Vos ancêtres viennent-ils d’Angleterre?

Vous aimeriez savoir qui était votre premier ancêtre anglais, et quand il ou elle a quitté l’Angleterre et est arrivé au Canada? Êtes-vous curieux de connaître vos origines anglaises?

Si oui, le site Web de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est un endroit idéal pour commencer votre recherche. Vous y trouverez une page consacrée à la recherche généalogique sur les Anglais. Cette page vous offre de l’information historique, du matériel publié et des documents d’archives préservés à BAC, ainsi que des liens vers d’autres sites Web et organismes. Cette page contient aussi un lien vers nos ressources sur les petits immigrés anglais. On estime que plus de quatre millions de Canadiens sont des descendants de petits immigrés anglais.

Si votre ancêtre est arrivé entre 1865 et 1935, vous trouverez peut-être son nom dans les listes de passagers.

De nouvelles aquarelles de Robert Hood documentent l’histoire du Canada dans l’Arctique

Le 16 avril 1821, le matelot Robert Hood écrit un dernier texte dans son journal. Cet officier marinier de la marine royale britannique est âgé de 24 ans. Sous le commandement du capitaine John Franklin, il participe à une expédition visant à cartographier la rivière Coppermine dans le cadre de la recherche du passage du Nord‑Ouest. Cette entrée dans le journal de Hood met fin à ses descriptions des activités quotidiennes du groupe de matelots britanniques, de voyageurs canadiens et de guides et interprètes autochtones qui parcourent, par voie terrestre, un trajet les menant du poste de traite York Factory à la rivière Coppermine en passant par Cumberland House et Fort Enterprise. Hood continue cependant de noter les conditions météorologiques et les données de navigation dans d’autres volumes, en plus de produire au moins un autre document visuel.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le plaisir d’annoncer l’achat récent de quatre aquarelles qui appartenaient aux descendants de Hood.

Portraits des interprètes esquimaux de Churchill embauchés par l’expédition terrestre dans le Nord est vraisemblablement la dernière œuvre de Robert Hood qui est parvenue jusqu’à nous. L’aquarelle parachevée en mai 1821 représente Tattannoeuck (Augustus) et Hoeootoerock (Junius).

Portraits à l’aquarelle de deux jeunes Inuits, surnommés Augustus et Junius, portant des vêtements occidentaux.

Portraits des interprètes esquimaux de Churchill embauchés par l’expédition terrestre dans le Nord, mai 1821 (MIKAN 4730700)

Les trois autres aquarelles acquises ont été peintes l’année précédente, pendant l’hiver passé à Cumberland House.

En janvier 1820, Hood peint un vison qui trempe une patte dans l’eau sur une rive en pierres ainsi qu’un renard croisé capturant une souris dans la neige.

Aquarelle représentant un vison qui trempe une patte dans l’eau sur le bord d’une rivière.

Vison, le 20 janvier 1820 (MIKAN 4730702)

Aquarelle d’un renard ayant capturé une souris dans un paysage hivernal

Un renard croisé capture une souris, le 26 janvier 1820. (MIKAN 4730703)

Deux mois plus tard, Hood entreprend une randonnée vers les collines Pasquia, où il rencontre un groupe de Cris. Il est invité dans leur tente et profite de l’occasion pour dessiner une aquarelle extrêmement détaillée : Intérieur d’une tente des Indiens du Sud[titre original]. Une gravure, Intérieur d’une tente crie, est inspirée de cette image et sera publiée dans le compte rendu du capitaine John Franklin intitulé Récit d’un périple sur les côtes de la mer polaire au cours des années 1819, 1820, 1821 et 1822.

Aquarelle montrant l’intérieur d’une tente. Sept personnes sont assises autour du feu. L’une d’entre elles est une mère qui tient son enfant sur une planche porte bébé. Des fourrures ou de la viande sèchent sur un poteau disposé horizontalement, et un chaudron rempli de nourritures est placé au dessus du feu. Un fusil, un arc et des flèches sont accotés sur une paroi de la tente. Une personne mange, une autre fume la pipe et les autres semblent écouter attentivement.

Intérieur d’une tente des Indiens du Sud [titre original]  (MIKAN 4730705)

Malheureusement, Robert Hood ne verra jamais ses œuvres publiées dans le récit de Franklin. L’expédition est accablée par les conditions météorologiques extrêmes et manque de ravitaillement, au point où les membres doivent manger du lichen pour survivre. Au début d’octobre 1821, Robert Hood est trop affaibli par la faim pour continuer le voyage. Il reste à l’arrière avec deux Britanniques pendant que les autres partent chercher de la nourriture et du matériel à Fort Enterprise. Un des voyageurs, Michel Terohaute, change d’idée, quitte le groupe de Franklin et retourne au camp avec Hood. Le 23 octobre 1821, pendant que les deux autres hommes sont partis chercher à manger, Terohaute abat Robert Hood. Le capitaine John Franklin parvient à récupérer le journal et les aquarelles de Hood pour les donner à la sœur de ce dernier, qui distribuera ensuite les œuvres à ses petits‑enfants. BAC se considère chanceux d’avoir pu acquérir quatre aquarelles anciennement inconnues qui documentent une expédition essentielle dans l’histoire du Canada en Arctique.

Ressources complémentaires

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour d’avril 2015

À ce jour, 143 613 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

BAC numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. La plus récente boîte numérisée est la no 2057, ce qui correspond au nom « Cussons ». Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

 

 

À bas les parasites!

Le mot « parasite » peut désigner bien des choses, mais à Bibliothèque et Archives Canada, il fait référence à un certain nombre de créatures qui menacent les collections des bibliothèques et des archives. De nombreux insectes se nourrissent de substances que l’on retrouve sur des documents, des photographies et des livres, comme la cellulose, l’amidon et la colle. De plus, les souris aiment déchirer des bouts de papier pour faire leurs nids. Les animaux nuisibles agissent si rapidement que des documents précieux peuvent subir des dommages irréversibles en peu de temps. Il est donc important de connaître ces parasites et les moyens de les éloigner.

Un simple papier de muffin mal jeté peut alimenter neuf souris qui accoucheront de cinq à dix souriceaux chacune. Il faut bien nettoyer les zones de consommation des aliments afin de les rendre moins attrayantes pour ces petits rongeurs. Des poubelles dont le couvercle est bien ajusté sont également utiles.

Le contrôle de l’humidité à l’intérieur d’un édifice est un bon moyen d’écarter les bestioles mentionnées dans le tableau ci‑dessous. À cette fin, on peut améliorer le système de chauffage, de ventilation et de climatisation qui est en place, installer des ventilateurs dans les zones humides, poser des bourrelets de calfeutrage et des joints d’étanchéité sur les portes extérieures, etc. Des déshumidificateurs dans les zones humides peuvent rendre de précieux services. Il est également essentiel de toujours enlever la moisissure dans les endroits trop humides. Un nettoyage soigneux et des pratiques d’entretien ménager adéquates aident aussi à éloigner les parasites. Si ces derniers sont déjà présents, il faut passer l’aspirateur et balayer. Si le problème persiste, d’autres mesures peuvent être envisagées : sceller les fissures dans les fondations, le ciment ou les planchers, réparer les fuites dans les tuyaux comme les éviers et les égouts de toit, etc.

Le top cinq des bestioles indésirables dans les bibliothèques et les archives :

Parasite Taille Image Notes
Psoque Psocoptera 1 mm one Les psoques mangent de l’amidon, de la moisissure et des insectes morts, surtout s’ils sont humides, car ils ont besoin de zones humides pour croître.*
Collembole nivicole Famille des entomobryidae 1 mm  two Les collemboles nivicoles envahissent un édifice en colonie et meurent rapidement. Ils forment ainsi de la moisissure et des déchets dont les autres insectes se nourrissent. Ces organismes mangent des végétaux en décompo­sition, des moisissures, des bactéries, des excréments d’arthropodes, des algues et du pollen.*
Anthrène des tapis Anthrenus verbasci De 2 à 3 mm  three three1 Les larves des anthrènes des tapis sont particuliè­rement destructrices; elles mangent des spécimens d’animaux, du poil, des plumes et des tissus de laine.
Cloporte Famille des armadillidiidae De 8 à12 mm  four Les cloportes attirent d’autres parasites et constituent une source de nourriture pour eux.*
Lépisme Lepisma saccharina De 5 à 15 mm   five Les lépismes grignotent la surface des documents et laissent des traces bien évidentes.*

*Voir les exemples de dommages ci dessous.

Exemples de dommages causés par des insectes

Photo en couleur montrant un livre dévoré par les psoques.

Infestation de psoques (Wikipedia)

Photo couleur montrant un livre rouge avec des taches blanche ou les lépismes ont grignoté le livre.

Dommages causés par des lépismes qui ont grignoté le livre (Wikipedia)

Photo en couleur montrant une migration printanière de collemboles.

Collemboles nivicoles entrés dans un édifice; ils tachent les documents et nourrissent d’autres insectes. ©Bibliothèque et Archives Canada

Photo en couleur montrant une invasion de cloportes.

Les cloportes constituent une source de nourriture pour les souris et d’autres insectes. ©Bibliothèque et Archives Canada

 

La norme RDA: une révolution dans le monde du catalogage !

On vit une véritable révolution dans le domaine du catalogage! Depuis 2010, la norme RDA (Ressources : Description et accès) est la nouvelle norme internationale en matière de description. Des institutions comme Bibliothèque et Archives Canada (BAC), la Bibliothèque du Congrès, les bibliothèques nationales britannique et allemande et d’autres comités nationaux et internationaux (des employés de BAC font partie du Comité canadien de catalogage, par exemple) ont travaillé conjointement à son élaboration pendant plusieurs années. BAC a commencé à mettre en œuvre la RDA à la fin de 2012, et toute la section du catalogage poursuit ses efforts. Des centaines d’heures de travail ont été investies dans des formations, des réunions, des recherches et des lectures individuelles, ainsi que des discussions et des consultations informelles en équipe. En effet, nous devons repenser bon nombre de nos politiques et de nos pratiques pour nous adapter aux nouvelles philosophies et règles de description de la RDA.

En quoi la RDA est‑elle si différente?

Il y a toujours eu des normes et des règles pour régir la description, certes, mais celles que nous utilisions avaient été établies avant l’apparition de la multitude de formats que les bibliothèques modernes recueillent et mettent maintenant à notre disposition. Les catalogueurs devaient donc traiter tous les documents comme s’ils étaient des livres imprimés. Vous imaginez la frustration par moments! En plus, les anciennes règles visaient à faire rentrer toute l’information essentielle sur des fiches de 3 po par 5 po qui étaient classées dans des tiroirs. Il fallait donc utiliser des abréviations, omettre l’information non essentielle et prendre des décisions en fonction de l’emplacement de l’information sur la fiche. Maintenant que nous avons des catalogues en ligne, des données liées et des bases de données internationales au bout des doigts, nous devons revoir notre façon de faire. Une partie de la solution consiste à modifier la présentation physique de l’information dans les fiches des catalogues (à titre d’exemple, la RDA élimine toutes les abréviations qui n’apparaissent pas sur le document lui‑même). Parfois, nous devons envisager sous un nouvel angle les relations entre le contenu, le contenant (ce que nous appelons le « support ») et leur créateur.

Qu’est‑ce qui n’a pas changé?

Comme toujours, les notices bibliographiques servent à décrire de façon précise et exhaustive les documents physiques et leur contenu pour que les utilisateurs de notre catalogue puissent mieux consulter nos collections. Les employés de notre section du catalogage s’emploient à créer des métadonnées utiles, exactes et crédibles qui seront utilisées dans les bibliothèques du pays et les bases de données internationales. La RDA change peut‑être les méthodes de catalogage, mais pas la raison d’être!

Liens utiles :

Des vedettes-matière bien de chez nous

Les recherches par sujet dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada se font principalement avec les vedettes-matière de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, dont la liste est continuellement mise à jour depuis 1898. (Elles sont connues sous l’acronyme LCSH, pour « Library of Congress Subject Headings ».) Toutefois, les thèmes typiquement canadiens figureront probablement dans le Répertoire de vedettes-matière publié par la Bibliothèque de l’Université Laval, ou dans son équivalent anglais, le Canadian Subject Headings.

Ces deux outils ont été conçus pour être utilisés de pair avec les vedettes-matières de la Bibliothèque du Congrès. Les sujets y sont classés selon la même structure, et la plupart des politiques correspondent à celles de la Bibliothèque du Congrès.

En 1968, l’ancienne Bibliothèque nationale du Canada a dressé une première liste d’accès à des sujets canadiens qui n’étaient pas traités par la Bibliothèque du Congrès. L’objectif : les aborder du point de vue du Canada. Depuis l’an 2000, le répertoire Canadian Subject Headings est affiché sur Internet avec AMICUS, le catalogue de Bibliothèque et Archives Canada. Il est sans cesse renouvelé pour refléter les sujets abordés dans une perspective canadienne, y compris les sujets d’actualité.

Le répertoire Canadian Subject Headings couvre principalement les domaines de la culture, de l’économie, de l’histoire, de la littérature, de la politique et de la société canadiennes. Parmi les sujets traités, mentionnons l’histoire économique et sociale du Canada, le gouvernement du Canada, la géographie du Canada, le système judiciaire canadien, l’approche du Canada à l’égard des langues secondes, le bilinguisme et le multiculturalisme, ainsi que les Autochtones.

Copie d’écran du résultat d’une recherche lancée dans la version française du Canadian Subject Heading avec la vedette-matière canadienne « couverture de la Baie d’Hudson ».

Résultat d’une recherche sur une vedette-matière propre au Canada (couverture de la Baie d’Hudson), lancée dans la version française du Canadian Subject Heading.

Voici quelques exemples illustrant notre identité unique :

 Native youth [Canadian Subject Headings, ou CSH]
Jeunesse autochtone [Répertoire des vedettes-matière, ou RVM]

Native peoples – Canada – Residential schools [CSH]
Pensionnats autochtones – Canada [RVM]

Hudson’s Bay blankets [CSH]
Couvertures de la Baie d’Hudson [RVM]

Canada – History – War of 1812 [CSH]
Canada – Histoire – 1812, Guerre de [RVM]

Italian Canadians [CSH]
Canadiens d’origine italienne [RVM]

European Canadian authors [CSH]
Auteurs canadiens d’origine européenne [RVM]

Voyageurs [CSH]
Coureurs des bois [RVM]

Habitants – Canada [CSH]
Agriculteurs – Canada – Histoire – 18e siècle [RVM]

Goods and services tax – Canada [CSH]
Taxe sur les produits et services [RVM]

Band membership [CSH]
Nationalité indienne [RVM]

Films for second language learners [CSH]
Films pour allophones [RVM]

Sugar bush—Canada [CSH]
Érablières [RVM]

Aimeriez-vous proposer une nouvelle vedette-matière pour le répertoire Canadian Subject Headings? Nous serons heureux de recevoir votre proposition! Envoyez-la au rédacteur du répertoire, à normes@bac-lac.gc.ca.

Centenaire de la Première Guerre mondiale : hommage aux récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, nous présenterons, au cours des trois prochaines années, un profil de chacun des récipiendaires canadiens de la Croix de Victoria. Nous publierons le profil des récipiendaires 100 ans, jour pour jour, après qu’ils aient réalisé l’action à la source de la distinction.

Photographie en couleur d’une médaille. Le ruban est cramoisi. La médaille cruciforme en bronze arbore un lion surplombant une couronne et une bannière, où l’on peut lire For Valour (pour bravoure).

Croix de Victoria (MIKAN 3640361)

La Croix de Victoria (VC) est la décoration militaire la plus prestigieuse du Commonwealth et a préséance sur l’ensemble des médailles, décorations et ordres. Reconnaissance de la bravoure devant l’ennemi, la VC peut être décernée à une personne, peu importe son grade militaire, et à des civils sous commandement militaire. Jusqu’à maintenant, 98 Canadiens ont reçu la Croix de Victoria , le premier étant Alexander Roberts Dunn qui, en 1854, a participé à la bataille de Balaclava durant la guerre de Crimée. Des Croix de Victoria ont été décernées à 71 soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale, et à 16 durant la Seconde Guerre mondiale. Les autres médailles ont été remises à des Canadiens par suite de la Rébellion indienne de 1857 (au cours de laquelle William Hall de la Nouvelle-Écosse est devenu le tout premier noir à mériter la VC) et de la guerre d’Afrique du Sud (1899–1902).

En 1993, la Croix de Victoria canadienne a été adoptée en remplacement de la VC britannique. La médaille est identique à la VC britannique, mais l’inscription est en latin — Pro Valore —, une langue à l’origine du français et de l’anglais. Aucune Croix de Victoria canadienne n’a encore été attribuée.

La série de profils renfermera aussi des liens vers des photographies, des états de service militaire, des journaux de guerre et d’autres artefacts numérisés que l’on retrouve dans les collections de Bibliothèque et Archives Canada. Ces collections aident à raconter les récits des Canadiens qui ont connu la Première Guerre mondiale sur de nombreux fronts, y compris le front intérieur, et dont les actions et les souvenirs influencent les Canadiens d’aujourd’hui, de même que leur vision et leur compréhension du premier véritable conflit mondial.

Nous amorcerons la présentation des profils des récipiendaires de la Croix de Victoria en lien avec la Première Guerre mondiale avec le caporal suppléant Frederick Fisher.

Des images sur l’immigration maintenant sur Flickr

Le Canada se distingue de la plupart des autres pays par la diversité de sa population. Notre mosaïque culturelle, ethnique et linguistique se reflète dans le patrimoine varié de Bibliothèque et Archives Canada associé aux divers groupes ethnoculturels. March 26, 2015

Le renne au Canada

Au début des années 1900, l’introduction du renne en terre canadienne était perçue comme une source possible d’approvisionnement en nourriture et de stimulation économique pour les régions nordiques éloignées. Cet animal avait été domestiqué dans nombre de pays nordiques et avait joué un rôle important dans la pérennité de la population. D’une part, la viande, le lait et d’autres sous-produits du renne, comme les peaux et les ramures, peuvent fournir des ressources vitales, et d’autre part, ces animaux sont forts et peuvent transporter ou tirer de lourdes charges sur de longues distances. De plus, leur physique est adapté au climat et à l’environnement nordique.

Photographie en noir et blanc d’un collage d’album à photos. Il y a cinq photographies montrant des rennes qui tirent des traîneaux de toutes sortes, des personnes apparaissant en toile de fond. Les photos sont étiquetées et certaines personnes sont identifiées.

Les rennes sont utilisés comme animaux de trait depuis des centaines d’années. Ici, nous voyons des éleveurs et des rennes attelés à des traîneaux, possiblement sur l’île Richards (T.N. O.), vers 1942. (MIKAN 4326743)

Plusieurs tentatives d’introduire le renne à Terre-Neuve et sur l’île de Baffin ont été, au début, couronnées de succès, mais le plus bel example a été l’expérience menée en Alaska. Le gouvernement américain, pressé par des groupes de missionnaires, a acquis 1 200 rennes sibériens de la Russie entre 1892 et 1902. Un autre petit troupeau a été acheté en Norvège et envoyé en Alaska. Un groupe d’éleveurs lapons et des membres de leurs familles ont été embauchés pour s’occuper des animaux et enseigner aux populations indigènes l’élevage de ces bêtes.

Le gouvernement du Canada s’est alors penché sur les résultats de l’expérience américaine. En 1919, on lançait une commission d’enquête parlementaire sur le renne et le bœuf musqué. La croissance fulgurante du troupeau d’Alaska fut impressionnante, on retrouve alors plusieurs centaines de milliers de chevreuils répartis dans une centaine de troupeaux et plusieurs centaines de propriétaires et d’éleveurs indigènes locaux sont engagés dans cette entreprise. On avait dorénavant accès à de la viande fraîche pour consommation sur place et l’on en vendait aussi à profit aux États du Sud.

Photographie en noir et blanc d’un collage d’album à photos. Il y a quatre photographies montrant des carcasses de rennes et des peaux mises à sécher.

La viande de renne mise à sécher sur des tréteaux et soulevée au moyen d’un palan, possiblement à Elephant Point, en Alaska, et sur l’île Richards (T.N. O.), 1938. (MIKAN 4326727)

De nombreux groupes ont insisté pour que le gouvernement du Canada prenne des mesures, il en a résulté des plans visant à acheter un troupeau de l’Alaska et à l’implanter dans un lieu approprié dans les Territoires du Nord-Ouest. Deux botanistes du ministère de l’Intérieur ont cherché un emplacement avec de bons pâturages et ont recommandé qu’on établisse un bureau central (qui deviendra la « Reindeer station » [poste de renne]) à l’est du delta du fleuve Mackenzie. On signera alors un contrat avec l’entreprise Loman Bros. Company en vue d’acheter et de faire livrer 3 515 animaux au coût de 150 $ la bête. On s’attendait à parcourir 1 500 milles en 18 mois pour apporter le troupeau, mais, fait incroyable, il aura fallu cinq ans et parcourir le double de la distance pour arriver à bon port. En mars 1935, Andy Bahr et son groupe ont livré 2 370 rennes. Peu après naissaient 811 faons, ce qui a fait grimper le nombre total final tout près de la quantité commandée.

Photographie en noir et blanc d’un collage d’album à photos. Il y a quatre photographies montrant des troupeaux de rennes. Certaines photographies ont été prises de loin, d’autres ont un plan rapproché du troupeau.

Des troupeaux de rennes dans une aire d’estivage et dans un corral, probablement à la baie de Kidluit, sur l’île Richards (T.N. O.), 1941. (MIKAN 4326736)

Les succès du début ont fait place à une série de revers, dont le point culminant a été le décès de quatre propriétaires inuits et d’un éleveur lapon lors d’un accident de navigation en 1944. Il devint plus difficile de convaincre les chasseurs inuits traditionnels d’abandonner leur mode de vie habituel pour adopter la vie souvent solitaire et monotone d’un éleveur. Il arrivait que des mois d’efforts soient anéantis au simple passage d’une tempête ou par des prédateurs qui faisaient une razzia, causant la perte d’un grand nombre d’animaux.

Photographie en noir et blanc d’un groupe d’hommes debout autour d’une petite loge à passerelles pour les rennes.

Les Inuits ont été, dès les débuts, les propriétaires et employés des premières entreprises consacrées à l’élevage du renne à la baie de Kidluit (T.N. O.). (MIKAN 3406119)

Comme ce fut le cas pour d’autres expériences canadiennes, le projet des rennes n’a pas connu le succès de l’initiative menée en Alaska. Les troupeaux sous la garde des Inuits ont été remis au gouvernement, et le Service canadien de la faune a géré les activités jusqu’en 1974, date à laquelle ils furent vendus à des intérêts privés, Canadian Reindeer Ltd. (en anglais seulement). Encore à ce jour, les activités relèvent du secteur privé. Bien que les ambitions des premiers promoteurs n’aient pas été couronnées de succès, les efforts déployés constituent un volet intéressant qui s’inscrit dans l’histoire du Nord du Canada.

Ressources connexes

Les collections de Bibliothèque et Archives Canada comprennent des centaines de documents et de photographies qui révèlent encore plus de détails en lien avec l’expérience sur le renne au Canada. Pour accéder à ces ressources, vous pouvez consulter les sources suivantes :

Sources gouvernementales

Documents de premiers ministres

Documents de source privée

Bibliothèque et Archives Canada diffuse sa plus récente émission de baladodiffusion, « Explorer le passé familial : la généalogie au Canada »

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) diffuse sa plus récente émission de baladodiffusion : « Explorer le passé familial : la généalogie au Canada ».

Dans cette émission, les conseillers en généalogie Sara Chatfield et Richard Lelièvre de Bibliothèque et Archives Canada se joignent à nous pour parler de la recherche en généalogie. Nous nous penchons sur la nature de cette science, les éléments qui la composent et le point de départ d’un projet dans ce domaine. Nous suggérons des ressources utiles et expliquons l’aide que Bibliothèque et Archives Canada peut vous apporter dans vos recherches en généalogie.

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