Jehane Benoît, grande dame de la cuisine canadienne

Bien avant l’avènement des chaînes de télévision spécialisées et des publications gastronomiques « tendance », Jehane Benoît, grande dame de la cuisine canadienne, a formé des générations de cuisiniers grâce à ses livres et à ses émissions à la radio et à la télévision.

Formée au Cordon Bleu de Paris et diplômée de la Sorbonne en chimie alimentaire dès l’âge de 21 ans, Jehane Benoît n’a pas tardé à se tailler une place sur la scène gastronomique de son Montréal natal. Elle y a fondé, vers 1933, un des premiers restaurants végétariens au Canada, le Salad Bar, ainsi que la première école de cuisine laïque au Québec, Le Fumet de la vieille France, où elle a formé des milliers d’élèves pendant près de dix ans.

Elle a publié, en 1941, son premier livre de recettes, Le chocolat dans la ronde des heures, qui sera suivi d’une trentaine d’autres titres tout au long de sa carrière, dont la renommée Encyclopédie de la cuisine, qui s’est vendue jusqu’ici à plus de deux millions d’exemplaires. Mme Benoît s’est également fait connaître à la radio dès 1943, en participant à plusieurs émissions à succès, dont Fémina, à Radio-Canada. Ses débuts à la télévision vers 1952 ont fait d’elle une personnalité encore plus connue grâce à sa participation à des émissions telles que Femme d’aujourd’hui à Radio-Canada et Take 30 à la CBC.

Femme d’avant-garde, Mme Benoît a su intégrer les nouvelles technologies, notamment le four à micro-ondes, dont elle a longtemps fait la promotion autant à titre de porte-parole qu’en rédigeant une série de livres de recettes adaptées. Elle a d’ailleurs reçu l’Ordre du Canada en 1973 pour sa contribution à l’art culinaire canadien.

Bibliothèque et Archives Canada vous invite à en apprendre davantage sur Jehane Benoît en lisant l’article qui lui est consacré dans l’exposition virtuelle Bon appétit! (site Web archivé), mais surtout, à venir découvrir une partie de l’œuvre publiée de cette grande dame de la cuisine canadienne.

Bon appétit!

Le théâtre à l’affiche!

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède une collection extraordinaire d’affiches faisant la promotion du théâtre au Canada datant du XIXe jusqu’à aujourd’hui. Ces affiches se retrouvent au sein de fonds et de collections privés et publics très variés, notamment ceux de Vittorio, Theo Dimson, Guy Lalumière et Associés inc., Normand Hudon et Robert Stacey.

On retrouve également des affiches de théâtre dans des fonds de personnalités canadiennes telles que Marshall MacLuhan et Sydney Newman, et même à l’intérieur de collections de documents imprimés très anciens comme en témoignent les affiches de théâtre produites sur les bateaux de l’équipe de sauvetage de l’expédition Franklin (env. 1850 à 1853).

Il ne faut pas oublier non plus les fonds des artistes et artisans de la scène tels que Gratien Gélinas, Jean Roberts et Marigold Charlesworth, John Hirsch, ainsi que ceux des institutions artistiques et culturelles telles que le Centre national des arts, Théâtre Canada, le Magnetic North Theatre Festival, le Globe Theatre et le Stratford Festival.

Mais la grande majorité des affiches en lien avec le théâtre se trouve véritablement dans la série « Affiches » de la collection des arts du spectacle, qui comprend environ 750 affiches et programmes, ainsi qu’au sein de la collection variée d’affiches qui, elle, est composée d’environ 3170 affiches.

On peut dire qu’à Bibliothèque et Archives Canada, le théâtre tient l’affiche!

Pour voir des exemples d’affiches, veuillez consulter notre album Flickr.

Vous avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas à communiquer avec nous!

Journée internationale de la Francophonie

Le 20 mars est une date importante pour les francophones et francophiles, car elle souligne la création de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) – connue tout d’abord sous le nom d’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) – lors de la conférence de Niamey, au Niger, en 1970.

Quelque 21 pays ont participé à la fondation de cette institution. Les gouvernements du Canada, du Québec et du Nouveau-Brunswick en sont membres. En plus de ses activités liées aux questions d’ordre linguistique, l’organisation intergouvernementale a aussi comme objectif de promouvoir la coopération culturelle et technique entre les membres.

Les sommets de 1987, de 1999 et de 2008, la conférence ministérielle de 2006, ainsi que les Jeux de la Francophonie de 2001, qui ont tous eu lieu au Canada, témoignent de l’importance que notre pays accorde à la francophonie et à l’OIF. D’ailleurs, plusieurs documents d’archives de la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) le confirme puisqu’on y trouve notamment :

• Quelques documents philatéliques faisant ressortir l’importance de la francophonie. En effet, la collection contient, entre autres, quatorze timbres commémoratifs qui ont été créés en son honneur. Neuf de ces timbres peuvent actuellement être visualisés. L’un d’eux souligne le 25e anniversaire de l’ACCT, premier regroupement de la francophonie internationale;

• Le fonds d’archives Jean-Louis Roy, conservé à BAC, comprenant plusieurs documents relatifs à l’ACCT, notamment des discours et coupures de presse, des documents administratifs, de même que de la correspondance administrative. Il est à noter que ces documents peuvent être consultés sur place seulement au 395, rue Wellington, à Ottawa.

Timothy Eaton

Célébrée à travers le monde, la Saint-Patrick est la journée idéale pour souligner l’histoire des Canadiens d’origine irlandaise. Profitons donc de l’occasion pour en apprendre davantage sur Timothy Eaton, le célèbre fondateur de la chaine de magasins Eaton. Né à Ballymena, dans le comté d’Antrim en Irlande du Nord, Timothy Eaton s’installe au Canada avec sa famille vers 1854. Voici comment le retrouver dans les différentes ressources de Bibliothèque et Archives Canada (BAC).

Le Dictionnaire biographique du Canada en ligne fournit une biographie intéressante sur Timothy Eaton. On y retrouve plusieurs détails généalogiques tels que ses dates de naissance, de mariage et de décès, ainsi que les noms de ses parents.

Comme peu de listes datant d’avant 1865 ont été conservées, il est important de noter qu’il est malheureusement impossible de retracer le nom de Timothy Eaton sur une liste de passagers.

Les différentes bases de données de BAC, notamment celles des recensements, sont d’excellentes sources de renseignements. Par exemple, selon le recensement de 1871, Timothy Eaton était un marchand habitant Toronto West avec son épouse Margaret et leurs trois enfants Edward, Josina et Margaret.

BAC possède également une importante collection d’annuaires de villes et de comtés. Ils comprennent généralement une liste alphabétique des résidents adultes avec leur occupation et leur adresse, une liste des commerces, des églises, des écoles, des organismes sociaux, des services municipaux, etc. Une recherche dans les annuaires de ville de Toronto pour l’année 1907 indique que Timothy Eaton, président d’Eaton Co. Limited, habite au 182, avenue Lowther, et que son magasin, The T. Eaton Co. Limited, est situé au 190-214, rue Yonge.

Veuillez noter que plusieurs catalogues Eaton ont été numérisés et sont offerts en ligne. Pour de plus amples renseignements sur le sujet, consultez notre billet Des outils de recherche pour « voyager dans le temps » : à la découverte des catalogues de vente par correspondance du Canada.

Pour vous aider dans vos recherches concernant vos ancêtres irlandais, n’oubliez pas non plus de consulter le billet Vos ancêtres viennent-ils d’Irlande?, sans oublier d’écouter notre baladodiffusion Le trèfle et la fleur de lys, portant sur l’immigration massive des Irlandais au Québec dans les années 1800.

Joyeuse Saint-Patrick!

Bibliothèque et Archives Canada diffuse une septième émission de baladodiffusion

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le plaisir d’annoncer le lancement de sa plus récente émission de baladodiffusion : Le roi des sports d’hiver au Canada.

L’auteur et expert en hockey, Paul Kitchen, se joint à nous pour parler des origines et de l’évolution du jeu et interprèter le lien entre notre amour du sport et notre personnalité en tant que Canadiens. M. Kitchen nous entretient également de la richesse des ressources sur le hockey disponibles à BAC.

Pour écouter cette émission, vous pouvez vous abonner au fil RSS ou iTunes, ou tout simplement visiter le site Web Balados – découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez nous contacter par courriel à balados@bac-lac.gc.ca.

Saviez-vous que nos documents ne sont pas tous accessibles en ligne?

À une époque où de plus en plus d’information est offerte sur lnternet, il est facile de présumer que si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez en ligne, cette information n’existe probablement pas. Mais il est possible que ce ne soit pas toujours le cas. Par exemple, à Bibliothèque et Archives Canada (BAC), nous possédons une vaste collection de documents historiques. Pourtant, la plus grande partie de cette collection est antérieure à l’ère numérique, ce qui signifie qu’elle n’existe tout simplement pas en format numérique.

Cela signifie également que les documents de BAC ne sont pas tous répertoriés ou repérables en ligne et qu’il est possible que vous ne trouviez pas un document décrit dans nos outils en ligne même si nous le possédons.

Donc, si après avoir commencé votre recherche en utilisant nos outils majeurs en ligne vous ne pouvez pas trouver le document que vous cherchez, mais que vous soupçonnez qu’il fait partie de la collection de BAC, n’hésitez pas à nous poser une question à ce sujet. Nos archivistes et nos bibliothécaires de référence chevronnés peuvent vous aider à trouver les outils et les ressources qui vous guideront dans votre recherche.

Visitez régulièrement pour consulter notre prochain billet qui traitera de la recherche préliminaire et de la préparation de votre rendez-vous avec un spécialiste des services de référence.

Le bouton d’achat du receveur général (BARG) : de quoi s’agit-il et comment fonctionne-t-il?

Les clients de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) peuvent utiliser leurs cartes de crédit ou de débit pour faire l’achat de copies numériques de documents textuels* à l’aide du bouton d’achat du receveur général (BARG). Le BARG est un service sécuritaire qui permet aux clients et aux entreprises d’effectuer des paiements pratiques, fiables et sécurisés lors de leurs interactions en ligne avec le gouvernement fédéral.

Le BARG est beaucoup plus sécuritaire que les autres modes de paiement, par exemple les paiements postaux, la télécopie de numéros de cartes de crédit ou encore les transactions par téléphone, étant donné que vos renseignements personnels sont protégés tout au long du processus de paiement. Lorsque vous utilisez le BARG, votre numéro de carte est immédiatement chiffré, puis stocké dans un espace sécurisé; il ne peut donc plus être extrait en format non chiffré.

Lorsque vous commanderez des copies et des reproductions auprès de BAC, un lien vers le BARG sera envoyé à l’adresse courriel que vous nous avez fournie. Ce lien vous sera transmis dès que BAC aura terminé le traitement de votre commande. Vous pourrez alors payer le receveur général par carte de crédit ou de débit.

Le Secrétariat du Conseil du Trésor et le Commissariat à la protection de la vie privée ont examiné les caractéristiques de sécurité du BARG. Ils ont publié les résultats de leurs recherches dans un rapport intitulé « Bouton d’achat du Receveur général – Évaluation des facteurs relatifs à la vie privée », lequel conclut que les préoccupations quant à la protection de la vie privée et à la sécurité sont faibles étant donné que le BARG y répond adéquatement.

* Veuillez noter que ce seront toujours nos fournisseurs externes qui communiqueront avec les clients en ce qui concerne le paiement des reproductions photographiques, des vidéos, des enregistrements sonores ou des microfilms. Les listes de prix et les normes de service de BAC sont disponibles en ligne.

Lancement d’une nouvelle version de la base de données du Recensement du Canada (1911)

Bibliothèque et Archives Canada a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle version de la base de données pour le Recensement du Canada (1911). Ce cinquième recensement général englobait les neuf provinces et les deux territoires qui faisaient alors partie de la Confédération : la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest.

Auparavant, les usagers pouvaient seulement effectuer une recherche selon des critères géographiques comme la province, le district ou le sous-district; ils peuvent maintenant aussi faire une recherche selon des critères nominatifs comme le nom, le ou les prénoms et l’âge d’une personne.

Les petits immigrés anglais (cinquième partie) — L’honorable James Murdock

L’article d’aujourd’hui porte sur l’honorable James Murdock, ministre du Travail dans le cabinet de Mackenzie King et nommé sénateur en 1930. Il est arrivé au Canada par l’entremise du mouvement des petits immigrés anglais.

Puisqu’il s’agit d’un parlementaire, il est donc logique de commencer la recherche à son sujet en consultant sa fiche biographique sur le site Web du Parlement. On y apprend que James Murdock est né à Brighton en Angleterre le 15 août 1871. De plus, un article de l’Ottawa Citizen annonce le décès, en 1965, de son épouse Annette Follis. L’article indique que James et Annette se sont mariés en 1903.

Comme dans les articles précédents, la consultation de notre principale ressource en ligne sur les petits immigrés anglais s’impose. Une recherche dans cette base de données, en inscrivant le nom de famille Murdock et le prénom James, donne trois références dont deux James Murdock âgés de six ans et qui sont arrivés en 1876 sous les auspices de l’organisme d’Annie Macpherson. Il est malheureusement impossible de savoir laquelle des deux références est liée au James Murdock que nous cherchons.

D’autres sources de Bibliothèque et Archives Canada peuvent également fournir des renseignements sur James Murdock et sa famille. Le recensement de 1911 indique que James Murdock et son épouse Nettie (sobriquet pour Annette) habitent Toronto South, le même district où Murdock se présentera aux élections de 1921, avec leurs deux enfants Basil et Elena, ainsi qu’une domestique nommée Ada Hennings.

Il est aussi possible de trouver d’autres références sur James Murdock dans de nombreuses autres sources publiées comme les annuaires de villes et les journaux.

Il est possible d’en apprendre davantage sur les origines britanniques de James Murdock ou d’un autre petit immigré anglais en communiquant avec l’organisme responsable de l’enfant. Dans ce cas-ci, il s’agit de l’agence gérée par Annie Macpherson qui, en 1924, sera reprise par l’organisation du Dr Barnardo (Barnardo’s Family History Service [site en anglais seulement]).

Finalement, n’oubliez pas de consulter les articles précédents de cette série : l’introduction, la deuxième partie sur Edward Brignall, la troisième partie sur Harold Mornington et la quatrième partie sur Wallace Ford.

Bonne recherche!

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