Un visage, un nom : Depuis dix ans, et plus encore

Lancé en 2002, Un visage, un nom est un projet de mobilisation communautaire et d’identification de photos qui vise à rétablir les liens entre les Inuits et leur passé en identifiant des personnes et des événements apparaissant sur des photos que possède Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Nous avons ajouté les noms des personnes et les descriptions des activités photographiées à notre base de données, que vous pouvez consulter en ligne.

Au cours des dix dernières années, nous avons numérisé plus de 8 000 de ces photos, et environ 1 900 personnes ont pu être identifiées. Nous utilisons différentes méthodes pour recueillir des renseignements sur les photos : un formulaire en ligne, des visionnements de diaporamas en groupes et d’autres genres de rassemblements, des articles hebdomadaires dans les journaux locaux, des annonces sur les médias sociaux et des rencontres sur place.

Très souvent, les personnes sur les photos peuvent être identifiées grâce à des conversations — en personne ou en ligne — entre des membres de différentes générations. C’est ce qui est arrivé lorsque le Nunavut News/North a publié une photo de Rhoda Qaqsauq et de ses filles, Lucy Evo et Janet Tagoona, le 11 février 2013. Lorsque Deborah Kigjugalik Webster l’a découverte, elle l’a partagée sur Facebook, déclenchant une conversation animée avec d’autres membres de sa famille.

Parfois, c’est la consultation sur place qui donne des résultats. Ainsi, en juin 2012, un groupe d’aînés et de jeunes d’Arviat — une localité du Nunavut située sur la côte sud-ouest de la baie d’Hudson — se sont rendus à Ottawa, où ils ont regardé des centaines de photographies et de négatifs pris entre les années 1920 et les années 1970.

Ils ont ainsi pu identifier 31 membres de leurs familles figurant sur 17 photos. Louisa Gibbons a trouvé sa mère, Catherine Kopak, et sa grand-mère, Yarat, dans une photo prise à Kingayualik, près de Padlei.

Convoy in the Bedford Basin, near Halifax, Nova Scotia, April 1, 1942.

L’aînée Eva Muyunaganiak (à g.), Louisa Gibbons (centre) et l’aînée Mary Nowtalik (à dr.).

L’aînée Eva Muyunaganiak a également trouvé une photo de sa mère, Uyaupiak, datant de la fin des années 1960. Aujourd’hui, les 22 aînés toujours vivants de la collectivité d’Arviat sont les seuls capables de reconnaître les personnes figurant sur ces photos et de décrire ce qu’était la vie au moment où elles ont été prises, il y a plus de 50 ans. L’aînée Muyunaganiak est décédée en septembre 2012; son décès nous rappelle comment le temps joue contre Un visage, un nom.

Un visage, un nom est maintenant devenu un vaste projet de mobilisation communautaire qui s’est étendu bien au-delà du Nunavut, dans d’autres collectivités autochtones vivant au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavik (Nord du Québec) et au Labrador. Nous espérons poursuivre ce dialogue avec les membres des collectivités nordiques grâce aux nouvelles technologies et aux médias sociaux.

Pour en savoir plus, écoutez notre fichier balado Un visage, un nom et le Nord canadien.

La bataille de l’Atlantique (1940-1943)

Bien que l’océan Atlantique ait été le théâtre de batailles navales tout au long de la Seconde Guerre mondiale, c’est principalement entre 1940 et 1943 que la bataille de l’Atlantique fit rage, opposant les Alliés à la Marine allemande et à ses redoutables sous-marins, les U-boot.

Avec 90 $, nous avons pu anéantir ce sous-marin! Campagne des timbres d’épargne de guerre, 1943.

Avec 90 $, nous avons pu anéantir ce sous-marin! Campagne des timbres d’épargne de guerre, 1943. Source

L’enjeu de la bataille de l’Atlantique consistait à défendre les convois de marchandises contre la Marine allemande qui tentait de leur bloquer le chemin. La majorité de ces convois provenaient de l’Amérique du Nord et se dirigeaient vers la Grande-Bretagne.

Un convoi dans le bassin de Bedford, près d’Halifax, 1er avril 1942.

Un convoi dans le bassin de Bedford, près d’Halifax, 1er avril 1942. Source

La bataille de l’Atlantique vit les U-boot pénétrer jusque dans les eaux territoriales canadiennes : la Marine royale canadienne participa activement à la bataille, protégeant farouchement sa marine marchande.

Le vraquier SS Rose Castle, parti en convoi et torpillé par un U-boot le 2 novembre 1942 près de Wabana, Terre-Neuve.

Le vraquier SS Rose Castle, parti en convoi et torpillé par un U-boot le 2 novembre 1942 près de Wabana, Terre-Neuve. Source

Cependant, malgré tous les efforts, plus de 70 navires marchands canadiens furent coulés par l’ennemi, faisant plus de 1600 morts parmi les marins canadiens. On considère malgré cela que les Alliés remportèrent la bataille de l’Atlantique, car les convois de marchandises vers l’Angleterre ne furent pas interrompus, aidant ainsi à fournir l’équipement essentiel à la victoire. Visitez le site du Musée canadien de la guerre qui fournit plus de détails sur cette bataille de la Seconde Guerre mondiale.

La participation de la Marine royale canadienne est très bien documentée dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada. Vous trouverez ci-dessous quelques pistes de recherche.

En outre, comme la majorité des convois en partance du Canada quittaient Halifax, on retrouve une grande quantité de documents produits par le Service de contrôle naval d’Halifax. On peut consulter, par exemple, les dossiers suivants :

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

La bataille de la crête de Vimy, du 9 au 12 avril 1917

Pour les Canadiens, la bataille de la crête de Vimy évoque l’effort commun de toutes les unités canadiennes qui combattirent ensemble pour la première fois afin de parvenir à la victoire. C’est en quelque sorte la toute première victoire militaire nationale — et donc une grande source de fierté.

Au printemps 1917, le commandement allié confie aux Canadiens la difficile mission de conquérir la crête de Vimy et d’en chasser les Allemands, qui y sont installés presque sans interruption depuis les débuts de la Première Guerre mondiale.

Carte d’un barrage [matériel cartographique] : [région de la crête de Vimy, France]

Carte d’un barrage [matériel cartographique] : [région de la crête de Vimy, France] (source)

Pendant des semaines, les officiers canadiens élaborent leur tactique d’attaque dans les moindres détails. Les soldats s’exercent à attaquer à l’arrière du front en utilisant une maquette du champ de bataille afin de bien connaître le terrain sur lequel ils vont se battre. Le rôle de l’artillerie est aussi réglé au quart de tour, de sorte qu’elle soit prête à lancer le fameux « feu roulant », ce barrage d’artillerie destiné à bombarder l’ennemi en avançant à un rythme prédéterminé, comme un rideau d’obus s’abattant devant les troupes à l’assaut.

Pendant la bataille de la crête de Vimy, le 29e Bataillon d'infanterie avance sur le no man's land malgré les barbelés allemands et le feu nourri des tireurs.

Pendant la bataille de la crête de Vimy, le 29e Bataillon d’infanterie avance sur le no man’s land malgré les barbelés allemands et le feu nourri des tireurs. (source)

L’attaque qui lance la bataille de la crête de Vimy a lieu le lundi de Pâques, le 9 avril 1917, à 5 h 30. Quatre divisions canadiennes se ruent contre les positions allemandes; trois d’entre elles atteignent leurs premiers objectifs en moins d’une heure. Grâce au feu roulant de l’artillerie, redoutablement efficace, les hommes, fort bien entraînés, avancent rapidement. Toutefois, les Allemands résistent farouchement; ce n’est qu’après quatre jours d’intenses combats que les Canadiens peuvent enfin confirmer leur contrôle sur la fameuse crête de Vimy.

La bataille a coûté la vie à 3 598 soldats canadiens et en a blessé plus de 7 000.

(Première Guerre mondiale, 1914-1918) Devant la progression des troupes canadiennes, des groupes d’Allemands sortent des tranchées et se rendent. – Crête de Vimy, avril 1917.

(Première Guerre mondiale, 1914-1918) Devant la progression des troupes canadiennes, des groupes d’Allemands sortent des tranchées et se rendent. – Crête de Vimy, avril 1917. (source)

Pour voir plus de photographies, veuillez consulter notre album Flickr.

Jeux et jouets au Canada

Photographie d’une jeune fille assise sur un matelas, une poupée dans le bras.

La période de réjouissances que représente le temps des Fêtes est le moment idéal pour vous présenter la collection de photographies sur les jeux et jouets de Bibliothèque et Archives Canada.

Le jeu existe depuis la nuit des temps mais au Canada, c’est uniquement au XIXe siècle que le « jouet » prend véritablement son essor. C’est donc seulement durant l’époque victorienne que l’on considère que les enfants ont besoin de jeux et de divertissement, et que débute ainsi la production de masse de ceux-ci. Dans un premier temps, les jouets proviennent surtout de l’Angleterre, de l’Allemagne et des États-Unis, mais entre 1860 et 1915, quelque vingt entreprises canadiennes en fabriquent aussi. Ceux-ci sont faits de bois et représentent généralement des meubles miniatures, des véhicules ou des chevaux.

La Première Guerre mondiale a pour effet de ralentir la production européenne de jouets et de favoriser l’industrie canadienne. De nouveaux jouets sont produits, notamment les navires de guerre et les jeux de construction. Cette période marque aussi le début de l’utilisation d’une plus grande variété de matériaux; on trouve désormais des jouets en cuivre, en étain, en fer, en plomb et en caoutchouc. On voit aussi apparaître des poupées et des animaux en peluche, des petits soldats de plomb, des clairons et des trompettes, des balles de caoutchouc, des rondelles de hockey et même des toupies musicales.

Les années quarante voient l’apparition du plastique dans la fabrication des jouets. On trouve alors des hochets, des jouets de plage, des tracteurs, des camions et des jeux de construction fabriqués avec ce matériau, ainsi qu’une panoplie d’outils de toutes sortes. Les années subséquentes seront marquées par l’apparition des grandes multinationales de jouets qui viendront considérablement diversifier cette industrie.

Différents jeux d’extérieur sont aussi prisés, comme le croquet et le boulingrin. Les enfants aiment aussi pratiquer des jeux de force, de ficelle ou de hasard que nous vous présentons dans notre nouvel album Flickr.

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Entrez dans la danse! – Les archives de la danse à BAC

Saviez-vous que Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède des fonds et des collections en lien avec la danse au Canada? On y retrouve des documents
fascinants sur supports multiples portant sur de nombreux aspects de cette composante majeure des arts de la scène.

BAC a notamment en sa possession des fonds illustrant la carrière de la fondatrice du Ballet national du Canada, Celia Franca et de quelques-unes de ses danseuses étoiles dont Veronica Tennant et Karen Kain.

D’autres fonds portent sur les réalisations de compagnies ou d’artistes dans le domaine de la danse contemporaine, dont le fonds le Groupe de la Place Royale, fondé de concert en 1966 par les chorégraphes et danseurs Jeanne Renaud et Peter Boneham. Il y a aussi le fonds Toronto Dance Theatre et celui de la Fondation de danse Margie Gillis, qui figurent parmi les institutions phares de la danse contemporaine au Canada.

La collection comporte également des archives d’écoles de danse et de pionniers de la danse au Canada, comme l’École de danse Lacasse-Morenoff, l’École Gina Vaubois, la Ottawa Ballet Company fondée par Nesta Toumine en 1947, et Alex Pereima, danseur de ballet et administrateur des arts.

En parallèle, il existe un certain nombre de fonds ayant trait aux institutions qui soutiennent les compagnies et les artisans de la danse au Canada, dont le Conseil des Arts du Canada, la Société du Centre national des arts, la Conférence canadienne des arts et l’Association Dance in Canada.

On peut trouver un grand nombre d’affiches et de photographies en lien avec la danse au moyen de notre outil de Recherche d’images de fonds d’archives en utilisant les mots‑clés « danse » ou « ballet ». Nous vous invitons également à consulter notre album Flickr.

N’oubliez pas que nos documents ne sont pas tous accessibles en ligne. Vous pouvez toutefois commander des documents d’archives au moyen de notre formulaire de Demande de retrait de documents en ligne. Consultez également notre article Comment consulter des documents qui n’ont pas encore été mis en ligne pour obtenir de plus amples renseignements.

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L’homme à l’origine de la Coupe Grey

Même si Albert Henry George Grey, 4e comte Grey, n’assistera pas au 100e match et à la fête de la Coupe Grey, il serait certainement fier de son héritage. Earl Grey, gouverneur général du Canada de 1904 à 1911, a commandé et donné le trophée qui perpétue sa mémoire.

Dans le but de faire la promotion de la culture et du sport canadiens, Lord Grey veut remettre son trophée aux champions du hockey amateur au Canada, mais il est devancé par Sir Hugh Andrew Montagu Allan. La Coupe Allan continue de remplir ce rôle de nos jours. Lord Grey reste déterminé à faire son nom dans le monde du sport canadien et il décide, en 1909, de donner la Coupe Grey pour récompenser chaque année l’équipe championne de football amateur.

Lord Grey vit seulement huit ans après avoir fait don de la Coupe. Il meurt à son domicile de Howick, en Angleterre, en 1917. Toutefois, sa contribution au football canadien est toujours bien vivante puisque la Ligue canadienne de football célèbre cette année le centenaire de la Coupe Grey. Le dimanche 25 novembre, des millions de Canadiens de partout au pays et autour du monde regarderont le match de championnat en direct de Toronto ou à la télévision.

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède de nombreuses ressources documentaires sur l’histoire de la Coupe Grey. Pour en savoir davantage sur la vie
et sur les activités de Lord Grey, vous pouvez consulter le fonds Albert Henry George Grey, 4e comte Grey.

BAC est fier de présenter des images du premier match de la Coupe Grey de 1909 disputé entre deux équipes de Toronto, de la finale de 1931 et du légendaire « Mud Bowl » de 1950 sur sa chaîne YouTube.

Les collections de BAC regorgent d’images démontrant que la Coupe Grey s’est implantée dans divers aspects de la conscience collective des Canadiens allant
de la scène politique fédérale et provinciale aux relations matrimoniales.

N’oubliez pas de consulter l’album Flickr sur le football!

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La Garde côtière canadienne célèbre ses 50 ans (Partie II)

Pour souligner les 50 ans de la Garde côtière canadienne (GCC), Bibliothèque et Archives Canada  (BAC) vous a invité, dans un précédent blogue, à découvrir quelques-uns de ses fonds d’archives contenant des photographies, des documents gouvernementaux et des documents politiques. Cette fois-ci, nous vous convions à consulter des fonds comprenant des caricatures, des documents audiovisuels et des
publications sur la GCC.

Caricatures

Documents audiovisuels

Beaucoup de films et d’interviews radiophoniques existent sur la Garde côtière canadienne. Il est impossible de les énumérer tous ici, mais en voici quelques-uns qui pourraient piquer votre curiosité.

Consultez notre ArchiviaNet pour d’autres documents audiovisuels.

Publications

La collection de publications de BAC est immense! Voici quelques livres sur la Garde côtière canadienne qui pourraient vous intéresser :

Pour accéder à d’autres publications, consultez AMICUS.

Si vous voulez faire une recherche sur place à BAC, n’oubliez pas de commander vos documents au moins cinq jours ouvrables avant votre visite. Commandez en
ligne au moyen de notre formulaire de demande de retrait de documents, ou par
téléphone au 613-996-5115 ou au 1-866-578-7777 (sans frais) en sélectionnant l’option 8 dans le menu automatisé.

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La Garde côtière canadienne célèbre ses 50 ans – Partie I

Photographie en noir et blanc d'un navire pratiquant une tranchée pour dégager les navires prisonniers de la glace.

Le navire Stanley de la Garde côtière canadienne pratique une tranchée pour dégager les navires prisonniers de la glace au large de Bridgewater, Nouvelle-Écosse. Source

Saviez-vous que la Garde côtière canadienne (GCC), qui fête ses 50 ans cette année, est l’héritière d’une longue tradition née sur la côte Est du pays? C’est dans cette région que les premiers phares et bateaux de sauvetage canadiens ont été construits au cours du XVIIIe siècle.

Fondée en 1962 par l’honorable Leon Balcer, l’ancien ministre des
Transports, la GCC a pour mission de garantir aux Canadiens des voies navigables sécuritaires et accessibles. Bibliothèque et Archives Canada (BAC) possède de nombreux fonds d’archives qui témoignent des activités de la GCC depuis sa création. Nous vous invitons aujourd’hui à en découvrir quelques-uns qui comprennent des photographies, des documents gouvernementaux et des documents politiques.

Quelques exemples de documents numérisés sont affichés dans la page Résultat de la recherche de fonds d’archives. (Recherche effectuée en anglais sur les mots-clés : « coast guard »)

PHOTOGRAPHIES

DOCUMENTS GOUVERNEMENTAUX

Dans les fonds gouvernementaux, on trouve des documents textuels, mais aussi des dessins techniques et des plans de bateaux.

DOCUMENTS POLITIQUES

BAC détient les fonds d’archives d’anciens ministres des Transports, qui contiennent des documents sur la GCC. En voici deux exemples :

Consultez notre album Flickr pour voir plus d’images de la Garde côtière.

N’oubliez pas que tout notre matériel n’est pas accessible en
ligne.  Pour en savoir plus, consultez notre article Comment consulter des documents qui n’ont pas encore été mis en ligne.

Surveillez notre prochain blogue qui vous fera découvrir des caricatures, des documents audiovisuels et des publications sur la Garde côtière canadienne.

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Nouvel instrument de recherche en ligne : Milice active non permanente

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a le plaisir d’annoncer qu’un nouvel instrument de recherche pour la Milice active non permanente, RG 9 II-B-7, est maintenant offert en ligne. Consultez dès aujourd’hui les 8 799 descriptions de niveau inférieur!

Durant la Première Guerre mondiale, des unités de la Milice active non permanente ont été mises à contribution pour effectuer une gamme de tâches militaires au Canada, notamment pour surveiller des sites stratégiques tels que des manèges militaires, des ponts et des canaux.

Les dossiers sont classés par ordre alphabétique et peuvent comprendre une gamme de formulaires traitant de l’enrôlement, des antécédents dentaires et médicaux, de l’hospitalisation, de la discipline, de la paie et de la démobilisation ainsi que la correspondance subséquente concernant l’admissibilité de la personne aux gratifications de service de guerre et d’autres questions reliées au service. Les feuilles d’engagement qui sont remplies au moment de l’enrôlement sont présentes dans un grand nombre de dossiers. Elles comprennent le nom et l’adresse de la recrue, le nom de son plus proche parent, sa date et son lieu de naissance, sa profession, son expérience militaire antérieure et ses caractéristiques physiques particulières.

Cette sous-collection comprend également un petit nombre de dossiers exceptionnels : pour les membres des forces permanentes, pour les membres du Corps
expéditionnaire canadien (CEC) avant l’embarquement pour l’étranger, pour les membres du Royal Flying Corps et pour les infirmières militaires et les autres membres du Corps de santé royal canadien.

Même si les dossiers couvrent la période de 1908 à 1983, la grande majorité de ceux-ci ont été créés durant la période de 1914 à 1919.

Vous voulez en apprendre davantage au sujet de la façon d’utiliser les instruments de recherche? Consultez nos articles « Découvrez les instruments de recherche! » et        « Découvrez les instruments de recherche – Partie II ».

Soyez les premiers informés dès que nous ajoutons de nouveaux instruments de recherche en ligne en vous inscrivant à notre fil RSS.

Renseignez-vous au sujet des nouveautés à BAC, visitez notre section «
Nouvelles ».

La patrouille du « French Shore » avec Louis Koenig

Terre-Neuve l’été, complètement inabordable à cause de sa garnison ailée. / Bibliothèque et Archives Canada (Source)

Saviez-vous que, grâce à la collection de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), il est possible de patrouiller dans le French Shore de l’île de Terre-Neuve avec le lieutenant Louis Koenig et de découvrir cette région particulière, où les pêcheurs de morue français ont bénéficié de droits de pêche pendant près de deux cents ans grâce à deux traités signés entre la France et l’Angleterre? À bord de la frégate française la Clorinde,
accompagnez Koenig ainsi que tout l’équipage pendant la campagne qui les a menés à Terre-Neuve, à l’île du Cap-Breton et à Saint-Pierre-et-Miquelon en 1885.

Reconnu par la Marine française pour ses talents artistiques, Koenig a réalisé les 145 dessins et aquarelles, les cartes manuscrites ainsi que le journal de bord qui se trouvent dans le fonds Louis Koenig et dans la collection Louis Koenig. Les illustrations, dont plusieurs ont été réalisées sur le vif, témoignent des paysages et des installations observées, en plus des activités journalières à bord de la Clorinde. Les cartes offrent trois aperçus du French Shore avec des réflexions écrites de l’artiste. Le journal, également rédigé par Koenig, documente le trajet et les endroits visités et raconte avec candeur les impressions de l’artiste face aux expériences vécues; il porte notamment une attention toute particulière aux moustiques qui ont semblé bien apprécier la visite des marins français! Enfin, on y retrouve aussi un petit carnet de croquis qui comporte un récit illustré et beaucoup plus personnel du voyage, rempli d’humour et de fantaisie, offert en cadeau par Koenig au commandant de la Clorinde, Félix-Auguste Le Clerc. Koenig a également rédigé l’article Le « French Shore » (souvenirs de campagne à Terre-Neuve), qu’il a agrémenté de ses cartes et illustrations, paru en 1890 dans le périodique Le Tour du monde.

Il est possible de commander des documents publiés non disponibles en ligne au moyen de notre formulaire de demande de retrait des documents en ligne ou par téléphone au 613-996-5115 ou sans frais au 1-866-578-7777 afin de les consulter en personne au 395, rue Wellington à Ottawa.

Bonnes découvertes et consultez Flickr pour une série d’image de Koenig!

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