Bibliothèque et Archives Canada publie sa plus récente émission de baladodiffusion : « Protecteurs du Nord : les bandes dessinées au Canada »

Bibliothèque et Archives Canada publie sa plus récente émission de baladodiffusion intitulée Protecteurs du Nord : les bandes dessinées au Canada.

L’influence des bandes dessinées sur la culture contemporaine est évidente, mais vous ignoriez peut- être que Bibliothèque et Archives Canada possède une grande collection de BD et de documents semblables. Dans cette émission, deux historiennes de la BD, Hope Nicholson et Rachel Richey, nous parlent de leur travail et de la contribution de BAC. De plus, la bibliothécaire des collections spéciales, Meaghan Scanlon, décrit la collection de BD en détail et présente les ressources offertes en ligne.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

D’autres ajouts à la Collection de livres rares : un recensement

Après avoir reçu les derniers ajouts à la Collection de livres rares, l’équipe de la restauration a procédé à un recensement ou à une enquête afin de déterminer l’état de la collection. Les restaurateurs de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ont élaboré les questions du recensement en consultation avec des bibliothécaires spécialisés dans les livres rares. L’équipe de la restauration a ensuite évalué les livres individuellement et consigné l’information.

Les principaux renseignements consignés portaient sur l’état de la collection, mais ils renfermaient aussi des données sur les ornements et le style des livres. On a documenté tous les détails relatifs à l’état de chaque livre à l’origine, les travaux de restauration requis — qu’il s’agisse de travaux mineurs ou majeurs – ainsi que les dommages structurels observés. On a aussi pris note du degré de détérioration du cuir et du besoin de consolidation du cuir (un traitement de surface visant à empêcher la détérioration). De plus, on a déterminé l’emballage idéal pour chaque livre, que ce soit une enveloppe ou une enveloppe et une attache ou encore un boîtier, et l’on a consigné cette information. On a noté d’autres détails : les ornements sur la couverture, la présence de papier marbré et d’ex-libris, de même que toute autre inscription intéressante, des volumes manquants, etc.

Graphique circulaire illustrant les portions de la nouvelle collection en fonction de leur état, de mauvais à excellent.

Figure 1. Résultats du recensement de l’état des nouveaux livres rares.

Après le recensement, on a procédé à la consolidation du cuir de 499 livres sur un total de 518. Après les traitements, on a constaté qu’environ 8 % de la collection était passée d’un état passable à bon. Le nombre de livres dans un état passable a diminué, de 38 % à 30 %, et le nombre de livres en bon état a augmenté, de 27 % à 35 %. Seulement 15 % de la collection devaient être remboîtée, ce qui a été fait.

Un tableau et un graphique circulaire illustrant les types d’emballage requis en ce qui concerne la collection. La grande majorité des ouvrages n’ont pas besoin d’un emballage spécial, tandis que d’autres nécessitent une enveloppe, une enveloppe et une attache ou des boîtiers.

Figure 2. Éléments de la collection devant être remboîtés.

Maintenant que le recensement est terminé, l’équipe a rédigé un rapport qui résume et présente tous les résultats au moyen de graphiques et de tableaux simples. Le rapport constituera un précieux outil pour les restaurateurs et permettra de planifier les prochains projets de restauration en plus de servir d’instrument de recherche pour les bibliothécaires et archivistes.

Molly Lamb Bobak : première artiste de guerre du Canada

Le 24 mai 2015 marque le 70e anniversaire de la nomination de Molly Lamb Bobak comme première femme artiste de guerre du Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 1942, Molly Lamb Bobak venait de finir son cours à l’école des arts de Vancouver. La jeune peintre talentueuse a rapidement joint le Service féminin de l’Armée canadienne en tant que dessinatrice, rêvant de devenir un jour artiste de guerre officielle. Elle a travaillé comme serveuse dans les cantines avant d’être envoyée en formation de base en Alberta. En 1945, elle est finalement promue au grade de lieutenant de la section historique des Forces armées canadiennes.

Photographie en noir et blanc prise de côté montrant une femme en uniforme souriante assise sur un quai avec un tableau à dessin et un crayon dans la main. En arrière-plan, on voit un jeune enfant blond et des voiliers à quai.

Molly Lamb, artiste de guerre, du Service féminin de l’Armée canadienne, en train de dessiner à Volendam, Pays-Bas, septembre 1945 (MIKAN 3217951)

Peu après s’être enrôlée, Molly Lamb Bobak a commencé à écrire son journal qui est un précieux témoignage du rôle du Service féminin de l’Armée canadienne dans l’effort de guerre. Intitulé simplement W110278, d’après son numéro matricule, le journal est un compte rendu personnel et instructif, écrit à la main, de la vie quotidienne dans l’armée, accompagné de ses dessins. Échelonné entre novembre 1942 et juin 1945, le journal contient 147 feuillets et presque 50 esquisses sur des feuilles volantes intercalées dans les pages.

La première page indique bien le ton humoristique et l’approche unique employés tout au long du journal. Il est écrit à la manière d’un quotidien, la mise en page est semblable à celle des journaux grand format. Le premier titre à la une est le suivant « Une jeune femme franchit une étape des plus importantes! « Vous faites maintenant partie de l’Armée », votre test médical a été accepté. » [Traduction]

Suivent ensuite des bulletins de nouvelles écrits à la main, parsemés d’anecdotes amusantes et d’illustrations animées qui racontent l’expérience des jeunes femmes et leur vie dans l’armée pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le tout constitue un registre quotidien personnel de la vie dans le Service féminin de l’Armée canadienne à l’époque de Molly Lamb Bobak.

Trois ans après s’être enrôlée, Moly Lamb Bobak atteint son but ultime lorsqu’elle est nommée la première femme artiste de guerre au Canada et est envoyée outre-mer après le cessez-le-feu, où elle peint en Angleterre, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Pour célébrer le 70e anniversaire de la nomination de Molly Lamb Bobak comme première artiste de guerre du Canada, Bibliothèque et Archives a numérisé en entier son journal de la Deuxième Guerre mondiale en couleurs, en faisant ainsi un trésor national disponible en ligne.

Ressources connexes

Commander des documents : de quels numéros ai-je besoin?

Il peut paraître assez compliqué pour un néophyte et même, à l’occasion, pour un chercheur expérimenté de trouver le bon numéro de référence lorsqu’il s’agit de commander des documents de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Avec des titres tels que numéro MIKAN, no de référence archivistique, ancien no de référence archivistique, nos de contrôle reliés ou no de contrôle d’autres systèmes, il peut être parfois difficile de savoir quel numéro utiliser pour soumettre votre demande.

Normalement, toutes les informations de référence archivistique dont vous avez besoin pour commander des documents à des fins de consultation ou de reproduction se trouvent dans la rubrique « Conditions d’accès » de la description en ligne pour les dossiers, les documents et les acquisitions; ces informations doivent être lues de bas en haut.

Description dans la base de données « Recherche de fonds d’archives » de Bibliothèque et Archives Canada.

Description dans la base de données « Recherche de fonds d’archives » de Bibliothèque et Archives Canada. Notez les conditions d’accès dans la colonne de droite

Vous devrez prendre en note les informations suivantes, si elles sont disponibles, selon l’ordre indiqué (1 à 6), en finissant par le titre du document situé en haut de la page de description :

  1. Numéro de référence archivistique – p. ex., R112
  2. Ancien numéro de référence archivistique – p. ex., RG, MG, LMS, MUS. Il faut aussi transcrire tous les renseignements qui suivent le code d’identification alphabétique.
  3. Un numéro d’acquisition ou BAN – p. ex., 2003-00459-9
  4. Un numéro de volume ou de boîte — sans ce numéro, rien ne peut être commandé.
  5. No de dossier (créateur) ou no de document (créateur)
  6. Titre du document

Dans l’exemple ci-dessous, les informations suivantes sont requises pour le retrait du document :

     RG45, Volume 209, Dossier no 1147

Voici d’autres exemples de numéros de référence classés par type de document.

Veuillez noter que la section « Conditions d’accès » contient également des renseignements importants sur les restrictions à la consultation (identifiées par un code d’accès) qui s’appliquent aux documents décrits et qui indiquent si les documents sont ouverts à une consultation en vue de recherche ou de reproduction. Pour de plus amples informations sur les codes d’accès, veuillez consulter les blogues suivants : Introduction et Partie II.

Notez bien :

  • Il faut compter de 36 à 48 heures pour obtenir des documents d’archives, car les documents sont conservés dans un autre édifice et doivent être transportés au 395 rue Wellington pour y être consultés.
  • Soyez très attentifs aux codes d’accès indiqués sur les documents; ils peuvent signifier que vous devez fournir des renseignements supplémentaires si les dossiers comportent des restrictions.
  • Certains documents ont déjà été microfilmés et peuvent être visionnés immédiatement dans la salle de consultation. Si vous trouvez un document qui comporte un numéro de bobine de microfilm, vous pouvez vous rendre directement à la salle des microfilms et retirer la bobine de l’étagère pour la visionner.
  • En outre, certains documents microfilmés ont été numérisés grâce à une entente de collaboration avec Canadiana et peuvent être consultés sur le site Web Héritage.

Si aucune de ces démarches ne donne des résultats, n’hésitez pas à demander au personnel des services d’orientation ou de consultation de vous aider à trouver le bon numéro de référence, ou remplissez le formulaire Posez-nous une question.

1915 : Suivriez-vous cet exemple?

Les affiches de recrutement ci-dessous font partie d’une collection remarquable de plus de 4 000 affiches de nombreuses nations impliquées dans un conflit armé qui ont été acquises sous la direction de l’archiviste fédéral, M. Arthur Doughty, dans le cadre d’un effort plus large visant à documenter la Première Guerre mondiale.

Image de deux affiches côte à côte, l’une en anglais et l’autre en français. L’image montre un soldat debout, vu de profil, devant le drapeau Union Jack, le fusil sur l’épaule. Il porte l’uniforme et l’équipement du soldat canadien en 1915 : fusil Ross, sac à dos, casquette, bandes molletières et pelle MacAdam (appelée aussi pelle Hughes).

Une version anglaise et une version française d’une affiche utilisant la même image, mais avec un texte véhiculant des émotions très différentes. (MIKAN 3667198 et MIKAN 3635530)

Alors que la guerre meurtrière sans issue se poursuivait sur le front occidental en 1915, les nations impliquées dans le conflit armé furent forcées d’organiser des campagnes de recrutement dans le but de former de nouvelles divisions d’hommes pour les envoyer au combat. Les deux batailles mentionnées sur l’affiche ne furent certainement pas de grandes victoires pour le Corps expéditionnaire canadien qui venait tout juste de commencer ses opérations militaires. La défense désespérée à Saint-Julien, les opérations durant la Deuxième bataille d’Ypres de même que le résultat non concluant de la bataille de Festubert en mai 1915 étaient les seuls exemples dont les autorités disposaient afin de lever de nouvelles troupes pour le service outre-mer.

Le verset sentimental et l’image patriotique étaient d’usage conventionnel pour ce type d’affiche. Elle ferait appel aux Canadiens qui avaient des liens solides avec la Grande-Bretagne, mais offrirait peu d’encouragements aux Canadiens français, aux communautés des Premières Nations ou à d’autres groupes à s’enrôler. Il est intéressant de noter que le texte n’est pas une simple traduction : en anglais, le thème est le sacrifice héroïque alors qu’en français, il porte sur la fin du carnage et la restauration du « progrès ».

Ces affiches présentent un portrait réaliste d’un soldat au début de la guerre. Ce caporal suppléant est armé d’un fusil Ross dont les graves défauts ont été exposés dans les récits canadiens de la Première Guerre mondiale. Il porte des bottines basses et des bandes molletières (longue bande de tissu enroulée autour de ses mollets) qui étaient moins coûteuses à fabriquer que les bottes au genou, mais qui offraient moins de protection contre le froid et l’humidité. Les casques d’acier n’avaient pas encore été développés, laissant la tête et le haut du corps vulnérables aux éclats d’obus ou à tous les débris projetés.

Il est également alourdi par la pelle MacAdam (qui pend à sa hanche). Cette invention était le résultat d’une collaboration entre le ministre de la Milice et de la Défense, Sir Sam Hughes, et sa secrétaire, Ena MacAdam. Elle tentait de combiner un bouclier personnel et une pelle. La lame de la pelle était percée d’un petit trou qui devait permettre à un soldat couché sur le sol de viser avec son fusil et de faire feu à travers le trou tout en étant protégé par elle. Toutefois, la pelle était trop lourde et la terre passait à travers le trou. De plus, le bouclier était trop mince pour bloquer les balles allemandes! Heureusement, cet outil polyvalent raté a disparu petit à petit de l’équipement standard remis aux soldats avant que la première Division quitte l’Angleterre pour se rendre en France. Cette affiche est un artéfact important de son époque. Elle montre qu’en 1915, les soldats canadiens qui combattaient outre-mer avaient encore un très long chemin à parcourir.

Photographie noir et blanc montrant trois hommes dont deux sont clairement en uniforme. Un officier (le ministre de la Milice et de la Défense Sam Hughes) tient la pelle MacAdam, qui est une pièce de métal en forme de bêche avec un trou sur un côté, alors que l’autre officier est accroupi sur le sol et fait quelque chose qu’on ne peut discerner. Le troisième regarde la pelle.

Sam Hughes tenant la pelle McAdam (MIKAN 3195178)

Ressources connexes

Exposition des trésors de Bibliothèque et Archives Canada sur sir John A. Macdonald. Première partie : célèbres épreuves rejetées

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède la collection canadienne la plus exhaustive de documents sur le premier des premiers ministres du pays, sir John A. Macdonald. En cette année de commémoration du bicentenaire de la naissance de Macdonald, BAC présente une exposition à la Villa‑Bellevue de Kingston (Ontario), lieu historique national de Parcs Canada consacré à Macdonald.

Les Canadiens pourront y admirer des trésors rares, comme un cahier d’écolier de Macdonald et le premier portrait connu de lui :

Image d’un cahier d’écolier de sir John A. Macdonald; le cahier est ouvert à une page d’exercices de géométrie.

Cahier d’exercices de sir John A. Macdonald (MIKAN 122162)

Image du premier portrait connu de sir John A. Macdonald, un portrait à l’huile de style romantique.

Premier portrait à l’huile de sir John A. Macdonald, vers 1842 1843 (MIKAN 2837236)

L’exposition présente aussi des articles moins connus, mais particulièrement intéressants. La collection de BAC comprend la plupart des négatifs sur plaque de verre d’origine produits par le célèbre photographe William James Topley (1845‑1930) au cours d’une séance de photos réalisée à la demande de Macdonald. En voici quelques exemples :

Images de sir John A. Macdonald, debout, portant un pardessus. Il adopte plusieurs poses dans un décor des studios Topley, tenant parfois un chapeau et une canne. Images de sir John A. Macdonald, debout, portant un pardessus. Il adopte plusieurs poses dans un décor des studios Topley, tenant parfois un chapeau et une canne.

 Images de sir John A. Macdonald, debout, portant un pardessus. Il adopte plusieurs poses dans un décor des studios Topley, tenant parfois un chapeau et une canne.

Épreuves rejetées de photos de sir John A. Macdonald prises par William Topley, vers 1875 (MIKAN 3218747, MIKAN 3499179, MIKAN 3499181)

Topley était l’un des portraitistes les plus reconnus de son époque; des citoyens connus et inconnus de partout au pays lui demandaient de les photographier. Son studio, toujours situé près de la colline du Parlement, attirait bon nombre des premiers députés du nouveau Dominion. Topley avait même été nommé photographe officiel de la cour pour le gouverneur général du Canada, le marquis de Lorne (1845‑1914).

Les photos de Macdonald prises au studio Topley n’ont pas toutes survécu, mais la plupart des négatifs de chaque séance sont parvenus jusqu’à nous. On y trouve souvent des images rejetées qui s’avèrent fascinantes et surprenantes. Produites sur de minces plaques de verre (la technologie du XIXe siècle qui a précédé le développement de films photographiques), elles sont fragiles et encombrantes, et ne fournissent que des images négatives. Pour faciliter la consultation, des reproductions positives sont généralement tirées de ces négatifs, comme c’est le cas pour cette exposition.

Plusieurs prises rejetées et une épreuve produites pendant la séance chez Topley sont montrées une à la suite de l’autre. Ces photos inédites ne sont pas aussi formelles que les portraits développés produits dans un studio, mais elles donnent une idée du déroulement des séances de photographie au XIXe siècle. Prises dans leur ensemble, elles donnent une impression de mouvement et semblent ramener Macdonald à la vie.

BAC est le seul dépôt d’archives au Canada qui possède les documents officiels du studio Topley, dont les albums de comptoir d’origine, des épreuves photographiques et des négatifs. Les épreuves photographiques de Macdonald, comme tant d’autres documents, prouvent que la collection compte parmi les plus importantes documentations visuelles sur le Canada des cinquante premières années de la Confédération.

Image d’un reçu remis à sir John A. Macdonald après une séance de photographie chez William James Topley, en juin 1885.

Reçu d’une séance de photographie chez Topley (MIKAN 122162)

Venez voir les épreuves rejetées de Macdonald au lieu historique national de la Villa‑Bellevue, entre le 16 mai et le 12 octobre 2015.

Numérisation des dossiers du Corps expéditionnaire canadien – Mise à jour de mai 2015

À ce jour, 155 110 des 640 000 dossiers sont accessibles à partir de notre base de données Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914‑1918. S’il-vous plaît visitez la page sur la numérisation des dossiers de service du Corps expéditionnaire canadien pour plus d’information sur ce projet de numérisation.

Bibliothèque et Archives Canada numérise les dossiers de service systématiquement, à partir de la première boîte à la boîte no 10 686, ce qui correspond à peu près à l’ordre alphabétique. Veuillez noter qu’au fil des années, le contenu de certaines boîtes a dû être déplacé. Ainsi, un nom censé avoir été numérisé se trouve peut-être maintenant dans une autre boîte qui n’a pas encore été numérisée. La plus récente boîte numérisée est la no 3518, ce qui correspond au nom « Gilbert ». Veuillez s’il vous plaît vérifier la base de données régulièrement pour voir les nouveaux ajouts. Si vous avez encore des questions après avoir regardé dans la base de données, vous pouvez nous contacter directement au 1-866-578-7777 pour obtenir plus d’aide.

Un livre de comptes autochtone attribué à Michel « L’Aigle » Dokis, v. 1861–1884

Bibliothèque et Archives Canada a, dans sa collection numérique, un exemplaire d’un livre de comptes (dans lequel on peut admirer un système pictographique unique) qui était la propriété du chef ojibwa Michel Dokis.

Comme les documents créés par les Autochtones utilisant des systèmes d’écriture pictographiques sont extrêmement rares, la mise au point et l’utilisation d’un tel système confèrent à Michel Dokis et son journal comptable une importance exceptionnelle. Michel Dokis (appelé l’Aigle) a été l’un des signataires du Traité Robinson-Huron de 1850. Nommé chef à vie en 1850, il est demeuré à la tête de sa communauté jusqu’à sa mort en 1906. Il a été très actif pendant toute la deuxième moitié du 19e siècle, exploitant notamment plusieurs postes de traite dans la région de la rivière French, ce qui serait aujourd’hui la région du Centre et du Nord de l’Ontario. Il semble que Michel Dokis était alphabète et qu’il parlait couramment l’ojibwa et le français.

Le livre de comptes qu’il a tenu pour consigner ses activités commerciales suit les conventions établies pour la tenue d’un grand livre dans un système de comptabilité en partie double, chaque page étant consacrée à l’enregistrement des transactions avec une seule personne ou peut-être une famille. La ligne supérieure indique la nature et la quantité de marchandises destinées au commerce, tandis que la ligne inférieure indique la nature et la quantité de marchandises échangées.

Il est intéressant de noter que le client est identifié dans la marge supérieure par une image représentant son nom (castor, vison, rat musqué, loutre, tortue, canard, oie, faucon, arc et flèche, gland, un homme coiffé d’un chapeau ou d’une casquette ou fumant la pipe); certains noms personnels sont notés en ojibwa, en anglais et en français. Certaines dates sont indiquées en anglais ou en français. Parfois, des commentaires explicatifs sont notés en ojibwa, apparemment pour autoriser un paiement à un tiers ou pour inscrire le règlement définitif du compte.

Là où ça devient vraiment fascinant au sujet de ce grand livre, c’est que les écritures ont été faites au moyen d’un système pictographique unique, élaboré par Michael Dokis, qui n’a pas encore été entièrement déchiffré.

Une reproduction en couleurs d’une page couverte d’une variété de symboles et d’indications. Certains sont des objets de tous les jours parfaitement identifiables : pantalon, une hache, une cafetière.

Une page du livre de comptes où l’on peut voir certains des diagrammes figuratifs utilisés. Remarquez le violon dans le coin supérieur gauche. (MIKAN 3972512)

Les représentations symboliques des marchandises fabriquées proposées dans les échanges sont les plus faciles à déchiffrer -notamment le violon (page 398). Les pièces de vêtement incluent différentes types de chemises, pantalons et robes, des bretelles, chapeaux et bottes (unis, à pois, à rayures ou à carreaux), des châles (avec ou sans franges) et des peignes. Parmi les pièces d’équipement et les outils, on peut voir des ciseaux, des bobines de fil et des boutons; des écheveaux de ficelle ou de corde, des chandelles; des couteaux, des hachettes ou des haches, des clous, des limes, des tarières, des carabines, des pièges, des couvertures et des tentes. Des rayures (///) sur une couverture, un piège ou d’autres articles devaient probablement indiquer le nombre.

Une reproduction en couleurs d’une page couverte d’une variété de symboles et d’indications. Certains sont des objets de tous les jours parfaitement identifiables : un pantalon, une hache, une cafetière.

Une autre page du livre de comptes où l’on peut voir certains des diagrammes figuratifs utilisés. Datée de 1861. (MIKAN 3972512)

Pour déchiffrer les images plus abstraites, il faut des connaissances de la langue ojibwa et du milieu de la traite pour lequel ce système d’écritures a été élaboré. Est-ce que le bout plissé d’un mocassin représente l’article au complet? Les théières munies d’un bec verseur incurvé peuvent-elles être associées au thé, tandis qu’un récipient à côtés droits évoquerait le café? Est-ce qu’une robe de femmes dans un rectangle représente un miroir? Les petits points dans une forme en U pourraient-ils indiquer de la farine, tandis que les petits points dans un double cercle indiqueraient de la poudre noire, ou inversement? Les symboles qui pourraient être définis comme des B, C et K stylisés ou inversés pourraient indiquer des fourrures précises (selon leur nom en ojibwa) et les hachures croisées pourraient indiquer des chiffres.

Une reproduction en couleurs d’une page du grand livre. Écrite à l’aide d’une plume et d’encre, en langue ojibwa. On remarque dans le coin intérieur du bas des dommages causés par l’eau et quelques lignes brunes.

Une page du livre de comptes, écrite en ojibwa (MIKAN 3972512)

Le décodage de ces symboles présente un véritable défi. Peut-être saurez-vous résoudre le mystère!

Lancement d’une nouvelle version de la base de données Immigrants de la Chine

Mai est le Mois du patrimoine asiatique au Canada durant lequel nous reconnaissons la longue et riche histoire des Canadiens d’origine asiatique ainsi que leurs contributions au Canada. Le Mois du patrimoine asiatique donne aussi aux Canadiens l’occasion de réfléchir aux contributions des Canadiens d’origine asiatique à la croissance et à la prospérité du Canada ainsi que de célébrer leur apport.

Pour souligner la culture asiatique, Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer l’ajout de plus de 35 000 références dans sa base de données Immigrants de la Chine. On y retrouve maintenant des références aux certificats C.I.9 délivrés aux personnes d’origine chinoise nées en dehors du Canada et désirant quitter le Canada pour une période de temps limitée sans perdre leur statut au Canada. Les documents originaux fournissent des renseignements tels que le nom de la personne, son âge, son lieu de naissance et une photographie ainsi que le port, la date d’embarquement et le nom du navire.