Dans le prochain blogue de cette série, nous examinerons comment les pages endommagées nous aident à déterminer l’ordre des pages.

Avez-vous des ancêtres de race noire?

Vous aimeriez savoir quand et comment il ou elle est arrivé au Canada ? Si oui, notre site Web est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les gens de race noire. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à Bibliothèque et Archives Canada, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes.

Après la Révolution américaine, les autorités britanniques accueillent plus de 3 000 esclaves et Noirs libres qui sont demeurés loyaux envers la Couronne. Ces Loyalistes de race noire rejoignent plusieurs autres Loyalistes dans des établissements situés partout dans les Provinces maritimes de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard. D’autres esclaves noirs rejoignent leurs propriétaires loyalistes quand ils immigrent au Canada. Vous pouvez trouver les noms de ces Loyalistes de race noire dans les bases de données Réfugiés loyalistes de race noire, 1782-1807 – Port Roseway Associates et Ward Chipman, Muster Master’s Office (1777-1785).

Annuaires canadiens en ligne

Bibliothèque et Archives Canada est heureux d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de la base de données en ligne Annuaires canadiens. Vous y trouverez notamment une version complète des annuaires en format PDF, ainsi que des annuaires nouvellement numérisés qui ne se trouvent pas dans la base de données.

Reproduction noir et blanc d’une page de l’annuaire avec trois cartes professionnelles annonçant des quincailleries.

Publicité sous la forme de cartes professionnelles, tirée de l’annuaire de Montréal pour 1842–1843, page 213 (en anglais seulement).

Ces 152 nouveaux annuaires sont pour les villes ontariennes d’Hamilton, de Kingston et de London, et pour les comtés du sud-ouest de l’Ontario.

Bonne recherche!

 

 

Les papiers ne naissent pas tous égaux

Vous savez peut-être que, depuis 25 ans, des efforts considérables sont investis dans le but de délaisser les papiers acides qui se détériorent rapidement au profit de produits plus stables. Ce courant découle en grande partie des préoccupations du milieu des bibliothèques à l’égard de la détérioration rapide du papier dans leurs collections. Résultat : l’Occident ne produit plus de papier acide, à l’exception du papier journal. C’est une excellente nouvelle pour les bibliothèques, les archives et les consommateurs.

Il est cependant impossible de garantir la survie à long terme (plus de 300 ans) de tous les types de papier. Étant donné que les fabricants modifient régulièrement la composition chimique du papier, il est bon que les consommateurs et les employés des bibliothèques et des archives connaissent les produits sur le marché et la meilleure façon de les utiliser.

Alors, jetons un coup d’œil autour de nous. Notre papier bon marché utilisé pour les photocopies n’est pas acide, comme le montrent les tests réalisés avec un crayon à pH. Ce papier peut porter la mention « sans acide ».

Photographie en couleurs d’un morceau de papier sur lequel il est écrit : « Mauve : bonne nouvelle! ». Il s’agit donc d’un papier sans acide.

Test de pH sur du papier pour photocopieur courant.

Par contre, il ne répond pas aux normes de longévité nécessaires pour faire partie d’une collection sur une base permanente. Il est parfait pour les signets et autres objets éphémères.

Le papier de qualité pour la conservation à long terme porte la mention « permanent » ou « archives » avec le symbole de l’infini placé dans un cercle.

Image du symbole du papier sans acide : le chiffre huit placé horizontalement dans un cercle.

Symbole de l’infini représentant du papier permanent ou du papier d’archives.

Le papier permanent est parfois fait de pâte de bois, qui contient de la lignine acide nuisible. Toutefois, celle‑ci est généralement extraite de la pâte, et aucun acide n’est ajouté durant la fabrication. Le papier permanent est censé survivre plusieurs siècles lorsqu’il est entreposé normalement dans une bibliothèque ou des archives. Le papier « permanent » portant le symbole de l’infini est conforme à la norme ISO 9706 ou à la norme ANSI/NISO Z39.48‑1992.

Le papier d’archives respecte une norme encore plus élevée et peut durer jusqu’à 1 000 ans. Ce papier à base de fibres de cellulose provient de plantes sans bois et ne contient pas de lignine (il s’agit généralement de coton ou de lin). De plus, la norme sur le papier pour documents d’archives (ISO 11108) comprend des exigences sur la solidité que l’on ne trouve pas dans les normes sur le papier permanent.

Il est recommandé d’utiliser du papier permanent ou du papier d’archives pour l’entreposage à long terme dans les collections. Si la solidité est un facteur, par exemple pour les emballages ou les pochettes, il vaut mieux choisir du papier d’archives.

Photo en couleurs d’une pochette employée pour ranger des documents textuels.

Pochette en papier d’archives.

En terminant, n’oubliez pas que les conditions ambiantes influent grandement sur la longévité du papier. On estime que la durée de vie du papier double chaque fois que la température baisse de cinq degrés. Attachez vos tuques!